Parution : 6 juin 2013
Eglise et Franc-maçonnerie : l’affaire du curé de Megève ou Le retour de l’intolérance catholique
Par Golias

Le curé de Megève a été démis de sa charge et suspendu de son ministère le 23 mai dernier par l’évêque d’Annecy et du Val d’Arly. Cette décision qui couvait depuis trois ans a provoqué des remous bien au-delà du département de Haute-Savoie, suscitant oppositions et incompréhensions. Levons le coin du voile sous l’apparence des faits (Découvrez l’ensemble de notre dossier en téléchargeant le n° 291 de Golias Hebdo).

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Les pronostics optimistes encouragés par quelques gestes significatifs du pape François seraient-ils hâtifs quant à une évolution durable, dans le sens de l’ouverture, d’une institution catholique, toujours prisonnière de son intransigeance et de principes dépassés et fort peu évangéliques ?

Hélas, l’épisode tout récent de l’éviction d’un prêtre franc-maçon nous inclinerait à le penser. L’intervention du Vatican sur l’évêque d’Annecy, suite à une campagne de délation, nous donne à penser que la nouvelle vision de la collégialité d’une Église plus fraternelle relève sans doute de l’utopie. Même si dans le cas de la suspension du curé de Megève, le pape François ne fait qu’hériter d’une situation gérée par son prédécesseur, le pape Benoît XVI. L’avenir nous dira prochainement comment le nouveau pontife « accompagnera » cette décision.

En attendant, l’opinion publique est traumatisée et en colère à l’exemple des paroissiens indignés de Pascal Vésin qui apprécient les qualités humaines et spirituelles de leur pasteur, et ne comprennent pas une mesure sortie des oubliettes de l’histoire (voir page 23 leur texte de soutien).

A dire vrai, nous ne la comprenons peut-être que trop bien, cette funeste décision. Plus que des déclarations d’intention, bonne ou mauvaise, elle témoigne de la persistance accablante d’un état d’esprit qui a pu, un temps, sans doute, conduire un Jésus trop libre devant le Sanhédrin. Pour nous, le combat continue pour une Église du plein Évangile libre, tolérante et fraternelle.

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Bonsoir Pierre et Lannig et Lannig et Pierre.

Je développe donc pour expliquer mon propos pour tous les deux en même temps et j’évoque uniquement le bâti religieux
Parlons chiffres. Au 31 décembre 2010, le Finistère compte 753 édifices comportant au moins une protection au titre des monuments historiques. 361 d’entre eux comportent au moins une partie classée ; les 392 autres sont inscrits Au nombre de ceux-ci, 79 chapelles et 124 églises.
Dans ce même département, 4 700 objets sont protégés sur lesquels 95 % appartiennent au patrimoine religieux.

- Causons sous : la chaire de l’église Saint Onneau en Esquibien, dont la restauration commence en septembre 2010 provoque une dépense de 12 939,50 € HT, dont 50 % pris en charge par le conseil général et 10 % par le conseil régional (qui sont aussi des établissements publics). Esquibien c’est 1 605 habitants à la même date, dont pas mal de vieux. Pas d’industrie particulière. Pas de richesse particulière. A quoi on peut ajouter les dépenses d’entretien de l’église et de ses abords, des fontaines, lavoirs, calvaires et chapelles par les ouvriers des services techniques (donc comptons les salaires à hauteur du temps passé), les assurances pour les bâtiments, les visites de contrôle annuelles réalisées par un cabinet privé, puisque ce sont des établissements recevant du public. J’oubliais les petites fournitures…

- Plounéour-Menez maintenant, charmante bourgade des Monts d’Arrée, 1 265 habitants. La restauration de l’église Saint-Eneour, entre 1997 et 2000 a coûté 15 millions de francs. La restauration de l’arc de triomphe, entre 1999 et 2000, pour un montant dont je ne me souviens malheureusement plus. Cinq vitraux avaient été déposés et restaurés dix ans plus tôt et dix ans plus tard, en 2011, l’assainissement de l’église ainsi que le traitement des bois du chœur se montaient à 205 600,00 € HT. En 2012, c’était au tour de l’estrade et des retables de partir pour l’atelier de restauration.

- Roscoff : restauration de la charpente de l’église, entre 1998 et 2002 : 1 620 326,80 F. hors avenants. Il y a eu trois avenants d’un montant respectif de 368 537,81 F., 85 336,99 F. et 94 132,89 F. Ceci pour le lot maçonnerie et pierre de taille. Le lot charpente a coûté 4 473 639,51 F. Le troisième lot, couverture, se monte à 1 082 948,94 F. majoré d’un avenant de 41 492,56 F. Le quatrième lot, peinture et polychromie se monte à 1 121 527,28 F. et une surprise parce que le décor est plus riche que prévisible, amène à signer un avenant d’un montant de 430 446,81 F. puis un autre de 20 930,00 F. et un troisième de 402 606,13 F.
On ajoute la maîtrise d’œuvre vérificateur, pour 108 612,36 F., la maîtrise d’œuvre-architecte pour 706 933,08 F., la mission de coordination pour 31 838,40 F.
Ajoutons des travaux de restauration du mobilier : un tableau du retable en 2002 pour 14 513,36 €, la mise en valeur de la chapelle Sainte-Barbe pour 11 897,93 € TTC en 2003-2004, la restauration du tableau du Rosaire de l’Eglise en 2003, de la bannière de saint Nicolas/saint Sébastien en 2008, ce delle de saint Michel/Jeanne d’Arc en 2007-2008, du tableau Notre Dame de Guadalupe exposé dans l’Eglise en 2008, de la bannière de la Vierge à l’Enfant/sainte Barbe en 2008, la restauration de l’aigle lutrin pour 1 950,00 € HT en 2007 et de la statue de sainte Marguerite pour 3 430,00 € HT en 2007. Le chauffage coûtera 71 724,76 € HT en 2011. Ajoutez les assurances, l’entretien en régie. L’aménagement des abords de la chapelle Sainte-Anne, 40 000,00 € HT etc. (visitez le site de la ville et lisez les bulletins)

