Parution : 5 novembre 2012
"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS
Par Golias

Dans le contexte d’une morosité croissante qui est celle de la crise
économique qui continue à se prolonger, avec son cortège de conséquences
en particulier pour les plus vulnérables, le projet de la gauche
d’un "mariage pour tous" risque de moins mobiliser ses partisans. En
revanche, ses adversaires se montrent de plus en plus virulents et
agressifs.

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Ce samedi 3 octobre, les évêques de France ouvrent leur assemblée plénière à Lourdes comme il se doit. Le cardinal André Vingt-Trois, leur président pour un an encore, s’est livré à une charge virulente contre le mariage homosexuel taxé de "supercherie" : le mot est fort, et la sentence définitive. Et ce singulièrement à quatre jours de l’examen prévu d’un projet de loi, autorisant l’union homosexuelle, en conseil des ministres. Faut-il encore mettre les points sur les "i" et y dénoncer une action sournoise de lobbying ?

Toujours est-il que le cardinal Vingt-Trois entend à présent lancer sa grande offensive. Il souhaite bel et bien " alerter " les Français, un verbe qui en dit très long. Les termes qu’il emploie sont à cet égard très forts autant que savamment pesés : " Imposer, dans le mariage et la famille où la parité est nécessaire et constitutive, une vision de l’être humain sans reconnaître la différence sexuelle serait une supercherie qui ébranlerait un des fondements de notre société et instaurerait une discrimination entre les enfants ". On doit à nouveau déplorer que le cardinal prenne ainsi ces derniers en otages. Et tente de jouer sur la corde sensible des français majoritairement favorables sans doute au mariage gay mais plus inquiets quant aux conséquences pour les enfants. La stratégie est habile mais pas très loyale. Elle joue au demeurant sur les passions tristes et en particulier la peur en agitant un épouvantail. Le cardinal appelle clairement les chrétiens à saisir les élus et à faire pression sur les élus : " Je demande que tout le monde réfléchisse et prenne conscience de la gravité de ce qui est en train de se mettre en route ".

Chose rare lorsqu’on connaît la prudence habituelle de nos évêques, il envisage également que les chrétiens puissent descendre dans la rue !
Donnant ainsi son aval discret - sans trop se mouiller toutefois - au projet de manifestation des catholiques intransigeants le dimanche 18 novembre à l’appel des Associations familiales catholiques. Toujours matois André Vingt-Trois : " Ça fait partie des moyens d’expression démocratique. S’ils pensent que c’est un bon moyen efficace de se faire entendre, pourquoi pas ? "

En revanche, le cardinal de Paris se montre plus prudent que son homologue de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, se refusant ainsi à des rapprochements hasardeux et choquants entre le mariage gay et la polygamie ou l’inceste. Sa stratégie est autre : à l’évidence plus réfléchie. Mais, au bout du compte, on peut se demander si les deux hommes ne se répartissent pas le travail. A Barbarin reviendrait la palme de l’audace et de la provocation. A Vingt-Trois, en revanche, le privilège de conduire plus adroitement une action concertée.

Inutile de dire que cette prose épiscopale suscite des réactions agacées ou franchement indignées dans le monde politique. Ainsi le député Denis Baupin, écologiste et vice-président de l’Assemblée nationale a-t-il accusé l’archevêque de tenter " une fois encore de faire pression sur les élus de la République pour les empêcher de donner les mêmes droits à tous les citoyens ". Il faut savoir par ailleurs que le cardinal a reçu une invitation pour venir présenter son point de vue devant la chambre fin novembre.

Pour situer cette polémique à sa juste mesure, il faut savoir que le mariage gay est déjà en vigueur dans une douzaine de pays européens sans pour autant que cela soit l’apocalypse-now. Il est vrai par contre que ces dernières semaines la cause du mariage gay a reculé passant de 63% d’avis favorables à 58%. Quant à ceux qui y sont hostiles, ils regroupent maintenant 41% de la population. Une minorité toujours, mais moins nette.

On n’en demeure pas moins attristé de voir ainsi nos évêques s’emparer d’un débat de société sans doute délicat mais qu’on l’on peut estimer ouvert et significatif d’une avancée du respect de tous pour reconquérir le terrain perdu d’une autorité qui s’est effritée. Pauvre France ? Ou société en chemin ?

En tout cas, il convient de ne pas leur laisser le monopole. A nous de faire entendre une autre voix !

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 18 novembre 2012 10:13, par Sisinio Orsin

Bonjour,
Je reviens ce matin vers ce blog chrétien d’information étant impressionné par le nombre de commentaires depuis 15 jours sur le "mariage pour tous" ;
par rapport à ce débat et de mon point de vue d’adhérent au message de Jésus,dans le contexte actuel, ce qui me paraît prioritaire c’est dénoncer le chantage orchestré par des prélats,des postures de déviances en face du message chrétien, grave et irresponsable ,excitant les foules...
Ce matin, je me suis penché sur les CH 8 et 9 de l’évangile de Jean :
Jésus sauve la femme adultère de la lapidation (la mort)...ce qui ne veut pas dire qu’il approuve l’adultère...,se prend longuement le"bec" avec des "juifs" de l’époque et manque de peu de se faire lapider à son tour...

Au CH 9,je me suis arrêté dans le récit de "l’aveugle né", candide, guéri par de la boue préparer avec du crachat de Jésus : Jean l’auteur présumé, offre un dialogue entre Jésus, l’aveugle,des "juifs",les parents de l’aveugle et des religieux "juifs" pharisiens ; c’est presque hilarant surtout quand l’aveugle né (guéri) pose la question aux pharisiens :
Voulez-vous aussi devenir ses disciples ?..."(de Jésus) .
Pour con clusion, non sans humour, Jésus répond à des pharisiens :
"Si vous étiez aveugles, vous serez sans péché.Mais vous prétendez y voir ;c’est pour cela que votre péché subsiste".

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Suis allé faire un tour Place Bellecour à Lyon au début de la manif des anti pour voir à quoi ils ressemblaient.
Entendu cette phrase au vol dans la conversation de passants :
" Moi, je suis pour rien qu’à voir ceux qui sont contre".
Tandis que le micro sur l’estrade annonçait " Un homme c’est un homme, une femme c’est une femme".
Bon, ça va, je crois que ça ira, on risque pas trop de se taper une guerre de religion.

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 17 novembre 2012 17:40, par anne marie

maintenant je comprends pourquoi jeanne d’arc a était brûlé

les cathares laminé

laïc je suis laïc je reste

loin de "feu l’Évangile" dévoyé par Rome et les évêques en meute bêlante et le troupeau des naïfs et on se moque de ceux qui croit a la fin du monde

tout est devenu sectaire et l’église en premier
surplis et vieilles dentelles
cela sent la naphtaline

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 17 novembre 2012 14:02, par Guillaume

L’association des parents et futurs parents gays et lesbiennes (APGL) a mis en place un site internet de rencontres pour que deux papas et deux mamans puissent « partager » l’éducation d’un enfant. Semaine A, l’enfant est chez ses deux mamans, semaine B, chez ses deux papas. La coparentalité, qui existe déjà lorsqu’un couple se sépare, est alors orchestrée avant même la conception de l’enfant. Comment un nouveau-né peut il se construire sereinement dans une telle instabilité ? Que se passe-t-il s’il y a une séparation dans le couple 1 ou le couple 2 ? Soutenez-vous cette « chosification » des enfants ?

