Parution : 18 juin 2013
L’écran de fumée de la « Manif pour tous » : un danger pour l’Eglise et la société

Un certain nombre d’évêques semblent se réjouir d’une vitalité retrouvée et d’une affirmation identitaire plus forte (cf. « Golias Hebdo » n° 286). Des observateurs devinent à l’horizon l’émergence d’une nouvelle génération de « veilleurs ». Dont nous assistons au premier round et qui devrait occuper de plus en plus l’échiquier des opinions et des pensées. En rupture complète avec l’esprit conciliaire qui prévaut toujours au sein du catholicisme, malgré l’agitation et l’écran de fumée de la « Manif pour tous ».

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Il y a un temps pour chaque chose. Pour crier et pour se taire. Pour écouter et pour s’exprimer. Les manifestants contre le mariage pour tous semblent s’acharner à vouloir empêcher à tout prix une évolution sociétale qu’il est certes permis de discuter mais qui s’inscrit dans une dynamique de tolérance et d’égalité qui traverse l’ensemble du monde occidental. Il serait regrettable, et contraire à la culture démocratique, que les uns et les autres ne puissent s’exprimer. En revanche, l’acharnement sans espoir qui caractérise le refus de la décision démocratique peut très légitimement choquer les consciences qui estiment que le pays a aujourd’hui besoin d’apaisement et non d’une nouvelle polémique. 

Dans son blog Bruno Frappat, ancien directeur de La Croix, formule de très justes remarques. N’hésitant pas à dénoncer avec franchise la grave dérive qui affecte cette manifestation. Citons-le : « Des groupes violents, venus dans l’idée d’en découdre avec la police et avec la République, des groupuscules dont la défense de la famille est le cadet des soucis ont essayé de « tenir » l’esplanade des Invalides. Quelques centaines ont été embarqués. Des journalistes ont été maltraités, battus comme plâtre et traités de collabos. » Cela devait être dit et il est heureux que cela ait pu être écrit un peu tardivement, certes. Cependant, mieux vaut tard que jamais ! Le sectarisme évident que traduit l’injure de « collabos » est sans aucun doute le signe d’une grave dérive de la pensée et de l’intelligence, mais aussi de la volonté et du sens de la démocratie. Il s’agit en fait d’un dérapage de plus. Comme s’il n’y en avait pas eu assez. Y compris dans une bouche épiscopale comme celle du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon. Qui assimila gaiement - c’est le cas de le dire - l’homosexualité à l’inceste et à la polygamie. 

La référence aux « collabos » vient d’un certain Xavier Bongibault, un jeune activiste médiatique, proche de Frigide Barjot et président de « Plus gay sans
mariage ». Récemment, ce jeune homosexuel autoproclamé mais hostile au mariage pour tous a déclaré à Tours où il accompagnait son égérie Frigide qu’il fallait comparer la situation actuelle de la France au temps de l’occupation. Le 24 mars déjà il avait lancé cet incroyable slogan : « Collaborateurs de ce projet de loi, faites vos valises. » Xavier Bongibault n’en était pas à un coup d’essai. Au mois de janvier dernier, il avait déjà défrayé la chronique en comparant François Hollande à Adolf Hitler. Sans commentaire.

Les évêques ont beau jeu alors de tenter de calmer les esprits avec l’invitation lancée par le Conseil famille et société de l’épiscopat : «  Poursuivons le dialogue  » (voir aussi dans le numéro 292 de Golias Hebdo l’excellent texte de Mgr Dagens).

[découvrez l’ensemble de notre dossier dans Golias Hebdo n° 292]

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estrogènes et progestérone@Pierre 1er juillet 2013 22:08, par Nathalie

Bonsoir Pierre,

Comme vous, je n’exonère pas les femmes de leurs responsabilités dans la perpétuation de ce déséquilibre femmes/hommes. Les mères qui n’apprennent pas à leurs garçons à faire le ménage et la vaisselle sont aussi coupables (ceci pour schématiser) et font le malheur des femmes de la génération suivante.