Et je pourrais multiplier ces exemples. Ceci pour vous faire comprendre que l’entretien des monuments représente un véritable gouffre financier pour les collectivités et que tout ceci est de l’argent public. Il y a environ quatre ans de cela, la DRAC bâtiments, à sec, a puisé dans la trésorerie de la DRAC papier (bibliothèques et restauration d’archives) donc au détriment de celle-ci. Tous ces monuments qui sont préservés, d’ailleurs à juste titre, sont classés ou inscrits il reste donc ceux qui ne le sont pas. Mais même ceux-là sont financés soit directement, soit indirectement, notamment par l’attribution de subventions aux associations.

Parce que l’on voit ces monuments, on oublie que les finances dédiées à d’autres formes de transmission de la mémoire sont dérisoires. Parlons archives. Depuis trois ans, le département du Finistère n’alloue plus aucune subvention pour leur restauration. La DRAC donne encore un peu. La Région ne donne rien. Pendant qu’on restaure des monuments non classés, des églises désaffectées, on ne restaure pas les archives. Or, dans le Finistère, nos archives sont en train d’en crever et de disparaître. Dans la plus parfaite indifférence.
http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/patrimoine-les-archives-departementales-contaminees-12-06-2013-2133645.php
La restauration du fonds ancien de Roscoff c’est 15 000,00 € par an pendant six ans. Et cela ne représente pas même le centième du fonds des archives départementales nécessitant restauration. Calculez. Mais ce n’est pas un argument électoral car peu de gens savent ce que sont les archives.

Evoquons l’archéologie, sinistrée, qui elle aussi travaille sur un matériau invisible, qui en plus disparaît au fur et à mesure des fouilles en toute logique, mais aussi sous les tractopelles des bétonneurs et là, c’est définitif. Pas une photo. Pas un écrit. Rien. Et ceci est criant en France où l’archéologie est plutôt maltraitée. Citez moi un documentaire sur le sujet qui se passe sur notre sol à une heure de grande écoute… Les dépenses engendrées par les fouilles de sauvetages sont décriées et jugées hors de prix alors qu’elles sont dérisoires. Qui s’en émeut ? Personne. Ce qui fait qu’électoralement parlant cela n’a aucun impact et qu’on peut se passer d’en faire un argument. Comme pour les archives.

C’est pourquoi je vous invite simplement à une réflexion. Le souci de la conservation de la mémoire bâtie occulte complètement celui des autres mémoires. Et ces mémoires sont aussi précieuses. Aussi, parce que je sais que toutes les époques ont démoli des bâtiments (les différentes cathédrales romaines de Quimper disparaissent complètement sous la cathédrale gothique dont les flèches datent, elles de 1856 (sur le modèle de celle la collégiale de Pont-Croix) je suis convaincue que transformer ces bâtiments que vous voulez conserver à tout prix en l’état, en bureaux, ou lieu d’habitation ou espace dédié à autre chose, pourquoi pas, est un moyen intéressant de conserver au moins les murs. Si l’architecte est bon, on peut aussi préserver l’architecture intérieure. C’est un moindre mal. Et cela respecte aussi l’esprit des bâtisseurs de tous les temps qui ainsi voient leur œuvre continuer à vivre. Nous sommes contraints au choix aujourd’hui.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/03/15/la-charge-inegale-de-l-entretien-des-eglises-pour-les-dioceses_1848687_3224.html

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Saint-Eloi de Vierzon, enjeu intégriste et sectaire 2 juillet 2013 07:35, par pierre mabire

Dans quel monde d’intolérance vivons-nous ? Voici qu’aujourd’hui on dresse des paroissiens de Vierzon contre le projet de reconversion des murs d’une église désaffectée au culte à l’initiative du diocèse (bah oui, plus assez de curé, plus assez de fidèles, l’évêque rationalise le découpage paroissial de son diocèse, comme Peugeot restructure ses centres de production !).
Derrière « On », se cache des influences intégristes et sectaires.
La commune, propriétaire des murs après les avoir acheté (170 000 €) à l’association paroissiale qui n’avait plus les moyens de l’entretenir, a eu pour projet de la revendre à une autre association cultuelle musulmane en recherche d’un lieu de prière.
Tollé général alimenté en sous-main par les intégristes de France et de Navarre.
C’est maintenant au tour d’une loge maçonnique, candidate au rachat... Nouveau tollé dans le Landerneau du Cher, avec les chrétiens « tradis » pour souffler sur des braises entretenues par « Le Figaro », dans cette ville à municipalité communiste.
Reste peut-être cette solution : en, faire un supermarché. Le lieu se prête idéalement au culte de la consommation... ¨Peut-être bientôt ira-t-on à Saint-Eloi en poussant le caddy, sur le parvis transformé en parking ? Parions alors que les grenouilles de bénitiers arrêteront de coasser si cet autre projet voit le jour.

