Parution : 31 octobre 2012
Les « ex » de l’Eglise :
les dessous d’un tabou
Par Golias

Le sujet est tabou... Et les études menées à ce sujet ne sont pas toutes fiables. La tendance est plutôt à minimiser un phénomène massif autour de 10.000 départs en France (plus de 135.000 à l’échelle de la planète ces 40 dernières années) alors que ce chiffre est très largement en dessous de la réalité comme le montre l’étude qui suit. La très grande majorité de ces départs est silencieuse, un silence lourd de souffrances et d’incompréhensions dans les communautés chrétiennes... Une histoire encore occultée dans l’église de France. Le dossier publié ci-après sur ce sujet sensible lève un véritable tabou encore très vivace dans l’église de France.

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L’Eglise catholique aménage régulièrement la notion de pratiquants « réguliers » : il fut un temps où pour bénéficier du label, il fallait la présence à la messe tous les dimanches aujourd’hui une messe par mois suffit… Tout est fait aussi pour minimiser la crise des vocations sacerdotales et religieuses. Avant Vatican II l’Eglise se contenterait de dire que les décès étaient comblés par le nombre d’ordinations chaque année… Il y avait bien quelques « défroqués » mais leur nombre aussi était rangé dans les décès.

Dans son livre, Pourquoi je pars ? (Desclée, 1969, p. 82) Gérard Bonnet rapporte le propos d’un éminent ecclésiastique parlant des départs de prêtres et de religieux dans les années 60 : « Il y a un certain pourcentage de déchets et de pertes. Ce pourcentage n’est guère plus élevé aujourd’hui qu’il ne l’était hier, même si on en fait davantage état. Tu fais partie de ce déchet inévitable. N’en fait pas une histoire. Accepte-le et rentre dans le rang. »

Les départs ne faisaient alors que commencer ; l’hémorragie va s’intensifier, mais combien de « partis » ? Cette recherche tente une nouvelle méthode pour parvenir à identifier ce séisme qui traumatise encore l’Eglise de France. Des explications viendront bientôt, mais à ceux qui en attribuent la cause au Concile Vatican II, nous posons la question : pourquoi les jeunes ont boudé et continuent de bouder le sacerdoce et la vie religieuse aujourd’hui encore après Jean Paul II et sous Benoît XVI ? Pourquoi les congrégations ne recrutent qu’à l’étranger ? Pourquoi ceux qui sont encore prêtres, religieux et religieuses ont pu rester sinon parce que leur statut de « restés » s’est beaucoup amélioré, précisément à cause de Vatican II…
Pour l’heure comment atteindre le nombre des partis ? On les dit autour de 10 000 ? Nous arrivons au chiffre de 60 000 ex-prêtres, ex religieux et religieuses…
Celles et ceux qui, après s’être engagés dans le ministère presbytéral ou la vie religieuse, ont fait le choix d’une autre vie, font l’objet de la part de l’Eglise, de leur entourage et de la société en générale, d’un vocabulaire négatif. Julien Potel, prêtre de la Mission de France (décédé en 2007) pourtant peu suspect d’un tel regard, considérait que les termes généraux les plus souvent employés : rupture d’engagements, départ, abandon, le fait d’avoir quitté, ne comporteraient pas de jugement de valeur de la part des utilisateurs.

Découvrez l’ensemble de ce dossier dans Golias Magazine n°145

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Les « ex » de l’Eglise :
les dessous d’un tabou
21 novembre 2014 03:30, par JOINVILLE

Et pendant ce temps qui s’occupe des athées qui cherchent autre chose ?

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Salut, Je vous remercie d’avoir partagé ce complément d’information ! Dans tous les cas, je vais revenir vous rendre visite très prochainement. Vous pouvez venir visiter ma page Internet si vous le souhaitez. Bonne continuation !

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Les « ex » de l’Eglise :
les dessous d’un tabou
6 mars 2013 00:26, par frédérique

Je suis une ex-religieuse. Depuis longtemps. Est-ce un sujet tabou ? oh que oui...Dans l’Eglise du moins.