Par ailleurs, à propos de l’adoption par des couples homosexuels, Madame Guigou, alors ministre de la justice, précisait le 03 novembre 1998 à l’assemblée nationale : « Un enfant adopté, déjà privé de sa famille d’origine, a d’autant plus besoin de stabilité sans que l’on crée pour lui, en vertu de la loi, une difficulté supplémentaire liée à son milieu d’adoption. Mon refus de l’adoption pour des couples homosexuels est fondé sur l’intérêt de l’enfant et sur ses droits à avoir un milieu familial où il puisse épanouir sa personnalité ». Certes la société Française a changé, il faut vivre avec son temps, etc... Mais en quoi un enfant adopté devrait il être victime de ces évolutions de société ? Les enfants adoptés ont-ils changé depuis 14 ans ?

N’est ce pas le rôle indiscutable de l’Eglise de défendre les plus faible ??

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 17 novembre 2012 10:32, par Caroline

Bonjour,

Je suis lesbienne en couple avec ma compagne depuis 4 ans, et nous espérons que le mariage pour tous passera afin de nous permettre d’obtenir une protection sociale maximale, pour le présent et pour notre future famille. Quand je vois la mobilisation des catholiques (enfin, de certains catholiques) contre ce qu’ils appellent "mariage gay", je m’interroge, et j’ai peur. Je m’interroge évidemment en tant qu’être humain tombée amoureuse d’une femme et souhaitant finir mes jours avec elle. Et j’ai peur en tant que citoyenne de ce pays. Les religions me font peur. Pourquoi cette haine, cette énergie incroyable déployée contre le bonheur de gens différents d’eux, alors qu’il y a tant de misère, de méchanceté et d’injustice en France, en bas de chez eux et aussi dans le monde ? Est-ce vraiment ce que cette religion leur dit de faire ?
J’aimerais voir la même mobilisation et le même acharnement de ces prélats contre la pauvreté gallopante, l’illétrisme de nos enfants (j’en sais quelque chose !), et la violence d’une société anxiogène.

Vous qui êtes apparemment des catholiques "modérés", "moins institutionnalisés", pourquoi ne manifestez-vous pas contre l’Eglise ? Si j’ai le malheur de dire "les catholiques", on me reproche de généraliser, on me dit que tout le monde n’est pas d’accord avec l’Eglise. Mais pourquoi ne le criez-vous pas ? Pourquoi ne pas organiser une manifestation ? On a l’impression d’un silence assourdissant, et qui ne dit mot consent.

J’entends à travers le pays et notamment parmi les catholiques "tradis" la peur de l’islamisation de la France. Mais personnellement, en tant que femme, athée, citoyenne d’un pays laïc, lesbienne et "jeune", l’Eglise catholique (je dis bien l’Eglise, l’institution) me pourrit beaucoup plus la vie que les imams et l’Islam. Je n’ai jamais eu de problème avec les musulmans concernant mon orientation amoureuse. Ils en pensent certainement du mal, et c’est leur droit. Mais en France, ils ne l’ont jamais manifesté publiquement, ils n’ont jamais fait obstruction au processus parlementaire républicain — jusqu’à aujourd’hui samedi 17 novembre 2012, où Barbarin (que je ne peux pas blairer, pour moi c’est un gros facho, et ce au-delà de la question des LGBT) a réussi l’exploit de faire manifester même les musulmans dans les rues de Lyon, ma ville, ma maison. Chapeau bas.

En tous cas, si je suis athée, je n’en ai pas moins de respect pour les catholiques qui savent dire non à l’Eglise, qui constitue selon moi un blasphème ambulant à l’encontre de pas mal de principes énoncés par Jésus. Ne juge pas, et tu ne seras pas jugé, ne condamne pas, et tu ne seras pas condamné :)

Je souhaite tout le bonheur à vos familles et espère être entendue.

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Mais sa manif prend une toute autre couleur !-----------

citation au 15 nov : Le prélat participera à cette manifestation "en tant que citoyen", a-t-on insisté, soulignant que comme pour les nombreux catholiques attendus à cette manifestation il ne s’agissait pas "d’un engagement de foi" mais d’un témoignage "sociétal".--------------

Pas sûr qu’il soit alors bien admis dans les rangs des intégristes !

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 13 novembre 2012 08:25, par GOLIAS - modérateur

SIGNO, inutile d"écrire...

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 12 novembre 2012 22:12, par Sisinio Orsin

Ce dimanche, si le temps le permet...nous irons dans la forêt en famille respirer l’air frais d’automne,comptempler la nature multicolore:vert,jaune,rouge orangé, avec quelques rayons de soleil c’est superbe ; depuis un mois il y a des cèpes à foison,pleurotes,bolets orangés,coulemelles...c’est un régal ! "Très bonne idée" me répond à chaque fois mon fils !

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Propagande ! 12 novembre 2012 22:07, par Marie-Ange

Dans ma boîte aux lettres ce week-end, Pèlerin magazine rempli de propagande contre le mariage des homosexuels ! Où sont-ils allés pêcher mon adresse ? D’où sortent-ils l’argent pour cet envoi massif ? Ces gens sont indignes de la Parole de Jésus.

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 12 novembre 2012 16:45, par Jran-Marie Peynard

ECCO Caen et la fédération du Parvis (équipe de chrétiens en classe ouvrière)

Communiqué de presse

Défendre l’humain dans toutes ses dimensions.

Le mariage pour tous est l’occasion d’une abondance de paroles venant de la hiérarchie de l’Eglise catholique. Parmi toutes ces expressions, l’homélie prononcée par le cardinal de Paris à une messe de parlementaires fin octobre nous permet, avec notre fédération du Parvis, d’apporter une vision collective plus globale et qui se veut fidéle à l’évangile.

Il est choquant et offensant pour beaucoup de catholiques que, dans cette homélie, la défense du mariage traditionnel soit le seul et unique sujet abordé. Où sont les questions qui devraient être au cœur des préoccupations de ceux qui se réclament de Jésus et de son message ? Où sont ceux qui ont faim, ceux qui ont soif, les prisonniers, les étrangers ? Où sont la justice et la paix dont les chrétiens devraient être assoiffés ? Bref, où est le message évangélique dans tout ça ? Nulle part, et pour cause... Il n’y a aucun texte d’Evangile pour appuyer une telle argumentation. Jésus a passé son temps à guérir, à donner à manger, à encourager au partage, et nous a rappelé que nous serons jugés sur notre charité, et non sur notre vie conjugale.
Le cardinal constate que la réforme envisagée du mariage engage « profondément l’avenir de la société ». Regardons les pays qui ont déjà adopté le mariage pour tous, parmi lesquels la très catholique Espagne. Qu’est-ce qui est en train de détruire la société espagnole, de quoi souffre-t-elle ? Des ravages d’une économie otage de la finance, ! Ce qui détruit les familles, ce qui fait souffrir les enfants et leurs parents, c’est le chômage, la précarité, la misère et c’est là le combat où devrait s’engager l’avenir de la société.
Certes les questions qui se posent autour du mariage et de la parentalité, notamment lorsqu’elles concernent les enfants, sont complexes. Le travail du législateur sera difficile. Raison de plus pour ne pas s’enfermer dans des certitudes inébranlables et considérer que ceux qui pensent autrement sont assujettis à des groupes de pression ou au conformisme de la pensée « prête à porter », voire aveuglés par la passion.
Nous rappelons que les évêques peuvent s’exprimer en leur nom propre et au nom de la conférence des évêques de France, mais pas au nom de tous les catholiques. Ceux-ci n’ont jamais été consultés par l’épiscopat et ont, sur la question du mariage comme sur bien d’autres, des opinions beaucoup plus variées, nuancées et ouvertes que celle de la hiérarchie. Depuis longtemps dans l’Eglise catholique, sur toutes les questions liées au mariage et à la famille, la parole de celles et ceux qui sont vraiment concernés est occultée et confisquée. Il en est toujours ainsi aujourd’hui.
Caen, le 12 novembre 2012
Bernadette Biniakounou, Anick et Michel Carabeux, Marie-Thérèse Colin, Colette Fourdeux, Michel Gigand, Michel Lefort, Pierre Leduc, Jean-Marie Peynard, José Reis et Claude Simon.