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Désolé je ne comprends plus rien aux divagations (au sens d’aller de ci, de là, sans ordre) de ce sujet.

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Le retour de l’intolérance catholique 17 juin 2013 14:05, par paroissienne

Sagesse (alias Megeve Haute Savoie sur d’autres forums).
Peut être n’arriviez vous pas à comprendre le sens des homélies du Père Pascal.
Nous étions amené à réfléchir, à nous questionner. Il nous permettait d évoluer dans notre cheminement. Il savait nous faire vivre en communauté . Il le faisait avec nos mots, bien présent dans notre monde, dans notre vie de tous les jours, partageant nos joies ou nos peines.

Si vous étiez à la messe de Megeve,hier, peut être avez vous entendu les mots du Père Armand : "Croyants, non croyants, tous font partis du même peuple..."
Ce soir l’équipe d’animation pastorale organise une veillée de prière à Megeve : pour l’unité de notre paroisse, Pour le Père Pascal.
Soyons nombreux à y assister.

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Merci Mgr Thomas
Relevé sur : http://www.la-croix.com/Religion/Spiritualite/Peut-on-etr...
Peut-on être chrétien et franc-maçon ?
Le 23 mai, un curé de Haute Savoie a été démis de ses fonctions par l’évêque d’Annecy, Mgr Yves Boivineau, à la demande de Rome. En cause : son appartenance à une loge du Grand Orient de France.
Évêque émérite de Versailles, Mgr Jean-Charles Thomas fait partie des rares à s’être penché sur ces liens conflictuels entre Église et Franc-Maçonnerie. A ses yeux, cette réflexion rend nécessaire un dialogue authentique au plus haut niveau.
« Les hasards du ministère ont mis sur ma route un certain nombre de francs-maçons chrétiens. J’avais 35 ans lorsque l’un d’eux me demanda de l’aider spirituellement à l’approche de la mort. Il m’expliqua qu’il avait, chaque jour de sa vie, prié le Notre Père et m’invita à le faire savoir lors de ses obsèques religieuses devant de hauts représentants de l’éducation nationale. Par la suite, j’ai rencontré de façon suivie d’autres maçons de diverses obédiences. Nous avons même publié une cassette vidéo intitulée Jardin caché résumant ces dialogues. L’un d’eux, aujourd’hui âgé de 93 ans, me disait récemment : ‘‘La maçonnerie fut un moyen de construction spirituelle. Je n’en ai plus besoin. C’est la foi chrétienne qui me fait vivre maintenant.’’ Je reconnais ces faits : ils m’éclairent plus que les débats trop théoriques ayant un faible rapport avec les réalités.
La position romaine n’a pas varié ces dernières décennies. Le 23 novembre 1983, le cardinal Ratzinger est allé très loin en affirmant : ‘‘Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave.’’ Il a précisé le 23 février 1985 : ‘‘Une telle inscription constitue objectivement un péché grave.’’ Pour ma part, j’ai préféré écrire, dans une étude publiée en 1994 à ce sujet : ‘‘Le fidèle éclairé doit réfléchir sérieusement aux risques qu’il court en acceptant l’initiation à une loge maçonnique : il lui appartient, ainsi éclairé, de s’appliquer éventuellement la sanction de ne pas communier s’il a conscience d’avoir librement, volontairement, pris une décision qui le mettait en état de rupture grave avec Dieu.’’
Seul le dialogue peut permettre l’écoute mutuelle
Du 8 mars 1992 au 3 avril 1997, j’ai échangé largement avec le cardinal Ratzinger sur la maçonnerie : la prudence de l’Église vis-à-vis des loges s’explique par le fait que le chrétien y fréquente des personnes de toutes appartenances religieuses, les écoutant sans entrer en débat avec elles, qu’il peut tomber dans le syncrétisme religieux, qu’il y fait un travail de construction spirituelle par ses propres forces et principes, qu’il est susceptible d’y croiser des adversaires fortement opposés aux Églises et à leurs principes religieux, qu’il s’associe à des rites qu’il pourrait confondre avec des sacrements, qu’il peut en arriver à préférer son adhésion maçonnique à sa foi chrétienne…
Le ‘‘secret maçonnique’’ complique les relations ‘‘hors loges’’ et peut donner libre cours à toutes sortes de fantasmes antimaçonniques. Ajoutons qu’historiquement, des açons italiens comme Garibaldi ont affronté le pouvoir pontifical et l’ont privé de ses États en 1870. On ne dépassera jamais le blocage entre l’Église et les loges maçonniques si on en reste à des réflexions théoriques et séparées entre les deux institutions. Seul le dialogue librement consenti entre des responsables de l’Église catholique et des obédiences maçonniques peut permettre l’écoute mutuelle aboutissant à une vraie connaissance réciproque, sans jugement préalable. Des questionnements deviendront possibles. Des constats de différences irréductibles apparaîtront. Alors seulement, on aura les éléments indispensables pour répondre honnêtement à la question de la ‘‘double appartenance’’. » Recueilli par François-Xavier MAIGRE
Emanuel commente : Ces mots de Mgr Thomas ne font que traduire la grande faiblesse de l’église romaine face à la maçonnerie... un total manque de confiance dans la foi de ses fidèles.

