Parution : 18 octobre 2010
LES PRONOSTICS VONT BON TRAIN AU VATICAN A L’APPROCHE DU CONSISTOIRE
Par Golias

Les rumeurs ne cessent de se multiplier concernant la tenue du prochain consistoire de nouveaux cardinaux, et surtout sa composition. Les italiens devraient l’emporter largement et obtenir près de la moitié des barrettes rouges.

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D’autant plus que se rajoutera à la liste le nom de Mgr Mauro Piacenza, le nouveau préfet de la congrégation du clergé, tout à fait dans la ligne de Benoit XVI. Selon nos sources romaines, Benoit XVI créerait en outre trois autres cardinaux spécialement choisis par lui et âgés de plus de 80 ans, non électeurs, lors du prochain conclave. Des choix sans incidence immédiate peut-être mais significatifs de certaines de ses convictions profondes et de certains de ses soucis. Il s’agirait de Mgr Domenico Bartolucci, de Mgr Elio Sgreccia et de Mgr Walter Brandmà¼ller.

Né en 1917 à Florence, Bartolucci est un compositeur de renommée internationale mais également l’ancien maître de choeur de la Sixtine dans la lignée de Mgr Lorenzo perosi. Hostile à la réforme liturgique c’est aussi incontestablement un très grand musicien. En raison de ses positions traditionalistes en matière de musique sacrée, il a été écarté par le Vatican, qui plus est de façon illicite, puisque sa charge était à vie. Sa création cardinalice serait une réhabilitation. Sans aucun doute voulue par Joseph Ratzinger, son ami de toujours, féru de musique sacrée. Né en 1928, Mgr Elio Sgreccia, un petit homme sympathique, a été pendant des années à la tête de l’Académie pontificale pour la vie. Il y a défendu des positions intransigeantes mais non sans un certain brio philosophique. Le dernier de la triade, Mgr Walter Brandmuller, est bavarois comme Joseph Ratzinger. Né en 1929, excellent historien au demeurant, il a terminé sa carrière comme président du comité pontifical des sciences historiques. Spécialiste de Galilée, il ne dissimule pas des convictions personnelles proches du traditionalisme par ailleurs Désigner comme nouveau cardinal Brandmuller, aux côtés de Mgr Marx, l’archevêque de Munich, plutôt que Mgr Robert Zollitsch, archevêque de Fribourg et Président de la conférence des évêques, est évidemment lourd de signification.

Mamberti bientôt cardinal ?

La rumeur circulait ces dernières jours a Rome. En particulier autour de la visite du président Sarkozy. Dans le contexte actuel, l’absence d’un cardinal Francais lors du prochain consistoire ferait mauvais effet. Or, le nombre limité de barrettes rouges à distribuer rendait probable un tel scénario.

Le Pape pourrait alors se décider malgré tout à élever à la pourpre l’un des trois hommes en vue pour cet honneur : Mgr Jean-Louis Bruguès, 67 ans, dominicain, ancien évêque d’Angers et actuellement secrétaire de la congrégation pour l’éducation qui pourrait prendre alors la tête de la congrégation des religieux ; Mgr Robert Le Gall, 64 ans, bénédictin et archevêque de Toulouse ; Mgr Pierre d’Ornellas, 57 ans, archevêque de Rennes et en charge du dossier important et délicat de la bioéthique au sein de la conférence.

Mais une nouvelle hypothèse semble aujourd’hui voir le jour. Celle d’une création cardinalice anticipée de Mgr Dominique Mamberti, un Corse de 58 ans, actuel secrétaire pour les relations avec les états. Incontestablement ratzingérien. Sa création serait donc bien dans la ligne. Mais, en même temps, il ne donne pas pleine satisfaction dans sa charge actuelle, surtout avec Bertone comme patron. Le nommer cardinal permettrait de le promouvoir tout en l’écartant du siège actuel. On lui confierait la préfecture pour les affaires économiques actuellement confiée a Mgr Velasio de Paolis, un religieux italien de 75 ans, qui est en outre responsable des légionnaires du Christ. Tache prenante et délicate s’il en est.

