Parution : 12 octobre 2012
« Ainsi soient-ils » une série cathédrale
Par Golias

Œuvre de fiction réussie ayant pour thème l’Église, « Ainsi soient-ils » est avant tout un incroyable défi.

81 commentaires
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Diffusée à partir du jeudi 11 octobre sur Arte, la série Ainsi soient-ils est un événement culturel majeur dont l’intérêt dépasse la simple réussite télévisuelle et le plaisir du spectateur. Avec pour personnages principaux cinq jeunes séminaristes contemporains, leurs professeurs prêtres et des cadres de la conférence épiscopale, la série nous transporte avec nuance et intelligence des multiples vies quotidiennes des jeunes hommes, à la conférence épiscopale française, jusqu’aux intrigues de pouvoir des salons feutrés du Vatican. Les artisans de la série insistent beaucoup sur un point : c’est le monde qu’ils ont voulu filmer, à travers le prisme de l’Église et l’engagement de ces jeunes candidats à la prêtrise (lire notre entretien exclusif).

Nous avons vu les huit épisodes. Si nous consacrons cette semaine un numéro spécial de Golias Hebdo à la série Ainsi soient-ils, c’est d’abord parce que la première saison de la série a réussi un pari osé. Évoquer l’engagement de jeunes séminaristes au XXIe siècle, en évitant la certitude des poncifs et la bêtise des clichés, était un parcours d’obstacle éminemment périlleux. Qu’importe. Les huit épisodes, fort réussis, les ont tous évités. Les épreuves, les questionnements, les doutes, ce sont les personnages qui les traverseront selon leurs personnalités plurales qui, toutes, offrent à la série une épaisseur nommée humanité.

Chaque personnage, filmé dans sa complexité, nous offre un visage d’Église que nous avons peut-être déjà croisé, sans pour autant incarner des stéréotypes. C’est pourquoi Ainsi soient-ils est un événement. En nous offrant l’occasion unique de nous questionner, de questionner le monde, ainsi que les institutions ecclésiales qui s’y trouvent, cette œuvre de fiction compte déjà comme un outil de réflexion majeur pour penser nos temps présents. À l’heure où certains ressassent inlassablement depuis leurs catacombes les citations poussiéreuses des romanciers catholiques français, Ainsi soient-ils nous offre un grand bol d’air frais nuancé, contemporain, actualisé et intelligent pour penser la modernité et ses défis. Plus que six ou sept saisons supplémentaires, et à coup sûr elle provoquera un nouveau concile ! Golias
(photo : Zadig productions / Arte)

Découvrez l’ensemble de notre dossier dans Golias Hebdo de cette semaine

81 commentaires

=> Excellente série sur la forme, écriture vive et serrée, pas de temps morts. Acteurs de bons à excellents. En revanche, sur le fonds, que d’erreurs -qui auraient facilement pu et auraient du être évitées- et surtout que de caricatures et d’emprise d’une "certaine" idéologie certes peu étonnante sur Arte.

=> Il y aurait donc ainsi d’un côté les méchants conservateurs - séniles / obsédés par le pouvoir et l’argent / carriéristes / égoïstes - et de l’autre les gentils progressistes - ouverts / généreux / impliqués dans les luttes sociales / désintéressés -. La réalité est bien sur toujours plus complexe, les individus ne sont pas tout blancs ou tout noirs. Un tel manichéisme est pitoyable et dessert la série.

=> Et puis l’Eglise en France aujourd’hui dans sa jeunesse notamment est bien différente du portrait qui en est dressé. Si il est certain que le clergé de plus de 60 ans (et il est proportionnellement nombreux du fait de la crise des vocations) est encore souvent marqué par un progressisme dont on connait aujourd’hui le bilan dramatique, la génération intermédiaire de prêtres (40 à 60) ans en est revenu. Quant à la jeune génération, et notamment chez les séminaristes, elle est souvent bien plus "conservatrice" que ne le souhaiterait l’actuelle hiérarchie de l’Eglise en France.....