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Des évêques français de l’Eglise catholique romaine, pendant plusieurs siècles, ont pratiqué l’excommunication systématique des comédiens, à Paris notamment et dans plusieurs autres évêchés.
Les gens de théâtre, hommes et femmes, même baptisés et gens de foi ; n’avaient pas accès aux sacrements. Ainsi, Molière, mourut sans pouvoir recevoir l’extrême-onction que le curé de sa paroisse lui refusa. Il fallut l’intervention de Louis XIV pour que le corps du génie du théâtre puisse être inhumé dans la terre bénie d’un cimetière, mais sous cette condition posée par le curé : que l’enterrement ait lieu le soir à la tombée de la nuit, sans cérémonie.
Les causes de l’excommunication tenaient dans le genre artistique lui-même. Jouer des oeuvres de Rabelais, ou encore « Tartuffe » était sacrilège et blasphématoire. Comme les curés ne pouvaient pas courir voir tout ce qui se jouaient sur les planches, l’excommunication était donc automatique. Par principe de précaution, en quelque sorte !
Pour recouvrer ses « droits » de Chrétien et accéder à l’Eucaharistie, il fallait que les comédiens renoncent définitivement à leur métier.
Le pape ne pouvait d’ailleurs pas annuler une excommunication car seul l’évêque qui la prescrivait était habilité à défaire ce qui avait fait, selon un principe de Droit canon.
Plusieurs comédiens signèrent la lettre de renonciation... alors qu’ils se sentaient proches de la mort. . Dès lors, ils purent recevoir tous les sacrements, dont l’ultime blanchissant l’âme de celle ou celui qui allait se présenter devant l’ange Gabriel chargé de peser les âmes et de Saint-Pierre détenteur de la clef du Paradis.
Voici un exemple parmi d’autres. À Metz, l’acte de décès d’Henri Clavel (1756) est précédé d’une renonciation consignée comme suit par le curé de Saint-Marcel :
« La veille de sa mort il a déclaré par un acte authentique passé pardevant Me Roussel notaire de cette ville qu’il reconnoissoit que la profession de commédien qu’il a exercée depuis longtemps étoit indigne d’un chrétien, prohibée par les Canons de l’Église catholique apostolique et romaine et que, voulant mourir dans le sein de cette Église, il renonçoit volontairement et sans aucun retour à ladite profession, promettant à Dieu, s’il luy rendoit la santé, de ne monter jamais sur le théâtre ».
A Tartuffe, Tartuffe-et-demi !

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Il est naïf de croire que l’on peut être Franc-maçon et Chrétien, les deux approches des fondamentaux s’excluent l’un et l’autre. D’une part un grand architecte de l’univers inconnu, d’autre part Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme, il est le Chemin, la Vérité et la Vie, nul ne va au Père si ce n’est par Jésus-Christ !
C’est le fondamental de la Foi Catholique. D’un côté c’est une auto-divinisation, de l’autre Dieu est Dieu et nous sommes ses enfants adoptifs, moyennant la médiation de Jésus-Christ.
Gloire soit au Père au Fils et au Saint-Esprit.

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Bonjour,

Sans entrer dans les détails de cette triste "affaire", une attitude de la hiérarchie et de sa source d’information me semble particulièrement "choquante".

Comment une hiérarchie quelconque et a fortiori "chrétienne" peut donner suite à une dénonciation anonyme ?

Comment peut-on encore se comporter ainsiis à vis d’une personne ? Comment peut-on, ensuite, prêcher l’Evangile ?

Je ne puis plus suivre une hiérarchie catholique qui se comporte de cette manière vis à vis des personnes placées sous son autorité

Question primordiale pour moi. Ceci est-il inspiré par l’Evangile ?

Qui peut m’éclairer

Youenn

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Si tu déprimes vas sur le site GOLIAS : cette revue te fait mourir de rires ! Heureusement que la bêtise ne tue pas (ou plutôt, c’est bien dommage !) car GOLIAS serait mort depuis belle lurette ! Allez, ralliez-vous aux protestants une bonne fois pour toutes et laissez notre Sainte Eglise Catholique en paix. Vous serez plus serein, et nous, sans vous, bien autant !

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le lobby gay dixit le pape 11 juin 2013 21:25, par anne marie

il y a au Vatican un lobby gay a dit le pape
voici le vrai visage du pape,l’opprobre rien que l’opprobre
merci mon dieu je suis sur le parvis et j’y respire fort bien
le peuple de dieu ce n’est pas le pape et la curie romaine
les pauvres ,de dieu ne sont pas là
don helder camara voila un homme de bien

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pourquoi je me permets d’apporter ma pierre modeste ?
Parce que je vais depuis longtemps à Praz sur Arly, et que - raréfaction des ministres - j’ai pris l’habitude d’aller sur Megève pour les offices.
Parce que je vis mon baptême tous les jours, et que pour moi la pratique n’est pas une obligation, mais une nécessité.
Parce que je crois profondément que Jésus me demande de me servir de ma liberté et de mon intelligence ,
pour adapter en pratique l’enseignement de mon Eglise . Petit exemple, il m’arrive de renoncer à aller à la messe dominicale pour rendre un service urgent...

Donc, j’avais depuis longtemps repéré le Père Pascal, dont les homélies étaient toujours une invitation à réfléchir, à ouvrir les yeux, à se mettre en route...à se convertir peut-être pas dans une manière spectaculaire, mais dans la vie chaque jour.
Je regrette beaucoup d’être resté trop discret et de ne jamais lui avoir dit combien il m’avait apporté.