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 12 novembre 2012 08:57, par gruffydd

Les différents propos sur le thème "ce n’est pas aux évêques de ce méler au débat. Ils doivent évangéliser" oublient quelque chose de fondamental.
Un évêque est un pasteur. Il conduit son troupeau, récupère les brebis égarées.
Et surtout il a charge d’âmes de toutes les personnes qui sont sur son territoire, catholiques, ou non, d’ailleurs.

Donc c’est parfaitement dans le rôle d’un évêque diocésain de conduire son troupeau, et même en politique.

La liberté de chacun c’est de suivre ou non les directives de l’Eglise. Mais précisément, plus il y a de brebis égarées, et plus les pasteurs doivent s’exprimer.
Pourquoi pensez vous donc que le Christ est venu ? Pour se taire ? Pourquoi les apôtres ont ils parcouru le monde connu ? Pour se taire ? Et le scandale que Jesus faisait au temple ? C’est cela que vous reprochez aux évêques, de faire le même scandale dans ce temple moderne.

Avec vous qui avez ces propos, on a l’impression que vous attendez qu’on vous laisse vivre votre foi dans votre coin comme un protestant. Nous ne sommes pas protestants. Nous sommes catholiques, avec un concept d’obéissance qui a l’air de vous échapper. Nous sommes catholique avec un concert d’universalité, et que l’Eglise est la seule détentrice de la vérité théologique.
Nous sommes catholiques, et cela comprend un sens de l’obéissance pour tous. Je vous rappelle même que les religieux font carrément un voeu d’obéissance, et oui.

L’Eglise est un corps. Que les bras ne s’imaginent pas être la tête. Chacun ses grâces, chacun son devoir. Le rôle des ouvriers de la moisson c’est de suivre les instructions de son jardinier.
Certains, diront. "oui, mais le jardinier peut noyer ses plantes". Vraies, mais n’enlevons pas l’ivraie. Dieu jugera les siens.

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Pierre Gouin et Alice Damay-Gouin
2 rue d’Ile de France
35420
…..................................................A tous les évêques de France et de Navarre, et de Parténia,

s/c du cardinal André Vingt-Trois, président de la conférence épiscopale.

Objet : protestation, mariage gay, adoption,

Monseigneur, mon frère en Jésus-Christ,

Que la hiérarchie catholique française s’exprime, c’est son droit et elle ne s’en prive pas ! Que la hiérarchie réclame, à l ’État Français, un débat ??? Mais qu’elle même ne réponde à aucune demande de ce genre venant de ses laïcs, laïques en Église, cela est absurde et révoltant !!! Que la hiérarchie pense que nous, laïcs-laïques en Église, nous n’avons pas notre mot à dire, nous n’avons pas besoin de réfléchir par nous-mêmes, c’est inadmissible. C’est un manquement uniquement à notre dignité humaine. C’est vouloir toujours nous infantiliser au lieu de nous laisser nous construire.

Que le cardinal André Vingt-Trois fasse du bourrage de crâne sur la question du mariage gay, de l ’adoption, de l ’euthanasie au lieu d’une homélie, lors de la messe télévisée à Lourdes, cela est choquant et nous protestons, *en tant que Chrétiens.* Ces questions ne relèvent pas de Vérité Révélée.

Le synode à Rome sur la Nouvelle Évangélisation s’était terminé quelques jours plutôt. Comment pensez-vous l’actualiser en France, après tout ce brouhaha ? Vous avez cherché à faire plier le gouvernement élu mais... qui ne vous plaît pas. Est-ce là, œuvre d ’Évangélisation ? Où est le message du Christ ? Où est le Visage du Christ ?

En toute fraternité, sororalité, Dans l’Amour du Christ,

Pierre et Alice
Copie transmise à Mgr Dubost, Mgr Patenôtre, Mgr Simon, Mgr Gaillot, Mgr Noyer, à des associations chrétiennes non répertoriées sur le site de la CEF : les Réseaux du Parvis, FHEDLES, Jonas-Alsace, Plein Jour , T.C. Le journal Le Monde des parents et ami(e)s

(aux bons soins de Pierre NICOLAS 26400

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Bah en fait, s’il s’agissait effectivement de détourner l’attention des conditions de vie de plus en plus misérables et contraintes dans lesquelles nous vivons, il faut bien dire que cette "affaire du mariage" tombe à pic. On n’entend plus parler que de cela, avec des accumulations d’arguments, d’un côté comme de l’autre, qui vont de la platitude à la stupidité. Et tout cela pour quelque chose qui ne changera très exactement rien à rien, puisqu’il pérennise et hégémonise la forme familiale et conjugale. Dans quelques années, comme c’est d’ailleurs le cas dans les autres pays qui ont adopté cette réforme, on n’y pensera même plus. C’est tout de même étonnant à quel point nous sommes infantiles, et à quel point un hochet balancé à propos devant notre nez accapare notre attention, mobilise nos ressentis. Pendant ce temps le capitalisme continue de s’effondrer, les états de se préparer à la répression accrue des impatiences qui risquent elles même de tourner à la barbarie. Mais notre grand souci, c’est qui va passer ou pas devant le maire...

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 11 novembre 2012 10:20, par Cipango

Moi je suis assez simple : ce que je constate :
Mariés 4 enfants nous éduquons nos enfants. Ce que je peux dire :
1- Mes enfants se construisent entre un Papa et une Maman sexués (Homme Femme). C’est avec cette différence et cette complémentarité qu’ils se construisent. je le vois tous les jours.
2- Entre tant que Père je ne veux pas être réduit au rôle de Parent 1, 2.... C’est nous qui avons donné la vie à cet enfant par amour, et l’histoire de mon enfant a commencé dans le sein de ma femme. Avec le projet d’adoption, on oublie un toujours présent "parent 3". Les association d’enfants adoptés ne cessent de le rappeler.
3- Pour ces raisons le "mariage" homosexuel n’a rien à voir, avec le mariage hétérosexuel.
4- Ce n’est pas une question religieuse mais de réflexion rationnelle (psychologie, philosophie....). La preuve,les grands ténors religieux se trouvent au diapason des associations familiales. Je me demande si les pro mariage pour tous ne poussent pas les cathos en avant pour en faire une question religieuse
5- Pour toutes ces raisons j’irai manifesté les 17 ou 8 novembre, pour les droits de l’enfant et mes droits en tant que père. Ma femme avec comme mère, sans chapelet ni bure....

Peut être suis je simpliste ou simplet.... A vous lire.

Je vous salue bien bas.

