Parution : 15 mars 2013
Dictature argentine : la face obscure du nouveau pape François

Elu le 13 mars sous le nom de François 1er, Jorge Bergoglio passe pour un modéré, un classique, « spirituel » et cultivé, vivant simplement et en retrait de la restauration ratzingérienne. C’est du moins l’image officielle [1].qui a permis au cardinal-archevêque de Buenos Aires de faire figure d’homme de consensus. Sauf que l’image de ce premier pape venu d’Amérique latine, membre de la Compagnie de Jésus, est entachée par son passé, au moment de la dictature militaire qui a sévi en Argentine entre 1976 et 1983.

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On s’est plu, dans la presse, à souligner l’humilité du nouveau pape. N’avait-il pas, en 2005, laissé entendre qu’il ne voulait pas être élu, alors qu’il avait recueilli une quarantaine de voix, soit un tiers des votants ? La réalité est sans doute bien différente. Cette année-là, la Cour constitutionnelle argentine déclarait anticonstitutionnelles les deux lois d’amnistie de 1986 et 1987 promulguées sous la présidence de Raul Alfonsin (1983-1989). Les poursuites avaient repris après l’arrestation du dictateur chilien Augusto Pinochet à Londres en octobre 1998, et incité les organisations des droits de l’homme et les associations de disparus à obtenir vérité et justice hors de l’Argentine. En 2003, le président Nestor Kirchner avait abrogé certains décrets d’amnistie sur la non-extradition des militaires argentins. Et lorsque deux ans plus tard, la Cour constitutionnelle ouvrait la possibilité de nouveaux procès, la situation risquait de devenir délicate pour tous ceux qui avaient collaboré à la dictature. [...]

Découvrez l’ensemble de notre dossier spécial sur l’élection du pape François en téléchargent Golias Hebdo n°279

En complément le dossier traité sur la Chaine ARTE

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Pape - "Sa belle soutane blanche est entachée" | ARTE Journal | Monde | fr - ARTE

[1P.S. Nous vous invitons à regarder l’émission de Paul AMAR "le 19h du 16 mars" de France 5 (en particulier depuis la 33em minute)

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Le pape François donne actuellement l’apparence d’être « bien sous tous rapports ». C’est du moins ce que laissent entendre ses thuriféraires et tous les papolâtres par principe. C’est à tout le moins faire l’impasse sur les prises de positions de l’ITCCS***.

Selon ce Tribunal International plusieurs accusations graves seraient attachées à la personne du pape. Accusations portées par plusieurs associations de défense des victimes de la sanglante dictature Videla en Argentine (1976-1983). Dictature dont les agissements furent fermement condamnées par plusieurs églises sud-américaines sans qu’un seul mot soit prononcé contre elle dans le pays même par la haute hiérarchie de l’église. Sauf cinq évêques courageux rapidement réduits au silence. Durant la période de la junte militaire Jorge Bergolio fut Supérieur des Jésuites d’Argentine (à partir de 1973). Il sera étudiant en Espagne (1972-73) et en Allemagne (1986). Il fut donc présent en Argentine pendant toute la dictature en tant que membre de la haute hiérarchie catholique du pays. Il ne sera fait évêque qu’en 1992 et cardinal en 2001.

L’une des plus graves accusations relayées par l’ITCCS contre lui porte sur des actes de complicité active et passive avec la dictature. Notamment la négociation par l’archevêque de Rio (JB, pape François), via le Vatican et donc sous la responsabilité de JPII, de l’acquisition de missiles EXOCET ayant permis la destruction par la junte de plusieurs navires anglais lors de l’affaire des Malouines. C’est p.e cette participation qui fait qu’il s’applique à lui-même, en ne distribuant pas la communion, la règle édictée par lui « si un homme, plutôt que d’unir le peuple de Dieu, a fauché la vie d’un très grand nombre de personnes, il ne peut pas recevoir la communion, ce serait totalement contradictoire ». Et sans doute encore moins la donner ?

