Parution : 6 avril 2011
MAIS QU’EST CE QU’ILS ONT CES CURES ET PASTEURS A VOULOIR GUERIR LES GAYS ?
Par Golias

L’un des principaux ecclésiastiques du diocèse de Gênes, Mgr Paolo Rigon vient de susciter une polémique en Italie en déclarant dans un discours public qu’il était souhaitable de guérir ... l’homosexualité !

Selon le Monsignore, on ne naît pas homosexuel mais on le devient. Il s’agirait de prévenir une telle évolution psychologique. Et ce au travers d’une psychothérapie afin de combattre en quelque sorte le mal à la racine ! Sans quoi, il risque de s’avérer trop enraciné et indéracinable.

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Ces propos homophobes et bien peu éclairés ont provoqué de très vives réactions de protestation de la part des homosexuels catholiques qui se disent très blessés.

Sur le fond d’ailleurs, Mgr Paolo Rigon assimile l’homosexualité à une maladie psychiatrique - aussi guérissable soit-elle - ce qui est inadmissible au regard de la classification de l’OMS. La psychiatrie admet aujourd’hui qu’il s’agit d’une composante différente de la structure affective et sexuelle. Au demeurant toujours diverse selon les attitudes.

A présent, la balle est dans le camp du cardinal Angelo Bagnasco, l’archevêque de Gênes qui devra ou approuver ou désavouer son imprudent sous-fifre. Beaucoup craignent cependant la position de ce cardinal sur la question. *En effet, au moment (2007) de la discussion sur le projet de loi du gouvernement de Romano Prodi sur le DICO, sorte de PACS très soft à l’italienne, le prélat ligure s’était exprimé de façon extrêmement négative sur ce projet " inacceptable et dangereux ".

Beaucoup d’évêques italiens ont fait des déclarations franchement homophobes laissant peu d’espoir quant à un revirement sur la question. Il y a fort à parier qu’une très grande majorité d’entre eux approuvent - ou approuveraient - les divagations de Rigon.

L’année dernière, Mgr Simone Scatizzi, évêque émérite de Pistoia, s’est prononcé en faveur du refus de la communion à des gays. Car, selon ce dernier l’homosexualité est un désordre. Il est vrai que cinq ans auparavant le même prélat, au sujet d’un projet d’union civile, estimait que les homosexuels faisaient peser une menace sur la virilité des hommes. Encore moins soucieux de nuances, Mgr Giacomo Babini, ancien évêque de Grosseto fustigeait le " péché gravissime " des pratiques homosexuelles. Confirmant son refus de donner la communion !

Dans un registre encore plus odieux, Mgr Babini ajoute que sans doute Hitler était fou mais que la colère des nazis " se déchaîna contre les excès et les malversations économiques des juifs ". Quant aux homosexuels, l’évêque Babini leur rappelle que " même les animaux respectent l’ordre naturel " (ce qui au demeurant n’est pas vrai !). En fait, les animaux eux, contrairement à certains évêques, ne sont pas homophobes. Enfin, cerise sur le gâteau, Mgr Babini va jusqu’à déclarer que l’homosexualité chez les prêtres est pire que la
pédophilie.

Mgr Maffeo Giovanni Ducoli, ancien archevêque-évêque de Bellune (Vénétie) justifiait sur un site facebook la violence contre les homosexuels qui l’auraient cherché en s’exhibant et en se montrant par des actions trop démonstratives en public. Enfin, Mgr Giuseppe Matarrese, évêque émérite de Frascati déclara tout de go : " les gays ne peuvent être considérés comme des chrétiens ".

Mais, fort heureusement, certaines rares exceptions donnent des raisons d’espérer. Comme l’actuel évêque de Grosseto (successeur du sinistre Babini) Mgr Franco Agostinelli, soucieux de dialoguer avec la communauté homosexuelle de son diocèse. Ou plus engagés encore Mgr Giovanni Giudici, évêque de Pavie ou Mgr Luigi Bettazzi, l’ancien évêque d’Ivréa, comme jadis l’ancien cardinal de Florence, Silvano Piovanelli, homme évangélique.

