Parution : 2 juillet 2009
Résistantes !
Par Golias

Les femmes mineures à vie ? L’attitude de la hiérarchie actuelle, dans sa majorité, tendrait à le faire croire.

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Reconnaissons toutefois à ces dignes personnages un immense progrès, puisqu’aucun ne met en doute le fait que celles-ci aient une âme. Toutefois, devant certaines attitudes, on se poserait presque la question... L’Eglise manque de prêtres, et comme palliatif s’accroche à des questions de fonctionnement interne en se perdant dans des chemins de traverse. Vatican II avait posé la place des laïcs, et aujourd’hui une politique de restauration entend les cantonner dans des tâches o๠ils seraient de simples exécutants. Il faut se rendre à l’évidence, la moitié du genre humain est toujours regardée avec suspicion. Raidissement d’autant plus marqué, que les femmes sont majoritaires dans les services d’Eglise.

On assiste à ce qu’on peut appeler un dommage collatéral de l’obligation du célibat : une société exclusivement masculine o๠les femmes deviennent un corps étranger ; et à une aberration qui oppose un monde d’hommes sans femmes à un monde majoritairement féminin dans les paroisses.

La parabole des talents est plus que jamais d’actualité. Le serviteur blâmé est celui qui enfouit sous terre le don reçu, et celui qui a su le faire fructiifier est invité à participer à l’oeuvre de la création. L’égale dignité de tous les baptisés, hommes et femmes, appelle à d’autres modes de fonctionnement, n’en déplaise au machisme ecclésial qui s’appuie sur des écrits des Pères de l’Eglise, composés en d’autres temps et dans un contexte culturel bien différent. Jamais un pouvoir ne se remet en cause. Il s’arc-boute sur ses certitudes, fussent-elles suicidaires. Il s’amende, se transforme, évolue, dans des assemblées o๠se font entendre des voix et dans lesquelles se développe une culture de débats. Lorsque chacun est Eglise, la critique invite au relèvement, et la naissance d’un mouvement comme celui du Comité de la jupe, qui rejoint les attentes de nombreux catholiques, ouvre les chemins de l’authenticité et d’un vivre ensemble dans l’Eglise.

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Résistantes ! 3 juillet 2009 11:54, par Françoise

Rappelons que de la Genèse, l’institution n’ a retenu qu’Eve, tirée d’Adam donc soumise à lui et pas Lilith qui était l’égale d’Adam puisque créée par Dieu en même temps que l’homme et de la même façon. C’est déjà significatif quant à la considération qui a été accordée aux femmes par l’institution.

Ensuite me semble qu’on a fait passer un peu vite Marie-Madeleine pour une prostituée alors qu’elle ne l’était nullement. Historiquement, j’avais eu l’information au cours d’un week-end de partage biblique, qu’en réalité, elle était une jeune femme veuve assez aisée, très instruite (qui tenait salon littéraire et scientifique chez elle), qui avait refusé d’être sous la coupe d’un homme et qui a financé en grande partie les déplacements de Jésus.

Après la mort de Jésus, on sait qu’elle a fait partie des femmes qui ont annoncé aux apôtres que Jésus était ressuscité. Jésus envoie les femmes prophétiser auprès des hommes. C’est donc déjà un ministère qu’il leur confie puisque les apôtres sont encore terrés chez eux par peur d’être eux-mêmes arrêtés et tués comme Jésus.
Et on retrouve cet envoi en mission auprès des hommes dans moultes apparitions de la Vierge Marie. A Lourdes, la Vierge envoie Bernadette dire au prêtre de faire bâtir une chapelle. De même aux enfants de Pontmain ou à bien d’autres voyants avec une prédilection pour les filles qui sont majoritairement envoyées pour annoncer l’apparition aux institutionnels.

Et il est fort possible que Marie-Madeleine, comme différentes femmes et Marie la mère de Jésus aient reçu elles aussi l’onction de l’Esprit lors de la Pentecôte. Même si les textes n’en parlent pas explicitement, c’est plus que probable étant donné qu’elles oeuvraient à la survie alimentaire de ces messieurs.
Une chose qui tendrait à le confirmer, c’est que plusieurs évangiles parlent que Jésus est suivi par des femmes à qui il enseigne (on parle d’une Marie, la soeur de Marthe qui bénéficie également de ses enseignements, on voit cet enseignement dans l’échange Jésus-La Samaritaine et Jésus ne fait pas de discrimination dans son enseignement), et c’est dans l’Evangile de Thomas ( évangile apocryphe) o๠l’on comprend que Marie-Madeleine suivait les enseignements comme les apôtres. Elle est donc la première apôtre femme, sans doute à égalité avec la Vierge Marie.
Et quand Pierre demande à Jésus de l’exclure du groupe parce que "les femmes ne sont pas dignes de la vie !", voici la réponse de Jésus : "Voici ; moi, je l’attirerai pour que je la rende mâle afin qu’elle aussi devienne un esprit vivant pareil à vous, les mâles ! Car toute femme qui sera faite mâle entrera dans le Royaume des cieux . "

Ce qui tendrait à prouver que le machisme et le rejet de la vocation presbytérale des femmes est une crispation masculine et qu’elle n’a rien à voir avec Jésus non plus qu’avec Dieu.

