Parution : 19 octobre 2009
11 - Chroniques intempestives sur le Synode Romain pour l’Afrique
De l’oubli du génocide rwandais aux contradictions de Mgr Agré (Côte d’Ivoire)

De nombreux carrefours n’ont pas encore remis leur compte-rendu. Dommage ! Nous relevons deux thèmes en fonction de courriers reçus suite aux chroniques déjà parus.

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En pied de l'article.

Le premier émane d’un groupe francophone (Gallicus A dont le rapporteur est le supérieur général des Pères Blancs, Gérard Chabanon) : Sur la famille, il note qu’elle « est la cellule de base de la société et des communautés chrétiennes. Elle est menacée par la pauvreté, la mauvaise gouvernance, la difficulté de scolariser les enfants, la violence et l’irresponsabilité de pères de famille qui abandonnent leurs épouses et leurs enfants. » Il est d’abord à noter que ce carrefour n’évoque pas les menaces idéologiques occidentales contre la famille. Mais puisque l’Eglise est vue comme une famille, et que la pauvreté est un danger, comment ne pas évoquer le cas d’un bon père de famille, le cardinal Agré qui eut une belle envolée contre les « chacals financiers » qui ruinent l’Afrique ? Cela fit sourire quelques amis qui m’ont rapporté qu’il avait laissé les caisses vides à Man (Nord de la Côte d’Ivoire) comme à Abidjan¦ Il parait même que les fidèles n’ont jamais vu la couleur de certaines subventions ! Bravo !

Le second thème vient d’un groupe mixte (Anglicus “ Gallicus animé par Mgr Jean MBARGA, à‰vêque d’Ebolowa au Cameroun). Il rappelle que « la question du tribalisme dans l’à‰glise reste un défi majeur » en se demandant si « un équilibre aurait pu être fait entre les développements théologiques et l’ampleur des drames humains de l’Afrique auxquels les Pères synodaux doivent répondre ; l’action prophétique des commissions œjustice et paix méritait aussi une meilleure prise en compte. L’analyse des conflits africains devait permettre d’approfondir leurs causes dominantes telles que le pillage des ressources naturelles de l’Afrique, plus incisif que le tribalisme souvent incriminé ». On aurait de fait pu imaginer que les pères synodaux fassent une analyse précise du drame rwandais et notamment des implications de la hiérarchie. Au Rwanda, il n’y a pas de tribalisme, mais il y a la multinationale « Eglise », m’ont écrit certains chrétiens ! Au lieu de cela, on a assisté à de beaux témoignages sur d’impossibles réconciliations mais qui faisaient plus appel aux larmes qu’ils ne convoquaient les neurones ! Encore bravo pour cette occasion manquée !

Ne désespérons pas. On attend la suite ! Nous croyons en l’Esprit qui souffle o๠il veut¦ Encore faut-il que les hommes l’accueillent.

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Je crois que les pères du synode n’ont pas tort du moins pour ce qui concerne le Rwanda mais moins pour ce qui concerne le Congo. Si actuellement la réconciliation est impossible au Rwanda, c’est principalement à cause des mensonges et des non dit, il subsiste encore et encore une lutte de pouvoir entre les deux ethnies Hutu et Tutsi ce qui continue d’entretenir les rancoeurs et la Haine. Le jour que les deux protagonistes de la guerre du Rwanda reconnaitrons qu’ils ont tous les deux commis des génocides alors la Paix et la réconciliation reviendront au Rwanda.
Néanmoins je suis étonné de voir régulièrement des articles assez simpliste sur l’Eglise et Rwanda, surtout lorsqu’on connait la complexité de la question du Rwanda. La plus part de vos articles remettent en cause l’action de l’Eglise durant la guerre de 94 , sans jamais rappeler que l’actuel pouvoir du Rwanda çà d Kagame est responsable de la mort 4 évêques Rwandais sur 9 que comptait le Rwanda au moment de la guerre. Je sens une impartialité dans tous vos article sur le Rwanda.

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