Les exemples que vous prenez sont indéniables, mais vous remarquerez aussi que généralement la présence majoritaire de femmes dans un secteur d’activité entraîne immédiatement la dévalorisation de celui-ci. Donc la baisse de considération, de salaire, etc.

Votre propos m’amène donc à deux remarques.
- Comme vous le soulignez, les postes à réelle responsabilité sont très majoritairement chasses gardées masculines. Ce que prouve d’ailleurs la composition des divers conseils d’administration. Si 60 % des titulaires de diplômes universitaires sont des femmes, seules 14 % siègent dans les conseils d’administration des principales sociétés européennes cotées en bourse et l’on dégringole littéralement à 3 % dès lors qu’on parle présidence. Et que dire des femmes politiques dès lors que l’on passe au niveau des responsabilités nationales.
Trois exemples : Edit Cresson est nommée premier ministre, tout de suite on entend fuiter des commentaires quant à la promotion canapé que cela suppose. Personne n’en avait dit autant lorsque Giscard avait nommé Chirac au même poste. Affaire du sang contaminé : Fabius est revenu sur le devant de la scène assez rapidement, Georgina Dufoix a disparu des écrans radars. Enfin, comme vous le rappelez, Ségolène Royal : qu’on l’aime ou pas n’est pas le problème, force est de constater que tous les éléphants du PS ont joué contre elle sans même faire preuve de discrétion, et là je rappelle la particulière délicatesse de Djaaaaack.

- Par ailleurs, l’orientation vers telle ou telle branche des études (professionnelles ou supérieures) dépend encore très largement du sexe de l’enfant. Ce que toutes les études montrent et ce que la France ne fait pas évoluer, quand elle ne freine pas des quatre fers.

Concernant le monde de l’entreprise, le travail est désormais en cours et très largement et activement mené. Au nombre des organismes qui se sont attelés à la tâche, ORSE (Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises), qui vient de produire, en février 2013 un document synthétique sur le sujet (« Les hommes : sujets et acteurs de l’égalité professionnelle », disponible sur http://www.orse.org/diversiteegalitenon_discrimination-34.html) Les principaux points abordés : sensibiliser les hommes aux questions d’égalité professionnelle, développer la mixité des métiers dans les deux sens, travailler sur l’organisation au travail, intégrer une dimension d’égalité dans les questions de santé au travail, lutter contre les différentes formes de violence au travail (au nombre desquels sexisme et homophobie, harcèlement moral et sexuel, violences conjugales), promouvoir la responsabilité parentale des salariés masculins, mettre en place une stratégie d’évaluation des actions entreprises… Ca bouge donc un peu de l’intérieur.
Malgré cela, nous sommes encore loin de ce qu’il est possible d’observer par exemple au Canada (http://premieresenaffaires.com/Six-avantages-de-la-presence-des), où d’ailleurs les masculinistes sont sur les dents…

Concernant maintenant la contraception que vous évoquez, n’oublions pas qu’elle est à 99 % l’affaire des femmes. L’une de mes collègues (c’est fou ce qu’on peut papoter vie des couples finalement à la pause déjeuner… et encore je n’évoque pas ici les autres sujets qui risqueraient de couper l’appétit à n’importe quel homme) me disait que son mari considérait que la pilule a surtout été une libération pour l’homme. Ce pourquoi il a décidé que la responsabilité de la contraception lui reviendrait. De fait, ma collègue ne prend pas la pilule et son mari utilise le préservatif. J’ai déjà évoqué une amie dont le mari a opté pour la vasectomie. Mais, à côté de cela, une autre collègue répondait par l’exemple de sa cousine, qui a déjà été victime d’une thrombose, pour laquelle la pilule est plus que déconseillée, mais dont le mari considère qu’elle doit continuer à la prendre parce qu’il est hors de question qu’il utilise le préservatif. J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer le progrès que constituerait la généralisation de la pilule contragestive, ce contre quoi luttent les pro-life et les labos.