Une autre très grave accusation porte sur une au moins passive complicité de rapt d’enfants aux familles d’opposants pour être confiés à des fidèles du régime avec parfois l’exécution des parents légitimes. Compte tenu de la grande pratique religieuse des populations de ce pays il est évident que l’église romaine, et donc ses responsables, ne pouvaient pas ne pas être informée de ces faits sur lesquels elle a gardé un silence absolu.

Quel est votre avis sur ces accusations ?

*** ITCCS : « International Tribunal into Crimes of Church and State » est une organisation internationale indépendante reconnue dans diverses états ayant pour objet de porter les revendications des victimes de crimes et délits commis contre les personnes par les églises, les états et leurs représentants. Bien que cette organisation se présente comme un tribunal international il faut noter que n’étant pas reconnue comme tel par la communauté des nations elle n’en n’a pas le statut légal. Ce sont ses partenariats, collaborations et membres, acteurs de la défense des victimes de crimes et délits, qui fondent sa légitimité juridique internationale. Il faut noter que selon l’ITCCS ’un ou plusieurs états européens auraient enregistré les plaintes et demandes de ce tribunal.

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qu’est ce que cela cache ???

il n’y a que l’epreuve du temps qui peut nous montrer la vraie face de ce Pape,
et surtout comment il va sortir des "affaires" douteuses de l’Eglise .....Vatileaks bien entendu, mais aussi les mesures contre la pédophilie de ces Prétres, et les dossiers des satellites de l’Eglise (comme chez nous les Beatitudes et leur comportement odieux).....
seul le temps pourra nous démontrer sa vraie face au sus de ses agissements !

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Pape des pauvres : Un slogan ? Un passeport ? 28 mars 2013 10:07, par pierre mabire

Etre pauvre et manger à la table des pauvres, ce n’est pas tout à fait la même chose. Qu’on se souvienne de Giscard d’Estaing président de la République, qui invitait les éboueurs à son petit déjeuner élyséen, ou allait dîner chez des familles de la France profonde. Cela ne trompait personne. Pour l’ex-archevêque de Buenos Aires, ce n’est pas parce qu’il allait rendre visite aux plus démunis qui cela doit lui donner un label de prêtre des pauvres.
Au reste, pauvre est-il un passeport pour la vie éternelle ? Oh, certes, il y a cette parole de l’évangile : « Il sera plus difficile à un riche d’entrer dans le royaume du père qu’à un chameau de passer par le chah d’une aiguille ». Mais cela signifie-t-il qu’être pauvre suffit à rejoindre le Père en son éternité ? Ou encore s’être invité à la table des pauvres ? Ce n’est pas dit de cette façon dans la bouche de Jésus, auteur de ces paroles selon les scribes.
Et de quelle pauvreté parle-t-on ? Matérielle ? Intellectuelle ? Morale ? Physique ? Je pense par exemple à l’un de mes meilleurs amis, paralysé à 100%, qu’il faut assister dans tous les gestes de la vie courante, crucifié par un défaut sur l’un de ses gènes. Je pense encore à ces femmes, battues, violées, à qui l’Eglise ne reconnaît pas le droit de divorcer pour refonder une autre vie de couple sous peine d’être écartées de la communion pour cause de péché permanent...
Je pense encore à la prostitution, au trafic international des femmes devant lequel l’Eglise fait silence. Je pense à ces enfants, jetés de chez eux par des parents qui ne veulent plus assumer leurs responsabilités. Je pense à ces hommes et femmes qui, par bataillons entiers, passent devant les tribunaux pour être envoyés en prison après avoir été manipulés par des réseaux mafieux qui, sous peine d’élimination physique, et sous la loi du silence, ont été commanditaires de leurs vols et larcins en échange de quelques centaines d’euros par mois pour vivre... Où est la parole de l’Eglise et des évêques pour dénoncer les silences des Etats, la complicité passive ou active des polices, l’instrumentalisation de l’administration judiciaire pour se blanchir politiquement face à une opinion publique excédée ?
Oui, la pauvreté est à visages multiples. Pour mon ami paralysé, j’ai encore en mémoire les paroles d’un évêque de France appelant ses ouailles à refuser de donner ou participer au Téléthon au motif que cet argent servirait à des recherches sur la génétique... Bref, le crucifié peut continuer de souffrir, de ne pas pouvoir prendre ceux qu’il aime dans ses bras, l’Evêque s’en contre fiche, pourvu que le denier du culte entre en abondance dans les caisses de son diocèse ! Le Golgotha n’est peut-être pas encore assez haut pour cet ami aux yeux de chefs d’Eglise qui arborent trop visiblement la croix de la souffrance sur leur poitrine ?
Il y a tant à dire pour réduire les pauvretés, les souffrances. Tant des gestes à accomplir, de consciences et de moyens à mobiliser. Des centaines de milliers de Sahéliens sont menacés par de nouvelles famines, tandis que les cours des céréales sur les marchés mondiaux grimpent en flèche. Que dit le pape, prompt à dénoncer le diable dans le coeur des individus, mais qui n’adresse pas un mot de compassion à ceux que le monde entier abandonne. Et ce n’est qu’un aspect de la grande misère et de la grande pauvreté humaine. J’aurais pu encore parler de la pandémie du Sida...
Alors, chiche : que le pape François s’invite là où sont les souffrances : dans les camps de déportés et de réfugiés, dans les dispensaires dépourvus de médicaments et de médecins, sur les fronts de guerre où des enfants sont enrôlés pour tuer...
On ne lui demande pas d’être seulement « avec les pauvres », mais d’être contre tout ce qui génère pauvreté et souffrance, de le dire à la face du monde entier.