Malgré tout ce que pourront dire les évêques, nonobstant les épouvantails ridicules agités, la question d’une reconnaissance des couples homosexuels, retardée par l’obscurantisme du Vatican finira bien par se reposer à nouveau. Et le pays de Dante Alighieri et de l’amour finira bien comme les autres pays de l’Europe occidentale par oser parler de " l’amour qui n’ose pas dire son nom " (Oscar Wilde).

On peut parler d’une juste réaction Le St Columban’s College , dans l’Etat du Queensland, ayant retiré " immédiatement " une autorisation préalablement accordée au Centre chrétien du miracle, un groupe évangélique, lorsque ce collège a pris connaissance des thèmes abordés. En effet, le programme prévoyait des séances de...guérison de l’homosexualité organisées par le dit centre chrétien.

GUERIR LES GAYS

Selon la principale du collège, Ann Rebgetz, le groupe avait caché, de manière délibérée, des informations sur le thème exact de la réunion et sur l’entreprise thérapeutique engagée. Manifestement indisposée par ce refus, la présidente du Centre chrétien du miracle, Dorian Ballard, a accusé l’enseignement catholique de discrimination et souhaite porter plainte. Elle s’est justifiée en prétendant de ne pas être homophobe. " Nous n’avons pas peur d’eux. Nous les aimons. Nous venons à leurs secours depuis des années ". Ce qui s’inscrit sans doute dans une
certaine logique compassionnelle. Mme Ballard s’estime victime de discrimination.

On ne peut que se réjouir de la réaction très saine de ce Collège. D’une part l’entreprise thérapeutique est indigne et contre-indiquée dans la mesure o๠l’homosexualité n’est pas une maladie, et n’a donc pas à être soignée et éradiquée.

D’autre part les prétendues bonnes intentions inspirées par l’amour peuvent être hautement destructrices. En amont, ce sont certainement des étroitesses anthropologiques qui doivent être mises en cause.

45 commentaires

Je dois avouer que je reste admirative devant la peur que notre époque {}éclairée semble manifester devant la simple éventualité de la liberté, du choix et même, si on veut, du risque. Un monsieur très bien intentionné estime que les non-hétéros (et les trans sans doute aussi) le sont à la suite d’affreux traumatismes qui les ont renduEs un peu malades, par complètEs quoi comme dirait notre ami Anatrella (c’est marrant, on dit la même chose pour les travailleuses sexuelles, dont je suis aussi). On est presque peinéEs de devoir le détromper. C’est vrai qu’il a l’air gentil et compatissant quand il dit ça...

D’autres affirment, avec une espèce de foi du charbonnier, que de toute façon l’orientation comme l’identité de genre sont innéEs et "génétiques" (!!!). C’est fou comme chaque époque attribue tout ce qui lui tombe sous l’oeil à sa grille de lecture favorite. De nos jours tout est génétique, la sexualité, la violence, la réussite aux examens... Déterminisme qui n’a même plus rien de surnaturel, un peu du niveau de l’homme-machine...

On se demande bien comment tout ça puisse expliquer qu’on puisse changer de l’une comme de l’autre plusieurs fois dans sa vie, ou cumuler, ou pas choisir, ou que sais-je encore ?


