Parution : 29 mai 2008
1er juin 2008 9ème dimanche ord Lecture du livre du Deutéronome (11, 18. 28-32)
Le choix entre bénédiction et malédiction

Les bénédictions et malédictions sont précisées au chapitre 28, et la TOB donne en marge les parallélismes entre les « promesses de bonheur » et les « menaces de malheur ». Si tu écoutes la voix du Seigneur¦ le « Seigneur ton Dieu » te rendra supérieur à toutes les nations du pays.

Tu auras richesses et bonheur, tes greniers regorgeront de nourritures, les pluies tomberont à bon escient.... Le contraire « si tu n’écoutes pas la voix du Seigneur ton Dieu ». L’écrivain sacré nous assure alors défaite face à nos ennemis, famine, sécheresse, épidémie...

Des déductions s’imposeraient donc : pauvretés, maladies et cataclysmes seraient les conséquences de nos fautes, au contraire l’abondance des richesses, le triomphe de nos armées, la preuve des bénédictions divines sur nous. Autour de Job frappé par la maladie après une vie de
« juste » faste et bénie, ses « amis » reprennent les raisonnements antiques. Le Seigneur Dieu leur en fera reproche mais laissera sans explications le mystère du mal et de la souffrance.

Dieu veut pour les hommes le bonheur sur la terre ; le propos semble démenti par l’expulsion du paradis terrestre. En réalité celle-ci met fin à la proximité entre Dieu et l’homme, une distance s’établit qui sera comblée pour les « justes ». Après la faute originelle nous gardons notre suprématie sur la création, le travail peut être pénible mais aussi source d’épanouissement et de libération. Les patriarches sont bénis dans leur vie matérielle ; à Israà« l est promis un pays o๠coulent le lait et le miel. Le paradis terrestre est toujours là ¦

Peut-il être sans Dieu ? Chacun pour soi¦ Le livre du Deutéronome nous invite à mettre un lien entre vie de bonheur sur terre lorsque nous suivons ses « commandements » et au contraire vie de malheur lorsque nous oublions le Seigneur Dieu. Les prophètes nous feront découvrir que le Seigneur met à l’épreuve ceux qui lui sont les plus fidèles. La question n’est pas de dire « Seigneur, Seigneur » (Evangile du jour)¦ Elle n’est pas de faire de lumineux commentaires¦ Elle est d’inscrire profondément dans notre âme et notre coeur, l’amour de Dieu et celui de nos frères. Tout cela fait sympa¦ est-ce que ça ne reste pas théorique : « Aujourd’hui je vous donne le choix entre la bénédiction et la malédiction », entre la voie du bonheur, et celle du malheur, entre la vie et la mort¦ ?

La question est au présent et se décline en pratiques concrètes d’éthique sociale, plus que cultuelle chez le deutéronomiste : respect du Sabbat comme preuve d’amour de Dieu, mais tous les jours amour du prochain comme soi-même.

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