Enfin, il est un fait encore vérifiable, c’est que la femme continue à être envisagée comme un être prioritairement biologique. Alors oui, de fait, nous sommes loin d’une égalité ou d’un équilibre (je ne souhaite pas plus une société matriarcale que patriarcale). D’autant que la crise accentue la pression sur les femmes à tous points de vue.
Et je vous rappelle donc cette petite fille, de la manif pour tous, arborant ce panneau « Future maman »… Cette petite fille est définie uniquement par ses ovaires et son utérus, par sa biologie. Non par la possibilité qui aurait pu être la sienne d’un accomplissement professionnel, intellectuel, social, qui aurait supposé que le panneau qu’elle portait autour du cou, comme ces condamnés au pilori, porte plutôt un texte de type « Future pdg de Renault », ou « Future présidente de la République » ou encore « Future artisane en ébénisterie ». Non. Juste future reproductrice de l’espèce. Quel programme… Et quel modèle éducatif progressiste et égalitariste Il y a encore beaucoup de boulot. Particulièrement en France. Quant à l’Eglise, si elle veut survivre, elle devra ouvrir ses portes aux femmes et l’accès à toutes les fonctions sacerdotales également.

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La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a adopté jeudi 27 juin un avis dans lequel elle recommande au gouvernement d’introduire la notion d’« identité de genre » dans le droit français. Elle préconise aussi que les procédures de changement de sexe à l’état civil soient simplifiées et accélérées pour les personnes transsexuelles dont le nombre est évalué entre 10.000 et 60.000 en France.
Pour justifier la première recommandation, la CNCDH rappelle que la notion d’identité de genre « est présente dans le droit international et (...) européen » et constitue donc « une catégorie juridique déjà existante ». Introduire cette notion « permettrait de mettre le droit français en conformité » avec ces textes, notamment la résolution 1728 du Conseil de l’Europe, qui incite les Etats membres à « adopter et à appliquer une législation antidiscrimination incluant l’orientation sexuelle et l’identité de genre ». L’« identité de genre » fait référence « à l’expérience intime et personnelle de son genre profondément vécue par chacun, qu’elle corresponde ou non au sexe assigné à la naissance ».
L’avis de la Commission, bien que purement consultatif, risque néanmoins de susciter des remous dans les rangs des pourfendeurs de la « théorie du genre », notamment les opposants au mariage pour tous, qui ont fait de la lutte contre la distinction entre genre et sexe leur cheval de bataille.

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Tiare et Trinité@Martin 29 juin 2013 16:25, par Nathalie

Pour la trinité et son interprétation, j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de la meilleure théorie totalitaire élaborée (mais c’est parce que je suis une femme). Tout d’abord parce que les « personnages » sont masculins. Mais aussi parce que chacun, symboliquement, représente ce qui constitue l’Eglise aux yeux du croyant : l’esprit, l’incarnation, le pouvoir suprême. En élaborant le dogme de la trinité, l’Eglise élaborait son propre pouvoir. Ainsi dispose-t-elle du pouvoir paternaliste, ce qui nous renvoie à Dieu le Père. Elle dispense l’instruction que le croyant doit recevoir. En quoi elle est émanation de l’Esprit. Ses représentants, en tant qu’ils sont les successeurs de Jésus, représentent donc celui-ci. Donc ils reçoivent toute autorité du Père. Ce qui nous fait une famille patrilinéaire, dans laquelle la femme est réduite au seul rôle de réceptacle, au seul rôle biologique.
Ainsi donc l’Eglise a-t-elle fini par incarner la trinité, au point de la faire figurer sur la tiare pontificale. Roi des rois (titre attribué à Jésus-Christ Première épître à Timothée, 6:15, et Apocalypse, 17:14, 19:16), dispensateur de l’Esprit (l’Eglise exerce un magistère et éclaire le croyant afin de le guider), et carrément Dieu si l’on se réfère au fait que l’Eglise gouverne et décrète la loi que le croyant doit appliquer (dogme, droit canon et infaillibilité pontificale quand il n’y a d’infaillible que Dieu) or, c’est Dieu qui donne la loi à Moïse…
Vous avez donc raison de souligner que j’ai une vision distanciée de ma religion. Aidée par la société qui m’a offert le privilège de l’instruction, et par une curiosité insoumise qui aurait provoqué mon décès prématuré, précédé d’une agonie très douloureuse, en d’autres temps.