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Dictature argentine : pape des pauvres ou "pauvre pape" ? 27 mars 2013 22:47, par pierre mabire

Si le pape François peut assurer que l’archevêque Bergoglio n’a eu aucune complicité avec la dictature militaire, qu’il a résisté contre elle avec les opprimés, qu’il a défilé (par le coeur et la pensée) avec les "folles de la place de mai à Buenos Aires" qui dénonçaient la disparition de leurs enfants et/ou maris, alors qu’il le dise lui-même, aussi simplement qu’il se proclame le "pape de pauvres". Sinon, il restera un "pauvre pape" tout le temps de son pontificat.

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Un des Jésuites enlevés en Argentine dit ne pas avoir été dénoncé par François I

Belga | 21 Mars 2013 14h16

L’un des missionnaires jésuites, Franz Jalics, enlevés par la junte militaire argentine dans les années 1970, a assuré que le pape François ne l’avait pas dénoncé à l’époque alors que l’attitude du souverain pontife a été mise en cause.
Le missionnaire "Orlando Yorio et moi n’avons pas été dénoncés par le père Bergoglio" devenu depuis le pape François, affirme-t-il dans une déclaration publiée sur le site internet de l’ordre jésuite allemand mercredi. "Il est faux de prétendre que notre mise en détention a été provoquée par le père Bergoglio", poursuit M. Jalics, connu dans les pays hispanophones sous le prénom de Francisco. Le père Franz Jalics, d’origine hongroise et installé dans le sud de l’Allemagne depuis la fin des années 1970, affirme également avoir longtemps cru qu’il avait été dénoncé avant d’être enlevé puis emprisonné le 23 mars 1976 avec Orlando Yorio. "Avant j’étais enclin à croire que nous avions été victimes d’une dénonciation", poursuit-il. "Mais à la fin des années 1990, après différentes discussions, il est devenu clair pour moi que ce soupçon était injustifié", explique-t-il encore. Franz Jalics raconte en outre qu’après son arrestation, l’officier chargé de l’interroger l’avait pris pour un espion russe en voyant dans ses papiers d’identité qu’il était né à Budapest. Les deux missionnaires jésuites avaient été torturés dans un centre de détention réputé pour sa cruauté, l’Ecole de mécanique de la marine (ESMA), avant d’être libérés cinq mois plus tard. Les détracteurs de Jorge Bergoglio le soupçonnent d’être impliqué dans l’enlèvement des deux missionnaires alors que le prélat argentin dirigeait à l’époque l’ordre des jésuites en Argentine. (GFR)

