Parution : 11 mars 2013
Le nom du prochain pape à l’épreuve des statistiques...
Par Golias

Cent quinze cardinaux venus des cinq continents sont réunis en Congrégations générales pour profiler le prochain pape. L’occasion d’empoignades sur des questions bien compliquées pour un résultat dont on sait déjà qu’il mécontentera la moitié des participants, décevra 70% des catholiques et consternera 95% de la planète.

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A partir d’un postulat, tentons une hypothèse. Le postulat est le suivant : les Congrégations générales et le conclave se donnent pour objectif de discerner le meilleur pape possible, celui qui saura rassembler, fédérer l’Eglise autour de son nom et d’un projet. C’est le rôle du chef. Or, pour rassembler et fédérer, mieux vaut ne pas être trop atypique, mais plutôt à l’image de son institution. En d’autres termes, être "représentatif". Or, désigner le plus représentatif peut se faire par le vote, le sondage ou le tirage au sort. L’Eglise prévoit que le chef soit désigné par le vote mais les statisticiens nous disent que le résultat d’un vote (ou d’un sondage) dépend beaucoup de la composition du corps électoral (ou de la population sondée). On pourrait d’ailleurs facilement imaginer que le pape élu par l’ensemble des catholiques ne serait pas nécessairement le même que celui élu par le conclave. Le cardinal élu pape serait donc finalement le plus représentatif des 115 cardinaux électeurs. L’hypothèse est la suivante : puisqu’il s’agit d’identifier le cardinal le plus représentatif parmi les 115 cardinaux, quel serait le pape élu si l’on remplaçait le conclave par un bête tirage au sort en s’appuyant sur une poignée de données basiques qui décrivent l’ensemble des 115 électeurs. On voit bien qu’un tirage au sort ferait gagner un temps précieux, épargnerait bien des disputes, allègerait considérablement le bilan carbone par l’économie de vols intercontinentaux ou internationaux et réduirait la dépense.
Pour bien comprendre la suite, il faut rappeler quelques notions élémentaires de probabilités en prenant l’exemple de la pièce de monnaie. Si je lance une pièce de monnaie (qui présente deux faces : pile et face), j’ai une chance sur deux (1/2 = 50%) d’obtenir "pile" et une chance sur deux (50%) d’obtenir "face". A présent, si je lance deux fois successivement une pièce de monnaie, j’ai, par exemple, 50% de chances d’obtenir "pile" la première fois et 50% de chances d’obtenir "pile" la deuxième fois. La probabilité d’obtenir "pile" deux fois de suite est donc de 50% x 50% = 25%, c’est-à-dire une chance sur quatre.

A présent, revenons au tirage au sort du pape et sélectionnons, à partir d’un récent article de La Croix complétées par internet, quelques données simples (huit au total) permettant de caractériser chacun des 115 cardinaux électeurs. J’ai retenu :
. le continent d’origine (Europe, Amérique du Nord, Amérique latine, Afrique, Océanie)
. l’ordre cardinalice (cardinal-prêtre ou cardinal-diacre)
. être diocésain ou de la Curie
. l’année de naissance
. avoir été créé par Jean-Paul II ou par Benoît XVI
. la date du consistoire au cours duquel il a été créé
. l’âge auquel il a été créé
. l’initiale du patronyme

On aurait pu retenir la taille, le poids, la couleur des yeux, mais ces informations sont peu disponibles. En tous cas, on s’accordera à dire que ce sont des données simples mais objectives et qui ne prêtent pas à d’interminables débats houleux…
Disposons sur une table huit urnes correspondant aux huit caractéristiques choisies : chaque urne permettra de tirer au sort une des caractéristiques du prochain pape. Par exemple, l’urne "Continent" permettra de tirer au sort si le prochain pape sera européen ou nord-américain ou latino-américain ou africain ou océanien. On pourrait ne mettre dans l’urne que 5 papiers portant le nom des cinq continents. Mais, dans ce cas, chaque continent aurait la même chance d’être tiré au sort (1/5, soit 20%) et le seul et unique cardinal océanien (Mgr George Pell, Archevêque de Sydney),
serait vraiment trop favorisé… Or, l’objectif est que l’élu soit représentatif des cardinaux électeurs.