Cordialement

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Concernant le concept du genre@Martin 29 juin 2013 16:25, par Nathalie

Sur le genre, je vous invite à vous référer à la réponse que j’ai formulée à Alain le 27, rubrique « Comment l’extrême droite catholique rêve d’un coup d’état militaire ». Le débat est donc déjà sur la table. Depuis fort longtemps d’ailleurs puisque, inconnu du grand public, le docteur Hirschfeld, dès les années 1899 à Berlin, entreprend un travail de recherche sur l’homosexualité afin d’en assurer la dépénalisation. Il développe assez rapidement une théorie du troisième sexe, décrit ce qu’il appelle les inter-marches sexuelles, allant de la féminité à la masculinité, englobant les homosexuels, intersexué-e-s et transsexuels ou personnes transgenres. Il est d’ailleurs membre de l’Institut de sexologie qui pratiquera la première opération connue de changement de sexe d’homme à femme, en 1930.
Puis les orientations évoluent et un mouvement de réflexion émerge dans les années 1950 aux Etats-Uni. Les études qui en découlent s’élaborent autour des travaux menés également sur l’intersexualité, la transsexualité, l’hermaphrodisme, tout ce qui transgresse, naturellement, l’ordre normatif binaire des sexes. Mais alors qu’on tente aujourd’hui de nous faire passer le concept du genre pour une forme de colonisation de nos esprits par des théories outre-Atlantique, cette pensée américaine a très tôt rencontré non seulement des courants de pensée interdisciplinaires au sein de l’université (sociologie de l’interaction sociale, comportementalisme, etc.), mais aussi des formes de pensées européennes qui passent essentiellement par la French theory (marxisme, structuralisme, post-structuralisme, etc.). Le concept du genre est donc une rencontre entre traditions de pensées américaines et européennes.
La théorie du genre… enfin ce que l’on appelle ainsi, n’est pas une invention made in america mais le produit d’une certaine rencontre entre des traditions de pensée américaines et européennes. Ce que les opposants à ces études oublient de dire, c’est qu’évidemment, le concept du genre n’est pas réductible à la biologie qui le fonda et ne dit nulle part qu’il n’y a ni mâle, ni femelle. Ce sont ces premières interrogations qui amènent à poser la question de savoir ce qu’est réellement une femme et ce qu’est réellement un homme, au-delà de la production d’ovules pour l’une et la production de spermatozoïdes pour l’autre.
Le travail de Françoise Vouillot, par exemple, en matière d’orientations scolaires et professionnelles est extrêmement éclairant sur le sujet et sur les pistes d’études actuellement suivies.

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Excommunication pour avortement@Martin 29 juin 2013 16:24, par Nathalie

Bonsoir Martin,

Pour répondre sur les trois parties de votre message.

