Parution : 19 juin 2008
12ème dimanche ordinaire A Lecture du livre de Jérémie (20, 10-13)
Le drame des prêtres aujourd’hui

Jérémie le prophète exprime les difficultés de son ministère, il est en but aux dénonciations de ses adversaires. Même ses compagnons habituels, ses coreligionnaires guettent le moindre de ses faux pas.

Lorsqu’un homme se rend coupable d’actes manipulant les corps et les consciences, il doit réparation aux victimes, à la société. La moralité présumée du statut, du ministère est circonstance aggravante. La justice humaine, n’est pas automatiquement justice de Dieu, mais la réconciliation avec nos frères est passage obligé pour retrouver la paix : « ¦ laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis reviens et alors présente ton offrande » Mathieu 5, 24. Des citations faciles à reproduire, mais les drames visés sont-ils pour autant solutionnés, réparés, effacés ? Comment trouver les mots pour dire haut et fort le droit des victimes, sans condamner à jamais le coupable tourmenté par une vie impossible à réécrire, par une réconciliation sincère mais impossible à rendre réciproque ? Les crimes de quelques-uns entachent la réputation de tous les « ministres du culte ». La première lecture ne vise pas les dénonciations justifiées, mais un climat volontiers hostile à celles et ceux qui ont fait et font le choix de Dieu, au mépris des modes, des consensus, des considérations humaines, familiales, économiques, politiques.
Comment distinguer les faux et vrais prophètes ? La Bible de Jérusalem constate deux critères : l’accomplissement des prophéties, mais surtout la conformité de l’enseignement avec la doctrine yahviste (cf. Introduction au livre de Jérémie). Dans l’à‰vangile de ce dimanche, Jésus invite ses disciples à parler : « ce que je vous dis dans le secret de la prière, dites-le au grand jour¦ Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux¦ »
« Ils » ont choisi une vie sans attache pour être tout entier à Dieu et au service de la religion. « Seigneur tout puissant, toi qui examines le juste pour voir sentiments et pensées¦ c’est à toi que je remets ma cause » (verset 12- traduction de la TOB). Aussi scandaleux que puisse devenir notre propos : la prière vaut pour tous les prêtres et toutes celles et tous ceux qui remettent en Dieu leur confiance, car il n’est pas de fautes impardonnables.

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