Mais ce qui semble clairement caractériser une époque {}de peu de foi, qui a peur de sa propre ombre et de tout risque de liberté, c’est bien la crédulité dans toutes les affirmations qui traînent pour nous décharger du poids de la responsabilité ; et sans doute de la joie profonde de vivre aussi... Il serait bon des fois d’oser penser que les gentes choisissent aussi une bonne part de leur vie, et que ce n’est pas un crime ! Mais une bénédiction

Plume

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HONTE SHAME SCHANDE VERGOGNA
je pense que les malades sont tous ceux qui prétendent que l’homosexualité doit (peut) être guérie car ces gens-là ont un problème mental pour reconnaître l’homosexualité comme un comportement humain comme les autres.ils ont surtout peur que leurs modèles conservateurs et traditionnels de pensée soient remis en question et selon lesquels naturalité rime avec moralité. autrement dit pour pouvoir affirmer que les actes homosexuels sont immoraux, il faut bien avant tout affirmer que l’homosexualité n’est pas naturel. or que je sache la démarche morale relève d’abord de la capacité d’une personne à prendre la responsabilité de ces décisions. or la responsabilité personnelle est un acquis humain qui confère d’ailleurs à chacun sa dignité ! alors venir prétendre qu’une personne homosexuelle est un malade signifie qu’on ne lui reconnaît pas cette dignité puisqu’elle serait incapable d’assumer une responsabilité personnelle.
c’est tout simplement honteux d’autant plus que l’orientation homosexuelle est de plus en plus expliquée comme un déterminisme biologique tout comme l’hétérosexualité. mais c’est vrai que pour l’Eglise, il valait mieux prétendre que le soleil tournait autour de la terre afin de maintenir sa pensée (restreinte) de la création. on est dans le même schéma de pensée avec l’homosexualité, sauf qu’ici il est d’abord question de péché, de faute, de morale alors qu’avec le soleil on était dans une perspective purement scientifique.
par ailleurs, les références bibliques lues dans les commentaires me révoltent et je répondrai à cela par ces paroles de Jésus quand on lui demandait à propos d’un aveugle de naissance, qui a péché lui ou ses parents ? Jésus répond ni lui ni ses parents, mais c’est l’oeuvre de Dieu qui se réalise dans sa vie...
à bon entendeur...

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Il fut un temps que les travers de l’alcoolisme étaient décrits comme des vices développés au contact d’une société corrompue, et non comme de véritables maladies. On en voulait pour preuve que les animaux n’avaient aucun attrait pour l’éthylisme, ou toute autre forme de drogue. De nos jours, des observations scientifiques apportent un démenti à ce sujet : on a vu en Afrique des animaux de différentes espèces se vautrer en avalant des fruits muris jusqu’à en perdre la raison : éléphants, girafes, gente ailée, aucun ne pouvait résister à la tentation, et même attendait le moment le plus propice pour s’en gaver !

De même pour la sexualité : on ne peut plus croire que sa pratique diverge à ce point chez les humains et chez les animaux. L’homosexualité y est fort répandue et même, à la limite, la pédophilie, puisqu’on n’y fait pas de distinction entre adultes et mineurs. Ce qu’il importe, toutefois, de retenir c’est que les animaux, en général, ne semblent pas avoir comme principe directeur de leurs comportements sexuels la fidélité à la nature, laquelle les guiderait instinctivement vers la survivance de l’espèce. Ici encore il est urgent de revoir la vérité de la fameuse loi naturelle, inscrite au coeur de l’homme,

Aristote définissait l’homme comme un animal raisonnable, et mon prof de morale ajoutait qu’il était davantage animal que raisonnable !

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Bonjour, je suis allé voir sur le site du vatican, afin d’essayer d’y voir un peu plus clair sur cette histoire et peut être penser que le St père démentirait !
vous savez quoi ! c’est pire que prévu, non seulement rien n’est démenti, mais la virulence des propos au sein même de l’Eglise de ST PIERRE est répugnante !
Officiellement c’est bien la Guerre aux homosexuels et uniquement aux homosexuels, qui pour le st siège est l’origine du mal mondial par excellence !
( dépravation, orgie....et j’en passe)

je ne sais pas ou on va mais le mur de la honte n’est pas loin !