J’avais évoqué le sujet de l’excommunication dans un précédent post en ajoutant à votre exemple, celui de 2006, en Colombie, où des médecins ayant pratiqué un avortement sur une enfant de 11 ans enceinte après avoir été violée par son beau-père avaient été excommuniés. Selon l’Eglise, la fillette avait « été victime d’une série de malchances ». Très difficilement audible évidemment. D’autant que l’explication présentée par l’Eglise était que le viol était un acte moins grave que l’avortement. Or, dans les deux cas les médecins avaient jugé attentatoire à la vie de ces enfants, la poursuite d’une grossesse qu’elles n’auraient pu mener à terme et à laquelle elles risquaient même de ne pouvoir survivre.
Je ne sais trop où en est le droit canon aujourd’hui, mais au Moyen-Age encore, l’avortement est une disposition autorisée, dans un délai de 40 jours pour les garçons et 90 pour les filles. Ce que les matrones traduisent en 70 jours environ, faute d’échographe… La société laïque se calque d’ailleurs sur ce principe. Nous avons donc là, un point de bascule vers un rigorisme, un tantinet hypocrite au regard des pratiques individuelles, dont la mort de la femme ressort très souvent jusqu’à la loi Veil.
On peut également rappeler le décès de cette jeune femme d’origine indienne en Irlande. Coup double d’ailleurs puisque son enfant, au demeurant se mourrait et que l’hôpital refusait toute intervention tant que le cœur du bébé battait.
Il est vrai qu’aujourd’hui, il est très difficile de considérer avec flegme l’idée que pour l’Eglise, la question se pose de savoir s’il est moral ou pas de pratiquer un avortement, fût-on certain de la mort prochaine de l’enfant, pour sauver la vie de la mère. Et il est à la limite du supportable d’entendre dire que l’éthique catholique consiste à trancher négativement, l’Eglise attendant de la mère un comportement héroïque respectueux du principe de respect de la vie de l’être humain innocent… La femme que je suis pousserait encore plus loin en ajoutant que si les hommes qu’ils sont étaient en situation de porter l’enfant, plus aucune question ne se poserait sur le sujet et il y aurait certainement plus de gynécologues en France.
En ce sens, il ne peut y avoir d’adhésion à la règle, puisque nous disposons d’un certain nombre de moyens susceptibles de nous extraire de la fatalité.

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Egalité entre hommes et femmes, entre hétéros et homos. 24 juin 2013 09:45, par Agnès Gouinguenet

L’avènement de l’utérus artificiel (dans environ 50 ans), ne risquant pas plus les manipulations génétiques que la FIV, mettra tout le monde d’accord.
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A ce moment-là, il y aura totale égalité vis à vis de la procréation à la fois entre hommes / femmes et entre homos / hétéros.
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Sont actuellement défavorables à ce projet fabuleux : Les femmes misandres (homos ou hétéros) considérant leur utérus comme une supériorité, et les hommes misogynes (homos ou hétéros) considérant leur phallus comme un organe de domination.
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Cela fait beaucoup de monde quant à la bêtise crasse !
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La médecine passe son temps à rectifier les insuffisances de la nature (vaccination, antibiothérapie, chirurgie réparatrice etc ...).
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C’est bien qu’elle continue son joli chemin.
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Il y aura bien sûr des dérives. Il faut s’y préparer. Mais le bon sera bien supérieur au mauvais.
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Dans la littérature vétéro-testamentaire (Ex 20, 17), la femme est la propriété de l’homme au même titre que son boeuf ou son âne (10ème commandement !). Dans la littérature néo-testamentaire, priorité au chromosome Y (1 Co 11, 3), "le chef de tout homme c’est le Christ ; le chef de la femme, c’est l’homme ; le chef du Christ c’est Dieu". Dans le Noble Coran, Sourate 4 verset 11, la femme vaut un demi-garçon car "En ce qui concerne vos enfants, Dieu vous prescrit d’attribuer au garçon une part égale à celle de deux filles".
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La science génétique vient de bouleverser cette donne puisque, contrairement aux apparences, l’invisible ovule apporte la moitié du patrimoine de l’enfant, c’est à dire pas plus mais pas moins que le très visible spermatozoïde. C’est tout récent (moins de 50 ans), ça vient de sortir (Monod, Lwoff et Jacob, Prix Nobel 1965).
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Avanti !
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Bonjour Golias.
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Agnès G.