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 10 novembre 2012 10:21, par francois patoux

Dans la nature la sexualité et la procréation sont absolument indissociables. Les activités à caractère sexuel entre ddeux personnes du même sexe ne peuvent donner lieu à procréation. Celle-ci est au centre de la notion même de mariage et par conséquent une union entre deux personnes du même sexe où toute procréation est impossible ne saurait en aucun cas recevoir la qualification de mariage. L’évolution de la société peut éventuellement rendre souhaitable des formes de contrat de vie commune avec tout le cadre juridique qui va avec et qui se rapprocherait juridiquement parlant des dispositions régissant le mariage et les droits et devoirs entre époux, mais il devrait être appelé autrement. D’autre part se pose la question pour les enfants qui seraient amenés à vivre au sein d’un couple homosexuel avec tous les problèmes et subséquemment les très fortes réserves relatives à cette question centrale. Telle que proposée dans le texte actuel l’Eglise a raison de s’y opposer. Rappelons que cette revendication a éclos au sein du mouvement gay qui cherche à créer une égalité et une normalisation de l’homosexualité, laquelle pour les raisons exposées au début de ce texte était, est et demeurera une déviance et même une sorte de "handicap sexuel" dans la mesure où l’on se trouve ne présence d’une erreur sur la personne et même d’une inversion de l’objet du désir sexuel.

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 8 novembre 2012 18:58, par Gérard Dupont

Novembre 2012

Mariage pour tous !

Les évêques ont-ils raison de hausser le ton ?

Dans notre nouvelle civilisation mondialisée, les règles et définitions qui régissaient notre société peuvent être appelées à évoluer et à changer.

Il en est probablement ainsi du sens du mot mariage. Il appartenait, pour beaucoup il appartient encore au langage du sacré et du religieux, engagement incontournable d’une éthique humaine, cellule base de la famille. Mais il est aujourd’hui tellement sécularisé, passé au langage commun qu’il échappe à sa signification première.

J’en prends à témoins le nombre de divorcés, mariés en passant ou non par l’Eglise, le nombre de familles monoparentales et d’enfants nés hors mariage. Combien de prêtres aujourd’hui, dans leur for intérieur, ne s’interrogent-ils pas sur la durée de l’engagement qu’ils bénissent ?

Les évêques en voulant mobiliser les chrétiens sur le refus de l’extension du terme mariage ne prennent -ils pas le grand risque de ’ringardiser’ encore plus notre Église ?. Est-ce en prêchant la croisade et en jetant l’anathème sur notre Occident pourri ou en hurlant à la conspiration que l’on va évangéliser l’immense majorité des jeunes devenus indifférents au religieux.?

Pour aller plus loin, impliquant les homosexuels, n ’y a-t-il pas un peu d’hypocrisie à reconnaître leur place et les accepter dans nos églises en tant que frères et sœurs, tout en condamnant leurs actes en tant que péché et en les appelant à vivre dans la continence en tant que chrétiens ? J’ai l’impression, entendant cela de vivre dans le surréalisme. Tout homme est d’amour et de chair, ne l’oublions pas. Un couple homosexuel n’est-il pas autant capable d’amour profond et pur qu’un autre couple ?

Certes, il faudra probablement modifier certains paradigmes concernant la parenté et les compléter par la notion de filiation.

Oui les évêques ont raison de demander un vrai débat sur une telle question. Mais de grâce, ne jugeons pas avant d’en avoir débattu. Interrogeons nous avant de camper sur nos certitudes , pensons au Christ qui nous aime avant de nous juger et qui nous invite à regarder en nous mêmes.

Gérard Dupont (toujours marié depuis 52 ans)

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monsieur 23 s’est trompe de siecle
j’etais sur le parvis
maintenant je prie dehors dans la nature
non je ne suis pas ermite
mais je viens de voir l’eglise de mon enfance
indulgences image confessionnal
et la crainte de dieu, robe surplis et chasuble

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 7 novembre 2012 12:04, par Claude Prévost

Voici le mail que j’ai envoyé à André Vingt-Trois.
Monseigneur, votre ancêtre a du mettre sur sa fiche scolaire parent 0. Il s’en est sorti, vous êtes là. Je trouve léger votre argumentation contre le mariage pour tous. Vous aviez l’occasion comme Jésus de faire acte de générosité en accueillant dans votre famille des gens qui s’aiment et que vos prédécesseurs ont persécutés après les avoir accept
és au VIème siècle. Vous avez pris le risque d’obéir à un maître inconsistant. Quant à la supercherie, prétendre que la mère de Jésus est restée vierge, que Jésus est ressuscité, qu’on peut changer l’eau en vin, que le corps du Christ est dans l’hostie comme la perdrix est dans le pâté de perdrix, tout cela est supercherie. Ce n’est pas que nous n’y croyons plus c’est que nous savons que c’est faux, y compris les participants aux JMJ de JP II. Depuis que vous avez été ordonné prêtre 70% de vos fidèles ont quitté l’Eglise et vous êtes incapable de vous en émouvoir et vous persistez dans le dénis. 40% de vos confrères sont des homosexuels dans le placard et vous ne faites rien pour remédier au célibat des prêtres. 300 000 enfants sont issus de prêtres fautifs et vous les rejetez comme leurs mères quand vous ne conseillez pas l’avortement. Où est Monseigneur la supercherie ?
J’invite les amoureux de la parole de Jésus à rejoindre l’Eglise Anglicane ou les les Vieux Catholiques allemands qui ont la même théologie que vous sans vos perversions.
L’Eglise Catholique pourrait mourir dans la dignité elle mourra dans la honte.
Claude Prévost

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 6 novembre 2012 22:09, par Jean Riedinger

Contre le cléricalisme de l’Épiscopat Français

L’Observatoire Chrétien de la Laïcité, sans prendre position sur le fond du problème posé par le projet de loi sur le mariage des personnes homosexuelles qui ne relève pas de sa compétence, constate que, par les propos qu’il a tenus devant les Parlementaires qui ont assisté à la messe traditionnelle de rentrée, le cardinal Vingt-Trois ne fait rien d’autre, au nom des évêques de France, qu’exercer un lobbying au sens propre du terme, puisqu’il s’agit de pressions sur des hommes politiques pour s’opposer à un projet de loi. Ce lobbying s’exerce aussi avec l’épiscopat réuni à Lourdes :
- épiscopat qui prétend dicter aux catholiques leurs choix politiques de citoyens par exemple en couvrant de son autorité morale les appels des plus intégristes à descendre dans la rue (comme en d’autres temps il a appelé à manifester pour les intérêts de l’enseignement confessionnel au risque d’une sectorisation sociale identitaire)
- épiscopat qui fait preuve d’une prétention, inacceptable dans une société démocratique ouverte au débat public entre citoyens, en prétendant être le mieux à même d’« éclairer les consciences, dissiper les confusions, et formuler le plus clairement les enjeux ».