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Société

9 avril 2011 13:29 (il y a 3 heures)
Pour une conseillère municipale UMP, les homosexuels et les étrangers ne sont pas des gens « normaux »

C’est une affaire plutôt édifiante que révèle Les Inrocks.com. L’histoire se passe à Fontaine, une ville d’environ 22000 habitants de l’agglomération grenobloise, dans l’Isère. Dans une tribune que le maire communiste, Yannick Boulard, a refusé de publier dans le journal de la ville, la conseillère municipale à‰velyne De Caro, qui préside le groupe d’opposition UMP, fustige la politique de la municipalité en ces termes :

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Dépêchons nous d’en rire... on atteint là des sommets de bêtises et de "petites phrases" qui, réunis dans un florilège recevrait sans doute le prix de la c... Non, il faut le dire avec force, non, l’homosexualité n’est pas une maladie, ni acquise ni innée, elle EST et c’est tout. Que cela plaise ou non aux Monsignori italiens, il faudra bien qu’un jour ils acceptent de voir la réalité en face et qu’ils arrêtent de dire des âneries (restons polis). Quant à revenir aux textes bibliques, ce n’est vraiment pas faute d’essayer de le faire. Je vous conseille un ouvrage "abordable", c’est à dire pas trop farci de grec et de latin qui voudrait "faire le point" mais qui, en fait, ne débouche sur rien d’autre que les condamnations séculaires. Vous aurez là des très bonnes analyses des versets bibliques (rares) sur l’homosexualité et sur Sodome ( que nombre de théologiens aujourd’hui commentent autrement que par le "péché" bien connu). Mais toute cette érudition n’est que poudre aux yeux qui tente de valider l’attitude homophobe de l’Eglise d’aujourd’hui. En fait ces braves évêques ressassent à l’envi des poncifs qui ont traversé les siècles ( et encore, il faudrait y regarder de plus prêt car les "dépravés" que condamne saint Paul n’ont certainement rien à voir avec nous, saint Paul pourfendait l’idôlatrie sexuelle et ne pouvait imaginer ni le terme "gay" ni un mariage homo !). Qui se lèvera un jour pour hurler à la figure de ces prélats ( et de ces moines, car eux aussi ne sont pas tristes sur le sujet) que nous nous moquons éperdà »ment de leurs anathèmes et que, pour ceux d’entre nous qui sont croyants, nous nous remettons entre les mains d’une autre justice, la Vraie celle-là . Je ne suis pas certain que les soutanes soient le meilleur passeport pour le paradis.
Le livre en question est : Clarifications sur l’homosexualité dans la Bible de Jean-Baptiste Edart, Innocent Himbaza et Adrien Schenker, Paris, Cerf, 2007, cooll Lire la Bible.

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je dois avouer, je suis mal à l’aise quand on se met à choisir dans l’Ecriture ce qui convient et ce qui ne convient pas. Et à jeter à la poubelle ce qui semblerait "ne plus être de notre temps". Ce qu’on fait d’ailleurs depuis au moins l’Ecclesiaste (dont je viens de lire la très belle exégèse par Jacques Ellul). Ca pose de toute façon la question : est-ce parole de Dieu, des humainEs, ou encore ?

La Bible a pour caractère de sembler se "contredire" assez fréquemment. Mais ce n’est sans doute là qu’une courte vue.

Bien sà »r, je pourrais botter en touche sur les malédictions du Lévitique comme je l’ai eu fait sur les diatribes misogynes de Saint Paul, en invoquant interpolations ou "interventions bassement humaines".
Mais ce serait trop facile. Et oublier que l’autre effraie profondément. la Bible est le livre des sentiments les plus profonds, la peur comme l’amour. Et même le Christ, selon Saint Jean, a eu peur sur la Croix...

Mon vieux maître, encore lui, Léon Bloy, osait soupçonner un conflit très profond dans sa signification, au sein de la divinité confrontée à sa créature et au temps dans laquelle celle-ci est plongée. Et il rappelait, après bien d’autres, qu’Israel a été nommé ainsi parce que c’est "celui qui a lutté avec Dieu".

