Parution : 10 septembre 2009
24ème dimanche ordinaire. Année B Lecture du livre d’Isaïe (50, 5-9a)
Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi je ne me suis pas dérobé

La traduction du lectionnaire est généralement proche de la Bible de Jérusalem. Celle-ci et la T.O.B visent la proximité du texte original. Les comparaisons de toutes les traductions sont précieuses : par exemple ici dans le verset 5, « Je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé » est traduit par la T.O.B « Je ne me suis pas cabré, je ne me suis pas rejeté en arrière ». L’image est forte : elle reproduit l’esquive de celui qui est agressé, or le Serviteur de Dieu n’esquive pas, il assume l’intégralité de la charge.

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Le verset tire ensuite une dimension nouvelle lorsqu’il est mis en parallèle avec le verset 6. Le serviteur de Dieu présente son corps à la torture¦ Il ne se cabre pas, il ne se jette pas en arrière devant ses bourreaux : il supporte tous les tourments parce que son écoute est ailleurs. Toute son attention est tournée vers le Seigneur, il sait qu’ « Il » vient à son secours, qu’aucune torture ne pourra le trahir.

Les histoires de résistances sont véhiculées par les médias. Imaginer que l’on puisse résister sous la torture par des artifices est indécent¦ quand on n’a jamais été confronté aux atrocités de la guerre. Il ne saurait y avoir ni justifications, ni accommodements à l’adresse des tortionnaires.

La perspective du Serviteur Souffrant est pourtant de celle qu’il nous faut affronter : Jésus rabroue Pierre dans l’Evangile. La première souffrance, la première torture, consisterait-elle à tendre notre oreille du côté du Seigneur, à l’écouter sur ce que nous n’avons pas envie d’entendre ?

Le croyant disciple d’Isaïe est en exil, sa prédication n’est pas entendue. Loin de se laisser abattre par les critiques susurrées autour de lui, il concentre toute son attention vers ce que le Seigneur lui dit, il ne se dérobe pas, il ne détourne pas la tête. Sa prédication est apaisée, elle devient consolation. Il est écoute, parole et action. Il peut nous dire ce que dira l’Apôtre Jacques : « Tu prétends avoir la foi ; moi, je la mets en pratique »¦

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Lavaur. Quand le député Carayon suggère aux aumoniers d’aller se faire confesser
Polémique. Echange de courriers entre les aumoniers de la prison et le député.
L’histoire n’est pas banale. Dans un courrier adressé le 15 septembre à Bernard Carayon, député de la 4e circonscription, l’équipe d’aumonerie du centre régional de détention de Saint Sulpice fait part de sa réflexion sur la loi pénitenciaire.

Les trois aumoniers s’interrogent sur l’avènement d’une prison o๠l’on passerait d’un état social à un état carcéral.

« L’obsession disciplinaire de l’opinion (le tout sécurité) et bien sà »r des responsables politiques, caractérise l’incarcération des délinquants junéviles notamment à travers la création des établissements pénitenciaires pour mineurs. Le durcissement de la politique pénale, notamment à l’égard des jeunes, des étrangers et des malades mentaux, entretient une surpopulation carcérale constante qui fait des prisons françaises un scandale permanent et une injure aux droits de l’homme ».

Les mots sont forts et ont provoqué une réponse cinglante de Bernard Carayon. Dans un courrier du 29 septembre, ce dernier n’hésite pas a prendre le Christ à témoin pour donner son point de vue : « Votre mission est admirable, et peu de clercs l’assurent. Vous avez le droit d’avoir de l’amitié pour les prisonniers, comme le Christ a exprimé de la charité pour le brigand ou la femme adultère. Mais efforcez vous de ne pas tomber dans les travers que vous dénoncez : l’autoritarisme, la diabolisation, l’intolérance. Je ne me sens pas le droit de vous inviter à la confession mais je connais quelques saints prêtres, au solide bon sens, qui sont prêts à vous entendre, dans l’humilité et le pardon » . Hier, le responsable de l’aumonerie de la prison de Saint Sulpice, n’a pas souhaité commenter ce courrier.

« Quand je recevrais ce courrier, je le transmettrais à l’évêque- dit-il-pour l’instant je suis tenu par un devoir de réserve et je ne souhaite pas polémiquer » .

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Jésus essénien ? (suite) 28 septembre 2009 16:45, par CS

Je me permets d’intervenir dans le débat : d’après les nombreux exégètes en recherche du "Jésus historique", il n’était probablement pas essénien (divergences mises en évidence ) mais en était proche ou avait des amis parmi eux...

Le problème soulevé est d’importance : il s’agit de l’interprétation des paroles de Jésus faites de tout temps et dès sa mort, par ses disciples qui s’entre-déchiraient déjà pour l’héritage du pouvoir ... et la déformation de ses paroles a donné l’invention des dogmes et l’apparition des "hérésies" de toutes sortes ... L’Eglise Catholique devrait avoir un peu plus d’humilité dans son affirmation et conviction de posséder La Vérité ...

CS

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Textes originaux ? 11 septembre 2009 19:54, par Louis Portal

Ni la TOB, ni la bible de Jérusalem, ne sont proches des textes originaux. La bible hébraïque qui a été utilisée pour leurs traductions date du 10ème siècle. Même observation pour la bible Crampon, Segond et beaucoup d’autres. Par contre, la Vulgate résulte de la traduction par Saint Jérôme des textes antiques, irrémédiablement perdus. Saint Jérôme avait traduit les rouleaux de la synagogue de Bethléem.

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