Pour cela, on doit déposer dans l’urne 115 papiers et non pas 5, chaque papier représentant le continent d’origine d’un cardinal. On aura ainsi dans l’urne 60 papiers portant la mention "Europe", 14 papiers portant la mention "Amérique du Nord", etc. On procède de la même manière pour les sept urnes suivantes. On peut, à présent, procéder au tirage au sort.

Examinons les probabilités. Si le choix du futur pape relevait d’un tirage au sort :
. la probabilité qu’il soit d’origine européenne (52.2%) est la plus importante puisqu’il y a 60
européens sur les 115 cardinaux du conclave
. la probabilité qu’il s’agisse d’un cardinal-prêtre est de 72.2% puisque les cardinaux-prêtres sont 83
sur 115
. il y a plus de chances (65.2%) qu’il s’agisse d’un archevêque diocésain (75/115) que d’un prélat de
Curie
. il y a 12.2% de chances qu’il soit né en 1936 qui est l’année de naissance la plus fréquente (14
cardinaux sur 115)
. il y a 58.3% de chances qu’il ait été créé par Benoît XVI (67/115)
. mais, si l’on distingue le consistoire, il y a plus de chances (20%) qu’il ait été créé au consistoire du
21 février 2001 (23/115)
. il y a 8.7% de chances qu’il ait été créé cardinal à 64 ans qui est l’âge le plus fréquent de création
(11/115)
. enfin, il y a 10.4% de chances que son patronyme commence par la lettre R qui est l’initiale la plus
fréquente (11/115).

Le cardinal "idéal", le plus représentatif du Collège cardinalice, est donc un cardinal européen, cardinal-prêtre, archevêque diocésain, né en 1936, créé cardinal par Benoît XVI au consistoire du 21 février 2001 à 64 ans et son patronyme commence par la lettre R. Il est le cardinal "le plus probable" et la probabilité qu’il soit "élu" par le tirage au sort est de 0.0029% (52.2% x 72.2% x 65.2% x 12.2% 58.3% x 20% x 8.7% x 10.4%), c’est-à-dire à peine 3 chances sur 100.000. Ça peut paraître peu mais
c’est pourtant la plus forte probabilité. Problème... Si l’on consulte la liste des 115 cardinaux, ce cardinal n’existe pas. D’ailleurs, c’est un cardinal vraiment "statistique" puisque l’on ne peut pas avoir été créé au consistoire du 21 février 2001 par Benoît XVI qui n’a été élu qu’en… 2005. Il faut donc trouver une solution sauf à se passer de pape. Si le cardinal "le plus représentatif" n’existe pas, on peut en revanche identifier celui qui s’en rapproche le plus en calculant pour chaque cardinal sa propre probabilité, comme on lui attribuerait une note. Par exemple, la probabilité que, par le hasard, le pape soit un cardinal européen (52.2%), cardinal-prêtre (72.2%), archevêque diocésain (65.2%), né en 1944 (7%), créé par Benoît XVI (58.3%)
au consistoire du 24 mars 2006 (7.8%) à l’âge de 61.5 ans (6.1%) est de… 0.00049%, soit moins de 5 chances sur 1 million d’être tiré au sort. En l’occurrence, il s’agit du Cardinal Ricard. Dit comme cela, il paraît encore plus illusoire que Mgr Ricard soit pape mais il faut se rappeler que le maximum de chances, celles du cardinal "idéal", était d’à peine 3 chances sur 100.000.

Pour mieux se représenter la situation, attribuons au cardinal "idéal" la note de 20/20. Dans ce cas, le Cardinal Ricard obtient la note de 3.4/20, ce qui en fait d’ailleurs le meilleur élève parmi les 4 cardinaux français et le 15ème de la promo "Conclave 2013"… Le Cardinal Vingt-Trois obtient 1.58/20 (24ème place), le Cardinal Tauran 0.38/20 (67ème place) et le Cardinal Barbarin 0.30/20 (75ème place).
Mgr Tauran a une "mauvaise note" (c’est-à-dire une faible probabilité) parce que c’est un cardinal de Curie et qu’il a été créé jeune, ce qui n’est pas très "probable" ; Mgr Barbarin a une note encore plus calamiteuse parce qu’il a été créé jeune et qu’il est encore jeune, ce qui est encore moins "probable"… Par curiosité, le 115ème et bon dernier, est le Cardinal James Michael Harvey (0.01/20) qui cumule d’être nord-américain, cardinal-diacre, prélat de Curie, né en 1949, créé au consistoire du 24 novembre 2012… le cardinal improbable, la perle rare… Les trois meilleures notes sont 11.83/20, 10.94/20 et 8.94/20. Oui, mais qui ?