Voir en ligne : http://blogs.mediapart.fr/blog/agne...

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Golias
vous ne ferez toujours rire , chers " maçons catholiques " ( ! ? )
mais on ne vous croit plus ( sauf quelques soixante-huitards ...attardés )
Dieu vous bénisse
père Gabriel Roy missionnaire en Chine

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Et pour compléter dans l’amour du prochain, la tolérance, le respect et les lendemains qui chantent, signalons une troupe de scouts royalistes (difficile de ne pas le savoir car sur leur passage ils échangent à tue-tête des propos de type : "y a-t-il quelqu’un politiquement opposé au royalisme ici ?", qui a dû signaler sa présence à la cathédrale de Quimper ce matin, avant de la faire remarquer par les rues de la ville de la sorte. Ce qui vient de m’être signalé par deux coups de fils. La relève est donc assurée. A vue de nez, si je m’en réfère à l’axe du trajet observé, cela fait un peu plus de 2km pour émettre des provocations diverses à l’attention de qui peut entendre leurs déblatérations sur un mode suraigu. Sans doute cette fière élite cherchait-elle une occasion d’en découdre et de prouver sa valeur guerrière en plus de sa visible intelligence.

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Finalement... quelle est la responsabilité du Haut-clergé en France et en Europe ? N’est-ce pas l’épiscopat qui a (in fine) façonné depuis deux siècles une Eglise qui lui ressemble ? De même, j’entends dire comme tout le monde qu’il y aurait une crise de "l’Eglise", mais n’est-ce pas plutôt une crise vécue d’abord depuis le XVIIIe siècle par l’institution cléricale ? Ce que je ressens, c’est l’impression, banale somme toute, d’une impasse : je ne vois pas comment cette Eglise institutionnelle peut dorénavant défaire de tels nœuds doctrinaux et pastoraux sans exploser, et je la vois finir personnellement comme une secte et une sous-culture (ce que je n’aurais certainement pas, c’est vrai, osé supposer il y a vingt ou trente ans). Mais qu’il y ait un "schisme silencieux" (Mgr Etchegarray) aboutissant à une séparation avec l’institution cléricale du Haut clergé, empêchera-t-il pour autant qu’il y ait un peuple de Dieu (Lumen Gentium) ? Je suis assez d’accord avec celui qui dit sur ce forum : laissons les morts enterrer les morts. A mon avis, il n’y aura pas de salut pour cette Eglise en France, il n’y aura pas de nouvelle évangélisation, plus d’action catholique, plus de mouvement charismatique, ni de restauration non plus, ni de miracle, ni de nouvelle théologie... car nous sommes entrés, tous accordés sur ce point -pro et anti mariage gay- dans le désert. Nous y sommes attendus.

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non je ne pardonnerai pas a ces évêques infâmes Barbarin et consort prêtre a la botte des évêques,et bien je suis très bien sur le parvis
je suis très bien dehors,les catho fraternel tu parles
les pédé au bûcher et c’est contre nature,de la part d’un évêque dominicain,l’écume au lèvre,combien de millions vont être dépensé pour François super star
alors que le brésil, et dans une pauvreté incroyable,oui la religion est l’opium du peuple, le Vatican,a dit que le paradis n’est pas pour les athées et bien tant mieux
je ne veut pas être mélangé avec les salauds franco Pinochet et j’en passe
quand a ceux qui ne supporte pas le mariage de deux hommes ou deux femmes car ils s’aiment,et bien tant pis,etouffes vous,avec,vos principes
quand a la crèche de jésus,un papa et une maman y n’a marre,pour m’être occupes d’enfant,blessé par leur propre parent,que les prêtres sont les moins places
pour donner des conseils,que savent t-il eux de la vie de tous les jours,eux qui sont loges gratuitement et qui vivent sur la misère des autres,discours,misérabilistes,et asservis aux puissants assez !!

