Parution : 11 février 2010
Temps ordinaire - 6e dimanche. C Livre de Jérémie, Chapitre 17
Il ne redoute pas une année de sécheresse

Heureux¦ malheureux : Luc étonne en mentionnant celles et ceux qui peuvent se dire heureux. Il leur oppose celles et ceux qui, au contraire, sont à l’aise, repus, considérés dans nos sociétés : ceux-là feraient bien de méditer qu’ils sont et seront malheureux. La situation des uns et des autres étant appelée à s’inverser, l’Evangéliste nous invite dès aujourd’hui à nous découvrir heureux dans la pauvreté, les privations, les dépressions, les humiliations.

Le texte de Jérémie est également fondé sur un parallélisme : maudit soit l’homme qui met sa confiance dans un mortel¦ Béni soit l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur. Nous retenons dans le texte l’évocation des années de grande sécheresse ; des images nous reviennent¦ Les scientifiques nous mettent en garde : l’homme « mortel » est le premier responsable des bouleversements en cours. Il nous faut militer pour une autre gestion des ressources. La prise de conscience doit être collective. Nous avons à être de ces combats-là . Le plus simple pourtant n’est-il pas de mettre en Dieu notre confiance¦, d’être tranquillement heureux dans nos pratiques, de psalmodier¦ et ce texte et le psaume 1 qui le suit, en bons pratiquants des dimanches et jours de fêtes. Assurément notre coeur ne s’est point détourné du Seigneur. « Il » est notre espoir, les racines de notre foi sont anciennes et assurées. La leçon n’est pas à première vue pour nous qui naturellement mettons notre confiance en Dieu et non dans les hommes mortels.

Pourtant les versets 1 à 4 du même chapitre ne nous parlent pas des hommes en général. Jérémie vise « les fautes cultuelles de Juda ». Il suspecte notre pratique. Tout peut paraître normal : nous sommes comme l’arbre planté au bord des eaux. Nous croissons à l’aise sans véritables contraintes ni matérielles ni morales, mais quelles sont nos racines, nos attaches profondes, celles qui se révèleront aux jours de sécheresse ? Qu’en sera-t-il alors ? «  Béni soit l’homme qui se confie dans le Seigneur, et dont le Seigneur est l’espérance. » Le précepte est double, mettre sa foi en Dieu est relativement simple, placer le Seigneur au centre de notre vie par des ramifications engageant toutes nos envies, est autrement plus contraignant¦ « Il ne redoute pas l’année de sécheresse car elle ne l’empêche pas de porter du fruit ».

| © Le site officiel de GOLIAS pour les informations d’actualité 2009-2019 | Fait avec : SPIP et Thélia plugin thelia |

| Courriel à la Rédaction | RSS RSS | Adresses Postale et bancaire | Mentions légales | à propos de Golias |

article jeune