Avec la note de 8.94/20, la troisième marche du podium est occupée par Angelo Bagnasco, cardinal-prêtre italien, Archevêque de Gênes, âgé de 70.1 ans, créé par Benoît XVI au consistoire du 24 novembre 2007, à l’âge de 64.8 ans. Avec la note de 10.94/20, la deuxième marche est occupée par Antonio María Rouco Varela, cardinal-prêtre espagnol, Archevêque de Madrid, âgé de 76.5 ans, créé par Jean-Paul II, au consistoire du 21 février 1998, à l’âge de 61.5 ans. Enfin, avec la note de 11.83/20, le pape "élu" par le hasard serait José da Cruz Policarpo, cardinal-prêtre portugais, Patriarche de Lisbonne, âgé de 77 ans, créé par Jean-Paul II le 21 février 2001 à l’âge de 65 ans. Ce résultat est purement "statistique". Mgr Policarpo est élu parce qu’il est finalement le plus représentatif des 115 cardinaux électeurs sur la base des huit caractéristiques choisies, même si la note n’est pas extraordinaire : 11.83/20. Cela suggère que même le plus représentatif des cardinaux disponibles est assez éloigné du cardinal le plus représentatif théorique, mais c’est peut-être ce que pourrait produire un conclave qui s’enliserait où chaque cardinal voterait pour celui qui lui ressemble le plus… ce qui n’est pas exclu. En tous cas, un Portugais, un Espagnol et un Italien : le prochain pontificat sera ensoleillé et barbotera dans l’huile d’olive ou ne sera pas…

Sans volonté de trop toucher au résultat, et sans préjuger des qualités de Mgr Policarpo qui ferait peut-être un excellent pape, on peut essayer tout de même d’améliorer un peu le modèle en introduisant "de force" telle ou telle donnée qui pourrait sembler "stratégique dans la conduite de l’Eglise" à nos éminences. Par exemple, la question de l’âge de l’élu semble être soulevée, d’autant que la renonciation de Benoît XVI ouvre la porte à l’élection d’un pape pas trop jeune, certes, mais pas trop vieux non plus sans trop de risque d’en pendre pour 25 ans. Si on peut se dire facilement que les 77 ans de Mgr Policarpo n’en font pas un perdreau de l’année, il reste à savoir ce qu’est un pape "ni trop jeune, ni trop vieux" dans la tête d’un cardinal électeur. Chacun trouvant "jeune" une personne plus jeune que soi et "vieille" une personne plus âgée que soi, je propose de se baser sur la moyenne d’âge des 115 cardinaux : 71.8 ans. Disons 72 ans pour simplifier. C’est un peu arbitraire mais, sans plus d’information, c’est recevable.
Il convient alors d’ajouter une urne supplémentaire qui permette, par tirage au sort, d’augmenter les chances d’arriver sur un pape aux alentours de 72 ans. Pour cela et très schématiquement, il suffit de bourrer l’urne avec des papiers portant la mention "72 ans" et de mettre de moins en moins de papiers au fur et à mesure que les âges mentionnés sur les papiers s’éloignent de 72 ans. La probabilité des cardinaux de 72 ans sera améliorée et celle des plus jeunes et des plus âgés diminuera au fur et à mesure que l’on s’éloignera de cette cible. A l’issue de ce tirage au sort, on obtient un nouveau classement que l’on exprimera à nouveau en attribuant une note sur 20 pour chaque cardinal.

