Parution : 15 octobre 2009
La trahison de notre tradition
Par Golias

Au-delà de l’anecdotique, la nomination toute fraîche de Mgr Patrick Le Gal, l’ex évêque aux Armées, comme évêque auxiliaire de la Capitale des Gaules suscite les plus vives inquiétudes.

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Sans doute, il s’agit bien de régler un cas délicat. En l’occurrence, de recaser un prélat dont tous les diocèses français redoutaient l’arrivée. Mais il y a plus.Imitant son collègue du Var, Mgr Dominique Rey, l’archevêque de Lyon, Philippe Barbarin, veut donner un nouveau visage à son diocèse.

Dans le style et dans l’esprit du catholicisme le plus réactionnaire, même relooké, faisant front à une modernité qui fait peur. Tournant le dos à une spiritualité de l’incarnation, telle que l’ à‰glise de Lyon l’avait comprise et vécue depuis Saint Irénée jusqu’au renouvellement conciliaire auquel elle avait activement participé. Le successeur d’Irénée vient de confier à Patrick Le Gal la mission de contribuer à créer et à consolider des fraternités sacerdotales, en exhumant un modèle du prêtre qui oublie la sécularité et la fraternité humaine, confondant l’apôtre avec le moine, ou l’homme du sacré qui fuit le monde en oubliant les enseignements du deuxième évêque de Lyon. Quand deviendrons-nous chrétiens ?

Au fil des années, une stratégie de reconquête s’est poursuivie, à vaste échelle. Elle s’appuie sur des groupes et groupuscules, au travers d’un habile maillage du territoire. Lyon est désormais quadrillée. Faut-il s’inquiéter ? Bien entendu. Faut-il désespérer ? Certes non, car à l’image des déboires de Mgr Le Gal, les projets qui ne collent plus, finissent par battre de l’aile.

Face à cette trahison de notre tradition, nous voulons nous souvenir que pour Irénée, la gloire de Dieu, c’est l’homme debout  !

Et si la vie de l’homme, c’est de voir Dieu, c’est Jésus, un homme qui n’a pas dédaigné vivre avec les plus pauvres et les exclus qui nous le montre¦

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De quelle tradition parlez-vous ? 21 octobre 2009 02:06, par Patrick

Joliment fait, votre site d’opinion. Vous êtes de quelle religion ?
Quand vous évoquez votre tradition, voulez-vous parler de la tradition catholique ?

Vous avez sà »rement vos raisons d’interpréter comme vous le faites le ministère de Patrick le Gal, et vos arguments pour le juger comme vous le faites. Mais vous n’évoquez aucun fait. En vous lisant, nous (lecteurs) comprenons bien vos interprétations et à travers vos regrets, nous imaginons vos opinions comme en négatif, mais nous n’avons de vous aucune information.

Concernant ce que vous écrivez au sujet d’un modèle du prêtre "qui fuit le monde en oubliant les enseignements du deuxième évêque de Lyon", d’autres auteurs de l’à‰glise catholique vous donneraient des compléments d’information pour comprendre la perception du prêtre selon la tradition de l’à‰glise catholique.

Ce n’est pas évident dans toutes les traditions, et quelques éléments de la foi catholique peuvent facilement échapper aux personnes dont la culture n’est pas catholique. Par exemple, dans la religion musulmane, ou dans la conception protestante, et encore moins dans la philosophie républicaine, le rôle du prêtre catholique ne trouve pas d’équivalent au sens fort. Il y a des guides, ou des chefs délégués par le peuple, mais il n’y a pas de prêtre.

Selon la foi catholique, le prêtre est configuré au Christ. Par le prêtre, Jésus donne Ses sacrements à Ses brebis.
Celui ou celle qui a soif peut aller vers le prêtre, qui est là , à son service, et au service de Dieu. Dans les sacrements, Dieu Lui-même comble les fidèles, Il nous donne à boire l’eau qui rassasie pour de bon (cf. Jean 4).

Cela, c’est, je crois, l’essentiel du ministère du prêtre. Après, nous avons tous nos visions, nos désirs et nos idées. Les uns préféreront un prêtre qui soit comme un sage de la montagne : mystique et retiré du monde, d’autres préféreront un prêtre proche de nos rythmes de vie : bosseur et bien implanté dans le monde... Et on trouve les deux ! La personnalité du type, transfigurée par le Seigneur, colore sa mission de prêtre. On appelle cela le charisme.

Enfin, c’est dit vite, ce n’est qu’un point de vue de fidèle. Pour une information à la source, on peut lire "le prêtre époux de l’à‰glise", de Mgr Ruini.

Bien à vous

Patrick

Voir en ligne : Le prêtre époux de l’à‰glise

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La trahison de notre tradition 20 octobre 2009 14:45, par Emmanuel

"pour Irénée (de Lyon), la gloire de Dieu, c’est l’homme debout ! Et si la vie de l’homme, c’est de voir Dieu, c’est Jésus, un homme qui n’a pas dédaigné vivre avec les plus pauvres et les exclus qui nous le montre¦"

Puissent tous les cathos compulsifs de patenôtres en confiture d’humilité, de tricotage de galons salvifiques et de "vision béatifique" mais rejetant ceux qui ne pensent pas comme eux.... méditer cette belle sentence.

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