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Des évêques proches de la droite extrême 20 juin 2013 07:02, par pierre mabire

Voici deux articles évoquant des faits d’Eglise à plus d’un siècle de distance. Ils illustrent le positionnement de l’Eglise de Rome et de ses évêques, le plus souvent dans le sillage de la droite extrême, anti-républicaine, anti-laïque. Que les évêques français aient réveillé cette extrême-droite maurrassienne, ultra-nationaliste, à l’occasion de la loi sur le « mariage pour tous », n’est pas une surprise dans la mesure où c’est une tradition...

ARTICLE 1

12 novembre 1890 Le cardinal Lavigerie, royaliste, cherche le compromis avec les Républicains
 
Depuis le début du 19ème siècle, la papauté et toute l’Eglise catholique mènent une bataille idéologique systématique pour le rétablissement des royautés. Monseigneur Lavigerie, évêque d’Alger, pense de même.

Cependant, de 1870 à 1890, la société française évolue tout autrement :

* les citoyens se prononcent de plus en plus massivement pour les candidats républicains et un véritable mouvement de masse se construit par les "comités républicains". Les élections municipales du printemps 1890 viennent de le confirmer.
* les royalistes se ridiculisent par leurs divisions. Leur soutien au général Boulanger s’est terminé également dans le ridicule.
En 1890, la plupart des prélats français sont des royalistes bornés et limités dans leur compréhension de l’évolution de la société. Certains d’entre eux, dont Lavigerie (déjà distant vis à vis de l’ultramontanisme intransigeant), comprennent que l’action antirépublicaine de l’Eglise contribue fortement à une radicalisation de la gauche avec le risque de plus en plus concret d’une alliance entre d’une part les républicains comme Clémenceau et d’autre part les socialistes. Or, l’Eglise considère cela comme un danger bien plus important que la république bourgeoise.

Tout en restant royaliste de coeur et de conviction, le cardinal d’Alger Charles Martial Lavigerie comprend l’intérêt d’un compromis de fait entre l’Eglise et les républicains "opportunistes" représentant une majorité de la bourgeoisie grande et moyenne.

Au même moment, le pape Léon XIII a évolué de la même façon.
Au même moment aussi, les républicains opportunistes sont en position de faiblesse en raison de la poussée ouvrière et du scandale de Panama. Ils prêtent l’oreille dès 1889 aux propos discrets du cardinal d’Alger.

Le 12 novembre 1890, Monseigneur Lavigerie profite d’un toast en présence de notabilités de l’armée et de l’administration pour marquer publiquement l’acceptation du cadre politique républicain.

ARTICLE 2 (paru en 2010)

BELGIQUE : L’extrême droite catholique pro-Léonard

Le nouvel archevêque de Belgique, Monseigneur Léonard, fraîchement nommé par Benoît XVI comme primat de Belgique, n’est pas populaire chez les catholiques belges. Seuls 17 % lui sont favorables, selon un sondage du journal Le Soir. Parmi ceux-ci, le nouveau chef de l’Église belge peut cependant compter sur des partisans acharnés de sa cause. Militants ou dirigeants de mouvements et de partis d’extrême droite, ces fidèles inconditionnels partagent avec lui une même vision de la religion et parfois même de la politique.

Monseigneur André-Joseph Léonard, désigné il y a quelques jours comme archevêque de Belgique par le très conservateur pape Benoit XVI, n’est certes pas un homme d’extrême droite. Mais l’extrême droite catholique le considère désormais comme « son homme ». En effet, depuis qu’il a été nommé à la tête de l’Église catholique belge par le chef du Vatican, plusieurs personnalités et organisations se situant à la droite de la droite dans le paysage politique de notre pays se sont exprimées pour lui apporter leur soutien inconditionnel. Ses positions conservatrices bien connues sur l’homosexualité, l’avortement ou encore l’euthanasie l’ont popularisé chez les traditionalistes et les intégristes catholiques.