Dans ce nouveau classement, Mgr Harvey, le jeune états-unien de Curie, est toujours bon dernier, ce qui est logique puisqu’il n’a que 63 ans… Décidément trop jeune et trop atypique, il se sentira peut-être un peu seul dans la Chapelle Sixtine, si différent de ses pairs… Mgr Rouco rétrocède à la 9ème place et Mgr Policarpo à la 10ème place, clairement plombés par l’âge. Parmi les cardinaux français, les positions s’améliorent un peu. Avec la note de 2.08/20, Mgr Vingt-Trois arrive 13ème et passe sur la tête de Mgr Ricard, classé 17ème avec la note de 1.76/20 ; Mgr Tauran (0.31/20) occupe la 54ème place : être cardinal-diacre à la Curie ne facilite pas l’accès à la chaire de Saint-Pierre. Seul Mgr Barbarin continue à creuser, jusqu’à la 87ème position exactement (0.11/20) : trop loin de tout ce que l’on cherche… mais ça on le savait avant même de commencer le tirage au sort…

La troisième place (6.65/20) revient au Cardinal Sean Baptist Brady, cardinal-prêtre irlandais, Archevêque d’Armagh, âgé de 73.5 ans, créé par Benoît XVI au consistoire du 24 novembre 2007 à 68.2 ans. Mgr Brady, pas si loin d’être le meilleur des possibles… Mais il traîne tant de casseroles dans son diocèse… c’est risqué. Pourrait-on se rabattre sur le quatrième ? Pas mieux : il s’agit du Cardinal Dominik Duka, Archevêque de Prague, qui figure en bonne place certes dans notre classement mais aussi dans celui des douze cardinaux "salopards" ("Dirty dozen") épinglés par le Snap (Survivors Network of those Abused by Priests) pour avoir couvert des prêtres pédophiles. Risqué aussi… Si cela devait s’avérer nécessaire, la cinquième place est attribuée à Mgr Agostino Vallini, cardinal-prêtre, Vicaire de Rome… Celui-là ne fait pas la une des journaux. Et puis, la 266ème et dernière devise de Saint-Malachie lui irait plutôt bien : "Petrus romanus"… Pierre le romain… pour un cardinal vicaire de Rome… Quand on sait tout ce qui suit la devise, du pain béni pour les journalistes !

Sans plus faire durer le suspense, remontons à la tête du classement… La deuxième place (8.15/20) est occupée par Angelo Bagnasco, déjà présent dans le classement précédent et dont la position s’est encore améliorée. Pour mémoire, Mgr Bagnasco est ratzingerien pur sucre mais surtout Président de la Conférence des Evêques d’Italie (28 cardinaux électeurs au conclave sont italiens), successeur de Bertone à ce poste. Une candidature qui ne manquerait d’appuis solides en cas de blocage filandreux même si Mgr Bagnasco et Mgr Bertone, au-delà de l’onctuosité cardinalice, ne sont pas les meilleurs amis du monde. Si "Paris vaut bien une messe", le retour du siège pétrinien dans le giron italien ne vaut-il pas bien plus de sacrifices encore ? Mais avant toute spéculation, encore faut-il connaître le nom du premier.

Alors voilà, le pape sorti de ce tirage au sort, le pape le plus proche du profil-type, désigné brillamment par un tableau Excel avec la note de 13.89/20, loin, très loin en tête est… Angelo Scola ! Angelo Scola, cardinal-prêtre italien, Archevêque de Milan, âgé de 71.3 ans, créé par Jean-Paul II au consistoire du 21 octobre 2003 à l’âge 61.9 ! Angelo Scola, le principal papabile de ce conclave ! Quand les probabilités prédisent aussi bien que les plus aguerris des vaticanistes ! Incroyable, non ?! Quand je dis qu’un tirage au sort à moindre frais, basé sur huit caractéristiques simples, vraiment très simples, pourrait bien arriver au même résultat que quinze jours de palabres douloureux !