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Pourquoi les femmes ne peuvent devenir prêtre... 2 juillet 2009 11:44, par Guillaume

Je me permet de vous reproduire cet article qui me semble assez bien argumenté : (trouvé ici)

Nous sommes « prêtres, prophètes et rois » par notre baptême, c’est le sacerdoce du coeur. Ici nous parlons du sacerdoce ministériel.

Cette question est surtout posée par le monde depuis le concile Va­ti­can II, car les gens ne voient l’Eglise que comme une société humaine qui ne s’adapterait pas à son époque.

I. D’o๠vient-il que l’Eglise n’accorde pas le sacerdoce aux femmes ?

II. En quoi le Christ a choisi de ne pas ordonner des femmes ?

III. Conclusion

I. D’o๠vient-il que l’Eglise n’accorde pas le sacerdoce aux femmes ?

Dans la Tradition, transmise au cours des siècles par les Pères de l’Eglise et la Tradition orale. Cette tradition peut changer dans les cho­ses secondaires, car fidélité n’est pas fixité. Or, la Tradition n’a jamais admis le sacerdoce ministériel des femmes, les Pères de l’Eglise, l’Eglise d’Orient non plus. Pourquoi ? C’est parce l’Eglise est fidèle à l’attitude du Christ. Car l’Eglise n’est pas l’Eglise de telle personne ou de tel groupe, mais l’Eglise du Christ. C’est la fidélité au Christ (qui est Dieu) qui l’éloigne de l’arbitraire et des décisions injustes. Retirons son lien intime au Christ, et l’Eglise n’aura plus de raison d’être. Le fait de changer la face du sacer­doce est une initiative trop importante, qu’une simple évolution du mi­lieu culturel ne justifie pas.

II. En quoi le Christ a choisi de ne pas ordonner des femmes ?

Le Christ a institué l’Eucharistie uniquement devant les apôtres (12 hommes) en leur disant : « Faites ceci en mémoire de moi ».

Or, le Christ n’a pas eu peur de contredire son temps en ce qui concerne les femmes : dans son attitude envers la femme adultère (« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va et ne pèche plus »), la Sa­maritaine (parler avec une étrangère, et, qui plus est, avec une femme). De nombreuses femmes l’accompagnent et sont témoins de sa résurrec­tion. Donc le choix des hommes pour le sacerdoce n’est pas conditionné par son époque.

Dans sa vie terrestre, Jésus connaissait très bien une personne bien plus parfaite, bien plus sainte, que les Apôtres qu’il choisira plus tard et qui l’abandonneront au moment de sa Passion : la Vierge Marie. En elle, il avait l’Apôtre idéale, celle qui pouvait l’annoncer au monde avec fidé­lité et courage. Pourtant, ce n’est pas elle qui a été choisie. Ce n’est pas la Sainte Vierge qui remplace Judas, mais Matthias.
Le prêtre est en effet un autre Christ, celui qui le représente, qui manifeste sa présence, tient sa place, et agit in persona Christi dans les sacrements. Un homme évoque mieux le Christ qu’une femme. Difficile de voir le Christ dans une femme¦

III. Conclusion : le sacerdoce est une vocation, non un droit. L’Eglise est une société divine, un mystère, et non une société humaine avec ses différents mé­tiers que l’on choisirait nous-mêmes sans que Dieu ait de part dans le choix. Le sacerdoce est une vo­cation, un appel gratuit. Dieu ne nous choisit pas selon notre valeur : le fait que Dieu appelle des hommes ne signifie pas qu’ils soient supérieurs aux femmes, car c’est Lui seul qui a gagné nos mérites. Le sacerdoce n’est pas un droit. On comprend que le fait d’être prêtre, instrument de la grâce divine, canal de la vie surnaturelle, ne dé­pend pas des qualités d’animateurs de la personne, mais du choix du Christ. Le prêtre n’est pas seulement le « président » d’une assemblée.

C’est la sainteté que chacun doit viser, or, nous n’atteignons la sainteté qu’en suivant notre vocation. De même que celui qui n’a pas la vocation sacerdotale et devient prêtre ne remplit pas les meilleures conditions pour devenir, lui, un saint, les femmes deviendront saintes que si elles suivent leur propre vocation, qui n’est jamais le sacerdoce ministériel. La Sainte Vierge n’a pas revendiqué la place des apôtres, mais elle a rempli sa vocation de fille, d’épouse et de mère ; à son exemple, la femme doit apprendre de Dieu quelle est sa vocation propre. Et son rôle de soutien, de conseil, de prière est tout aussi important que celui de l’apostolat direct. N’oublions pas que Ste Thérèse d’Avila dans son carmel a converti autant d’âmes que St François-Xavier, et que Ste Thé­rèse de Lisieux est la patronne des missions.

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