Les évêques ont vite fait d’oublier ce que furent historiquement et encore récemment les errements multiples, sociologiques, éthiques, humains en général d’une hiérarchie catholique qui prétend aujourd’hui être maîtresse de vérité dans des domaines anthropologiques discutés et en voie d’évolution, quand ses positions furent historiquement très mouvantes et se révélèrent souvent erronées voire gravement fautives. Rappelons-nous la désastreuse position de Paul VI sur la contraception ou les propos de Benoît XVI en mars 2009 : "On ne peut pas résoudre le problème du sida avec la distribution de préservatifs. Au contraire, cela augmente le problème ». Il est donc inacceptable que la hiérarchie catholique défende comme universelles les convictions d’un collectif de dignitaires dénonçant, y compris au sein de l’Église, et a fortiori au sein du pays, tous ceux qui ne pensent pas comme eux

L’O.C.L. invite tous les catholiques, quelle que soit la diversité légitime de leurs opinions et de leurs convictions, à refuser cette mobilisation d’un autre âge et à participer en citoyens libres et responsables, sans être tenus en laisse par la hiérarchie, aux débats démocratiques en cours dans les partis, les associations, et partout où se déroulent des échanges fondés sur l’écoute et l’expérience des femmes et des hommes dans la diversité de leur libre choix de vie.
.
Le 6 novembre 2012

Observatoire Chrétien de la Laïcité

Jean Riedinger
Secrétaire de l’O.C.L.

O.C.L. Temps Présent, Fédération Réseaux du Parvis, 68 rue de Babylone 75007 PARIS

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 6 novembre 2012 17:14, par Françoise

Ce qui me fait plaisir avec l’évocation de cette question du mariage pour tous, c’est que différentes associations de croyants homosexuels toutes religions confondues prennent position pour le mariage pour tous.
C’est le cas des catholiques et protestants de l’association David et Jonathan.
C’est le cas des juifs de Beit Haverim.
C’est le cas des musulmans de HM2F.
Et ce qui est encore plus sympa, c’est que c’est l’occasion pour eux de sortir de l’ombre, de pouvoir faire entendre leur voix et leurs réflexions qui sont souvent à rebours des lignes de leurs institutions religieuses respectives.
Et puis c’est l’occasion aussi pour des prêtres homosexuels de parler de la prêtrise et de l’homosexualité, sujet encore bien délicat.

Deux beaux témoignages avec des réflexions intéressantes dans les liens ci-dessous :

http://www.liberation.fr/societe/2012/10/16/patrick-sanguinetti-ecce-homo_853676

http://pere-jonathan.over-blog.com/article-mariage-gay-pour-un-debat-entre-catholiques-111144758.html

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 6 novembre 2012 16:34, par teyssier marcel

Je n’aurais jamais de mots assez durs pour qualifier les donneurs de leçons de l’église catholique. Mon éducation a été en partie faite par des représentants de cette église et j’ai longtemps pratiqué cette religion de théatreux ; le reste n’est que confusions en tous genres. Ne parlons pas de l’histoire de cette religion si insignifiante avec ses deux mille ans d’existence au regard de ce que nous savons désormais de l’histoire des hommes ! Je me "contenterais" de ce que j’ai vécu de ridicule comme la plupart d’entre nous.
Je me souviens encore de ces prêtres enseignants et confesseurs qui nous anonçaient les flammes de l’enfer après masturbation (qualifiée de pollution volontaire). Jeune adolescent, nous étions tous les jours chez le "directeur de conscience". Tu parles !
J’ai grandi et , mon épouse et moi-même avons encore les notes écrites de ce "père missionnaire" qui savait tout sur tout. En relisant ces notes, j’ai honte pour lui. Amour et sexualité destinés à la procréation, méthodes à privilégier pour chaque acte sexuel, refus de toute contraception "artificielle" et pratiquer la méthode des températures.
Ayant perdu un enfant à la suite d’un accouchement difficile, j’ai encore en mémoire l’accueil du curé de ma paroisse, un homme pourtant cultivé :"si cet enfant n’était pas baptisé, il ne doit pas passer à l’église puisqu’il est dans les limbes" ; j’étais en souffrance et seul avec mes parents et le fosseyeur dans le cimetière communal. Ah, les tristes sires !
Quelques prêtres et religieux m’ont également raconté leur détresse lorsqu’ils ont souhaité laisser leur ministère. L’un d’entre eux m’a conté ses lettres à l’évêché, puis au vatican, sans réponse puis enfin un courrier culpabilisant en latin. Il s’en est allé et s’est couché près d’une porte du vatican dans l’espoir d’une oreille attentive. " Le seul qui m’a rendu service, c’est un prêtre français qui m’a demandé ce que je faisais là"— "ne t’occupes de personne ; va-t-en et garde la santé et ton métier d’enseignant lui avait dit ce prêtre ; c’est le meilleur conseil que je puisse te donner"
Plus tard, membre responsable du comité paroissial, j’ai vu le diocèse s’approprier des biens qu’une paroissienne destinait à la paroisse. Mon pauvre curé l’avait orienté vers un organisme diocésain pour régler cette succession qu’il ne pouvait accepter lui-même. Bien qu’habitant une paroisse encore quelque peu pratiquante, je ne voudrais en aucun cas "passer à l’église" après mon décès.

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Encore et toujours, parler, expliquer, se justifier face à des gens, et il y en a sur les commentaires de cette page, figés dans leurs certitudes et leurs dogmes, aveugles, insensibles, qui ne savent plus comment dire leur détestation des homos en termes policés. Alors ils parlent de "prudence" (bin voyons, on sait ce que cela recouvre), ils en appellent à la biologie, à la tradition (depuis les pithécanthropes sans doute), aux psychologues et que sais-je encore. Ils ne savent plus à quelle branche se raccrocher face à l’évidence et tout bêtement face à la vie. Mais surtout, ils oublient l’Evangile et son message, les paroles de Jésus, et préfèrent écouter celles d’un dénommé Paul (qualifié de saint), dont on sait quel personnage angoissé, perturbé et odieux il était. J’ai donc l’impression que rien n’a changé depuis 1999 et les horreurs qui se répandirent publiquement, reprises aujourd’hui d’une manière à peine édulcorée.

Je vais donc, une nouvelle fois, redire, répéter, en sachant que çà ne changera rien, mais çà me soulage. Mon texte est long, mais je demande aux plus virulents ennemis du mariage et de l’adoption de faire au moins l’effort de le lire.

Primo, il s’agit de mariage civil. Rien n’est demandé aux religions. Elles font ce qu’elles veulent de leur côté, et qu’elles laissent l’Etat neutre et laïque assurer l’égalité des citoyens devant la loi. Deuxio, cela ne changera rien, il n’y aura pas de pluie de grenouilles, les criquets ne dévoreront pas les moissons et l’eau ne se changera pas en sang. Arrêtons, nous Français, de nous regarder le nombril : dans tous les pays qui ont accompli ce geste en faveur des homosexuels dont je rappelle qu’ils sont discriminés depuis des siècles et des siècles pour leur nature, leur simple nature, il n’y a eu aucun bouleversement d’aucune sorte Le Portugal n’a pas sombré dans l’Atlantique, l’Espagne existe encore, l’Afrique du sud aussi, la Belgique célèbre tout autant sa bière et sa bonne bouffe, etc.

