Parution : 20 mai 2009
Le problème de Benoît XVI avec l’Islam
Par Golias

Chacun le sait : le dialogue avec l’islam n’est pas une priorité pour Benoît XVI. Mais, depuis Ratisbonne, le Vatican a compris qu’un dialogue prudent et, au moins, respectueux pouvait s’établir avec des personnalités musulmanes.

l est cependant frappant que le Vatican ne fasse plus aucune référence, concernant l’islam, à la déclaration Nostra Aetate , sur les religions non-chrétiennes, adoptée en octobre 1965 par le Concile. Au point que, pour célébrer le quarantième anniversaire de la Déclaration conciliaire, Rome n’a invité que des juifs, y compris le président du CRIF !

Rappelons donc que Nostra Aetate consacrait un article spécial aux musulmans et affirmait en particulier : « Ils [les musulmans] cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à  Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète ; ils honorent sa mère virginale, Marie, et parfois même l’invoquent avec piété. »

Alors que, depuis le grand précurseur que fut Louis Massignon, le dialogue islamo-chrétien s’était développé - il faudra en parler un jour prochain dans Golias -, Benoît XVI semble bien avoir fait machine arrière.

Dès février 2006, Benoît XVI avait changé de poste Mgr Michaà« l Fitzgerald, président depuis 2002 du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux. Ce père blanc était un promoteur du dialogue avec l’islam et, même s’il fut alors nommé nonce apostolique en à‰gypte, cette mesure fut perçue comme annonciatrice d’un durcissement d’attitude envers l’islam. En septembre 2006, ce fut le fameux discours de Ratisbonne ...

Aujourd’hui, quand on lit les discours du pape qui s’adressent aux musulmans, il est question de « religion purifiée et structurée par la raison », de « co-existence pacifique de tous les membres de la famille humaine », de « valeurs fondamentales de la famille », par exemple dans son discours à la communauté musulmane du Cameroun , du 19 mars 2009.

Son allocution du 9 mai, à la mosquée d’Amman , évoque, évidemment, chrétiens et musulmans qui peuvent s’efforcer d’assurer l’établissement d’une société «  en harmonie avec l’ordre divin ».

Mais l’essentiel du contenu de ce discours pourrait s’adresser aussi bien à des bouddhistes car, en fait, il est surtout question de La religion.

[lire l’intégralité de l’article dans Golias Hebdo n°81]

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