Bon, je ne suis pas exégète ni bibliste, loin de là . Mais voilà , existe ce qui existe, est libre qui est libre. Et si nous tenons à ce que les choses aient, comme on dit, un sens, eh bien on ne peut juste tirer un trait dessus.

Plume

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Et pourquoi pas vouloir guérir les gens de leur hétérosexualité tant qu’on y est ??? !!!!
Et pour tous ceux qui ne sont pas familier avec l’homosexualité, qu’ils se posent les questions suivantes :
http://wp.me/pDVUq-3VN

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Certains grands ensoutanés italiens à demi cacochymes, ne connaissant rien de la vie, de l’existence humaine ni de l’amour, mais qui prétendent, à tort, détenir la vérité et savoir ce qui est bon pour l’être humain, divaguent et ratiocinent, à la limite de la pathologie mentale (car à , pour le coup, leur obsession continuelle de l’homosexualité relève de la psychiatrie). Qu’ils parlent si çà les amuse. Cela doit leur donner le sentiment d’exister dans leur pauvre petite vie étriquée de névrosés du sexe et de la joie de vivre. Et puis dans cette Italie d’aujourd’hui, qui est en effet un modèle achevé de morale et de droiture berlusconienne, que ne feraient pas les bons prélats de l’ultra-réaction ratzingerienne pour complaire à leur très saint père et pour détourner l’attention des turpitudes "bunga bunga" de leur "cavaliere" chéri, si bon catholique, si ami du Vatican, du fric, de la mafia et des jeunes filles. Tout cela n’est que pacotille, logorrhée purulente de vieilles enclumes aveugles et sourdes à la réalité du monde, et paroles vides de gens inutiles, nuisibles à la société, confits dans leur jus de fausse religion au service des puissants et non du vrai peuple de Dieu qui inclut tout le monde, hétéros comme homos. Conformez-vous au vrai message de l’Evangile, et non aux divagations d’un haut clergé italien qui ne sait plus o๠il en est.

Quant aux commentaires de certains sur ce post, commentaires si empreints d’amour du prochain, qui en sont encore à se référer au Lévitique, ce vieux texte avarié écrit il y a plus de deux mille ans pour des groupes humains précis (quelques tribus à peine) dans un contexte géographique, culturel et social précis, je leur conseille, puisqu’ils tiennent absolument à en faire une base de leur jugement, de ne pas s’en tenir aux versets qui condamnent l’homosxualité. Ce serait trop facile... Chers amis, ne mangez donc pas de chameau ni de daman, pas de porc évidemment (mais je suis sà »r que vous n’en mangez pas puisque le Lévitique est votre référence suprême), pas d’orfraie, de corbeau, de hibou ou d’autruche. Et le kangourou, et la dinde ? C’est bien bête, mais apparemment, Dieu ne connaissait ni le kangourou ni la dinde quand il a écrit le Lévitique... Et ne mangez pas de boudin, car le sang est le siège de l’âme ! Ne portez pas de vêtements composés de deux type de fil (pas de coton-lycra ni de laine-soie !). N’oubliez pas que la femme est impure durant ses règles. Et si l’un de vos enfant vous parle mal, abattez-le sur le champ (Lévitique 20-9). Et tant d’autres joyeusetés bibliques. Et puis franchement, allez au bout de vos convictions : si vous estimez que le Lévitique a raison sur les homosexuels, faites ce que dit le livre : allez dans un bar gay et tuez les tous. Dieu vous en sera certainement reconnaissant. Ainsi soit-il.

Quant à moi, je suis homo, je n’ai pas choisi de l’être, je suis né ainsi (ne suis-je pas à l’image de Dieu, comme vous ?) comme vous êtres né hétéro, je ne souffre d’aucun manque ni d’aucune blessure affective, je me porte très bien, je vis très bien, en couple depuis près de trente ans, croyant et épanoui mais j’ai déserté les églises, çà peut se comprendre et je n’ai pas besoin de prêtres pour chérir le Christ. Pour le reste, je pourrais vous le dire, mais je serai malpoli et j’ai appris à me tenir pendant ma scolarité en école catholique.

