Parution : 19 janvier 2012
Dans Golias Hebdo
de cette semaine :
" La gauche est-elle soluble dans le catholicisme ? "
Par Golias

Quelques catholiques de sensibilité socialiste-conservatrice viennent de fonder les « Poissons roses ». Cette semaine, « Golias Hebdo » vous propose une radioscopie de ce mouvement que nous prendrons le temps d’analyser au fil de son développement. L’occasion de revenir sur les différents écueils que doivent affronter les catholiques de gauche en politique.

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L’engagement chrétien en question

L’ère des masses est révolue ! L’émergence à droite d’une Christine Boutin n’hésitant plus à se revendiquer de Dieu, et l’initiative embryonnaire à gauche des « Poissons roses » (lire notre dossier de cette semaine), toutes deux fidèles aux positions magistèrielles, nous montre qu’il n’est pas simple de conjuguer engagement chrétien et modernité. Nous émanciper des archaïsmes, sans être victimes des écueils qui frappent déjà les boutinistes de droite et de gauche, n’est pas chose aisée.

Ces archaïsmes se nourrissent des postures identitaires. S’en affranchir, et ne plus se figurer que l’avenir commun pourrait se construire à partir d’une posture identitaire où la croix et les icônes pourraient tout simplement accompagner les claquements des drapeaux, peu importe les couleurs, c’est éviter le piège que nous tendent, nombreux, ceux qui désormais instrumentalisent la foi et dont les dérives les plus extrêmes sont à aller chercher du côtés des évangéliques.
Des voix, dans la presse chrétienne, s’élèvent parfois pour regretter les « grandes consciences catholiques » qui auraient disparu, se lamentent de voir que la puissance des canaux chrétiens se réduit aujourd’hui à peau de chagrin, et en appellent à une résurgence du XXe siècle. Ceux-là, qui rangent la Bible à côté de leurs essais politiques, ont déjà échoué !

Le défi et le piège de notre siècle, qui n’est plus celui des masses, est celui de l’identité. Si hier il ne fallait pas réduire l’homme à un camp, à une classe, ou à un système, bien que l’on puisse utiliser les concepts pour cheminer politiquement, le piège aujourd’hui serait de réduire l’homme à une identité, à des caractéristiques techniques, et de ne le juger, lui et son contradicteur, que réduit à des concepts. Face à ces carcans, la foi peut souffler son vent de braise et nous libérer. Mais encore faut-il nous demander, posément, si le catholicisme romain en est toujours capable (lire notre entretien)... Un grand défi !

Lire l’intégralité de ce dossier dans Golias Hebdo n°220

13 commentaires

A voir la séquence de Jean-Luc Mélenchon à Metz où il distingue les catholiques de "tendance saint Martin", les "partageux", et le "christianisme des croisades" de Marine LP (voir 17e minutes : http://www.dailymotion.com/video/xntkky_jean-luc-melenchon-discours-de-metz_news?start=1#from=embediframe).

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Bonsoir Golias. 23 janvier 2012 21:41, par Agnès Gouinguenet

Il faudrait aller voir au Nicaragua socialiste catholique de Monsieur Ortega.
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L’avortement thérapeutique y est interdit depuis 5 ans, pour avoir les sous de ...
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Agnès Gouinguenet.
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http://gouinguenetagnes.blogspot.com

ou bien

http://blogs.mediapart.fr/blog/agnes-gouinguenet

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Bonjour

Je pense que cet article devrait plutôt avoir pour titre "Le catholicisme (qui n’est qu’une fraction (faction ?) du Christianisme) est-il soluble dans la Gauche (politique).

La réponse est évidemment... expérience faite... ?

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Je trouve la présentation de Golias tout à fait pertinente. L’engagement des chrétiens en politique relève hélas trop souvent d’un combat idéologique qui est d’ailleurs souvent contre-productif par rapport aux causes défendues. Hormis le côté cucul du nom de "poisson rose" qui ne fait pas très sérieux en politique, je crains que ce genre d’initiatives ne génère plus de sarcasmes qu’autre chose.

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Bonjour Golias.
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Si j’ai bien compris, l’intérêt du Christianisme (donc "évangélique") réside en l’humanisation de Dieu, ce qui revient à diviniser l’humain-e.
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Ce qui voudrait dire, me semble-t-il, que chacun-e en a sa part et que tou-te-s l’ont en entier.
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Ce qui induit, à mon humble avis, que l’un-e n’en a pas plus que l’autre.
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Mais les humain-e-s ayant besoin d’une structure organisée pour s’entendre et ne pas se crêper le chignon (de catenia, la chaîne de l’esclave, donc homme ou femme), il a fallu créer ce que nous appelons une Eglise, avec ses degrés divers en responsabilités.
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Le seul moyen de garder à cette structure "ecclésiale" son origine "évangélique", est que tous les éléments humains qui la composent aient la même importance quant au choix de ceux-celles qui guideront l’ensemble, selon un turn-over ne devant pas excéder 10 années.
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Ce qui éviterait l’obsession de l’obtention d’un mandat personnel permanent, la prise de tête des mitrés à vie, la tentation d’abus de pouvoir, les droits sans les devoirs, bref tout ce que remettait en cause le fondateur du Christianisme.
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Belle journée.
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Agnès Gouinguenet (débaptisée en 3 jours, un record ! Mais c’est ma fête en ce jour de 21 janvier, symbole de pallium ...).
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http://gouinguenetagnes.blogspot.com

ou bien

http://blogs.mediapart.fr/blog/agnes-gouinguenet

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La Droite adore ma religion ...mais déteste les Evangiles .

Un Catholique de Droite me parait être un oxymore !

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