Et ce n’est pas parce qu ’on n’a pas vécu comme un cul-béni dévot avant de rentrer dans les ordres que c’est plus difficile ou plus facile ; non, c’est l’immense décalage entre ce que ’on vient trouver, ce à quoi on adhère ( la foi et une règle de Vie ) et ce qui s’y vit ; Les mesquineries INFERNALES qui ne sont que des témoignages DIABOLIQUES à force de se répéter inlassablement, le manque de MISERICORDE, de patience ; LA JALOUSIE. La quête de pouvoir à tous prix per les personmes les plus malignes, les plus hypocrites,les plus égotiques. Et les plus écoutées, même lorsqu’elles n’ont pas encore fait leur voeux définitifs mais qu’elles ont la quote avec la prieure...Et je suis volontairement gentille avec le mot "côte". oh et puis tant pis, je le dis quand m^me, ce que c’est : l’ amour un peu plus que fraternel, si vous voyez ce que je veux dire... ; et surtou, pas touche au couple de "gouines " ! ( oui, je mets des guillemets, je ne suis pas du tout homophobe, mais dans une communauté religieuse,OUI ! ) Et si vous avez l’audace de faire comprendre que vous, vous n’êtes pas vraiment intéressée ( oui-oui.. ;vous avez bien lu ! C’est vrai ce que je dis : on vous fait comprendre que l’amour fraternel implique quelques petites ..dérives de tendresse, mmm ? ), donc si vous n’êtes pas intéressée, on vous force pas , bien sûr, mais hop, d’un seul coup, on se ligue contre vous pour une mise à mort. Et tout cela sous le regard INDIFFERENT des espèces de prêtres, qui, peut-être à force de voir toujours le péché des autres qui se répète , finissent par laisser faire ; que voulez-vous ? Cela ne change pas un con ou une conne. C’est bien connu ; alors je comprend s aussi le silence, l’indifférence

Certains par contre, vont jusqu’à pousser la perversité de trouver le témoignage d’affection ( terme très pudique pour désigner ce que j’y ai désigné clairmetn sous un vocable bien précis ), est INDISPENSABLE à l’équilibre communautare ; on dirait que cela les excite, sans vouloir faire de vilains jeux de mots. Et encore, ils les méritent bien , les jeux de mots, mmm ? Il y a des porcs AUTHENTIQUES , c’est ça le problème ! on se demande, je vous jure...

Le manque de sexe n’arrange pas la plupart d’entre eux et d’entre elles, je peux en témoigner. J’ai même vu de jeunes séminaristes me DRAGUER ouvertement et SANS VERGOGNE ! Alors que j’étais novice...Parfois, j’ai eu peur même..EH OUI : J’AI EU PEUR !

Ce qui est plus grave, c’est le silence obséquieux de l’Eveque, plus intéressé à se remplir la panse de petits fours chez Mr le Maire ou je ne sais quelle homme ou femme puissant que de s’occuper de son evêché...

J’exagère ? Non ; c’est ça qui est le plus triste.

Avouez tout de même que il y a de quoi rester tabou...

" sexe et pouvoir " ; voilà le fin mot de l’histoire ; Pour d’autres , c’est " Sex and drugs and rock’n roll" . Eux, c’est " sexe et pouvoir chez les bonnes soeurs et les curatons". de quoi faire un vrai feuilleton...Le pire, c’est que c’est vrai. Si j’exagérais au moins et que je me contentais de faire de l’humour très gras, hein ! mais non...

J’ai envie de dire aussi que c’est pareil pour les prêtres zélés, progressistes ou plus traditonnalistes , qui se confronteront un jour ou l’autre à des gens SECTAIRES avant d’être des communauté ou paroisses FRATERNELLES . Les progressistes sont comme les traditionnalites et vice-versa. Deux-trois personnes défendent leur s petit intérêt et joue les gorilles ou les guenons dominant(e)s. Et les autres suivent bien sûr, de peur de représaille ; de toute façon, si on tente de s’interposer un tant soit peu, vous devenez vite un paria.... je l’ai constaté et sur moi et sur d’autres personnes. j’étais pas la seule à voir les choses sous leur véritable visage.

Mais c’est très simple en fait ; La plupart, ils s’en foutent du Message du Christ. C’est pas ça qui les interessent ! beaucoup perdent la foi. Et certains ou certianes pour ne pas la perdre pour de bon préfèrent claquer la porte.

Moi, j’ai fini par claquer la porte de l’Eglise dans son ensemble, car j’ai toruvé les mêms comportements sectaires ( l’hypocrisie sexuelle en moins, je l’avoue : l’expérience chez ces espèces de "con..." est très spéciale ;) Mais question sectarisme et gué-guerre, jalousie et compagnie, je l’ai trouvé aussi dans la laïcité. Résultat : j’ai donné ma dém.

Que voulez-vous :c’est ainsi ! que faut-il faire pour que l’Amour du Christ soit une vraie priorité au sein d e l’Eglise ? je ne sais pas. peut-être une bonne Colère de Dieu ? De toute façon, la colère d e Dieu nous pend tous au nez. Cest à chacun de voir après tout !