Fidèle à mon Eglise, mais homme sapiens ( en tout cas qui essaie...), j’ai mal quand je la vois se priver de telles valeurs...
Dernière chose : que c’est triste de voir des dénonciations anonymes et des insultes...
Je suis abonné à Golias, mais AUSSI à La Vie, et à d’autres revues, car il faut ouvrir les yeux dans notre monde :
je vous lis avec intérêt, mais on doit rester Sapiens.
Je vous souhaite de durer ...attention à ne pas susciter trop de rejet, ce serait dommage.

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Il est remarquable de constater à quel point la religion est source d’exclusion tout de même.
Puisque ce sont les Maçons qui sont désormais dans le viseur, au prétexte qu’ils sont obligatoirement riches (sans que l’on sache d’ailleurs où se fixe le curseur du seuil de richesse) et affairistes, de type tous pourris, sans doute est-il à peu près inutile de discuter devant ce qui ressemble à une telle série d’évidences.
Regardons donc la société dans laquelle évoluent les Maçons. Une société peuplée de Robespierres et de justes, dont l’intégrité ne saurait être mise en doute bien évidemment.
Considérons à nouveau, par exemple, le Rotary et le Lions, associations auxquelles n’importe quel bas salaire peut adhérer sans problème, sans parrainage, sans cooptation et dans lesquelles on ne parle jamais affaires non plus que marchés de travaux ou de services. Je ne me souviens pas avoir entendu une seule fois la moindre critique à leur sujet. Chacun considérant, et certainement à juste titre sinon pourquoi un tel silence ? que rien ne se passe, au sein de celles-ci, que la morale puisse réprouver.
Considérons maintenant d’autres affaires et surtout la manière dont elles sont reçues :
- Affaire DSK : simple troussage de soubrette, gauloiserie sans importance, humiliation indigne d’un homme de cette envergure et gaudriole à tous les étages. A quoi s’est substitué ensuite une forme de lynchage faussement indigné, mais fortement instrumentalisé politiquement. Enfin qu’en reste-t-il : la forte impression que ce que l’on reproche à ce personnage de s’être fait prendre plus qu’autre chose car après tout, n’est-il pas seulement un homme ?
- Affaire Cahuzac : Que lui reproche-t-on le plus ? Tout d’abord d’avoir avoué ce qu’il avait fait. Ensuite, d’avoir fait ce que tout un chacun n’est pas en mesure de faire. Les commentaires entendus alors de la part de l’individu de la rue qu’on tient à tout prix à interroger, ont concerné majoritairement l’impossibilité pour la majorité des gens de pouvoir disposer de telles sommes et surtout de pouvoir les expatrier pour échapper à l’imposition.
- Gaston Flosse : voilà un homme qui a été régulièrement dénoncé et condamné, il est élu, Jacques Médecin fut réélu, de même que Balkany, etc, etc.
La liste est longue, qui nous amène à constater que non seulement nos élus échappent quasiment toujours à la justice mais que quand bien même il arrive qu’ils soient vaguement égratignés et que la liste de leurs turpitudes soit étalée en place publique, preuves à l’appui, ils sont réélus. Au prétexte qu’ils ont fait, par exemple, du bien à leur collectivité et que tout cela n’est pas bien grave. La collectivité étant prise alors à son sens le plus restreint possible. Mais après tout, ne veut-on pas des élus qui nous ressemblent ? Eh bien voilà. Nous les avons.

