Parution : 14 décembre 2012
Communauté St Jean ("Petits Gris" ) : l’envers du décor (suite)

La récente condamnation en justice d’un membre de la Communauté des Frères de St Jean relance la question de la fiabilité de cette communauté. Le 12 Novembre 2012,le frère Luigi-Gonzaga de la communauté des frères de St Jean a été condamné par le tribunal correctionnel de Macon à 25 mois de prison ferme pour agression sexuelle sur un jeune âgé de 17 ans. Il avait déjà été condamné en Février 2012 à 18 mois de prison avec sursis par le tribunal d’Angoulème pour une agression sexuelle à caractère pédophile sur un jeune garçon de 12 ans.

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En pied de l'article.

Dans le cadre de la série d’articles que Golias Hebdo publie en ce moment sur les déviances constatées dans la « Famille st Jean », nous consacrerons un article sur le parcours du frère Luigi-Gonzaga. En effet, contrairement aux déclarations faites à la presse en Juin 2011 par le frère Renaud-Marie, Vicaire Général des Frères de St Jean, des informations en provenance de la communauté nous permettent d’affirmer que le frère Luigi-Gonzaga était loin d’être un frère comme les autres et qui n’avait jamais posé de problèmes auparavant.
Dans le journal « La Croix », du 13 Novembre 2012,ce même frère Renaud-Marie a pris le risque d’écrire : « La Communauté continue ses efforts de sensibilisation des frères sur ce sujet, avec l’aide de spécialistes compétents. De nombreux parents confient leurs enfants aux frères pour diverses activités, ils doivent être assurés que nous leur offrons un cadre sécurisé ».

Voici de biens belles paroles que ceux qui connaissent les nombreuses affaires cachées de cette communauté ont du mal à croire. En effet, au milieu des frères qui mènent leur apostolat du mieux qu’ils peuvent avec honnêteté et sincérité se dissimulent un certain nombre de brebis galeuses couvertes par la loi du silence. Pas plus que les évêques d’Autun depuis une trentaine d’années, Mgr Brincard (pourtant assistant religieux des frères de St Jean depuis 2011) ne semble décidé à entreprendre l’épuration indispensable dans cette communauté, à commencer par celle de l’actuel prieur du prieuré de Murat dans le Cantal auquel Golias Hebdo a consacré un article dans son édition du 13 Septembre 2012 dont voici le contenu.

Communauté Saint Jean – L’envers du décor

D28§2.18 Comme tout frère, l’oblat garde strictement et soigneusement le secret sur les affaires de la Communauté (extrait de la règle de vie des oblats réguliers de la communauté des frères de St Jean).

La « Famille St Jean » fête cette année le centenaire de son fondateur vénéré, le père Marie Dominique, né le 08 Septembre 1912 et décédé en 2006. Le moment nous semble bien choisi pour publier une série d’articles sur l’envers du décor de cet ensemble de communautés très controversées.

N°2 : L’affaire du prieuré d’Enschede.
Le prieur d’Enschede, impliqué en 2000 dans des affaires de mœurs à l’encontre de jeunes, nommé quelques années après prieur du prieuré de Murat (Cantal) recevant des centaines d’adolescent(e)s