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Le-poète-musicien, agréable frère et doux démon inventif, heureux de me faire franchir le cercle de feu de l’amour interdit, l’amour tabou, l’amour honni, méprisé, blâmé, vomi, l’amour du monde o๠l’on ne va jamais, ou que rarement, en passant, sans le faire exprès, du monde sensuel, poignant de solitudes accumulées, du monde cruel, pathétique, violent, o๠l’on ne sait plus qui enchaîne qui, qui est soumis à qui, qui domine qui, du monde que l’on dit sale et répugnant, du monde anormal, non abouti, malsain, du monde que l’on ne sait comment nommer dignement, sinon avec des mots dégradants et obscènes qui traduisent davantage l’embarras ou l’envie de ceux qui les disent que de ceux qui les pratiquent. Le poète-musicien veut me faire franchir le cercle de feu de l’amour interdit “ une fois, une fois seulement “, du monde o๠l’on ne va jamais. Ou que rarement, en passant.
L’homosexualité est un art d’amour difficile, que peu pratiquent. Est-il pour autant une maladie psychiatrique ? Les homos comme on dit, ne baignent pas dans l’aisance de la sexualité normale et encore moins dans celle des sentiments reconnus et acceptés par la Société. Mais ils aiment eux aussi.

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L’Eglise n’a pas mieux à faire. On ne peut pas aller contre un choix de vie, le libre arbitre existe et y aller contre est aller contre le message du Christ. Guérir l’homosexualité, c’est si drôle que j’en suis consterné.
Que l’Eglise s’occupe des gens dans le besoin plutôt que la sexualité, car cela a toujours été le sujet le plus dérangeant pour le magistère qui n’ a jamais su en parler. Alors n’imposons pas des idées d’un autre âge qui seront rejeté par le plus grand nombre. Après tout les homosexuels sont des hommes et des femmes comme les autres qui mérite mieux que ces discours d’un autre siècle.
Merci !

http://paroissiens-progressiste.over-blog.com/

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et franchement

je leur dis la chanson de BRASSENS
http://www.youtube.com/watch?v=gznDOMKeWkA

quand on est con on est con

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Guérir d’un choix et d’une liberté. Pas mal comme base morale. Autant dire guérir de la vie, tiens, pour paraphraser les tradis qui n’ont que ce mot-valise à la bouche...

J’avoue, je n’ai jamais tellement bien saisi, ni même apprécié pour ce qui me concerne, une approche des choses qui cantonne les modes relationnels priviliégiés (beh oui, on peut aimer aussi les gentes sans coucher avec, et donc pour moi ça ne se limite pas aux sexualités), ou même les genres, dans un nécessaire inné et pas choisi (et immuable donc en plus). Déjà , je sais très bien que mes petitEs amiEs par exemple de sos-homophobies croient dur comme fer que cet argumentaire va nous protéger, même s’ilelles y croient pas touTEs. Queud’chi. Ne "pas choisir" n’a jamais protégé d’aucune persécution. Au contraire dirais-je même. La seule question valable ici est celle de la liberté humaine.

Or, c’est bizarre, si je trouve qu’il y a des fois qu’elle est mal invoquée pour couvrir les pires extravagances, là , elle me paraît justement tout à fait à sa place. Quelle liberté plus élémentaire que de choisir avec qui on préfère vivre, selon quelles modalités, si on préfère engendrer ou pas, si même on peut s’aviser de changer de genre (oui, je sais, là ça heurte directement la notion de loi naturelle, d’ailleurs je n’ai pas de réponse toute faite, même si j’y suis personnellement engagée).