Parlons des lettres de dénonciations qui parviennent aux services fiscaux ou dans les mairies. Parlons de l’ensemble des personnes qui chacune, à son niveau, tripatouille autant que faire se peut. Parlons de l’ensemble des personnes rencontrent leurs élus, pour en obtenir des passe-droits ce qui serait intolérable pour d’autres mais demeure acceptable pour soi. Après quoi l’élu est condamné pour avoir cédé au clientélisme et l’on oublie que s’il y a corruption, il y a aussi corrupteur.
Ce qui m’amène à constater que d’une part, les trois quarts du temps, la dénonciation de l’autre provient de ce que l’on ne supporte pas qu’il bénéficie de quelque chose dont soi même on ne bénéficie pas. Ce qui s’appelle au minimum de l’envie, mais plus généralement de la jalousie.
D’autre part, la plupart des formules employées lors des dénonciations de la crapulerie de l’autre, amène à considérer, si on les relit ou réécoute avec attention, que la personne qui dénonce le fait parce qu’elle regrette de n’avoir pas pu participer au tripatouillage dénoncé. Ce n’est donc pas tant la malhonnêteté qui est dénoncée, mais le fait d’en avoir été écarté. Le dépit.
Richesse maintenant. Lorsque l’on dit que les Français n’aiment pas les riches, on dit vrai. Le pire est que l’on ne fixe pas le curseur là où visiblement il est fixé généralement. A savoir que ceux qui sont dénoncés comme riches à l’heure actuelle, sont des gens que l’on pourrait classer au mieux dans une catégorie moyenne basse. Je peux citer le cas de deux Maçons qui, à titre d’exemple, ont eu une carrière de professeur, en lycée, ce qui explique donc mon interrogation quant à ce que recouvre actuellement, la notion de « richesse ». Evidemment, au regard d’un type au RSA, deux types profs, c’est plus riche. Mais au regard d’une ouvrière survivante du textile au Bangladesh, un type au RSA est riche. Donc, où place-t-on le curseur ?
Je peux également prendre l’exemple d’un chef de service qui prenait, sur argent public donc, les fournitures de bureau avec un fournisseur qui lui donnait une enveloppe de 10 % en liquide à la fin de l’année, à la simple condition que le prix payé soit le tarif plein, sans rabais, malgré les volumes achetés. Aucune de ces deux personnes n’appartenait à la maçonnerie. Les exemples sont multiples et scandaleux, mais visiblement socialement acceptables car chacun peut se reconnaître dans ces malfrats et considérer que, à leur place, « on aurait pu en faire autant pour notre plus grand profit ». La réflexion la plus courante n’étant elle pas « Si moi j’en avais fait autant... j’aurais été puni ». Oui, mais sans la punition ? Ah là...
Une étude de l’ensemble des malhonnêtetés commises dans ce pays, nous amènerait au triste constat qu’il n’est absolument pas besoin de se réunir au sein d’une Loge pour tripatouiller, mais encore qu’AUCUNE classe sociale n’est exempte de malhonnêteté.
Faut-il condamner les riches ? Quelqu’un qui travaille, paye de sa personne pour gagner sa vie et, par exemple, à la chance de pourvoir créer une entreprise qui marche, est-il condamnable et son argent immérité ? Ca ne pose de problème à personne dès qu’il s’agit d’un gain au jeu, mais ça devient problématique lorsque c’est la compensation d’un travail. La seule question que je me pose, à ce sujet est la suivante : comment ont-il gagné leur argent ? que font-ils de leur argent ? Et s’ils en font du bien, s’ils permettent à d’autres de travailler parce qu’ils dépensent, s’ils participent à la société de manière citoyenne, alors, très franchement, qu’ils soient riches à millions ne va ni m’empêcher de dormir, ni de me contenter de ce que j’ai parce que cela suffit à mon bonheur. Car mon bonheur tient à ce que je n’envie pas l’autre. Je ne sais pas ce qu’est la vie de l’autre et donc je ne suis pas certaine d’avoir envie de sa vie, alors que je sais ce qu’est la mienne et qu’il m’est possible d’agir sur ce qui me permet d’y trouver la paix. Et ce malgré une précarité d’aujourd’hui 22 ans, et le chômage qui me menace dans de brefs délais. Mais je ne vis pas (si l’on peut appeler ça vivre, parce qu’en c’est une gangrène) dans l’envie de l’autre. Je peux à la rigueur envier l’intelligence que je n’ai pas, mais je suis aussi heureuse de savoir que cette intelligence existe. Tant pis si elle n’est pas la mienne.

Au lieu de questionner l’autre il serait plus que judicieux de se questionner soi, sur ce que l’on est capable de faire et sur ce qui nous révulse le plus : la malhonnêteté que l’on dénonce ou le fait que l’on n’en tire pas bénéfice ? Et cette gangrène a atteint de telles proportions dans nos esprits qu’aujourd’hui, si l’on rejouait le jugement de Salomon, il y a 99,99 % de chances pour que le nourrisson finisse coupé en deux, sa mère préférant le voir mort plutôt que de voir quelqu’un d’autre risquer de bénéficier du jugement.

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A l’auteur de ce message commençant par ces mots...

J’ai lu l’article que l’hebdomadaire « La Vie » auquel je suis abonné consacre à ce prêtre. L’auteur y recense quatre graves transgressions...

Votre intervention ne peut être validée car elle n’est pas accompagnée d’une adresse mail, comme nous vous le précisons sur la page où vous pouvez nous transmettre vos libelles.

Respectueusement vôtre. l’équipe des modérateurs.

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une loge n’est pas un club-service 10 juin 2013 23:36, par Barst

Je remarque simplement qu’à l’inverse de ce qu’écrit Nathalie le 8 juin sur le Lions Club ou le Rotary, c’est parce que leurs membres sont connus (n’importe qui peut se procurer un annuaire des clubs service) et ne le cachent pas, qu’ils ne sont pas désignés à la vindicte.
En revanche, la franc-maçonnerie cache les noms de ses membres, les membres cachent leur appartenance à la franc-maçonnerie, ce qui laisse place à toutes les suppositions et toutes les dérives.
Notre président demandait la transparence, pourquoi pas pour les francs-maçons ? On peut préférer connaître l’appartenance à la franc-maçonnerie d’un homme politique plutôt que savoir qu’il a trois vélos et un combi ?

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de toute façon appartenir à la franc maconnerie est une cause d’excommunication, sa suspens est donc justifiée , je m’étonne qu’elle ne soit pas intervenue avant, l’Eglise n’est pas seulement une institution c’est surtout le "corps du Christ " qui à donné à PIERRE tous pouvoirs , le contester c’est renier la foi Catholique

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L’Eglise continue à exclure tous ceux qui sont "non-conformes" à la pensée officielle. Pour moi, elle est à contrecourant de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus. Exclure un prêtre franc-maçon, c’est se priver des passerelles qui peuvent s’établir entre tous les chercheurs d’"Humanité", et celle qui perd le plus dans l’aventure, c’est l’Eglise elle-même, sans compter qu’elle continue de broyer des personnes qui sont souvent de grands spirituels (mais pas des "culs-bénis"). Au sujet de la Franc-maçonnerie, lire le passionnant témoignage paru dans "Esprit" de ce mois-ci : nous sommes bien loin de ce cliché depuis longtemps dépassé d’un anti cléricalisme primaire.

