Parution : 18 février 2010
1er dimanche de Carême Deutéronome Chapitre 26, 4-10
Professer sa croyance, et donner les premiers fruits de ce que l’on a reçu

La situation préconisée ici a été régulièrement « pratiquée » par Jésus de Nazareth tout au long de sa vie terrestre. Chaque année, la septième semaine après Pâques, les Israélites fêtent Chavouoth la célébration du don de la Torah. Les villageois quittent leurs campagnes et leurs occupations, se rassemblent par contrées et partent en pèlerinage vers Jérusalem avec les premiers fruits de l’année. Arrivé à Jérusalem chacun se présente devant le prêtre, mais avant de déposer son offrande, il proclame sa foi.

Nos « professions de foi » sont vécues comme affirmations de dogmes. Par delà ceux-ci, la religion est également respectable lorsqu’elle est « foi de charbonnier ». Les paroles suggérées au pèlerin rappellent l’itinéraire singulier du père des croyants, les malheurs du peuple issu de la promesse, l’action salvatrice de Dieu, le don d’une terre promise à la paix et à la prospérité. Il est demandé au croyant de témoigner de la proximité du Seigneur dans sa vie et ses biens, comme pour Abraham, comme pour le Peuple au temps de Moïse. Son offrande prend sens : il ne donne pas ce qu’il a créé, il donne les prémices de ce qu’il a reçu et entretenu. Par fiction littéraire, les auteurs du Deutéronome mettent ces paroles dans la bouche de Moïse et situent le discours dans le désert, à l’entrée de la terre promise qui reste à conquérir. La réalité de l’offrant est tout autre, il est installé sur la terre « o๠coule le lait et le miel », et à l’époque du deutéronomiste Israà« l et Juda sont en paix, sans menaces particulières de la part des grandes nations avoisinantes. A ce pratiquant « installé »
« heureux » le prêtre rappelle qu’Abraham était un pèlerin, que le monde alentour a été hostile, que nos ancêtres ont crié vers Dieu pour être libérés, que le Seigneur entend et sauve les pauvres et les malheureux, que les fruits de la croissance et du développement sont pour tous les hommes et chacun en particulier¦ J’adhère à ce monde « avec » Dieu¦ je donne de ce que j’ai reçu. L’Evangile raconte les tentations de Jésus au désert¦ La première lecture nous prend dans nos milieux de vie, nous rappelle l’Histoire des Croyants, nous resitue par rapport aux biens et aux bonheurs d’une vie paisible. Nous avons quitté le domicile pour un petit moment, les tentations seront d’y retourner¦ sans carême.

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