Les faits :
Dans les années 90, la communauté des frères de St Jean avait un prieuré aux Pays-Bas, dans la ville d’Enschede, dépendant du diocèse d’Utrecht.
A la tête de ce diocèse se trouvait alors, comme archevêque, le Cardinal Adrianus Simonis.
Au début de l’année 2000, Mgr Simonis a renvoyé de son diocèse deux frères de St Jean, tous les deux prêtres, l’un qui était le prieur du prieuré d’Enschede, l’autre qui occupait une fonction de curé.
Lors de ce renvoi, Mgr Simonis a envoyé une lettre manuscrite en français (Mgr Simonis manie parfaitement la langue de Molière) de quatre pages (dont nous reproduisons un extrait) au père Marie Dominique Philippe, fondateur et Prieur Général de la communauté St Jean.
A propos du frère Marie-Geoffroy, prieur d’Enschede, Mgr Simonis écrivait ceci : « Il ne peut pas revenir aux Pays-Bas et je dois lui retirer la juridiction pour le diocèse. J’ai demandé qu’il suive une thérapie : y-a-t-il des résultats ? Lesquels ? Quels signes de repentir a-t-il manifesté ? Y-a-t-il de sa part une prise de conscience ? Des responsables d’organisations de jeunes des Pays-Bas ont menacé de faire éclater le scandale s’ils rencontraient le père Marie-Geoffroy à Rome avec des jeunes. Les rumeurs selon lesquelles le père Marie-Geoffroy participerait aux journées mondiales de la jeunesse à Rome en Août 2000 sont-elles fondées ? Qu’à fait la congrégation pour aider les victimes, les paroissiens et les frères ? »
Le frère Marie-Geoffroy, indésirable aux Pays-Bas, s’est donc retrouvé en France au prieuré de Rimont (maison mère de la communauté) dans un premier temps. Puis le temps passant et l’affaire ayant pu être étouffée et semblant oubliée, il a été assigné par la suite au prieuré de St Germain des Fossés, puis en 2008 au prieuré de Murat. Les frères du prieuré de Murat l’ont élu prieur dès 2008, élection qui a été confirmée par les prieurs généraux Jean-Pierre-Marie puis Thomas. Le frère Marie-Geoffroy a même récemment été nommé référent pour les oblats séculiers de la famille St Jean.