=> On connaît la boutade qui voudrait que la plus grande crainte des supérieurs de séminaires soit que chaque séminariste cache dans son placard une soutane qu’il pourra enfin porter le lendemain de son ordination... On revoit d’ailleurs de plus en plus de jeunes prêtres portant une soutane, en permanence ou occasionnellement, dans un souci non seulement identitaire mais aussi de visibilité et de témoignage dans une société française s’éloignant de plus en plus de la religion catholique. Pour témoigner aussi de la nécessité d’un retour à une plus grande verticalité (Dieu, le spirituel) par opposition à une horizontalité (les hommes, le social) qui avait fini par faire oublier la dimension première de la branche la plus grande de la Croix.

=> Enfin on constatera pour le déplorer que dans cette série, Dieu est tristement absent. Les séminaristes que l’on nous montre se cherchent -ou se fuient - bien plus qu’il ne semblent chercher Dieu. Ils sont tristes, déprimés, perdus. Là encore il y a un parti pris très net. Oeuvre de fiction dira-t-on. Certes mais il est dommage que ce soit des déformations qui vont toujours dans le même sens.....

=> Si l’on veut une vision non plus de fiction mais documentaire, on regardera avec intérêt le documentaire "Des hommes à part" réalisé en 2010 et disponible en DVD et parfois diffusé sur KTO. Certes pas représentatif d’un séminaire français "ordinaire" puisqu’il s’agit de séminaristes de la Fraternité Saint-Pierre - traditionalistes donc, mais pas intégristes -. On y voit là de vrais séminaristes, joyeux, confiants, suivant une formation (trop ?) exigeante. Un lien pour un petit aperçu de moins d’une minute : http://www.dailymotion.com/vid...

=> Si Arte était une chaîne plus pluraliste, elle diffuserait ce documentaire reconnu et d’une grande qualité (les textes sont dits par Michael Lonsdale), dénué de tout esprit de "propagande". Et organiserait un débat à la suite de la diffusion de la première saison de cette série en effet passionnante par son sujet et par par sa forme, mais si discutable, caricaturale et même erronée sur le fonds. Avec comme intervenants de vrais séminaristes, représentant différentes "sensibilités".

=> En espérant que mon commentaire sera publié ici même si il ne reflète pas la même "sensibilité" que le site.

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« Ainsi soient-ils » une série cathédrale 3 novembre 2012 13:56, par Marco

Fini plus belle la vie au Sem ! La normalisation et le réel de l’Eglise d’aujoud’hui concluent la série. Circulez y a plus rien à voir.

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« Ainsi soient-ils » : la maison de Numérobis 3 novembre 2012 00:37, par Assuerus

La série esquisse sous forme de caricature la sclérose actuelle de l’Eglise de France. Le diagnostic est juste, la fracture entre une Eglise ouverte mais fragile et une Eglise fermée et desséchée, dominée par une hiérarchie obtue, est bien dessinée mais inutilement manichéenne. Le détail de nombreuses scènes, le discours de certains membres du clergé sont totalement à côté de la plaque et frisent le ridicule : notamment les scènes de prière personnelle ou la diplomatie de comptoir des éminences rouges du Vatican. Le jeu des jeunes acteurs dans les scènes liturgiques est absolument nul. On dirait des poissons rouges dans un bocal ; manifestement certains acteurs étaient mieux à leur place dans "Plus belle la vie." Le profil de certains séminaristes frise l’irréalisme. Quand est-ce que les scénaristes comoprendront que dans les séminaires ont fait autre chose que de participer à des kermesses ou à préparer des journées portes-ouvertes. Les reconstitutions de scènes au Vatican avec le pape sont tellement irréelles et fausses que cela déconsidère tout le film. Pie XII et soeur Pasqualina étaient quand même autre chose que des pantins hystériques de comédie Nous étions plusieurs anciens prêtres religieux et religieuses de plusieurs générations à visionner le film ensemble. On a bien ri, mais souvent on était furieux qu’un sujet aussi grave soit traité de façon si maladroite. La plupart des gens n’auront pas perçu ce chapelet de fausses notes qui déparent le sujet. Leur méconnaissance du milieu religieux n’en sera que pire. Or la réalité est autrement plus triviale et plus grave, surtout dans l’atmosphère actuelle de chasse aux sorcières qui pourrit le clergé séculier et régulier de l’intérieur.

