Parution : 13 mai 2008
UCO : sortie de crise ?
Par Golias

Une négociation salariale difficile qui se bloque avec rupture des négociations annuelles sur les salaires, une mobilisation du personnel qui la débloque, des négociations informelles conduisant à un courrier du Recteur du 4 avril puis à un arrêt des manifestations de désaccord.

Ce qui a été obtenu depuis la rupture des négociations Pour le personnel non-enseignant :
- Augmentation des grilles de 3 points d’indice soit 13,68 € brut mensuel.
- Calcul de l’ancienneté sur l’indice de rémunération au lieu de l’indice plancher.

Pour les enseignants, permanents ou vacataires : Rien

Pour l’ensemble, un engagement du Recteur à rencontrer lui-même les salariés dans leur service, leur institut ou faculté. Avec des « conséquences [qui] seront considérées et inscrites dans un plan pluriannuel, assorti d’un calendrier et d’un échéancier. »

C’est cet engagement à un plan de négociation (avec une liste des thèmes à négocier, un calendrier, au moins annuel, une organisation des négociations demandée depuis des années par les délégations syndicales), qui a amené l’intersyndicale CFDT-CGT à faire un constat d’« une véritable avancée. »

Mais quelle réalité ?

Une Commission Paritaire Régionale (CPR) réunie sur un ordre du jour fixé unilatéralement par la direction : « Lors de cette réunion seront définis le plan de travail et les dates de réunions suivantes ». Si ce point figurait à l’ordre du jour défini paritairement à la précédente réunion, il n’était pas le seul.

La délégation patronale devait être présidée (sur la convocation) par le secrétaire général et en réalité le vice-recteur préside. Pour travailler efficacement, cette délégation n’a pas l’emploi du temps du recteur (excusé) pour fixer les dates de réunions, et même la liste des sujets à aborder ne peut être élaborée en son absence.

Après une interruption de séance et une réaction vive des quatre délégations syndicales, des dates seront fixées grâce à la venue au sprint du chef de cabinet du recteur.

Sans ajouter les polémiques sur le refus de négocier la nouvelle mise en place de la journée de solidarité, les procès d’intention et la fausse consultation du CE, les propos du recteur nous semblent bien loin : « reconstruire la confiance ». C’est mal parti !

A moins de relire dans sa lettre une petite phrase : « ce qui risque de devenir un cycle permanent de négociations, durant toute l’année ». Que les négociations salariales ne soient pas le sujet permanent, oui M. le recteur ; mais un bon travail avec les représentants des salariés nécessite un « cycle permanent de négociations » sur des sujets divers (GPEC, journée de solidarité¦ et tous les lièvres qui seront levés par les entretiens du recteur).

Espérons que ce couac soit le dernier d’une bien longue série et qu’un jour la délégation patronale considérera qu’une réunion avec les délégations salariales est quelque chose de sérieux qui se prépare.

Note : toutes les citations sont extraites de la lettre du recteur en date du 4 avril 2008.

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