Parution : 14 avril 2011
Dans Golias Hebdo de cette semaine
IMMOBILIER : Le grand Monopoly
de l’Eglise
Par Golias

Couvents, séminaires, propriétés de congrégations, immeubles... Face à des
charges de fonctionnement de plus en plus lourdes, l’Eglise de France vend une partie de son patrimoine pour éviter la faillite. Cette grande braderie, qui suscite des convoitises et dans laquelle sont en jeu des sommes colossales, n’est pas sans poser un certain nombre de questions.

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Révélateur d’une époque, le grand délestage de l’Eglise de France mesure la perte d’influence d’un système de chrétienté. Dans les prochaines années, la vente de ses biens immobiliers va devenir de plus en plus importante au regard de l’impératif comptable. Il restera toutefois les 87 cathédrales et les 45 000 églises paroissiales, propriétés de l’Etat et des communes depuis la loi de séparation de 1905 et qui en assurent l’entretien. Ce dont les catholiques les plus intransigeants ne sauraient se plaindre.

Davantage de transparence serait la bienvenue sur les transactions menées, d’autant que les biens vendus représentent souvent des legs et donations des fidèles. Cette tradition n’est pas révolue, mais est-ce une façon de les
encourager de la part des diocèses et du Vatican habilités à donner leur accord ? Les catholiques n’auraient-ils pas leur mot à dire sur la destination des sommes considérables qui résultent de ces ventes ? Les appartements et maisons de retraite haut-de-gamme qui succèdent aux congrégations religieuses ne vont certainement pas dans le sens du message évangélique. L’opacité qui est de mise suscite trop souvent l’appétit de promoteurs habitués à des méthodes peu orthodoxes, et pourrait annoncer de nouvelles dérives. Et une solidarité entre les diocèses « les plus riches » et les plus pauvres ne devrait-elle pas aller de soi ?

La situation appelle à une gestion plus rigoureuse, et à éviter la fuite en avant des placements soi-disant éthiques sur le marché boursier qui pourraient annoncer de nouvelles déconvenues. Ce grand Monopoly de l’Eglise n’augure rien de bon et la détourne de sa mission première, d’accueil, d’évangélisation, d’aide aux plus démunis et aux migrants. S’il n’y a pas lieu de se réjouir de cette grande braderie des couvents et bâtiments consacrés, on ne peut qu’appeler de ses voeux l’avènement d’une Eglise plus humble, plus aimante, éloignée de la nostalgie d’une période révolue.

Découvrez l’intégralité de notre dossier dans Golias Hebdo n°180

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Dieu a quitté le Vatican quand les papes se sont assis sur le trône de Constantin et ont revêtu les oripeaux impériaux.

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Pour lui "Cela n’avait rien à voir avec la sexualité. Je me suis souvent occupé d’enfants et je n’ai jamais ressenti la moindre attirance. C’était de l’intimité qui s’installait". Choquant surtout qu’il a abusé de deux de ses neveux. Et il ajoute qu’il ne se considérait pas comme un pédophile : "Je n’ai pas du tout l’impression d’être un pédophile. C’était comme une petite relation. Je n’avais pas l’impression que mon neveu y était opposé, que du contraire". Dans ses propos et son attitude, il montre peu de compassion pour les victimes et essaye de minimiser la gravité de ses actes. Et après on s’étonne que la Belgique est choquée. O๠est le repentir et le pardon ici. Il n’est pas étonnant non plus que les évêques de Belgique se disent "extrêmement choqués" et qu’il tiennent à "expressément se distancier" des propos de M. Vangheluwe. Le Saint-Siège s’est dit également choqués par la teneur de cet entretien.
C’est triste de voir cela.
Merci !

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