J’approche de la cinquantaine. Je suis chrétien. Je ne peux plus me considérer catholique depuis longtemps tellement cette confession m’a dégoûté, écoeuré, par ses prises de position, son raidissement, sa fermeture, ses paroles d’exclusion et de haine (car Barbarin, Vingt-Trois,Ratzinger et autres n’ont que paroles de haine à la bouche, enrobées d’une onction ecclésiastique que je connais bien). La place de la religion est au pied des autels, pour la gloire de Dieu et son service, pas dans le débat public au service d’une vision fermée et plombée de la société. J’ai été baptisé, j’ai suivi toute ma scolarité, de la maternelle au bac, dans une école privée catholique dans laquelle il y avait encore quelques prêtres, certains en soutane, des catéchistes avec "la miche de pain", des croix de bois sur lesquelles nous allions épingler une petite fleur bleue en plastique chaque fois que nous faisions une bonne action. J’ai rempli tous mes devoirs de catholique, la confession, les différentes communion, la confirmation, les derniers devoirs envers mes grands-parents couchés dans leur cercueil, en leur mettant entre les mains un chapelet ou une croix dans la poche du veston, ce que le reste de la famille, indifférent, n’avait pas songé à faire. Seul et unique de ma famille, sauf une grand-même fervente qui s’est usé la santé à laver les linges, balayer une énorme église et sonner les cloches, j’ai assisté à la messe dominicale, au premier rang. Et pourtant je suis homosexuel. Diantre ! la fréquentation des écoles catholiques et de la messe n’empêche pas cela... Passons.

Il y a presque trente ans, j’en avais dix-neuf, j’ai rencontré l’homme qui, depuis, partage encore ma vie. Trente ans. Allez-vous dire que cela n’est rien ? Voulez-vous que je vous dise combien de couple hétéros se sont brisés dans notre entourage depuis cette époque ? Trente ans d’amour partagé, hors de cette Eglise qui ne veux pas de nous et qui pourtant ferait bien d’y réfléchir à deux fois. Et puis, ne vous en déplaise, comme dans la majorité des couples, quoique vous en pensiez, il y a eu le désir de se prolonger, de se perpétuer, oui, je dis bien "se perpétuer" au travers d’un enfant qui serait la somme de nos deux histoires de nos deux personnalités. Nous avons donc entrepris de suivre le chemin de l’adoption. Ho bien entendu, pas en couple puisque un couple non marié ne peut pas adopter. C’est mon compagnon, plus âgé que moi, qui a fait la démarche. Demandes, papiers, enquêtes. Personne ne pouvait ignorer notre couple puisque nous ne nous cachons pas (encore heureux !) et que nos professions sont "visibles". Neuf mois d’attente, neuf mois... Cet enfant nous l’avons souhaité, voulu à deux, attendu comme tout couple attend un enfant (enfin, comme tout couple "devrait" attendre un enfant, car la réalité est autrement moins romantique chez pas mal de jeunes qui font des enfants comme on gratte un ticket de tacotac, j’ai des exemples à la pelle). L’agrément fut obtenu, en dépit de l’opposition d’une seule personne au "conseil de famille" qui donne son aval aux dossiers. Je vous laisse deviner quel saint, doux et aimant organisme représentait cette dame enveloppée dans un manteau grisâtre boutonné jusqu’au cou. Bien entendu, notre parcours a fait ricaner les bonnes âmes. Je vous passe les commentaires (jamais directs, évidemment), et je me contenterai de vous dire que quelqu’un, que je connais encore très bien et que je salue malgré tout, est allé jusqu’à supposer que cet enfant n’avait d’autre objet que nous servir pour nos jeux sexuels. Avez-vous seulement idée, mesdames et messieurs les ennemis du mariage et de l’adoption, de l’atroce révolte et de la souffrance terrible que cela engendre au plus profond de soi ? Imaginez-vous soupçonné d’un dessein aussi atroce parce que vous êtes d’une nature différente de la majorité des gens. Réfléchissez-y au moins un instant dans votre vie.

Nous nous sommes tournés vers l’adoption internationale, en Afrique, car nous voulions ajouter une autre dimension à notre désir d’enfant : donner une chance de croître et de s’accomplir, dans un pays dit "riche", à un enfant né dans un pays dit "en voie de développement", mais sans la moindre chance de s’en sortir. Cela a encore pris quelques mois, car les candidatures sont nombreuses. Or nous tenions à adopter un nouveau-né, afin d’en passer par toutes les étapes de la vie et de l’enfance, à commencer par les nuits écourtées par les biberons. Nous voulions confier notre histoire commune et donner notre amour à un enfant n’ayant pas encore été marqué par un début de vie difficile. Il est né d’une jeune fille, mineure, ayant "fauté" avec son petit ami, mineur, qui n’a pas voulu assumer. Classique. Elle savait que si elle accouchait chez elle, l’enfant "du péché" (tiens, encore la douceur des religions) serait aussitôt pris par la grand-mère et tué pour laver l’honneur familial, ou qu’on l’aurait laissé mourir dans un coin. Elle a caché sa grossesse sous ses amples tissus, s’est délivrée hors de sa ville, et est restée seule et désemparée pendant quelques jours. Cet enfant elle l’a gardé, donc voulu, donc aimé, pas comme ces bons apôtres qui, au nom de leur Dieu, l’auraient fait disparaître. Et cet amour l’a poussé à un geste encore plus sublime. Elle est revenue vers un homme chez qui elle travaillait parfois pour le ménage et lui a demandé conseil, ne sachant que faire pour sauver l’être qu’elle avait porté. Il lui a suggéré de le confier à l’adoption internationale. Elle a accepté, sachant qu’il serait peut-être adopté par des européens ou des américains, et qu’il pourrait au moins s’en sortir. Elle a apposé l’empreinte de son pouce sur le document. L’enfant est entré dans un orphelinat. Il avait dix jours lorsque nous avons appris son existence. Ce fut le nôtre dès ce coup de fil. Mon compagnon est parti lorsque le jugement d’adoption a été prononcé par un tribunal du pays. Il a trouvé une misère terrible. Des enfants mendiant par grappes dans les rues, faisant résonner une boîte de conserve vide, d’autres, à l’orphelinat, de trois, quatre, six ans, dont personne ne voulait plus, s’accrochant à lui pour le supplier de les emmener en France. Et un autre, minuscule, souffrant de conjonctivite et d’un peu de dénutrition. Les papiers faits, il revint. Toute une famille était à l’aéroport. Des hommes, des femmes. Des gens qui depuis l’entourent. Il n’a manqué d’aucune repère. Vos craintes sont inutiles.

Je que je viens de vous raconter, en résumant, s’est déroulé il y a dix-huit ans. Oui, chers amis qui parlez souvent sans savoir,sans connaître : dix-huit ans. L’enfant né de cette malheureuse victime de son amour pour un garçon aussi jeune qu’elle est désormais majeur. Il a été élevé par deux hommes, son père officiel, dont il porte fièrement le nom, et moi, son parrain devant l’Eglise, car en effet il a été baptisé, très officiellement, devant près de deux cents personnes. Il sait d’où il vient, il connaît son histoire, il connaît le nom de sa mère, aussi banal là-bas que Martin ici, et n’a aucune envie de la rechercher, même si, moi-même, j’aimerais simplement lui faire savoir que son fils est devenu un grand beau garçon épanoui, désormais étudiant, et qu’elle a accompli un geste d’amour merveilleux il y a dix-huit ans. Nous ne savons pas ce qu’elle est devenue ni où elle est, dans ce pays en proie à la violence. La vie de notre fils est ici, sa famille, ses parents. Il est majeur et il va très bien, merci pour lui. Alors l’argument qui consiste à asséner doctement "on n’a pas de recul, les études ne sont pas fiables", excusez-moi, mais j’en rigole à m’en faire mal aux côtes.

Il va bien, et en plus, tenez-vous bien : il est hétérosexuel. Non ? Si ! Etre élevé par deux homos, çà ne rend pas homo ! Quelle découverte... Mais par contre, les homos naissent tous d’hétéros...