Evidemment, Angelo Scola n’est pas vierge de tout reproche. Lui aussi a les honneurs du Snap… Je n’ai pas de conseils à donner mais Angelo Bagnasco, 70 ans… non ? Enfin, ils feront ce qu’ils voudront. Et bien sûr, l’Esprit-Saint y mettra son grain de sel, n’est-ce pas ? Mais, j’ai juste une question qui me taraude : si Mgr Scola est élu, qui pourra affirmer que c’est bien l’oeuvre du Saint-Esprit quand un tableau Excel arrive au même résultat en identifiant le cardinal le plus représentatif du conclave sur la base de critères aussi stupides que d’avoir été créé au même consistoire ou venir du même continent… ? Qui pourra affirmer que, finalement, les cardinaux ne votent pas surtout comme tout un chacun : "je choisis celui qui me ressemble le plus"… ?

Brisons là. Chacun y allant de sa liste de papapili (parfois jusque 12 ou 15… pourquoi pas 115 aussi…), pour une bouteille de champagne, je suis prêt à me lancer. Je propose : Angelo Scola, Angelo Bagnasco et Agostino Vallini. Trois italiens, c’est joueur, mais pourquoi pas ?

50 commentaires

Je n’attendais rien de l’élection d’un nouveau pape. Leurs sentences moralisantes et mortifères m’ont définitivement éloignés de leur église. J’ai une idée toute personnelle de la relation à Dieu et cette conviction que la révélation de son amour pour nous les hommes, cette amour qui libère et nous submerge est à l’oeuvre en chacun et à chaque instant de nos vies encombrées, sans dogmes et autres aliènantes pénitences.
Aussi est-il normal que cette élection du ’poverello argentin’ m’inspirent un sentiment de malaise puisque je suis critique, mais ce sentiment négatif bien au delà de ses positions doctrinales tellement conservatrices pour un soi disant ami de Jésus, est provoqué par son parcours politico-religieux dans son pays meurtri par un passé horrible et dont les révélations à venir ne laisse pas augurer le retour au calme des eaux agitées sur lesquelles la barque de l’église vogue selon les voeux de l’ex.
Wait and see comme disent les anglais qui se souviennent que cet évêque a pris une position nationaliste dans la guerre des malouines.

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Tout ça laisse bien perplexe. Autant l’abdication en queue de poisson de Benoît XVI, que l’élection précipitée, qui sent un peu le "par défaut" et la tentative de courir sur l’erre, d’un prélat qui semble avoir quelque chose comme une cocotte-minute accrochée à la soutane, et peut-être des choses assez graves sur la conscience, qui risque donc d’en voir sa légitimité lourdement grevée . Ca laisse comme une impression de perte subite de contrôle à la tête de l’Eglise. J’en viens à me demander si on ne va pas avoir sous peu une seconde abdication - et là, probablement, le tissu montrera la corde, il faudra peut-être le fameux concile général chrétien réclamé il y a quelques siècles.

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Ainsi donc, ce pape là ne serait pas un saint, ou du moins pas si sain que certains le prétendent..... si j’en crois votre commentaire à la TV et les contributions ci après.
Certes, et vous avez sans doute tous raison.
Mais la question qui se pose aujourd’hui est : Un homme sain, à défaut d’être un saint homme, peut-il infléchir, voire réformer l’Eglise, peut-il affronter les clans et les cliques que l’on devine, peut-il déjouer les intrigues et les magouilles financières ou autres ?
Pour cela il faut un homme fort, un homme à poigne avec des chars d’assaut ou une police bien entraînée. Et encore !
Ce que n’avait pas Benoît XVI et ce que n’aura jamais le Vatican.
Et les hommes à poigne comme Jean Paul II ont aussi leurs travers. Le pape émérite Ratzinger est honnête, droit, mais qu’il ne m’en veuille pas, il fait un peu ’’enfant de cœur’’ dans un océan plein de ’’caulerpa taxifolia’’ et de favouilles qui ne demandent qu’à prospérer tranquillement à l’ombre de la vénérable institution catholique romaine et ce au dépend des croyants et autres victimes en tous genres.
Autrement dit, il faut savoir ce que l’on veut.
Un autre pape aussi droit et honnête que l’était Benoît XVI ne réglerai sans doute rien.
Le pape François me semble malin et retord et s’il n’a pas des chars d’assaut, il a une armée : celle des catholiques sud américains qui sont parait-il nombreux, très nombreux. Et cela pèse son poids. De plus, les échéances financières italiennes et européennes arrivent et leurs institutions sont là pour le conseiller et l’aider.
Ne pas oublier aussi qu’il a été désigné par le Saint Esprit qui sait tout et voit tout ...!!!
Alors, comme le pardon est chrétien, laissons lui le temps de racheter ses fautes passées et de se faire pardonner. Jugeons sur pièces.
Il ne fera sans doute pas de déclarations tonitruantes, mais de touches en touches, je pense, du moins j’espère qu’il fera des changements.
Pour une révolution, ne rêvons pas trop ! ... Quoique..?
Comme disent les anglais, wait and see !