Commentaires :
L’affaire d’Enschede est une parfaite illustration de la manière dont les affaires de mœurs sont gérées et dont la loi du silence est organisée non seulement au sein de la communauté St Jean mais également au niveau de certains autres responsables religieux.
1- Le père Marie-Dominique-Philippe, fondateur de la communauté St Jean et encore prieur général en 2000 : Il était bien évidemment au courant de cette affaire, de même au minimum que le vicaire pour l’Europe ainsi que le vicaire général de l’époque. Ils ont appliqué la procédure habituelle consistant à déplacer le frère mis en cause, à attendre d’être surs que l’affaire soit bien étouffée puis à le remettre en circulation comme si rien ne s’était passé. En ce qui concerne le père Marie-Dominique-Philippe, voici une affaire qui met à mal son image de moine-philosophe, de vieux sage détenteur de la Vérité, de « Maître des Trois Sagesses » et de « Prophète de leur Vocation Johannique » comme beaucoup le considèrent malheureusement encore dans la famille St Jean.
2- Les frères ayant occupé depuis 2000 des postes à responsabilité, dont les vicaires généraux et prieurs généraux sont forcément au courant aussi. L’exclusion du frère Marie-Geoffroy et sa réduction à l’état laïc n’ont jamais été envisagées ; le fait que cet homme puisse être toujours prêtre ne les choque nullement ; qu’il puisse occuper une fonction de prieur et qui plus est dans un prieuré qui organise des camps de jeunes à longueur d’années avec le plein accord du « Conseil du Prieur Général » qui a pour rôle d’entériner les élections des prieurs est une réalité qui enlève toute crédibilité et toute confiance dans cette communauté et dans ceux qui, dans l’épiscopat, s’en montrent complices en la protégeant et en la couvrant.
3- Les frères du prieuré de Murat qui ont élu puis réélu le frère Marie-Geoffroy comme prieur de Murat ne sont pas forcément tous au courant de son passé car l’omerta est également en vigueur au sein même de la communauté.
4- Le cardinal Simonis : Ce prélat a certes fait le ménage dans son diocèse mais il est clair à la lecture complète de sa lettre qu’il s’est avant tout préoccupé de préserver à court terme ses propres intérêts en étouffant l’affaire aux Pays-Bas et en renvoyant les frères en France tout en sachant parfaitement que ceux-ci bénéficieraient également en France de la loi du silence.
5- Les évêques d’Autun, responsables canoniques de la communauté des frères de St Jean : Début 2000, Mgr Seguy était en poste à Autun. Mgr Adrianus Simonis, pour sa part, en tant que cardinal, exerçait des fonctions à Rome à la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée (c’est-à-dire l’organisme chargé à Rome de veiller au bon fonctionnement des ordres monastiques). Il est hautement vraisemblable que Mgr Simonis ait informé Mgr Seguy de ces deux affaires et de sa décision d’avoir « expulsé » deux frères de St Jean des Pays-Bas. En Juin 2000, soit très peu de temps après cette affaire, Mgr Seguy, sous la pression de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée adressait à la communauté une simple remontrance sous la forme d’une monition canonique. L’affaire d’Enschede a vraisemblablement été l’affaire de trop qui a contraint Mgr Seguy à assumer un peu son rôle alors que jusque là il avait fait preuve à l’égard de la communauté St Jean et de son fondateur d’une coupable mansuétude. Dans un courrier daté du 21 Avril 2001, Mgr Seguy écrivait ceci aux membres du chapitre général des frères de St Jean à propos de cette monition : « Permettez moi quelques remarques. Elles ne se veulent pas désobligeantes pour quiconque » (NDLR : on peut apprécier que Mgr Seguy s’excuse presque d’avoir du écrire sa monition. La suite prêterait à rire si le sujet n’était pas aussi pénible : Mgr Seguy parle de « soupçons » alors qu’il comptabilise dans le même temps plus de trente cas graves). « Une monition canonique est une peine préventive adressée à celui qui se met dans l’occasion proche (CIC n° 1339§1) de commettre une faute. Elle n’est donc pas un jugement et l’enquête sérieuse qui la précède ne recueille que des indices convergents vers un grave soupçon. Or ce faisceau d’indices convergents est venu jusqu’à moi par les scandales publics causés par certains frères, par des mises en garde d’évêques, d’archevêques et cardinaux français et étrangers … par les dossiers d’exclaustration, de sécularisation, de réduction à l’état laïc, voire de nullité de profession et d’ordination qui se sont multipliés…Ces cas lourds, parfois très difficiles, ne se comptent pas sur les doigts d’une main, comme on a pu l’affirmer ici ou là, mais sur les doigts de six ou sept mains telles que les miennes. Il y a en outre des cas moins difficiles et plus ordinaires. Pour juger à fond de la situation, il aurait fallu demander à Rome la visite canonique de tout l’institut par un visiteur apostolique. Certaines autorités hiérarchiques m’incitaient à le faire. Mais comme je l’avais fait en 1996 en suspendant l’exécution d’une lettre de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée qui demandait, entre autres, la démission de votre prieur général, j’ai voulu épargner à votre institut encore bien jeune une épreuve traumatisante. J’ai préféré vous inciter à vous corriger vous-mêmes ». Cette lettre est accablante pour Mgr Seguy car elle révèle l’étendue de la connaissance qu’avait Mgr Seguy sur les turpitudes de la communauté St Jean et de son fondateur et comment il a longtemps bloqué toute sanction y compris venant de Rome. Quand Mgr Seguy conclut en disant qu’il incite la communauté à se corriger elle-même, il se moque des victimes. La dernière décennie démontre que rien n’a changé, les affaires de mœurs et d’emprise continuent. Mgr Rivière, l’actuel évêque d’Autun depuis 2006 se montre le triste successeur de Mgr Seguy en continuant la même politique de complaisance et d’omerta. A cet égard, son intervention devant la cinquantaine de frères de St Jean réunis en chapitre à Rimont en Avril 2010 est édifiante. Mgr Rivière a avoué ce jour là que par souci de « miséricorde » (sic !!) les péchés commis par certains frères avaient été dissimulés y compris à des évêques, et que, par voie de conséquence, certains évêques n’avaient pas confiance dans la communauté. Par un tel comportement, Mgr Rivière porte gravement atteinte à la moralité de l’institution catholique. En faisant bénéficier les religieux coupables de la protection de son évêché au détriment des victimes isolées et sans défenses, Mgr Rivière bafoue les valeurs de l’Evangile. Sa démission, volontaire ou forcée, s’impose comme un signe que l’Eglise de France prend enfin en considération les victimes et non les coupables et que, comme en Irlande et dans d’autres pays, la page de l’omerta est enfin tournée.
6- Mgr Grua, évêque de St Flour, dans le diocèse duquel se trouve le prieuré de Murat : Comme on l’a vu plus haut, Mgr Grua n’est peut-être pas au courant du passé du frère Marie-Geoffroy. Cet article dont il aura immanquablement connaissance devrait l’inciter à demander des comptes à son homologue d’Autun et à agir. Le simple départ du frère Marie-Geoffroy de Murat ne sera en aucun cas une mesure suffisante. Tant que la communauté St Jean n’aura pas été purgée de la totalité de ses membres déviants, de ses dizaines de « cas lourds voire très difficiles » selon les termes de Mgr Seguy, Mgr Grua doit interdire que des personnes vulnérables, au premier rang desquels des jeunes puissent fréquenter la communauté St Jean dans son diocèse et donc demander l’arrêt immédiat de tous les camps de jeunes qui s’y déroulent.
7- Mgr Brincard, évêque du Puy et surtout depuis Mars 2011 commissaire Pontifical des Sœurs Contemplatives de St Jean et assistant de gouvernement des frères de St Jean : de part ses récentes fonctions, Mgr Brincard en connaît déjà un rayon sur les histoires internes de ces communautés et en particulier sur les problèmes de mœurs entre frères et sœurs de St Jean (voir notre article précédent). Mgr Brincard serait inspiré de prendre rapidement et énergiquement les mesures qui s’imposent faute de quoi il se verrait exposé aux mêmes critiques que Mgr Rivière avec le risque d’engager sa responsabilité pénale s’il s’avérait avoir une part de responsabilité par son silence et son inaction lors d’éventuelles futures affaires. Deux procès sont en attente concernant des frères de St Jean, les frères Jean-Dominique-Marie-Thérèse et Luigi-Gonzaga, mais pour des faits antérieurs à la prise de fonction de Mgr Brincard. Depuis 18 mois qu’il a pris ses fonctions, Mgr Brincard s’est surtout fait remarquer par son silence et, sur le site de son diocèse, par un usage consommé de la langue de bois.