Je suis son parrain, mais en fait je n’existe pas aux yeux de la loi de notre beau pays de France, aux lois supposées égalitaires. Pour lui en revanche, c’est très clair : je suis son père. Il a deux pères, il l’affirme lui-même à qui veut l’entendre, droit dans les yeux. Deux pères adoptifs. Les hurlements des esprits étriqués, les cris d’orfraies de l’épiscopat et du Vatican n’y changeront rien : il a deux pères, que vous le vouliez ou non. Car faire un enfant c’est facile, mais en faire un adulte équilibré et un citoyen responsable c’est autre chose. Etre véritablement père et mère, c’est nourrir et aimer (revoyez le César de Pagnol), pas transmettre ses gênes. Mais moi, je ne suis rien au yeux de la loi. Je l’ai voulu, je lui ai donné son premier biberon en terre française, je l’ai éduqué, nourri, vêtu, soigné, grondé, cajolé, guidé, et je n’ai eu aucun droit pendant sa minorité. Si mon compagnon était mort, on aurait pu me l’enlever. Heureusement, les dispositions testamentaires étaient prises et nul n’aurait osé, mais bon sang de bon sang ! Ressentez-vous un peu, dans vos entrailles de parents si vous en avez, ce que j’ai pu ressentir et ce que je ressens encore ? N’être rien pour son enfant ? Ne pas pouvoir lui laisser un patrimoine sauf à ce qu’il paye comme s’il était un étranger ?

Trente ans de vie commune, d’amour, de partage, et dix-huit ans donnés à un enfant qui trace à présent son propre chemin. Y a-t-il encore ici une âme assez desséchée et un coeur assez haineux pour oser prétendre que nous ne sommes pas comme les autres, que nous ne devons pas avoir droit au mariage civil, ni à ce que je puisse demander un acte juridique d’adoption simple pour lui permettre de recueillir ma succession ? Essayez encore, s’il vous est possible d’avoir ce sentiment, de ressentir ce que je ressens en ce moment, quand j’entends dire que moi, citoyen français, je ne devrais pas voir les mêmes droits que les autres parce que ma nature même s’y opposerait. On me dit que je ne devrais pas avoir le droit de me marier parce que ce serait avec un homme ? Avez-vous seulement idée de ce que cela signifie ? Parce que je suis ainsi ainsi fait, je ne devrais pas avoir les mêmes droits ? Si on m’interdisait telle ou telle chose parce que j’ai volé, escroqué, parce que je fume ceci ou cela, parce que j’aurais tel ou tel type de philosophie ou de pensée, à la limite, on pourrait presque le comprendre. Mais là, on touche à ma personne, à mon intégrité. Alors, un aveugle de naissance, parce qu’il est aveugle, ne devrait pas voir les mêmes droits que les valides ? Un gaucher parce que la majorité des gens sont droitiers ? Une femme parce qu’elle est femme ? Voulez-vous que je vous dise vraiment quelle est ma douleur ? Elle est la même que celle qu’on pu ressentir des Juifs en 1940 lorsque, sans même que les Allemands le demandent, la France leur a retiré la nationalité française. Vous êtes juifs, c’est votre nature, mais vous n’avez pas le droit d’être Français et d’exercer tel métier. Vous êtes homosexuels, c’est votre nature, mais vous n’avez pas à bénéficier des mêmes droits que les autres Français. Voilà l’horreur. Voilà ce qui, en ces jours de honte pour l’Eglise et les autres religions institutionnelles, et pour certains politiques de mon pays, remue au plus profond de mon être une douleur indicible. Même le mot de "douleur" n’est pas assez fort. Je me sens exclu, bafoué, rejeté. Honte à ceux qui parlent et agissent ainsi. La culture de mort, ce sont eux qui la portent.

Voilà mon histoire, et elle n’est pas finie puisque la vie continue. La vie trouve toujours son chemin en dépit des obstacles que dressent devant elle ceux qui osent prétendre parler en son nom et n’en connaissent rien. Un jour, si Dieu le veut, notre fils nous donnera des petits-enfants et nous serons leurs deux grands-pères. Mais quelle que soit son existence, ce sera la sienne et nous ne nous y opposerons pas. Nous ne l’avons pas adopté par égoïsme comme le prétendent les détracteurs de l’adoption. Ce fut un projet de famille. Et si ce mot fait mal aux oreilles de certains, alors je le répète : FA-MI-LLE. La nôtre existe depuis près de vingt ans,et ni Vingt-Trois, ni Benoît, ni Barbarin, ni le grand Rabbin, ni Boubakeur, ni Boutin, ni Fillon, Copé, Pécresse ou autres n’y changeront jamais rien. Nous sommes une famille. Et je vous salue bien.

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mariage "A.O.C" 6 novembre 2012 15:16, par arcanel

Ce qui me gène le plus c’est le fait de modifier le sens d’un mot. Le mot "mariage" est un mot français partagé avec tous les francophones. Nous somme 200 millions à parler le français dans le monde. Le mot mariage signifie homme femme pour fonder une famille. Si le parlement commence à vouloir diriger la langue française, il sort de son rôle. Le droit s’écrit avec des mots qui ont une définition. Si on commence a changer le sens des mots tous les mots que nous disons ou écrivons n’ont plus de sens . Parlons d’union homosexuelle ou alliance homosexuelle et gardons son vrai sens au mot mariage. Sinon chaque mot va pouvoir être remis en cause au bon plaisir des politiques. On entrerait ainsi dans la perversion des mots et donc le mensonge de toute vie sociale. Très bientôt, les lois n’auront plus aucun sens car elles seraient écrites avec des mots à géométrie variable. Respectons donc les francophones et trouvons donc un autre mot que le mot "mariage".

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 6 novembre 2012 10:51, par Marie-Héklène

Mariage pour tous et respect des couples homosexuels

Dans le débat ouvert par l’Église catholique suite au projet du PS, il me semble nécessaire de prendre en compte deux choses différentes :
-  la demande de reconnaissance des couples homosexuels,
-  la structure juridique de la famille depuis le Code civil de Napoléon en 1804.
- 
o 1) La demande de reconnaissance des couples homosexuels. : C’est une demande légitime car ils sont exclus de la reconnaissance sociale, à part le PACS.
-  Les questions de droits sur les enfants, de succession, de transmission de patrimoine doivent être posées et qu’on prenne en compte la réalité des couples homosexuels avec des enfants.
-  L’homoparentalité ne doit pas être un tabou mais une réalité à prendre en compte et à encadrer par la loi.
2) Le mariage civil dans le Code civil est fondé sur la reconnaissance d’un père et d’une mère. Le bouleverser remet en cause les fondements de la famille et de la société. C’est là – dessus qu’interviennent les évêques et la question est légitime. ( Déclaration de la Conférence des évêques de France en septembre 2012, Conseil Famille et société)
Mais pourquoi avec de l’homophobie comme les derniers propos du Cardinal BARBARIN assimilant le mariage à de l’inceste ou à de la polygamie ?
Le respect des couples homosexuels doit être absolu. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille transformer le statut de la famille dans leur sens.
La demande d’égalité doit être questionnée : il y a différence entre les couples hétérosexuels et homosexuels . Seul l’amour les unit et la demande d’une reconnaissance sociale.
Les réalités sociales nouvelles sont à prendre en compte, ce qu’oublie trop souvent l’Église mais ce n’est pas pour cette raison qu’il faille détruire la famille traditionnelle, fondement de notre société.
C’est dans cette tension que doivent être trouvées des solutions juridiques pour satisfaire le besoin de reconnaissance et de sécurité juridique des couples homosexuels et la nécessité de préserver des repères fondamentaux. En se gardant de toute homophobie .