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"Ainsi soient-ils" (Amen) 1er novembre 2012 00:54, par Christian

Ces épisodes me font revivre ma jeunesse. Nous avons connu beaucoup de leurs situations, plus modestement.

Pour réagir à certaines personnes qui en parlent sans avoir vécu, je tiens à apporter mon modeste témoignage.
Un séminariste des années 1958 à 1968.

J’ai passé ma jeunesse dans les séminaires, hors des sollicitations du monde. Cela a commencé en 1958.
Entré à 10 ans au petit séminaire où la discipline était rigide : méditation et messe tous les jours (levée 6 heures)
.
Visite à la famille tous les trois semaines, après la messe du matin et le retour au soir pour les vêpres ( en latin).
Le courrier était censuré avant l’envoi : si le contenu ne plaisait pas au supérieur, nous étions convoqués.
un directeur de conscience nous était désigné : c’était le confesseur. La confession était obligatoire toutes les semaines.
Nos fréquentations étaient surveillées, surtout pas de filles.
Tel fut le début de ma vie d’un garçon de 10 ans, sans explications, sans "mode d’emploi". Nous étions en immersion. Nous nous adaptions.

Vatican II nous apporta un souffle nouveau.
A part ceux qui sont nostalgiques d’un passé résolu, la langue française dans la liturgie nous apporta plus de compréhension.
Pour les adolescents que nous étions, nous comprenions ce que nous chantions et entendions.
Nous avions le droit de participer à la vie sociale, et de nous y investir, par le biais d’associations et autres, de nous mêler aux autres, plus ouvert vers l’extérieur..
Nos éducateurs, qui étaient prêtres, se sont davantage ouverts pour que nous sortions de la rigidité de cette éducation.

Après une année au grand séminaire, j’ai quitté cette voie. J’ai travaillé modestement et fondé une famille. Je mets en pratique les enseignements de l’Évangile dans la vie courante ;

A partir des années 1970, les petits séminaires ont progressivement disparu, sauf chez les traditionalistes. Les grands séminaires se regroupaient sur plusieurs départements ou par région : l’enseignement se faisant au niveau des universités catholiques. Les séminaristes sont regroupés en communauté de vie...

Je suis étonné par certains commentaires qui idéalisent le séminariste, comme un "dieu" sorti de la "cuisse de jupiter", alors que c’est un homme comme tous les autres, avec ses qualités et ses défauts.
Certains de mes anciens professeurs, prêtes, qui ont quitté cette voie, ont fondé une famille, malgré beaucoup de difficultés, mènent une vie épanouie , tandis que d’autres restés dans les ordres, ont fini leur vie dans l’aigreur !

Merci à Golias pour ses articles, de fédérer les chrétiens de gauche.

Christian

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Le sujet semble-t-il inspire ces dernières années beaucoup les cinéastes.
Le 7 novembre prochain sort en salles un duo de courts-métrages sur ces questions : Il était une foi.
A voir pour comprendre ce qu’ont vécu nos parents, grands-parents vis à vis des exigences de l’Eglise, leurs questionnements vis à vis du clergé et de l’abbé Viollet (d’après les lettres de catholiques réunies adressées à l’abbé Viollet sur les questions sexuelles dans les années 20 à 40 et publiées par Martine Sevegrand), mais aussi voir ce qui se passe dans la tête et le coeur d’ un jeune séminariste d’aujourd’hui italien.