Bref, pour ma part, si je n’ai jamais été hétéro ni hétéra, d’abord garçon pédé puis plus tard mtf gouine (oui, nous avons pour usage de nous parer de ce que des gentes sans imagination croient encore des insultes...), eh bien je vais vous le dire, c’est d’avoir été dès l’enfance incroyablement choquée et attristée par la lourdeur et la violence de la socialité hétéro qui se déployait devant moi. Pas du tout envie d’y participer. Mais d’autre chose, justement. Si c’est pas de la liberté et du choix, je sais pas ce que c’est...

Plume

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Devant un tel acharnement , il n’y a plus que la solution des procès !
Si tel est l’envie de ces prélats ! pour moi c’est pas un soucis ! je mets immédiatement en copie le texte ici présenté, aux instances nationales, européennes, associations anti homophobies nationales et européennes, religieuses, et surtout médiatiques.... il y a des lois, pour le reste, nous verons bien.
Je suis las de ces relants nazis !
emmanuel.eltretat

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Là dessus, il est un fait de toute manière incontestable : l’homosexualité peut se "guérir". Et oui ! Mais il faut faire attention aux amalgames ! Je ne suis pas en train de dire que l’homosexualité est une "maladie", loin de là !
Ce que je veux dire, c’est que l’homosexualité résulte d’une blessure, d’un traumatisme.
Il me semble préférable d’illustrer mes propos pour qu’ils ne soient pas pris à contresens...
Imaginons que notre vie est celle d’un jardinier... Un homme à moustaches et à chapeau de paille qui travaille à faire pousser de belles fleures. S’il est d’une "bonne constitution", s’il a un système himunitaire fort, il pourra se piquer avec une épine de Rosier, s’entailler un doigt avec un sécateur, ses blessures cicatriseront. Cet homme, c’est l’homme fort, avec des valeurs sà »res, et qui a un esprit qui résiste aux vagues de la vie...
Mais si le jardinier est en convalescence d’une maladie, ou qu’il est hémophile, s’il s’entaille le doigt, elle risque de s’infecter, de ne pas cicatriser. Cet homme, c’est celui qui est moins "fort psychologiquement".
Le premier, dans la vie réelle, s’il connaît de nombreuses difficultés, pourra les surmonter ;
En revanche, le second, peut être blessé intérieurement par une réflexion qui l’a marqué et profondément blessé, une histoire de famille difficile à accepter, des parents qui n’ont pas donné le désir à leur fils de fonder une famille. Tout cela, s’appelle une névrose.
C’est ainsi que naît l’homosexualité, d’une blessure psychologique et profonde qui s’est faite alors que nous étions faibles.
Mais en continuant l’analogie, si la plaie est désinfectée, bandée d’un pensement, elle pourra se refermer.
C’est la même chose avec les gens qui ont été blessés et dont leur "infection" s’est traduite par le désir des personnes de même sexe.
En approfondissant l’étude psychologique, les homosexuels sont des "bléssés de la vie" qui, dans leur inconscient, refusent de donner la vie par peur de reproduction d’un trauma similaire au leur. Deux personnes de même sexe ne peuvent biologiquement pas donner la vie, c’est un fait.
Ainsi, l’homosexualité se guérit, en pansant la plaie qui ne s’était pas refermée.
C’est un message d’espoir pour ces gens qui souffrent.
Oui, ils souffrent d’un manque d’intégration et sont victime d’injustices. Mais la pire des injustices qu’on leur fait subir, c’est de leur faire croire qu’ils sont nés comme ça et que c’est irréversible.
Aujourd’hui, nous les dissuadons encore plus de chercher un remède en louant l’homosexualité et en en faisant une "mode".
Vous connaissez beaucoup de gens qui font la promotion d’une maladie ?!

Dans l’espoir de voir leurs coeurs à nouveaux sains et guéris, comme à l’heure de leur naissance...

Cordialement

lorangebleue

P.S : J’espère que vous accepterez de publier ce commentaire car il présente un point de vue qui, certes, diffère du votre, mais qui propose une solution.

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Comme je dis toujours revenons à la saveur originelle du texte biblique. Tellement plus drue et plus intéressante que les conceptions actuelles sur ce sujet.

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