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comme quoi les statistiques ne sont pas les seuls éléments à retenir.... qui aurait pu prévoir la venue de François ? il n’est certainement pas celui que vous auriez souhaité, selon votre commentaire sur sa façon d’avoir géré la dictature en Argentine. les choses sont plus complexes et je suis sûr que l’Esprit Saint a davantage oeuvré que les statistiques ! je remercie Dieu de nous avoir donné François comme pape !

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Bonsoir . Et Chistian , il faudra revoir tes cours de probalité !

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ça y est… !!! 13 mars 2013 21:38, par françois ( ni papiste, ni romain…)

BON soir à toutes et à tous… !!!

hé bien oui… ça -y-est… !!! nous connaissons tous maintenant le nom du successeur de B16.
José Maria Bergoglio, ingénieur chimiste et nouveau pape… !!!
Et jésuite de surcroît… !!!
Et voilà que ce nouveau pontife décide de se faire reconnaître sous le nom de François ( 1er…)… !!!
Non, mais quelle audace… !!!
Quel culot… !!! quel toupet… !!!
Je ne fais ici aucune référence à un quelconque roi de France, mais bien à François d’Assise !
Pauvre Poverello… !!!
Si on lui avait dit un jour que son nom serait associé au rang le plus haut de la hiérarchie de cette Institution,
le petit pauvre en aurait très probablement ressenti d’horribles souffrances, tant physiques que mentales…
Non contente d’avoir ignoré, voire rejeté son message de fraternité universelle et de pauvreté,
voici donc que cette misérable Institution prend le nom de François en otage,
espérant ainsi faire croire à l’univers tout entier que les choses vont changer… !
Quelle ignominie… !!! Quelle bassesse… !!!
Oui, décidément, je continuerai de plus belle à afficher ma position : " ni papiste, ni romain… !"
Qu’on se le dise… !!!

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Bonsoir,
je voudrais savoir comment fonctionne le Saint-Esprit.

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Une chose est sûre : ce sera un homme (100% de chances). Et il faudra encore quelques millénaires avant qu’il en soit autrement !

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Foin de stats... Le St Esprit ne fait pas de mathématiques mais inspire qui il veut. Je me lance

Je parie pour le Cardinal Paolo Roméo : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paolo_Romeo

Son défaut être un peu âgé (75 ans). Pour les reste il semble avoir un bon profil. En plus Cardinal de Palerme il connait nécessairement bien les procés mafieux et leurs moyens. Et par les temps qui courent.... Expérience internationale, semble-t-il assez bon manager... Bref pas plus intello qu’il faut mais homme de terrain et de diplomatie.

En plus, références aux stats et à st Malachie : son nom commence par R et Roméo fait de lui un presque romain (si l’on excepte le o final). De plus Roméo (originaire de Vérone) sait se sacrifier pour sa belle (l’église romaine)... et Vérone est une des plus anciennes ville romaines à la confluence de routes menant vers les 4 points cardinaux. Encore mieux son prénom Paolo, Paul. Prendre Pierre et se nommer Paul-Pierre Ier... ça aurait de la g.... non ? D’autant que le Cardinal aurait aussi un caractère entier (comme Pierre) et pourrait être aussi bon théologien (au moins autant que Paul). Et ça pourrait aider à réconcilier deux courants antagonistes sans qu’il soit nécessaire de tuer ni Roméo ni Juliette.

Qui vivra verra !!! Vive Paul-Pierre le romain...

