Parution : 11 juin 2009
Agir dès maintenant !
Par Golias

En cette fin d’année pastorale, le constat est accablant. Le nombre des ordinations devient plus réduit. En outre, au vieillissement du clergé correspond encore un virage idéologique conservateur.

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Le profil des rares ordinands de cette fin juin se présente de façon pour le moins contrastée par rapport à celui de leurs aînés de vingt ans ou trente ans. Nécessité faisant loi, nos évêques, même les plus ouverts, confient souvent des charges diocésaines importantes à des prêtres qui tournent le dos à Vatican II (et parfois désormais aux fidèles pour célébrer l’Eucharistie). Sommes-nous condamnés au dépérissement et au repli sur des îles nostalgiques ou séparées du monde, qui prennent d’ailleurs souvent l’eau ? (Cf. nos articles pages 6 et 7)
En réalité, nos évêques font surtout « avec », faute d’oser envisager d’autres solutions, par conformisme et par peur, ou par une fausse conception, servile et répétitive (obsessionnelle ?) de la fidélité. L’essentiel du message évangélique passe alors au second plan au profit de la perpétuation, pourtant de plus en plus improbable, d’un modèle historiquement daté et qu’il serait inopportun d’absolutiser. Le défi présent est, au-delà de la simple question du célibat, non négligeable pour autant, de réinventer l’exercice du ministère et l’appel au ministère, de façon plus large. C’est une chance à saisir (voir ci-contre).

L’Eglise c’est avant tout l’assemblée christique. Les ministres ordonnés sont au service de la vie du corps tout entier qui n’est pas leur propriété ! Il revient à chaque baptisé de participer, en vertu de son baptême lui-même, à la vie de l’Eglise du Christ et à son édification. Lorsque l’obstination conservatrice de quelques-uns la place en grand péril, et menace sa survie, il est légitime - et c’est même un devoir - que les communautés entreprennent d’elles mêmes d’emprunter de nouvelles voies. L’une d’entre elles, nous en sommes convaincus, passe par la valorisation de la célébration communautaire de l’Eucharistie sans attendre le parachutage d’un célébrant étranger ou improbable. La balle est dans notre camp à tous.

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Agir dès maintenant ! 17 juin 2009 19:37, par Alainx

Je suis un ex-Catho (démission dans les années 90), tendance athéisme mou.
Il y a peu, je remets les pieds dans une église pour assister à une cérémonie de baptême.
Prêtre jeune, col romain tout neuf.
Je me suis dit : tiens ils embauchent encore !

à€ la fin, j’engage la conversation avec lui.
Regard sympathique et sourire parfaitement formaté catholique.
(Vous savez, ce brin de condescendance qu’ils ne peuvent s’empêcher d’avoir vis-à -vis de la piétaille horriblement laïque... Et encore plus lorsqu’ils sont jeunes...).
J’ai 60 ans !

C’est terrible comme son discours sent le rance et le renfermé.
Les mêmes stéréotypes entendus dans mon enfance.
J’abonde quelque peu... Pour voir...
Ailleurs on parlerait d’un vocabulaire de secte.
Je fais effort de mémoire pour me souvenir du sens du jargon catholique.
Mais j’ai trop oublié !!
Il me parle de sa "pastorale" et moi je pense à Beethoven...

Ai-je fait une rencontre humaine ? Que nenni !
Ai-je fait une rencontre spirituelle ? Que nenni ! (Sauf si l’on entend spirituel au sens : mieux vaut en rire !)
Ai-je rencontré un homme de Dieu qui manifesterait sa foi ? Que nenni ! C’était un répétiteur !

Ai-je rencontré un fonctionnaire de la religion dans l’exercice de ses fonctions ? Probablement !...

Remettrais-je les pieds dans une église ? Que nenni !

Voir en ligne : j’en rêve encore

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Agir dès maintenant ! 16 juin 2009 20:10, par Gallican

Je ne pense pas que la rédaction de Golias éprouve quelque haine contre l’église romaine. Elle fait tout simplement, semaine après semaine, le constat amer d’une église - aveuglée par son orgueil et son légalisme - qui se désertifie. Les fidèles sont les premiers à en souffrir.

Lors de célébrations oecuméniques auxquelles je suis conviées, j’ai de nombreux contacts avec des prêtres romains. J’entends alors beaucoup d’hommes de coeur épuisés physiquement et moralement par leur ministère, isolés, dépressifs et rongés par la solitude. Ils m’envient de pouvoir célébrer la messe et d’avoir de bonheur de vivre l’amour d’une petite famille.

Il serait grand temps d’ouvrir les yeux... et le coeur.

Voir en ligne : http://fr-serge.over-blog.com

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Agir dès maintenant ! 11 juin 2009 21:44, par Julien

Mais encore une fois pourquoi ne devenez-vous pas protestants ???????

Vous l’êtes déjà de facto. Ce n’est pas un crime. Mais cessez de harceler les catholiques. Vous avez déjà fait suffisamment de dégâts.

Votre acharnement est pathologique. Puisque tout est si bien à coté, allez-y. Ne demandez pas au catholicisme qui est ce qu’il est depuis 2000 ans de se renier. Il ne le fera pas et il aura raison, hier aujourd’hui et demain. Nunc et semper.

N’avez-vous donc aucune cohérence dans votre tête et dans votre démarche ?

Je sens avec tristesse beaucoup de haine et d’aigreur dans vos propos, quels qu’ils soient. Encore une fois, assumez vos choix et quittez cette Eglise que vous détestez. Tout le monde y gagnera.

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Agir dès maintenant ! 11 juin 2009 16:04, par Claude Timmerman

Comme cela au moins c’est clair : Golias milite pour les ADSP et la disparition du clergé s’il revient à des positions catholiques..
Protestants de toutes les obédiances, unissez-vous...

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