Parution : 3 juin 2010
PARUTION GOLIAS HEBDO N°135 : <BR>SOS DIOCESES EN DETRESSE ! <BR>ou comment le jeune clergé conservateur tient les évêques
Par Golias

Désormais, dans un nombre croissant de diocèses français, la situation est plus que désolante et inquiétante. Comme si un stade de non-retour risquait d’être atteint. L’effondrement des forces vives conciliaires condamne les évêques - dans la mesure o๠ils n’osent pas sortir du système clérical - à devenir prisonniers des quelques survivants. De tendance souvent réactionnaire, ou alors dans une fuite existentielle dangereuse du monde et d’abord - et surtout - d’eux-mêmes.

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La situation s’aggrave encore lorsque l’évêque lui-même est de mèche avec son aile restauratrice et ne souhaite qu’une chose : renforcer son pouvoir. Mais ce n’est pas toujours le cas. De nombreux évêques français demeurent sincèrement d’ouverture. Presque une majorité d’entre eux. Toutefois, ils ont moins d’indépendance intellectuelle et d’aplomb face à Rome que d’autres épiscopats. A commencer par celui d’Allemagne. Il est certain également que l’épiscopat français souffre de problèmes financiers plus sérieux (même si l’hémorragie de fidèles allemands payant les impôts ecclésiastiques risque de faire surgir aussi de très graves problèmes). Mais surtout les évêques sont obligés de composer avec les troupes de prêtres et de futurs prêtres, déjà éclaircies, qu’ils ont à leur disposition. Ils doivent faire avec. A moins d’oser faire - enfin - preuve d’audace en confiant à l’assemblée christique tout entière les rênes. Mais ils en sont très loin.

Sans doute, une politique conservatrice de restauration a renforcé les rangs des évêques qui sont eux-même d’une telle tendance. C’est le cas, notamment, dans le diocèse de Montauban (voir notre enquête page 8). Ce diagnostic pourrait s’étendre a de très nombreux diocèses (Avignon, Fréjus-Toulon, Toulouse, etc.). Avec cependant une importante nuance : dans certains diocèses, l’évêque et son entourage collaborent allègrement à cette entreprise de restauration. Ailleurs, au contraire, c’est souvent contraint et forcé que l’évêque se résigne à une situation, qu’au fond de lui-même il n’approuve pas. Mais il n’a pas le caractère de s’opposer et est découragé par le profil très identitaire des jeunes prêtres. [...]

Lire l’intégralité de cet article sur : http://www.golias.fr/spip.php?article4180

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je partage votre inquiétude ( je suis dans le diocese Frejus-Toulon ) et en conscience je ne peux plus donner le denier de l’Eglise pour financer une Eglise identitaire et ouverte à tous les vents du charismatisme ! Ayant vécu dans d’autres diocèses, je cible mes dons à l’extérieur .Une bonne culture religieuse me permet de discerner ce que je peux entendre ou pas. Ill y a trop de décalage entre le rêve de reconquête de ces jeunes prêtres et la réalité du monde ... ils n’iront pas loin ! C’est une passade qui malheureusement nuira au catholicisme qui n’échappe pas à l’intégrisme, hélas ! ...Merci "aux Infiltrés" de le dénoncer même si on peut contester la manière. Cela peut aider les évêques restés tres conciliaires mais trop discrets ( le Vatican ne les aide pas ! ).
Puissent ce genre d’émission , la Conférence des Baptisés de France , le livre de la sociologue Céline Béraud ( Pretres,diacres et laics chez Puf ) pour qui une révolution silencieuse est en marche grace aux laics.... ou autres initiatives redonner courage !

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