http://a3distribution.com/home/il-etait-une-foi

A signaler également, le travail du cinéaste roumain Christian Mungiu et son film choc montré au dernier festival de Cannes "Par delà les collines" inspiré par un fait divers réel qui s’est produit dans le monastère orthodoxe de Tanacu en Roumanie en 2005.
http://www.canalplus.fr/c-cinema/pid3560-c-bandes-annonces.html?vid=750262

Mais aussi le film récemment sorti de Anca Hirte sur la profession religieuse orthodoxe : Téodora pécheresse :

http://www.shellac-altern.org/fiches-films/303-teodora-pecheresse

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« Ainsi soient-ils » une série cathédrale 18 octobre 2012 17:23, par St Hilaire

L’Eglise de Rome fait souvent la fine bouche dans certains diocèses. Ainsi, un postulant a été refusé car il avait un profil trop "franciscain, près des pauvres, pasassez dominicain". Il faut dire que ses origines modestes juraient parmi les autres séminaristes (des fils de famille issus de la bonne bourgeoisie). Alors, un jour, il a fait sa valise, écoeuré par ceux qui lui avaient tant parlé de l’Evangile. Nous l’avons ordonné prêtre dans notre Eglise il y a peu de temps et nous nous en réjouissons.

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« Ainsi soient-ils » une série cathédrale 18 octobre 2012 11:43, par françois ( ni papiste, ni romain…)

BON jour à tous ( et à toutes…)

s’il est des avis et des interventions en totale contradiction avec l’Evangile,
il en est d’autres, ô combien réconfortants !
tel cet article que je soumets à votre réflexion...

http://crise.blog.lemonde.fr/2012/10/13/bons-baisers-de-florange-4-le-pere-adam-qui-prie-pour-resister/

en toute fraternité !

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« Ainsi soient-ils » une série cathédrale 17 octobre 2012 16:49, par Anne

Le mieux, c’est encore de rencontrer les séminaristes de votre diocèse et de leur parler. Vous ne pensez pas que c’est mieux qu’un documentaire et a fortiori qu’une fiction issue de l’imagination d’un scénariste qui ne cherche que l’audience ?

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« Ainsi soient-ils » une série cathédrale 17 octobre 2012 12:25, par SIGNO

A Deroec
- 1- Que certains prélats ce soient mal comportés durant l’histoire, c’est une évidence ; c’était malheureusement inévitable ; mais ne confondons pas les hommes et l’ Assemblée dont ils sont membres...
- 2- Que l’Eglise soit le corps mystique du Christ ce n’est pas moi qui le dit, c’est la théologie catholique, et je ne vois pas en quoi cette théologie déresponsabilise les "fauteurs", au contraire, elle rend leurs méfaits d’autant plus graves, puisqu’ils se rendent indignes d’appartenir à ce corps mystique.
- 3- Des mauvais comportements dans l’Eglise, il y en a eu, il y en a, et il y en aura jusquà la fin du monde. L’objectif est qu’il y en ait le moins possible. Pour cela, il faut renoncer à l’esprit de système, de bureaucratie, à l’esprit du monde, et remplacer tout cela par la Foi comme Michel Marie Zanotti Sorkine

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« Ainsi soient-ils » une série cathédrale 17 octobre 2012 11:17, par St Hilaire

Il faut d’abord prendre cette série pour ce qu’elle est : une série télé... Pour les puristes, il y a bien sur des approximations (la liturgie, ouille, ouille, ouille !). Conservateurs, progressistes ? Tout est relatif. Tout est tellement mélangé dans l’Eglise, qu’on ne s’y retrouve plus. Issue de Vatican II, la "nouvelle évangélisation" n’est souvent que le creuset de mouvements ecclésiaux qui se caractérisent par leur sectarisme et leur néoconservatisme.
Les contacts que j’ai pu avoir avec de jeunes séminaristes font apparaître des jeunes qui se retrouvent rapidement déçus et désabusés par l’usine à gaz de Rome. La réalité du terrain est bien loin des dentelles de la cappa magna gérontocratique. Je ne sais si les cardinaux symbolisent leur désir de verser leur sang par la couleur rouge, mais il savent certainement presser les autres comme des citrons. L’argent a de plus en plus de mal à rentrer et il est vrai que le marketing fait foi, même pour racoller des jeunes dans le ministère.