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A ce stade du débat, devons-nous envisager la possibilité que l’Esprit Saint qui - plusieurs intervenants l’ont souhaité - doit souffler sur le conclave, soit en fait une équation statistique ?
Ce qui nous ramènerait à la qualification souvent utilisée d’un Dieu grand architecte de l’univers et par là, au monde des mathématiques. Qui dit mathématique dit calculs et si l’on parle calculs, on en revient au conclave.
Faut-il concevoir désormais un théorème ?
Cette élection est décidément un défi sur bien des plans. Fussent-ils inattendus.
Golias : merci.

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Le nom du prochain pape à l’épreuve des statistiques... 11 mars 2013 22:34, par Jean-François

En effet Iconoclaste, je vous confirme qu’en ayant fait math sup’, l’article est très compréhensible. Cependant le raisonnement exposé n’est pas juste. Dans l’exemple des dés il est exact que la probabilité d’obtenir deux fois pile est de 25%. Mais cela n’est vrai que parce que le résultat du deuxième lancer est indépendant du premier. Les probabilités sont dites indépendantes et ont peut multiplier les probabilités entre elles pour obtenir le résultats.

- 

Or, dans le cas des cardinaux, les probabilités ne sont pas indépendantes. Par exemple, la probabilité qu’un cardinal ait 65 ans sachant qu’il a été créé par Jean-Paul II est différente de la probabilité qu’un cardinal ait 65 ans sachant qu’il a été créé par Benoît XVI. On ne peut peut donc plus multiplier simplement les différentes probabilités entre elles. Les probabilité sont dites conditionnelles.

- 

Ainsi les résultats exposés ne sont pas exacts et ne disposant pas de toutes les données nécessaires de manière immédiate, je ne peux pas donner la bonne réponse. Cependant l’idée de départ est excellente, vous m’avez intrigué ! Encore bravo !

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Si on n’a pas fait Math’sup, c’est quand même difficile de suivre cet article...

Moi, je m’en tiendrai à l’adage populaire : "Jamais deux sans trois". En l’espèce, cela fait déjà deux fois que nous avons un pape non italien. Donc après Wojtyla et Ratzinger, le prochain devrait être non italien.

De plus, cela fait deux fois, déjà, que ce non italien est issu d’Europe centrale : le prochain devrait donc venir d’Europe centrale, à savoir, ou la Hongrie avec Erdö ou l’Autriche avec Schonborn. C’est bizarre, j’ai plus confiance en mon adage populaire (souvent plein de sagesse, comme disait mon prof de philo en terminale littéraire) qu’en vos savants calculs mathématiques que je ne comprends vraiment pas.

Réponse dans pas longtemps. Au fait, vous me payez le champagne, si j’ai raison ?

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Le nom du prochain pape à l’épreuve des statistiques... 11 mars 2013 21:20, par Sisinio Orsin

En cette fin de journée, ce que j’ai retenu comme information principale sur une onde, c’est que tous les jours en Espagne, il y aurait 500 expulsions par jour, des familles à la rue,mis dehors avec huissiers et forces de police(si besoin) ;les services sociaux mandatés par les mairie récupéreraient les...enfants ;résultante de la crise financière de 2009 et pas de subventions ni de solidarité de la part de l’Europe:ils seraient coupables et totalement responsables sur le plan ...juridique.
suite à un safari à 30 000euros/ jour, le roi(très catholique) s’amuserait en Afrique, il se serait bléssé à la hanche...le pauvre.
Probabilités et statistiques sur 115 "décideurs" de pourpre et d’écarlate sur le supposé représentant de leur "christ",je n’en est strictement rien à faire !
Vraiment désolé pour l’info du post !

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Faut-il voir dans cette brillante démonstration un défi à nos voisins Anglais qui doivent déjà avoir ouvert les paris ? Un effet de l’action du white spirit... je veux dire de l’esprit saint ?
En tout cas merci de nous rendre enfin accessibles les mystères du conclave et de la statistique réunis. Il est évident que ma vision de ce qui va suivre risque de se trouver bouleversée par autant de révélations préalables et j’espère évidement que la désignation du nouveau pape vous permettra de conserver et de sabrer votre bouteille de champagne.

Mais quelle déception aussi que de se rendre compte aussi brutalement, que tous ces prélats sont en définitive... humains.

Cordialement

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