11 commentaires

Faisant suite à la lecture de cet article,je me pose deux questions :
Et alors pourquoi le frère "Luigi Gonzaga", vu son passif, a-t-il été hébergé au sein de l’Abbaye de Fontgombault ?
Que s’est-il réellement passé pour que le père d’une des victimes (connues)s’est vu contraint de déménager ?"Ses amis lui auraient tourner le dos" ?
Eh bien,il n’a eu quasiment aucun soutient,ce serait plutôt l’inverse...Cela en dit long sur les méthodes et jeux de pressions de ces "gens-là":mais "tout va très bien,ce n’est qu’un cas isolé".
Je retiens mon souffle...Racailles, pourritures, quel culot,"roi"en défaussement !ça commence à bouillir !
"Mais vous savez...euh...bon...,ils acceuillent tous le monde à Fontgombault..."

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Faisant suite à la lecture de cet article,je me pose deux questions :
Et alors pourquoi le frère "Luigi Gonzaga", vu son passif, a-t-il été hébergé au sein de l’Abbaye de Fontgombault ?
Que s’est-il réellement passé pour que le père d’une des victimes (connues)s’est vu contraint de déménager ?"Ses amis lui auraient tourner le dos" ?
Eh bien,il n’a eu quasiment aucun soutient,ce serait plutôt l’inverse...Cela en dit long sur les méthodes et jeux de pressions de ces "gens-là":mais "tout va très bien,ce n’est qu’un cas isolé".
Je retiens mon souffle...Racailles, pourritures, quel culot,"roi"en défaussement !ça commence à bouillir !
"Mais vous savez...euh...bon...,ils acceuillent tous le monde à Fontgombault..."

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on retrouve les mêmes dérives dans le Chemin du néocatéchuménat de kiko Arguello et de Carmen hernandez, un mouvment sectaire bien huilé.

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Communauté St Jean
("Petits Gris" ) :
l’envers du décor (suite)
18 décembre 2012 20:22, par gaetan ribault

J’entends aux infos de ce soir que les petits gris vont disparaître le 1 /1/2013

Ils les vendent même aux enchères pour les restos du coeur

Ah erreur ce ne sont pas des religieux mais les trains de ban lieu de la RP

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Mgr Grua et le prieuré des petits gris de Murat 17 décembre 2012 11:54, par apocalypse now

J’avais lu en Septembre l’article de Golias Hebdo avec le fac simile de la lettre du cardinal d’Utrecht exigeant que ce frère suive une thérapie. Je m’étonne (et le mot est faible) que Mgr Grua n’ait pas réagi à la lourde accusation contre le prieur de Murat. Sur le site internet du prieuré de Murat, pas un mot non plus et le frère mis en cause apparait toujours en tant que prieur. Plusieurs camps de jeunes sont prévus pour les vacances de fin d’année.
Que pense et que fait Mgr Grua ? Trouve-t-il tout cela bien catholique.