Le pape "pas complice de la dictature"argentine, selon Esquivel

Afp | 21 Mars 2013 14h18

Le pape François, l’Argentin Jorge Bergoglio, n’a "pas été complice de la dictature" dans son pays, a affirmé jeudi le Prix Nobel de la Paix argentin Adolfo Perez Esquivel, après l’avoir rencontré au Vatican.
"Il n’a rien eu à voir avec la dictature, il n’a pas été complice de la dictature et il n’a pas collaboré" avec elle, a expliqué à la presse M. Perez Esquivel, rejetant des accusations concernant son rôle face à la junte militaire argentine, qui ont ressurgi contre le nouveau pape après son élection le 13 mars.
Selon le Prix Nobel, Jorge Mario Bergoglio a privilégié une "diplomatie silencieuse" pendant cette période marquée par la succession de plusieurs juntes militaires à la tête du pays (1976-83). Selon M. Perez Esquivel, il tentait, à cette époque, d’avoir des nouvelles de disparus et de détenus mais en agissant en coulisses.
"Il n’était pas un évêque engagé dans la lutte contre la dictature" mais "il faut tenir compte du fait qu’il n’était pas évêque à l’époque mais supérieur de l’ordre des Jésuites", a souligné le Prix Nobel.
M. Perez Esquivel a estimé qu’on "ne peut pas le lier à la dictature", en ajoutant : "même le président de la Cour suprême a dit qu’il n’y aucune preuve" d’une éventuelle connivence.
Les détracteurs de Jorge Bergoglio ont stigmatisé son rôle dans l’enlèvement de deux missionnaires jésuites, Orlando Yorio et Francisco Jalics, emprisonnés le 23 mars 1976 puis torturés dans un centre de détention réputé pour sa cruauté, l’Ecole de mécanique de la marine (ESMA), avant d’être libérés cinq mois plus tard.
Sur le site internet des jésuites en Allemagne, Franz (Francisco dans les pays hispanophones) Jalics a assuré jeudi que Jorge Mario Bergoglio "n’a pas dénoncé" les deux missionnaires à la dictature.
Le Vatican avait fermement rejeté dès la semaine dernière les accusations à l’encontre du nouveau pape, les qualifiant de "calomnieuses et diffamatoires".
A l’époque, Jorge Bergoglio n’avait aucune position hiérarchique dans l’Eglise argentine, il était le supérieur provincial des jésuites d’Argentine, fonction qu’il avait reçue trois ans plus tôt, en juillet 1973, à l’âge de 36 ans.
Selon des témoins et historiens, beaucoup de Jésuites qui travaillaient avec les pauvres en Argentine s’étaient rangés du côté des "révolutionnaires" et Jorge Bergoglio a cherché à éviter toute politisation de leur action.

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La Mule du Pape 19 mars 2013 20:48, par lannig al louarn

Au cours du conclave bien des cardinaux se promenaient en belle voiture avec chauffeur . Les américains voyageaient ensemble en bus . Les français je ne sais .
B16 allait en hélicoptère à Castel Gandolfo à 25 Kms de Rome, c’est vrai qu’il ne pouvait perdre de temps au vu de l’immense travail de remise en ordre .
Basta tout cela, le pauvre nouveau pape ( aurais je dû écrire : le nouveau pape des pauvres ?) va sans doute prendre une Mule ( comment choisir la bonne ?) pour se déplacer à Rome ,pour mettre ses actes en accord avec ses paroles comme il se doit . Pour conduire la Mule il aura un choix difficile à faire car il aura autour de lui bien des gens richement habillés et parlant beau comme Tristet Védène qui conduisait la Mule du Pape Boniface . Ce Tristet buvait, avec ses copains et en secret dans l’ é CURIE, le vin destiné à la Mule et au final il reçut une belle ruade de cette dernière . Mais je crois que la Mule devra donner beaucoup de sabots et e jdoute qu’on le lui conseille , 1 ou 2 peut être pour faire plaisir aux pauvres et aux télés .