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Les « ex » de l’Eglise :
les dessous d’un tabou
15 novembre 2012 11:20, par Maurice POMMIER

Certains correspondants ont évoqué la question d’une éventuelle relation entre le dernier Concile et tous ces abandons de ministère auxquels nous avons assisté. Si l’on doit juger l’arbre à ses fruits nous pourrions être tentés de répondre par l’affirmative, je me console en pensant que sans le Concile la situation aurait pu être pire !
Nous pouvons remarquer qu’il a beaucoup parlé des évêques et des laïcs et très peu des prêtres, ceux-ci ont pu comprendre qu’on leur demandait un peu de se dissoudre dans le monde laïc sans insister suffisamment sur leur fonction de pasteur avec tout ce que cela comporte. De là la question de l’abandon du vêtement spécifique, du mariage possible, bref de la banalisation. Je pense qu’il faut éviter de trop dire que nous devons apprendre à nous passer de prêtres, cette formule n’encourage pas de nouvelles vocations, la fonction du pasteur de proximité est essentielle et irremplaçable, étant entendu que les laïcs doivent tout faire pour assister les prêtres d’aujourd’hui.
Pour en revenir à tous ces abandons de vocation les causes sont multiples, l’amélioration des conditions de vie conduit souvent à un abandon du spirituel et porte au matérialisme et à la dégradation des mœurs, l’homme n’a plus besoin de Dieu, puisque Dieu est bon il n’y pas de problème, chacun pour soi, la mort est un accident. Tout cela a influé sinon sur le Concile du moins sur « l’esprit du Concile » très invoqué en France, pays plus avancé que les autres comme chacun sait. J’ai vécu cette époque et toutes les aberrations que l’on a pu constater dans beaucoup de paroisses, conduisant à l’abandon du sacré ; à des options trop matérialistes, tout cela avec les meilleures intentions. Mai 68 est venu encore aggraver la situation. Ces erreurs sont la cause principale de la regrettable séparation du mouvement intégriste de Monseigneur Lefebvre. Je précise que je n’ai jamais été tenté de rejoindre ce mouvement, faisant confiance à l’Eglise Catholique. Depuis plusieurs années maintenant, nous assistons à un renouveau très remarquable chez les jeunes prêtres. Je crois que si l’Eglise veut se sortir de la crise elle ne peut le faire que par le haut et certainement pas par le bas.

Maurice POMMIER

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Les « ex » de l’Eglise :
les dessous d’un tabou
8 novembre 2012 16:16, par gruffydd

J’ai dîné hier soir avec un ami jeune prêtre d’une communauté Ecclesia Dei. Nous avons parlé de ce sujet.
Comme il est vicaire dans une paroisse d’une grande ville de province en France dont je tairai le nom, il est très en contact avec le clergé local. Et malheureusement il me dit que c’est extremement dur pour bon nombre de prêtres diocésains qui ont d’énormes paroisses à gérer, qui sont seuls, vivent seuls, et qui doivent sans cesse faire en plus face aux cabales x/y de groupes de paroissiens qui se pleignent aupres de l’évêque (parce que typiquement le curé en question ne pense pas comme eux, etc,et toutes tendances confondues). Certains ont essayé d’approcher l’évêque pour dire que tel prêtre ne va pas bien. Aucune réponse réelle, aucune aide concrête. Certains prêtres tiennent le coup, mais perdent la foi, et rentrent dans un système fonctionnaire, d’autre craquent et s’en vont. Et apparemment quand finalement le prêtre esseulé craque et quitte le ministère (soit pour seule deprime, soit parce que a moitié déprime il est en plus tombé dans les bras de qqun), l’éveché est impitoyable, et surtout fait tout pour que cela ne se sache pas. C’est un diocèse qui a des vocations, des jeunes prêtres. Et il me dit que un certain nombre de jeunes prêtres ont déjà craqués, et ont defroqué (mais encore là tout est caché). Lui s’estime heureux d’avoir une communauté de fidèles qui l’entourent et le soutiennent, mais il se rend compte du privilège qu’il a.
Très triste

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Les « ex » de l’Eglise :
les dessous d’un tabou
4 novembre 2012 15:21, par gruffydd

Je ne savais pas que c’était un tabou, cette histoire...
Que beaucoup de clercs et religieux quittent ou ont quitté leur ministère, c’est une évidence, non ? ... Qu’il y ait du silence par discrétion n’est peut-être pas anormal, aussi ?
En revanche, il convient peut-être d’examiner la question de la résinserton dans la vie professionelle "normale", surtout après plusieurs années de consécration perpetuelle/sacerdoce (je suppose que cet article ne concerne pas ceux qui essaient leur vocation au noviciat/seminaire).
Le seul exemple que je connais, par une amie, est un organisme de réinsertion comme personnel de maison. Les moines, soeurs, ont effectivement un certain bagage en service de table, et vaisselle, mais il est clair que ce n’est pas nécessairement adapté au niveau d’études philosophique et de sagesse.

Pour commenter certains commentaires sur les instituts qui recrutent (en gros, les chacha et les tradis au sens large), il faut peut-être dire que l’on encourage les prêtres à vivre en petite communauté, plutôt que seul.