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Eglise, société et sacrifice humain 8 juin 2013 10:05, par Nathalie

Devant une telle avalanche de charité chrétienne, qui vaut bien celle qui a été déversée sur les homosexuels et qui poursuivra sa cascade purificatrice sur d’autres encore, n’en doutons pas, peut-être serait-il bon de réfléchir au mécanisme qui amène certaines personnes, pas mal de personnes même, à élaborer des théories aussi négatives à propos de leurs semblables.
Une chose m’a frappée, à la fois dans les « accusations » qui ont frappé les homosexuel-le-s et dans celles qui atteignent maintenant les maçons, c’est la mention de leur supposé état de fortune.
Voilà deux fois que l’argent semble désigner, par sa supposée abondance, deux catégories de la population (sachant que le pire du pire doit évidemment consister à être maçon et homosexuel).
J’y vois donc un point de fixation qui demanderait largement à être étayé car enfin, par quel cheminement d’aucuns en arrivent-ils à considérer que les un-e-s comme les autres sont « des riches » ? Par ailleurs, ce glissement m’amène objectivement à penser que l’ensemble de la démarche consistant à disqualifier socialement homosexuels et maçons repose sur une lutte – que pour notre part nous savons complètement incongrue – de classe. De tels propos reviennent à dire que maçons et homosexuels sont une cible pour un lumpen prolétariat qui en serait la victime, les accusateurs se rangeant évidemment dans la classe de ce prolétariat donc, des victimes. De nos victimes, devrais-je dire. Je remarque à l’inverse que jamais le Lyons Club, non plus que le Rotary, par exemple, ne sont ainsi désignés à la vindicte. Pour autant, ce qui vient immédiatement à l’esprit lorsqu’on évoque ces association, n’est pas forcément les bas quartiers et la misère. Voici donc un point sur lequel les accusateurs feraient bien de réfléchir et une attitude de jalousie envers des gens dont ils ne savent visiblement rien de surcroît, qu’ils devraient analyser en toute conscience et avec un peu d’honnêteté. Car à entendre ce discours, il me vient immédiatement à l’esprit que notre éradication répondrait en fait à un désir de revanche sociale, laquelle, et c’est là tout le problème, aurait pour objet un spectre de population qui est exactement le même que celui qu’offre l’ensemble de la société. On appelle cela désigner un bouc émissaire. Et le bouc émissaire est toujours victime de l’absence à la fois de possibilité et de volonté d’une société de résoudre ses propres lacunes et ses propres déficiences. Cette façon d’agir et de penser, sont une résurgence de comportements extrêmement primitifs et archaïques, desquels l’analyse objective est complètement exclue. C’est aussi, comble de l’ironie, pour des chrétiens, une résurgence de paganisme puisqu’à force d’accusation, vient inévitablement le moment où l’on punit, ou l’on frappe et où la mort intervient inéluctablement, ce qui constitue ni plus ni moins une forme de sacrifice humain rituel destiné à attirer sur soi la faveur du dieu, afin de sortir de la situation dans laquelle on se trouve. Ceci a l’avantage en outre, d’éviter de s’auto-analyser, de s’auto-critiquer, permettant de se défausser totalement sur l’autre, de ses propres responsabilités.

Autre point de cristallisation : l’absence de maîtrise ressentie sur à la fois les corps et les esprits. Car lorsque l’on évoque les rituels maçonniques, comme lorsque l’on évoque une différence de pratique sexuelle, avec autant d’insistance et autant de rejet également, on met en exergue une intolérance complète à ne pas maîtriser autrui. Et nous nous trouvons là à la conjonction de deux revendications qui sont celles de la société et de l’Eglise. Un groupe social, par nature, ne supporte pas la différence dans ce qu’elle est une remise en question de pratiques que l’on considère comme faisant sens, unifiant des comportements qui permettent la reconnaissance des un-e-s par les autres. Les marginaux, par un comportement ou une revendication qui les rend différents, sont donc considérés comme une menace qu’il convient, au mieux d’écarter, au pire d’éliminer. Encore que l’on sache désormais que le bannissement ou la mise ostensible en marge, en provoquant une dégradation du système sympathique, peut aussi conduire à la mort.
L’Eglise, pour sa part, pousse encore plus loin l’intrusion dans les êtres et considère qu’à un ensemble de comportements sociaux qu’elle détermine rigoureusement, il convient d’ajouter une emprise morale complète sur les êtres. Ce qui s’appelle le totalitarisme. Poussée à son extrême, cette forme d’idéologie bien trop rarement soulignée malgré les divers discours qui nous sont régulièrement donnés à entendre par les religions, s’appelle de l’élevage en batterie. Car après tout, sous couvert d’amener une population (pardon… je veux dire les brebis d’un troupeau !) à son salut, la liste est longue des actes destructeurs pour le psychisme et pour l’individu, présupposé de toute façon mauvais.
Car l’Eglise s’est-elle conduite de manière différente de la société civile ? Bien évidemment non. Il suffit de se souvenir de la manière dont elle a écarté, au prétexte d’hérésie, des pensées qui la ramenaient à ses propres impasses et à ses propres contradictions.
Il suffit aussi de se demander le sens qu’il faut réellement donner à l’élimination physique de ses contradicteurs. On retrouve tout de même une grande concomitance entre la répression, qu’il s’agisse de répression contre des hérésies ou contre des personnes, comme les sorcières, par exemple, et les crises sociales, politiques et économiques (épidémies pesteuses, mauvaises récoltes, troubles civils, tentation centrifuges des principautés, etc.). On a beaucoup considéré que le sacrifice humain était une forme de primitivisme simplement au prétexte des pratiques sacrificielles imputées aux paganismes. L’Eglise a été beaucoup plus loin en ceci que le corps du sacrifié a été de surcroît instrumentalisé en direction des foules et non plus du dieu simplement ; mais encore en ceci que la crémation totale, par exemple, donc la disparition, la néantisation de l’autre, avec cette notion superstitieuse de résurrection ainsi rendue impossible rayait définitivement l’existence présente et même future du sacrifié. Ce qui est le sens des bûchers.
Enfin, très généralement, je considère que les pratiques sacrificielles que constituent d’une part la désignation d’un bouc émissaire (donc ici deux catégories de population : maçons et homosexuels mais on pourrait en ajouter d’autres évidemment), d’autre part le lynchage (l’actualité rapporte un certain nombre de faits de violence tous azimuts), correspond à l’expression d’une superstition archaïque que la société laisse s’exprimer parce qu’elle connaît un épisode paroxystique qui est la fin d’un monde, d’une manière de vivre, sur fond de crise économique, politique et sociale. Et ce qui devrait amener les croyants à se questionner, c’est le rôle qu’ils entendent faire jouer à leur religion dans tout ceci. Car enfin, si les religions étaient en paix avec elles-mêmes, craindraient-elles autant ce qu’elles ne maîtrisent pas ? Or, pour l’instant, le rôle qui nous est donné à voir de la part de toutes les religions, est celui d’accélérant dans l’incendie. A la société maintenant de se poser plus globalement la question de savoir jusqu’où elle est prête à aller dans sa volonté archaïque de calmer ses dieux. Car de toute évidence, nous n’avons JAMAIS cessé de pratiquer le sacrifice humain.

