Parution : 3 septembre 2008
23ème dimanche ordinaire A Lecture du prophète Ezéchiel (33, 7-9)
Toi aussi fils d’homme

L’hébreu et l’araméen (la langue
de Jésus) ne font pas de différence
entre l’expression mystérieuse " fils de l’homme " particulièrement présente dans les Evangiles, et son correspondant " fils d’homme " référencé dans l’Ancien Testament. Les juifs d’Alexandrie traduisirent en grec sans l’article la formule reçue de la langue hébraïque tandis que les premières communautés chrétiennes imposèrent l’article faisant de l’expression un titre désignant le Ressuscité.

Les auditeurs du Jésus de l’Histoire ont avant tout entendu la formule sans l’article. Le Vocabulaire de Théologie Biblique la définit comme " fils d’Adam ", " fils d’humanité ", une expression qui souligne le statut de créature, sa précarité, mais en même temps la bonté de Dieu pour un être qu’il comble de grâces, qu’il fait roi de toute la création. Ezéchiel, " homme de l’adoration muette " privilégie l’expression quand il se dit interpellé par Yahvé. Dans l’oracle proposé en première lecture de ce dimanche, l’injonction ne s’adresse pas seulement aux prêtres, aux prophètes, aux responsables de communauté mais à chacun de nous, " fils d’Adam, fils d’humanité" homme debout conscient de nos actes et des actes de ceux qui nous entourent. " Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul "¦ (Evangile du jour). Plus sans doute qu’à d’autres périodes, notre temps laisse à chacun la liberté de ses options et de ses actes, avec pour limites les conséquences dommageables non sur soi-même mais sur les " tiers ". Les dommages causés aux tiers doivent être réparés, les assurances sont alors bienvenues : l’affaire est confiée aux juristes par " la défense recours " et " l’assistance juridique "¦ Et si nous réclamons de l’Etat et des politiques une meilleure sécurité, c’est en raison de toutes les tâches que nous ne voulons surtout pas prendre à notre compte. Un homme, une femme est attaqué (e) sous nos yeux : nous sommes paralysés pour intervenir. Des enfants, des jeunes agissent mal en toute impunité, nous accusons les parents, les éducateurs¦ les médias, les carences de la Police, de la Justice, du Gouvernement... Nous sommes formés, avertis, conscients¦ Nous prions Dieu, pour nous, pour nos proches. Notre foi, notre espérance, notre amour ne peuvent rester solitaires. Nous voici devant une obligation de paroles. Est-ce si simple et si facile ? " Toute vérité, n’est pas bonne à dire ". " Mieux vaut souvent se taire ". " Marie retenait toutes ces choses en son coeur ". Avertir le méchant, ne se fait pas seulement en paroles. La sympathie, l’attention, le témoignage, l’authenticité d’une vie sont autant d’invitations à l’adresse du " méchant " pour qu’il abandonne sa conduite. Alors nous devenons deux, et lorsque deux ou trois sont réunis en son Nom, il est là aussi le " Fils de l’Homme ".

| © Le site officiel de GOLIAS pour les informations d’actualité 2009-2019 | Fait avec : SPIP et Thélia plugin thelia |

| Courriel à la Rédaction | RSS RSS | Adresses Postale et bancaire | Mentions légales | à propos de Golias |

article jeune