Mais dire que la moitié des recrues des séminaires sont des homosexuels relève d’une certaine mauvaise fois.
De toutes les façons, depuis les scandales révélés des dernières années, les règles concernant les acceptations dans les séminaires sont maintenant tellement strictes sur ce genre de sujet que cela ne devrait plus trop arriver.

Et dire que les tradis (au sens large) ne recrutent que parmi la grande bourgeoisie ou la noblesse est faux. Il y a absolument tous les milieux du plus bas au plus haut, à part peut-être un ou deux ordres qui se consacrent au départ plus à l’apostolat des élites. (mais clairerement pas la FSSP, Saint Martin, ni aucun des monastères)

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aujourd’hui, les départs sont souvent liés à l’homophobie officielle de l’Eglise.
Des jeunes pretres gays s’en font, mais beaucoup restent
Qui enquêtera sur ce phènomène massif en occident ???

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Ben... Il me semble, connaissant un petit peu le domaine, qu’il est impossible de nier que depuis une bonne trentaine d’années, pour ce qui est des ordres monastiques, les plus pénitentiels recrutent plus que les ordres classiques. D’ailleurs, cela ne tient à mon avis pas qu’à des choix dogmatiques, mais aussi à un attrait qui se manifeste dans toute la société pour la dureté, pour ne pas dire la brutalité, sous tous ses aspects, et que je déplore. Il est également vrai qu’il y a un "tri" sévère et qu’après quelques années, tout de même, il reste peu de monde. Et il est juste de faire remarquer que ces petites comptabilités sont à replacer au sein d’un dépeuplement des cadres religieux très prononcé depuis la fin du dix neuvième siècle. Les réaques qui avec leurs quelques dizaines ou même je le veux bien centaines de postulantEs clament qu’ils sont en mesure de "sauver l’église" me font, de ce point de vue là, bien rigoler.

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Les « ex » de l’Eglise :
les dessous d’un tabou
1er novembre 2012 04:30, par St Hilaire

Rome n’a encore rien compris, assurée d’un pouvoir passé, mais qui s’étiole. Cette monarchie plus ou moins religieuse (mais assurément un trust financier) ne trompe plus personne. Le message de l’Evangile est bien loin, oublié. On est dans la stratégie de markéting pour faire rentrer de l’argent, survivre comme on peut. C’est qu’il faut assurer le train de vie princier des évêques et cardinaux... A la base, les prêtres sur le terrain souffrent, soumis à l’esclavagisme moderne (mais consenti avec dolorisme) de Rome.
On peut très bien avoir une famille, un travail profane et assurer un ministère. Nul n’est besoin de vivre dans le célibat.

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"pourquoi les jeunes ont boudé et continuent de bouder le sacerdoce et la vie religieuse aujourd’hui encore après Jean Paul II et sous Benoît XVI ? "
Mais enfin de quels jeunes parlez vous ?
La réalité est l’exact contraire de ce que vous décrivez : Les séminaires qui ont vraiment appliqué le Concile dans un esprit de fidélité à Rome, (communauté Saint-Martin, séminaire du diocèse de Toulon-Fréjus) ainsi que les séminaires traditionnalistes (Fraternité saint Pierre) attirent de nombreuses vocations, alors que les séminaires diocésains ayant appliqué une pastorale ultra-progressiste sont vides voire fermés depuis belle lurette...
Je ne parle même pas des monastères : alors que la plupart sont peuplés de vieillards, seuls les abbayes de sensibilité traditionnelle ou fidèles à l’enseignement immémorial de l’Eglise (abbayes de Kergonan, du Barroux, de Fontgombault etc) attirent des jeunes, dont certains viennent de milieux déchristianisés...
Pas besoin d’être expert en religion pour constater que la pastorale désastreuse se réclamant du Concile, -mais le trahissant en réalité- est un échec total, et qu’elle a pour conséquence la disparition pure et simple de l’Eglise de la société francaise...

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Les « ex » de l’Eglise :
les dessous d’un tabou
31 octobre 2012 19:34, par Agnès Gouinguenet

Bonjour Golias !
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Quitter l’amour divin pour l’amour humain ? Mais vous n’y pensez pas ! C’est l’effondrement dans la géhenne ...
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D’autant que c’est souvent pour convoler avec une femme (beurk) ou bien avec un homme (quel c ... ! Il n’a pas trouvé sur place ?).
- 
Remarquez, si les futur-e-s curés-curelles pouvaient se marier peinard, avoir un métier temps partiel leur donnant de l’indépendance financière, et s’occuper de l’Eglise en plus, ils-elles seraient certainement suffisamment nombreux-euses pour assurer les rites principaux.
- 
Mais non, ce serait beaucoup trop simple ...
- 
A bientôt !
- 
Agnès Gouinguenet.

http://blogs.mediapart.fr/blog/agnes-gouinguenet

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