Parution : 26 mars 2013
GOLIAS Magazine Numéro 148
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Par Golias
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Tranche d’Histoire de l’origine de la primauté papale 29 mai 2013 09:56, par pierre mabire

Voici les bases sur lesquels s’appuient les orthodoxes pour contester le primat universel du souverain pontife de Rome sur la Chrétienté tout entière. Les éléments historiques ne manquent pas d’intérêt pour comprendre la source des schismes dans lesquels la politique prime sur le spirituel.
La montée de l’islam dans le bassin méditerranéen au 8ème siècle a fortement contribué à séparer l’occident de l’orient chrétiens. Coupé de Byzance, l’occident chrétien a procédé à l’établissement de son propre Empire « Romain ». Comme nous le savons, le jour de Noël 800 Charlemagne, roi des Francs, réussit à se faire couronner Empereur par le pape.
Avant et après cet événement, Charlemagne avait cherché à se faire reconnaître par l’Empereur de Byzance, mais sans succès .
Les Byzantins adhéraient encore au principe de l’unité impériale et considéraient Charlemagne comme un intrus et le couronnement papal comme un acte de schisme dans l’Empire.
La création d’un « Saint Empire Romain » en occident n’a fait que séparer l’occident de l’orient encore davantage.
Face à l’attitude de Byzance, Charlemagne cherchait à se justifier. 
La renaissance culturelle à la Cour de Charlemagne était marquée dès le début par un fort préjugé contre les Grecs. L’hostilité avec laquelle le nouvel Empire Romain de l’occident bravait Constantinople n’était pas seulement politique, mais culturelle et théologique aussi.
La politique théologique franque était d’établir une autorité universelle pour l’évêque de Rome et de condamner Constantinople pour hérésie. 
Le résultat serait que l’orient disparût et que Charlemagne fût le roi du monde entier. 
Ayant fait du pape son vassal, Charlemagne donna à ses théologiens la tâche d’établir la thèse que l’évêque de Rome était le seul successeur de l’apôtre Pierre, qui aurait eu juridiction sur les autres apôtres, et que le pape avait par conséquent une juridiction universelle et une autorité suprême et infaillible en matière de questions de foi. 
Il a fallu créer de faux documents pour soutenir cette thèse révolutionnaire, car même les auteurs patristiques latins d’occident (spécialistes des écrits des Pères de l’Eglise) condamnaient un tel enseignement. 
Il semble d’ailleurs que Paul, l’apôtre autoproclamé, et non Pierre, ait fondé l’Eglise de Rome. 
Paul ne mentionne pas Pierre dans sa Lettre aux Romains, et il promet de venir bientôt pour évangéliser la capitale. Ceci est confirmé par Saint Irénée de Lyon, père de l’Eglise, qui dit que Paul a ordonné les premiers deux évêques de Rome, Linus et Clétus, et que Pierre n’est venu à Rome que pour y mourir, durant l’épiscopat de Clétus. 
Il a ordonné Clément, qui est devenu le troisième évêque de Rome. Si Saint Irénée appelle Clément le troisième évêque de Rome, c’est que Linus était le premier. Comment donc prétendre que les évêques de Rome sont les successeurs de Saint Pierre ? Augustin d’Hippone démontre que Petrus n’est pas petra (Pierre n’est pas la pierre) : « Il ne lui a pas été dit en effet : tu es petra, mais : tu es Petrus. Or la petra était le Christ (I Cor 10 : 4) qu’a confessé Simon, comme toute l’Eglise le confesse : il a été dit Petrus ». « Car la pierre était le Christ, et Pierre est le peuple chrétien. ‘Tu es’, dit-il, ‘Pierre’, et sur cette pierre que tu as reconnue en disant ‘Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant’, je construirai mon Eglise. Je te construirai sur Moi, et non Moi sur toi. » Cyprien de Carthage (c. 200-258) dit : « Tout évêque siège sur le trône de Pierre ».

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GOLIAS Magazine Numéro 148 14 avril 2013 18:48, par Marco

Monsieur Terras,

J’ai lu pour la première fois la version papier de Golias, dans une bibliothèque. D’habitude, je ne le lis que sur internet.
L’article sur la chamanisme a attiré mon attention car un ami venait de me dire qu’il allait faire un stage de chamanisme ce week-end. Quelle n’a pas été ma stupeur d’apprendre qu’il risquait de finir trucidé à la tronçonneuse par des dealers proto-fascistes indigènes. Salauds de païens. Sainte Milivude, inquisitionnez pour nous !
J’ai aussi été étonné par la précision de l’auteur de l’article sur les évangiles. Il connait même la mode liturgique dans les synagogues entre 68 et 70. Chapeau...
En tout cas, une bonne leçon sur le contenu et la tenue de votre revue.

Avec mes salutations.

Marco.

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GOLIAS Magazine Numéro 148 4 avril 2013 23:51, par Nathalie

Pour compléter votre article sur le génocide rwandais :

http://www.franceculture.fr/2012-12-11-hate-radio-la-radio-peut-tuer

Cette même radio avait diffusé d’ailleurs, dès l’été 2003, une série d’émissions comportant de terribles témoignages qui impliquaient également les religieuses belges qui étaient sur place. Un livre en a été tiré et il doit exister aussi des CD.
Evidemment, ce qu’il en reste, à part une impression d’horreur, c’est la précision chirurgicale, tranquille, de la description donnée par les victimes survivantes, des massacres et crimes perpétrés. Et la même précision, tranquille et chirurgicale des bourreaux. A écouter, vraiment. Si possible.

Toute une réflexion à mener sur ce que nous sommes capables de nous dissimuler, sur la façon dont fonctionne le tribunal international et les problèmes que cela peut créer tant les délais sont longs... sur la résilience, sur le fait même que nous refusions de reconnaître le caractère humain des bourreaux, afin de nous dédouaner globalement et de nous exonérer de toute responsabilité.

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