Héraclès au secours ,toi qui nettoya en un jour les ECURIES d’AUGIAS, tu pourrais nettoyer l’é-CURIE du Vatican. Tu pourras détourner les eaux du Tibre , mais avant j’espère que les trésors cachés dans les Caves seront mis à l’abri . Que l’on puisse enfin découvrir les vieux textes cachés , mais pourquoi sont ils cachés ? . Je pensais que l’église catholique préchait la transparence !. Ce sera sans doute le cas maintenant au vu du passé du nouveau pape ...

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Oups, les photos publiés sur le site montrent effectivement un pape bien obscur alors que tant d’autres le montrent, souriant, radieux et beau.
Ces photos de Golias veulent peut-être nous prouver que le pape nouveau est proche des œuvres du Malin ?
Bon, à part cela, qui est très important mais discuté [et pas forcément conforté dans le sens de Golias soit par l’un des deux prêtres concernés (qui a fait preuve d’une qualité chrétienne qui se nomme Pardon) soit par un Prix Nobel], que Golias (que j’apprécie tout de même) a-t-il à dire sur le rôle passé du pape François en tant qu’archevêque ?
Bien amicalement.

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A peine le pape était-il élu que Christian Terras, le chercheur de mauvaises nouvelles, se répandait sur les radios pour dire tout le mal qu’il pensait de ce nouveau Pape.
On a même vu des photos truquées circuler.
Que cherche Christian Terras ? A quel jeu joue-t-il ?
A faire parler de lui ? a se donner une bonne conscience de gauche ?
A-t-il vérifié les faits dont il parle ?
De quel droit donne-t-il des leçons à l’église ?
S’est-il prononcé contre les intellectuels de gauche qui ont soutenu Mao (au moins 50 millions de mort), Pol-pot (plusieurs millions de mort), Chavez qui bâillonne la liberté ou Fidel ?
C’est bizarre, à chaque fois que les médias officiels français veulent dénigrer l’église, ils appellent Terras. Pour eux, c’est commode, ses réponses sont très très prévisibles.

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L’église à toujours eue deux positions très différentes par rapport aux dictatures :
Condamnation nette et sans appel des dictatures communiste (URSS, RDA, Chine, CUBA etc) et participation indirecte à leurs chutes.
Comprommission laissez faire, laissez aller avec les dictatures d’extrême droite (Nazisme, fascisme,franquisme, salarisme, Pinochet, Videla etc...)
Donc pour moi rien de nouveau sous le soleil de dieu !

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Il n’est pas dans mes habitudes d’intervenir dans ce genre de débat,mais la violence des propos qui s’y manifeste m’oblige à rappeler à tous les décapeurs de l’histoire de l’Eglise que Saint Paul fut d’abord un persécuteur acharné des chrétiens avant de devenir l’immense"apôtre" que l’on sait.Alors laissez le chemin de Damas ouvert et un large espace au travail de l’Esprit-Saint ( si toutefois vous croyez encore en Lui ).

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Notre pape François et la dictature argentine 16 mars 2013 10:35, par Bolzinger

Je souhaite à notre pape François" la joie parfaite" telle que la préconise St François d’Assise face aux insultes qu’on lui envoie. Quant à Golias, je suis choquée qu’il se plaise à ignorer les déclarations de l’argentin Pérez Esquivel, Nobel de la paix démentant les rumeurs. ainsi que celles de la médiatrice argentine Alicia Oliveira, secrétaire aux droits de l’homme, ainsi que celles de Francisco Jalics lui-même. Leur regard sur ce qui s’est passé en Argentine me paraît plus crédible que le vôtre. Que Bergoglio ait rencontré Videla et alors ? pour lui dire quoi, voilà l’important. Je souscrit à ce que j’ai lu d’un commentateur :" Les polémiques nous en apprennent souvent plus sur ceux qui les alimentent que sur ceux qu’elles sont censées viser".

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j’ai tendance à croire les déclarations du Père Francisco Jalics aujourd’hui tout en reconnaissant la douleur de ceux qui ont eu à souffrir pendant la dictature .
Il est facile ,trop facile de jouer aux "purs"après les événements .

