Parution : 22 janvier 2009
Ne rien lâcher !
Par Golias

Le 25 janvier 1959, à la plus grande surprise des vénérables cardinaux présents, le bon pape Jean XXIII annonça la prochaine tenue d’un nouveau Concile oecuménique.

Celui de Vatican I avait été interrompu, inachevé, suite à l’invasion de Rome par les troupes du roi Victor-Emmanuel. Pie XI avait envisagé d’en convoquer un nouveau, mais y renonça tant l’entreprise semblait vaste et incertaine. Il fallut l’audace d’un vieillard malicieux au coeur d’enfant pour entreprendre une telle réforme de l’Eglise. Angelo Giuseppe Roncalli, septuagénaire débonnaire autant que lucide, osa enfin mettre à l’ordre du jour l’ouverture des fenêtres que son successeur d’aujourd’hui entend refermer. L’élan réformateur et l’esprit d’ouverture ne seraient-ils donc plus de saison ?

Nous osons espérer que cette parenthèse intransigeante, ce retour à un passé révolu et à une posture défensive, constituent non pas un courant de fond pour l’avenir mais un effet de retour, certes significatif et inquiétant, mais secondaire en face de la marche du monde. Il dépend aussi de nous qu’il en soit ainsi, car l’avenir s’invente à la base et sur les marges, c’est à dire au coeur de l’ecclesia. Le pire serait de se laisser décourager par l’évolution (ou involution) de la hiérarchie actuelle et de succomber à la résignation. Peut-être la pire de toutes les tentations. La balle est donc dans le camp des femmes et des hommes d’ouverture. A eux d’avancer de nouvelles propositions, même si le climat ambiant ne s’y prête guère. [...]

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