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« Ainsi soient-ils » une série cathédrale 17 octobre 2012 10:09, par Françoise

Finalement, cette oeuvre de fiction aura peut-être plus une portée évangélisatrice et évangélique que le synode des évêques :

1/ la fiction va cultiver et faire appréhender à tous, croyants et incroyants qui la regarderont, de façon assez profonde, la réalité que vit chaque séminariste, prêtre, évêque suivant sa personnalité, ses aspirations mais aussi ses propres difficultés. Le regard critique et extérieur que beaucoup en ont va sans doute avec ces portraits un peu changer, ouvrir les gens à peut-être plus de considération et d’intérêt pour les personnes par delà le ministère religieux que les séminaristes souhaitent exercer.

2/ la fiction va permettre au clergé dans son ensemble de voir révélées ses propres aspirations contradictoires et problématiques, donc lui sera offerte ainsi la possibilité de changer, d’évoluer différemment et aussi de se réformer.

C’est certainement une leçon un peu difficile à entendre pour le clergé puisque la société civile à l’origine de cette fiction joue le rôle du pédagogue alors qu’habituellement, c’est le clergé qui enseigne ; mais ça ne peut que remettre l’église au milieu du village et leur faire comprendre avec amour et humour que la réalité pourrait être différente s’ils changent leur coeur de pierre en coeur de chair comme disait si bien Ezéchiel.

Pourquoi un documentaire n’aura jamais cette portée ?
Parce qu’un documentaire si bien construit soit-il ne montre dans la plupart des cas (tant que la caméra est autorisée) que ce que les interviewés souhaitent montrer, c’est à dire une façade, plus ou moins riante.
La fiction, elle, peut risquer un propos plus nuancé, jouer le rôle de caméra cachée pour montrer les paradoxes, les difficultés, les réalités que le témoin de documentaire aura plus de difficulté à évoquer, voire s’il est sous contrôle hiérarchique,dont il aura l’interdiction formelle de parler.
Par contre, il ne faut pas oublier que chaque personnage d’une fiction correspond à une sorte d’archétype avec une image, un comportement forcément partiel et partial.
Il faut donc parvenir à faire la part des choses, tout autant que face à un documentaire qui n’est pas non plus la réalité, même s’il prétend davantage la montrer qu’une fiction.

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Des qualités mais très carricatural 12 octobre 2012 19:44, par Speedy

Série diffusée sur Arte. Une fiction. 2ers épisodes diffusés hier soir (visibles en replay pendant 7 jours sur arte.tv). Une 1ère saison avec 8 épisodes, chaque jeudi soir. Il y a eu une pub énorme notamment dans le métro parisien et une forte audience hier, succès historique pour la chaîne (1,5 millions de téléspectateurs).

Bons acteurs mais très carricatural et très sombre. Avec les gentils progressistes et la méchante hiérarchie conservatrice uniquement préoccuppée par l’argent et le pouvoir.

Peu d’espoir, peu d’idéal, des séminaristes qui se cherchent ou qui se fuient plus qu’ils ne cherchent Dieu.

Sur le même sujet, on préférera le remarquable documentaire "Des hommes à part" :
http://www.dailymotion.com/video/xhx6gr_des-hommes-a-part_webcam

Evidemment pas tout à fait la même chose.....la différence entre la fiction et la réalité.

Si Arte était un peu plus équilibré idéologiquement, il diffuserait aussi ce documentaire (disponible en DVD et parfois diffusé sur KTO).

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