Merci

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Bonjour,
La solidarité n’est pas dans la culture cléricale et ce brave curé se retrouve sans soutien excepté que tous ses confrères partagent le jugement papal et épiscopal (ce qui hélas n’est pas exclue eu égard à la droitisation du clergé, merci JP II) L’Église n’a toujours pas compris que le message chrétien se résume dans le célèbre : "ama et fac quod vis" augustinien...Le problème est que le "fac quod vis" échappe à la hiérarchie...

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Comme engagement auprès des plus pauvres, on fait mieux que de se faire initier dans une loge maçonnique qui est un repaire d’affairistes souvent plus soucieux de leur portefeuille que d’un idéal philosophique... Il faut être riche pour être franc-maçon !

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J’ai lu je crois dans l’article de La Croix que ce prêtre avait menti à son évêque lorsqu’il celui-ci lui avait demandé il y a trois ans s’il appartenait bien au GODF ou non... Cela me semble très grave et atteste que, entre ses voeux ecclésiastiques et son engagement au secret maçonnique, cet homme a fait clairement le choix d’être franc-maçon avant d’être prêtre. Il ne faut donc pas s’étonner que l’Eglise prenne acte de cette situation en lui demandant d’aller jusqu’au bout de sa logique en renonçant à sa mission pastorale.

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On ne peut pas servir deux maîtres et défendre deux idées différentes en même temps.
Laisseriez vous un traditionaliste intégriste et réactionnaire publier sans limite sa propre chronique dans votre journal ?
Force est de constater que les principes des francs maçons sont différents de ceux de l’Eglise.
Esotérisme ou révélation,
Indivudualisme forcené ou relation,
Si les buts peuvent sembler similaires, tout remplis qu’ils sont d’amour d’accueil de l’autre et de générosité, ce sont les méthodes d’actions qui diffèrent radicalement.
Inlfuence "discrète" et espoir d’une amélioration de l’humanité par elle même / Prières et messes pour que l’Esprit Saint et la Grâce de Dieu puissent nous permettre de surmonter nos péchés et d’aimer nos ennemis.

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Ah que ça fait plaisir ! 6 juin 2013 19:18, par Agnès Gouinguenet

Bonjour GOLIAS.
- 
Eh bé, j’ai bien cru vous perdre. Donc tout va beaucoup mieux, puisque je puis me "brancher" cool sur votre site, sans difficulté.
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La véritable raison de l’éviction de ce prêtre est-elle connue ?
- 
Car il y a franc-mac et franc-mac, me semble-t-il.
- 
A bientôt !
- 
Agnès G.

Voir en ligne : http://gouinguenetagnes.blogspot.fr/

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On ne peut pas être une chose et son contraire. Le Grand Orient est très anti-clérical. Un prêtre ne peut adhérer à la Révélation, agir ’in personna Christi’ et appartenir à une société relativiste et viscéralement athée qui nie le divin et la transcendance. Le prêtre a eu le choix, ce choix a été respecté. C’est un choix exclusif, de même qu’on ne peut probablement pas être rédacteur à Golias et membre du FN....

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Incompréhensible ? 6 juin 2013 16:43, par Exocet

C’est vrai que les temps sont durs pour les catholiques "de progrès". Plus les jours passent, et plus le Pape François apparaît son son vrai visage : un Père-la-Vertu. Mais qu’attendre d’autre de la part d’un jésuite ? Malgré l’abandon des ors et des fastes, il apparaît comme le successeur fidèle de Benoît XVI. Habemus papam, donc !
Pour ce qui est des sanctions qui frappent un curé franmac, je ne vois pas très bien comment François Ier aurait pu les désapprouver. La franc-maçonnerie a été créée comme une machine de guerre contre l’Eglise catholique. Ce qu’elle est restée. Ce pauvre curé était soit un ignorant, soit un infiltré. La révolution en tiare et en chape en a donc pris un "sacré" coup dans le diocèse de Megève ...

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