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Si seulement vous preniez le temps de vous renseigner... Merci à Marianne, voila de la vraie presse

http://www.marianne.net/Le-pape-et-les-complices-de-la-dictature-argentine_a227411.html

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Effectivement le choix du conclave est très judicieux : lutte contre les pouvoirs de gauche (parfois bien maladroits mais nombreux et souvent encore bien implantés) en Amérique du sud, et par là contre la théologie de la libération, concurrence aux évangéliques sur le même continent, et je crains bien que ce nouveau pape aime tellement les pauvres qu’il ne fera rien pour empêcher qu’on en crée de nouveaux par millions. D’une manière générale l’analyse contenue dans cet article me paraît très juste, expliquant bien les tergiversations de 2005... et l’étrange revirement de 2013. Car je vois mal quel élixir il aurait pris entre temps pour accepter une charge aussi lourde.
Ceci dit je crois moi aussi en la grâce et en l’Esprit-Saint, alors ne désespérons pas !

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Questions
Les cardinaux qui ont voté pour Jorge étaient-ils tous au courant des accusations portées contre lui ? Dans l’affirmative, les ont-ils estimées insuffisamment fondées ? Ou auraient-ils manqué à ce point d’honnêteté morale pour voter en faveur d’un cardinal dont ils connaissaient la lâcheté ou la duplicité ? Pire, un tel pape ne leur servirait-il pas de bouclier pour leur propre protection ?
Faut-il supposer que Jorge ait accepté d’être élu tout en ayant conscience d’avoir trahi ses frères il y a une trentaine d’années ? Dans ce cas, son sourire, son humilité, sa simplicité, son refus des privilèges exorbitants ne seraient-ils qu’une façade, semblable à celle d’un sépulcre blanchi ?
Le fait d’être jésuite ne plaiderait-il pas en faveur d’une telle interrogation ?
Son engagement en faveur des exclus et ses visites dans les bidonvilles étaient-ils inspirés par une charité foncièrement évangélique ou par le secret désir de se refaire une virginité morale ?
Les papes Paul VI et Jean-Paul II sont-ils passibles d’une enquête judiciaire posthume pour avoir couvert un prélat coupable, sinon de complicité avec la junte, du moins de passivité face à la torture endurée par ses prêtres ?
Deroëc

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depuis la fumée blanche, j’essaie de comprendre ce que l’on veut nous démontrer à propos du passé de ce nouveau pape.
il ne doit pas être facile de faire toute la lumière sur ces années de dictature tant au Chili qu’en Argentine et ailleurs.
. je ne peux évidemment poser de diagnostic. j’ai entendu parlé de tout cela et je sais qu’il y a eu malheureusement énormément de victimes comme dans les guerres civiles en général mais la situation en Argentine a été particulièrement cruelle.
aujourd’hui un tribunal international pourrait davantage faire la lumière sur le comportement de tel ou tel personnage.
je suppose que l’ordre des jésuites doit en savoir davantage et qu’il existe des archives suffisantes pour démontrer si des membres de l’ordre se sont montrés coupables de tel ou tel crime non ?
voici d’ailleurs ce que j’ai lu comme commentaire de l’un d’eux apparemment bien informé : ’J’en appelle au discernement de chacun : quelles sont les bases historiques de ces propos ? Les polémiques nous en apprennent souvent plus sur ceux qui les alimentent que sur ceux qu’elles sont censées viser’.
pour le moment en tout cas, je m’en tiens à la prudence tout en demeurant critique quand il le faut.
décidément Golias, croyez-vous qu’il y ait encore des candidats valables pour exercer cette fonction papale ? ces 115 candidats ont été nommés par JPII et BXVI, celui-ci serait peut-être le ’moins mauvais ???
je me réjouissais de voir enfin un homme reflétant un peu de simplicité évangélique et basta c’est reparti pour un tour

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Je ne comprends pas votre logique
1) 2005 Jorge Bergolio Refuse d’être pape parce que des poursuites sont possibles compte tenu de sa collaboration avec Pinochet
2) 2013 Il accepte .