Marie- Hélène CLOCHARD

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Tout cela n’est pas si simple :
1) on ne peut discriminer à l’adoption uniquement sur la base de l’orientation sexuelle (que sait-on d’ailleurs de celle de ceux qui sont mariés),
on doit pouvoir le faire sans supprimer "père" et "mère" du code civil et du livret de famille, il y a la biologie à laquelle on n’échappe pas quoi qu’on en dise.
2) la procréation médicalement assistée est faite pour les couples ayant des problèmes de fertilité, on n’est nullement dans cette situation, jusqu’où l’humanité est-elle prête à aller ?
3) il n’en demeure pas moins qu’il y a une confusion, et qu’on donne au mot mariage un autre sens, on devrait parler d’union civile et définir les droits et devoir qui en découlent.

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 5 novembre 2012 20:11, par lannig al louarn

Dans son intervention le Cardinal 23 a aussi déclaré : "Le mariage hétérosexuel est nécessaire pour la perpétuation de l’espèce " . Un âne n’aurait pas brai le contraire ... Mais qu’ils donnent l’exemple ces évêques et cardinaux ,comme au Moyen Age quand les évêques étaient mariés et avaient des maîtresses et transmettaient leur évêché à leurs fils ,car cela leur faisait beaucoup de revenus même s’ils n’y mettaient pas souvent les pieds .
Que les prêtres se marient avec les religieuses ,qu’ils aient beaucoup d’enfants de Dieu . Sans contraception bien sûr ,afin que la " perpétuation de l’espèce religieuse" soit assurée . Qu’ils oublient les préceptes prétendûment catholiques selon lesquels la sexualité est un péché , car ces préceptes sont contraires à la " perpétuation de l’espèce " . Pas la peine qu’ils s’aiment pour se marier ,ces prêtres et ces religieuses : " On ne se marie pas parce qu’on s’aime." , disait le 15 Août Mr Centène , évêque du Morbihan .
Les hiérarques de l’Eglise , pas seulement à la Curie Romaine , sont vraiment de MAUVAISE FOI et d’un niveau intellectuel bien bas . Que connaissent ils de la sexualité ? , ah si , par les religieuses africaines qui ont attrapé le SIDA et qui ont été renvoyées dans leur pays d’origine .

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Hé hé. Le plus drôle est que ça ne changera rien. Mais rien. De mon point de vue de lesbienne trans antifamiliale, antinataliste et un tantinet iconoclaste, y compris dans ma "famille", il n’y a aucune remise en cause de l’ordre présent, bien au contraire, puisque nous nous y rallions avec, si j’ose dire, armes et bagages. La volonté de changer les rapports humains ? A la déchet’, avec toutes les vieilles lubies révolutionnaires. Changer le monde, oulà, ça doit être antidémocratique, et mauvais pour l’emploi de surcroît.

Donc, je rigole devant les cris épouvantables de la bande à réaques. Ils devraient au contraire être aux anges : ils ont gagné, culturellement, tout le monde (ou presque) veut les imiter, fonder des familles, "croître et multiplier". Vraiment, que faire pour leur plaire (oui, on sait, disparaître ; leur pensée exterminatoire est tellement étroite qu’ils ne se rendent même pas compte de leur invraisemblable succès...).

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Merci au Cardinal Vingt-Trois de dire la vérité sur le problème du Mariage homosexuel. Comment peut-on s’imaginer de se marier avec une personne du même sexe... Relisons Saint Paul et faisons entendre notre voix dans notre société anti-chrétienne.

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Enfin l’Eglise bouge ! Face à l’agitation de quelques lobbies homos minoritaires, au déni de la réalité et à des discours de comptoir, enfin une parole qui prend en compte l’importance de ce qu’il adviendrait à une société livrée à ses fantasmes et ses déviances. Merci au Cardinal Vingt-Trois et aux 63 évêques (à ce jour) qui ont osé prendre la parole et s’élever contre le projet gouvernementale. Si le projet était abandonné, la France marquerait ainsi une belle avance dans le domaine du bien commun par rapport aux pays qui se sont fourvoyés en abandonnant les principes fondamentaux qui concourrent à la vitalité morale d’un pays et donc à sa survie. Tous dans les rues de Paris et des grandes villes de France le 17 Novembre !

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Le sujet que cet article aborde me semble grave et mériter un débat approfondi dans la société, car il met en jeu la conscience que nous, êtres humains, avons de nous-mêmes et de nos relations familiales.

Ainsi, en lisant le texte même du projet de loi du gouvernement, je constate que, des dizaines et dizaines de fois, dans les lois sur la famille, il faut supprimer les mots "père et mère" et les remplacer par le mot "parents" (ce qui gomme la différence entre père et mère, au profit de la "fonction" de parent).

Personnellement, étant psychologue et parent, j’ai appris et constaté que l’intelligence et l’affectivité d’une personne se construisent en se différenciant, en percevant et en intégrant les différences : la différence entre le connu et l’inconnu, entre moi et l’autre, entre le père et la mère, entre l’homme et la femme, entre mon groupe et les autres, etc. Se différencier est une condition nécessaire pour se rencontrer vraiment.

Je souhaite donc un débat de société, qui donne du temps pour d’abord dépasser le climat passionnel actuel, et surtout pour approfondir le projet de loi et tout ce qu’il amène ; il y va de notre humanité à tous.

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Supercherie !!! 5 novembre 2012 14:09, par diane

Voyez-vous pour moi le combat c’est de dire et redire partout que l’Eglise condamne aussi la masturbation, le préservatif, la contraception, l’avortement….. Que les relations sexuelles doivent avoir lieu dans le cadre strict du mariage qui a pour but la procréation. Que l’on peu se séparer mais qu’après l’on ne peut que vivre « comme frère et sœur » avec un conjoint. Je respecte ces choix individuels mais ils ne doivent pas s’imposer aux autres et à moi pas plus que le foulard islamique ou la viande casher ou hallal.
..
Mon regard se tourne vers tous ces enfants qui ont un parent homosexuel. Quelle cruauté de la part de ces croyants, évêques et religieux. Combien d’homosexuel sont passés par la case mariage procréation pour se rassurer ? Combien d’enfants sont nés de telles unions ? Vont-ils si mal que cela ? Autour de moi non. Comment reçoivent-ils ce rejet de celui ou celle qu’il aime et qui est pour toujours leur père ou leur mère ?
Qui est pourvoyeur de « supercherie » ? N’est ce pas vous, les chastes volontaires, qui parlez sexualité, couple mariage sans rien connaître du corps de l’autre et donc de son âme

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"MARIAGE POUR TOUS" : LA CROISADE DU CARDINAL VINGT-TROIS 5 novembre 2012 12:12, par Sisinio Orsin

Questions à M.VINGT-TROIS/
Quelle est donc votre Mission ?Annoncer la bonne nouvelle du royaume ?
Etes- vous "épiscope"de l’ensemble de la communauté française ?
Craignez-vous que ce proget de mariage civil (et non religieux,peut-être à redéfinir ?) mettra réellement en péril l’union entre un homme et une femme ?
Mariage, union,engagement à chacun sa sémantique ;
Très déçu par l’ensemble de l’épiscopat !

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