Parution : 26 février 2009
Que vaut l’épiscopat de la « bande des quatre » réintégristes ?
Par Golias

La presse s’intéresse surtout à l’aspect anecdotique et au fait, à l’évidence très scandaleux, d’une levée des sanctions sans contre-partie, considérablement aggravée par les propos négationnistes honteux de Mgr Williamson sans finalement se poser deux questions, pourtant incontournables :

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Pourquoi Benoît XVI craint-il tant une rupture irréversible du côté intégriste ? Que "vaut" cet épiscopat des quatre anciens prélats excommuniés ? Ces deux questions s’avèrent étroitement liées l’une avec l’autre.
Benoît XVI, nous l’avons dit et répété, espère que sa stratégie de restauration ecclésiale puisse aboutir. Pour cela, un renfort de troupes est toujours bienvenu. Il est certain aussi que, soucieux de la communion de l’Eglise, le Pape ne peut en général que souhaiter et favoriser une réconciliation. Néanmoins, à ces motivations "positives", s’ajoute sans aucun doute une crainte de voir se constituer un schisme dans le schisme. Crainte qui ne se fonde pas tant sur l’éventualité de perdre un nombre moyennement important de fidèles mais plutôt sur la probabilité que Mgr Williamson ordonne d’autres évêques, peut-être nombreux, créant ainsi une véritable église dissidente.
Mgr Marcel Lefebvre, très rusé en l’occurrence, savait ce qu’il faisait : en ordonnant quatre évêques, il exerçait une pression très forte sur Rome. Sans évêque à sa suite, Mgr Lefebvre craignait que son mouvement ne puisse se perpétuer, déjà parce qu’il ne pourrait plus compter sur de nouvelles ordinations de prêtres ! Au-delà cependant de cette question de survie sacramentelle, l’archevêque dissident était bien conscient du chantage latent et tacite qu’exercerait par son existence même la fraternité dotée - l’un ou l’autre peut toujours mourir inopinément - de quatre évêques relativement jeunes et avec une espérance de vie assez longue. Ce chantage non explicite mais néanmoins efficace est bien celui de l’ordination, par l’un ou plusieurs des quatre, de nouveaux évêques formant ainsi une nouvelle filiation ecclésiale. C’est une telle perspective que Rome craint par dessus-tout. Non seulement du côté des Lefebvristes d’ailleurs, mais également de celui de Mgr Milingo, prélat africain ayant convolé en justes (?) noces du côté de chez
Moon (!) et qui entend former une église promouvant la sensibilité africaine et enfin libérée de la règle, il est vrai inhumaine, du célibat ecclésiastique. [...] lire l’intégralité de l’article dans Golias Hebdo n°69

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La totalité de l’article visible dans la version papier est vraiment bien fichue ! Claire, précise... Elle montre bien que tout cela est une véritable tragédie ! Si seulement l’Eglise actuelle pouvait revenir aux premiers temps de sa "vie"...

Gageons et prions pour que nous retrouvions l’esprit des "premiers temps de l’Eglise", déjà voulu par le bx Pape Jean lors de la convocation du Concile Vatican II.

Voir en ligne : http://gino-hoel.lejdd.fr

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