A l’évidence, comme c’est toujours le cas a Rome, les rumeurs vont bon train. Un ou deux espagnols devraient être crées. Trois américains et de fort nombreux italiens. Ainsi que l’archevêque de Malines-Bruxelles, Mgr Leonard. Mais le pape pourrait nous réserver quelques surprises. Par exemple en élevant au cardinalat l’archevêque de Dublin, Mgr Diarmuid Martin, dont l’attitude a été exemplaire face aux nombreux abus sexuels dans son pays. Enfin, il nommera Prince de l’Eglise son deuxième successeur a Munich, Mgr Reinhardt Marx.

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LES PRONOSTICS VONT BON TRAIN AU VATICAN A L’APPROCHE DU CONSISTOIRE 24 octobre 2010 11:46, par vénérable Shinjin

Comme dirait l’informaticien de service,

ça RAM(e) dans les barettes !! lol...

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Les "mitres molles" n’attirent pas les barrettes !

Il est bien évident que l’Eglise "qui-est-en" France au moment des remises de barrettes ne fait plus recette ! En dehors d’une petite quinzaine de prélats d’envergure , les éveques francais peuvent , dans leur grande majorité, etre qualifiés de "mitres molles" ..... Ultra consensuels , manquant d’autorité , neo- gallicans , imprégnés des déviations liées au protestantisme , peu formés en liturgie et en théologie , plus au moins atteints du complexe anti-romain , souvent couleur de muraille comme leur "clergyman" de fonctionnaire , ces hommes ont certes une foi sincere et une vie irréprochable , mais ils ne correspondent pas à un épiscopat qui conviendrait à ces temps de crise ! Il nous faudrait des éveques parlant haut et fort , parlant à temps et à contretemps ,parlant mitre en tete et crosse à la main ....... Et Rome le sait !

Gerard LETTERI

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Ici nous avons plutôt le consistoire ordinaire public (ou partiellement public) qui revêt une forme plus solennelle ; il est destinés à l’annonce de décisions importantes concernant l’Eglise ou la Curie, comme les béatifications et canonisations, l’invitation de personnalités diplomatiques (protocole vatican), la création de nouveaux cardinaux.
Le consistoire servait à débattre de sujets concernant divers aspects de la vie de l’Eglise ou de l’organisation de la curie. Progressivement les consistoires ont perdu leur dimension consultative pour se ritualiser et devenir l’occasion de l’annonce de décisions importantes.Actuellement, la partie publique des consistoires est à nouveau précédée ou suivie d’échanges, qui, bien qu’assez formels (discours, interventions lues), tendent à retrouver la fonction consultative initiale du consistoire.
Maintenant le choix des cardinaux nous montrera les options choisies par le pape. Choisira t-il des pasteurs ou des intellectuels ? S’il ne choisit pas des pasteurs alors l’Eglise perdra sa valeur spirituelle, celle du dialogue et de l’amour. Les intellectuels jugent mais ne font jamais rien pour que cela change comme si le monde ne le pouvait pas. A quoi sert la parole sans l’action. Le sécularisme n’est pas si mauvais car il prône que le le pouvoir politique ne doit pas intervenir dans les affaires propres aux institutions religieuses. Il ne faut pas se baser sur un passé édulcoré vu que les papes se faisaient humiliés par les puissants quand ils avaient les Etats pontificaux, maintenant que son rôle est spirituel le pape a une marge de manoeuvre beaucoup plus libre.
Merci !

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Je suggérerais bien volontiers que des "jeunes" Cardinaux en Esprit et en âge puissent y être nommés.
Cela permettrait au moins de faire voir au monde que les prélats se rajeunissent ainsi que la politique du Vatican et les idées !
On peut tout du moins l’espérer.

Emmanuel.eltretat

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