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" Mgr Brincard s’est surtout fait remarquer par son silence et, sur le site de son diocèse, par un usage consommé de la langue de bois. "
Un usage consommé de la langue de buis ?

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LE FEU DANS LA MAISON EGLISE :
Je connais moins bien les St Jean que les Agapè/Béatitudes, mais ce que je me rend compte en lisant votre article, c’est que Mgr Brincard risque le pénal dans les 2 cas comme plusieurs autres évêques qui laissent faire les magouillages/grenouillages divers et variés, physiques ou psychologiques dans leurs diocèses contre l’intégrité du genre humain au nom de la liberté religieuse.
<< La liberté religieuse occupe à juste titre une place importante parmi les droits de la personne humaine. Il faut la préservée et non pas la ternir comme il est fait par ces méthodes délirantes ou communautés dérivantes et dévoyées.
’’Car tous les hommes doivent être exempts de toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux ou de quelque pouvoir humain que ce soit’’( Cardinal RylKo, Le droit à la liberté religieuse, 2010 )… mais y compris – aussi - par des extrémistes ou fanatiques religieux de quelque religion que ce soit, y compris la religion catholique romaine >> ( extrait de lettre à Mgr Brincard)
’’L’intégrité de la personne humaine est un tout’’ disait au sujet des sectes Roselyne Bachelot lorsqu’elle était ministre de la santé.
Que ce soit l’atteinte aux bonnes moeurs ou les tortures psychologiques infligées aux victimes des Agapè/Béatitudes.
Il est temps pour Mgr Brincard et autres de l’église de se rendre compte que les temps changent et qu’ils leur faut sortir du silence complice et des arrangements coupables, SINON ILS VONT DEVOIR RENDRE DES COMPTES !
On peut peut être prendre les familles pour des imbéciles, mais il n’est pas recommandé de le faire avec la Justice de la République.....
...VRAIMENT PAS RECOMMANDE....

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Bonjour,

La dissimulation et au mensonge étant habituels à Saint Jean, on ne peut évidemment accorder aucun crédit aux affirmations du Vicaire Général... Congrégation experte en fausse monnaie et poudre aux yeux... il suffit de regarder le nouveau look de son site ...

Concernant le frère Luigi (mais c’est valable pour de nombreuses autres affaires à St Jean), aura-t-on le courage de remonter jusqu’à la responsabilité de ses supérieurs ? En effet :

- si le frère Luigi était pédophile avant de rentrer à Saint Jean, il est impossible que pendant ces douze années dans la communauté, ses supérieurs n’en aient pas eu connaissance. Ils sont donc eux aussi responsables, car ils ont contribué à produire le fruit, et ils ont masqué la vérité ;

- s’il ne l’était pas avant de rentrer, cela veut dire qu’il l’est devenu à l’intérieur de la communauté, et que celle-ci est perverse de façon cachée, et l’a initié. Les supérieurs sont dans ce cas directement responsables...

Comment ne pas penser alors que la Congrégation Saint Jean comporte de graves aspects de dérive sectaire ?

Le communiqué de la Congrégation stipule qu’une procédure de renvoi du fr. Luigi est en cours. Le renvoyer purement et simplement n’est pas responsable si le frère n’est pas soigné pour cette perversion précise...

Et il ne peut être bien soigné que si l’on prend en compte le phénomène de dérive sectaire de la communauté, qui a masqué ou qui a initié sa propre perversion...

Et la dérive sectaire, à Saint Jean, s’est installée à partir de l’enseignement, des moeurs, et des méthodes du fondateur ; c’est l’enseignement qui est à l’origine des déviances de moeurs...

D’où une intoxication générale de l’ensemble de la Congrégation...

Y a-t-il encore des hommes courageux dans la hiérarchie ecclésiale capables de dissoudre cette communauté dissolue, conscients aussi du devoir de refonder pour tous les jeunes qui ont donné leur vie pour le Christ et qui ont droit à la vérité ?

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