Parution : 30 mai 2013
Golias Hebdo n° 290
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Par Golias
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GOLIAS Hebdo N° 290 31 mai 2013 23:36, par Nathalie

Il est appréciable de voir des musulmans s’atteler à une relecture du Coran, comme l’ont fait et continuent de le faire les chrétiens de leurs textes et les juifs progressistes des leurs. Le problème majeur réside toutefois dans cette quasi impossibilité de le faire sans risquer sa vie. Aussi il est important de souligner le courage de ceux (on trouve évidemment très peu de celles) qui s’aventurent sur ce chemin.
Il y a quelques années de cela, un philologue allemand, d’origine libanaise chrétienne, connu sous le pseudonyme de Christoph Luxenberg, s’était essayé à une étude philologique du Coran, déchaînant alors les critiques.
Or, de nombreux chercheurs, s’ils contestaient une possible re-traduction d’au moins deux tiers du Coran, ne demeuraient pas moins convaincus que la voie ouverte par Luxenberg, probablement inspiré lui-même par les travaux de Lichtenberg devait être explorée.
Au nombre des pistes proposées par Luxenberg, une origine syriaque. Par ailleurs, les plus anciens manuscrits du Coran, que l’on peut dater du VIIè siècle, sont délicats à lire car il n’y existe aucune voyelle. Il semblerait, de surcroît, que leur texte diffère sensiblement de la version définitive officielle de l’Islam. Au Moyen Age déjà, les docteurs musulmans tentaient de résoudre ces difficultés, mais le résultat de leurs travaux ne répond pas aux normes de la philologie scientifique.
En 2004, une conférence organisée à Berlin, autour de la thèse de Luxenberg, a été l’occasion d’une critique vigoureuse de son travail mais certains ont considéré que celui-ci était valable dans la mesure où il pointait du doigt la quasi absence de recherches contemporaines sur le Coran et surtout sur l’inexistence d’une édition critique de ce texte.
A cette occasion, il est également signalé que l’inexistence d’un dictionnaire étymologique des langues sémites complique d’autant la réalisation de ladite édition critique.

D’autres encore ont tenté de se confronter aux textes, notamment en matière de droits de la femme. Au nombre de ceux-ci, je signale Ghassan Ascha, professeur d’islamologie et de religion comparée à l’université d’Utrecht, lequel a écrit deux ouvrages extrêmement documentés « du statut inférieur de la femme en Islam », paru en 1987 chez L’Harmattan et « Mariage, polygamie et répudiation en Islam » avec pour sous titre « Justification des auteurs arabo-musulmans contemporains », publié en 1997 par la même maison d’édition.
Pour ne citer que l’introduction du premier ouvrage :
« Toutes les religions ont leurs origines dans une aventure antérieure de l’histoire humaine.
« Toutes les religions ont été élaborées et renforcées par les hommes.
« Toutes les religions mettent l’accent sur la mainmise de l’homme sur la femme par l’intermédiaire des lois « divines »
« Toutes les religions répriment la femme »

Quant au second ouvrage, la quatrième de couverture est en photographie jointe dont la source est le site des éditions L’Harmattan.

Il existe également à l’heure actuelle de nombreux débats sur les divers djihads auxquels les croyants sont conviés, au nombre desquels le djihad intellectuel, s’opposant au djihad armé.
De grands débats, de grandes études en perspective, dans un avenir que j’espère très proche évidemment.

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