Parution : 2 janvier 2009
L’An neuf des licenciements
Par Golias

Pas un seul jour sans que soit annoncés plans de licenciement, délocalisations, privatisations, reculs des droits et libertés fondamentales. On supprime des milliers d’emplois dans l’enseignement, l’hôpital, la recherche, et au même moment le gouvernement réussit à trouver 360 milliards d’euros pour porter secours aux banques qui ont allumé l’incendie. La récession annonce un véritable chaos social auquel répondent flicage, répression, censure. Seule perspective pour construire un monde solidaire et plus juste : résister et rassembler.

a liste n’en finit pas de s’allonger... Loin d’être dans le rouge avec un bénéfice de 22 millions d’euros en 2007, le groupe multinational Unilever annonce la fermeture d’Amora-Maille à Dijon. Chez Neuf Cegetel, 661 postes supprimés, mais "aucun licenciement" dixit la direction qui indique "un plan de départs volontaires". Expert en communication, le groupe Pinault-Printemps-Redoute parle "d’externaliser", de "mobilité interne", d’aider certains à "mener à bien un projet personnel". Gênant, lorsque les 900 millions d’euros de bénéfices réalisés en 2007 confirment la bonne santé du groupe... dont le principal actionnaire, François Pinault, est selon Challenges la septième fortune française.

Après la fermeture des ateliers chantiers du Havre en 1999, le site de Renault Sandouville (152 hectares) installé dans sa zone portuaire programme 1 000 suppressions de postes, auxquels on peut ajouter les 200 de l’entreprise de Pétrochimie Milenium et 4 000 environ chez les sous-traitants. Renault compte verser 1 milliard d’euros à ses actionnaires, tout en réclamant des subventions publiques pour son site de Cléon (Seine-Maritime). Petits arrangements entre gens du même monde, si on se souvient qu’en 2004, Renault avait reçu 11 millions d’euros pour sauver Sandouville - qui a depuis perdu 612 emplois.

La Société bretonne de fonderie et de mécanique : implantée depuis 1996 dans le Morbihan, elle était cédée par Renault en 1998 à Teksid dont les gestionnaires ont organisé méthodiquement le déclin. Aujourd’hui 550 salariés sont sur la touche. L’Etat peut garantir 360 milliards d’euros pour sauver le système bancaire et laisser mourir dans le même temps l’emploi industriel. La Camif est dans l’oeil du cyclone, puisque 900 emplois sur 1400 doivent disparaître chez le numéro trois de la vente à distance. Et encore quelque 400 salariés dans le collimateur du côté des Trois Suisses. La célèbre marque est détenue à 55 % par le groupe allemand Otto et à 45 % par la famille Mulliez, également propriétaire d’Auchan, Decathlon et Leroy Merlin. On comprend leurs difficultés. [...]

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