Question
pourquoi n’a-t-il pas été poursuivi alors même qu’il entretien de mauvais rapports avec le pouvoir en place ? N’est il pas plus crédible de penser que l’actuel gouvernement argentin avait tout intérêt à faire courir des rumeurs pour se débarrasser d’un opposant. Actuellement nous avons peu d’éléments . Le seul témoignage de première main que j’ai vu à la télévision provient de quelqu’un ayant entendu Jorge Bergolio qualifier de Saint un prêtre communiste alors même que ce ne sont pas ses convictions.

A ce jour votre article n’est pas crédible et il regrettable que le midi libre l’ai repris comme une information quasi certaine.

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Et si la "face obscure" du pape François était en réalité une face lumineuse ! Et si la désinformation de gauche et celle d’extrême droite allaient "bon train" pour déstabiliser une situation déjà fragilisée !!! Et si l’Eglise catholique se préparait à livrer un grand et vrai combat de foi avec à sa tête un grand, un très grand chef !!! Et si nous nous réjouissions de voir enfin pour tout ce peuple immense d’Amérique du sud et centrale un espoir d’être écouté "comme il faut" au travers d’un homme d’exception ! Et si nous priions plutot que de critiquer. Etre titulaire d’une carte de presse (ce que je suis) n’autorise en rien à être méfiant, moralisateur ou méchant... Notre mission orthodoxe prie donc très fort pour un saint ministere de ce nouveau et grand pape François..... Ahh au fait ! qui me permet d’affirmer qu’il est grand ? Ma foi, mes convictions, mon amour pour lk’humain et mon intuition de chrétien.
archipretre Leonid

Voir en ligne : http://www.mission-saintecroix.com

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Bonjour Golias.
- 
Le pape François a-t-il tué de ses mains ?
- 
Il semble que : "le prix Nobel de la paix, l’Argentin Adolfo Pérez Esquivel, opposant historique du régime de Jorge Videla, a estimé que le nouveau pape n’avait aucun lien avec la dictature. « Ce fut le cas de certains évêques, mais pas de Bergoglio. » ".
- 
Pourtant débaptisée, je suis surprise par votre acharnement sur le passé de cet homme, ni pire ni meilleur que d’autres. Le problème actuel urgent est de clarifier la Curie, la rendre plus "simple, intègre, christique évangélique désintéressée" ; il faut aussi améliorer les rapports avec les autres religions, en particulier avec l’Islam. Un jésuite, c’est mieux qu’un italien trop "romain", non ?
- 
Concernant son conservatisme sociétal déclaré, il est bien connu que les hiérarques catholiques n’ont pas souvent les mains dans la pâte humaine féminine souffrante. Il va falloir qu’ils se posent quelques questions à ce sujet, et se remettre en cause. Car c’est bien joli le virtuel ... Mais le réel rattrape vite ... Médecins de l’âme ? Non, médecins du corps et âme (et ... ?), sinon ça fausse vilainement dissonant.
- 
François va-t-il admettre qu’il n’y a pas que des pauvres en argent ? Soignera-t-il une certaine psycho-rigidité qui le rassure, mais manquant cruellement de souplesse subtile féline féminine ?
- 
Il vaut mieux l’aider à combattre ses insuffisances actuelles curables, plutôt que s’obséder de façon compulsive sur ses anciennes possibles erreurs.
- 
Pardon de me répéter : Avanti !
- 
A bientôt.
- 
Agnès G.

Voir en ligne : http://gouinguenetagnes.blogspot.fr/

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Si tout ce qui se dit est vrai le choix de ce pape est très judicieux. Il pourrait se jouer entre le pot pourri de la curie et ce pape un jeu de « tu me tiens par la barbichette » Il aurait alors les pieds et les mains liées. Un peu comme dans les affaires. Rien de tel que d’emmener un homme d’affaires ou politique dans un lieu coquin puis de lui proposer ensuite d’en parler à sa femme.

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