Monseigneur Léonard est considéré comme un radical, un ultra et le gardien d’une religion qui devrait poursuivre, contre vents et marées, sa croisade contre les adversaires et les ennemis historiques de la chrétienté. Les jusqu’au-boutismes de l’Église catholiques se trouvent souvent sur le front politique de la lutte contre les autres religieux (décrites comme de « fausses religions »), l’œcuménisme, la société multiculturelle, l’immigration, la démocratie parlementaire...
Dès la confirmation que Benoit XVI avait désigné Monseigneur Léonard à la tête des catholiques de Belgique, le Beweging voor Christelijke Solidariteit (BCS) salua cette « bonne nouvelle ». Pour ce Mouvement pour la solidarité chrétienne : « Le temps des expériences dans la foulée de Mai 68 est fini. Nous pouvons maintenant espérer la conclusion définitive de cette époque en faveur d’une Église catholique ouverte, fière, fidèle à la foi catholique et de la Bonne Nouvelle de Notre Seigneur ».

Le BCS est présidé par Philippe Van der Sande, un des dirigeants anversois du Vlaams Belang (VB), le parti d’extrême droite séparatiste flamand. La devise officielle de cet ancien proche de Filip Dewinter, le numéro deux du VB, est « Vivre pour Jésus ». En 2007, son Beweging voor Christelijke Solidariteit s’était déjà prononcé en faveur de Monseigneur Léonard après que celui-ci ait tenu des propos considérés par beaucoup comme homophobes et qui provoquèrent pour cette raison un véritable scandale à l’époque. La même année, Van der Sande, en tant que conseiller provincial du Vlaams Belang, avait proposé d’interdire l’organisation de « Gays Games » à Anvers, manifestation homosexuelle qui allait selon lui « mettre la ville à la merci d’une scène homo extravagante et décadente ».

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La loi du « mariage pour tous » a été votée. Ce sont nos institutions qui ont décidé. Ces derniers temps, j’ai été sollicité (et même harcelé par certains) à de nombreuses reprises, en qualité de responsable d’église, pour donner mon avis sur cette loi. Comme l’ont fait certains, j’aurais pu lâchement botter en touche en prétextant qu’il s’agissait d’une loi civile et non spirituelle ou religieuse. J’ai préféré m’abstenir en laissant agir la démocratie de mon pays. Aujourd’hui, j’ose m’exprimer.
En lisant mon commentaire, certains vont me taxer, d’intolérant, d’homophobe (et que sais-je encore…). Loin s’en faut. Tout prêtre (catholique non romain) marié, hétéro et père de famille, j’ai des amis homosexuels, et j’ai beaucoup d’estime et d’affection pour eux. Je les considère (comme tous les homosexuels, du reste) comme des enfants de Dieu.
Que penser de cette loi ?
Je vois ceci comme un marché de dupes et comme la vaste manipulation politique d’une minorité de la population dans des buts électoraux ; de l’opportunisme et rien d’autre. Monsieur « Moi, Président… », pour faire croire qu’il tenait ses promesses, en a tenu une qu’il savait gagnée d’avance, en faisant voter par une assemblée majoritaire et ralliée à sa cause, une loi démagogique qui ne lui coûtait pas bien chère. Pendant ce temps-là, il essaie avec ses comparses de faire oublier au reste de la population la situation sociale et cataclysmique dans laquelle notre pays se trouve. Les LGBT ne sont, pour les politiques, que les instruments, un « créneau porteur ». Ils s’en sont servis comme ils l’ont fait pour d’autres : le chômage, les travailleurs, les immigrés ou les sans-papiers. On s’est méchamment moqué d’eux, en leur laissant certaines illusions. C’est immonde.
On peut, à juste titre, se poser bien des questions. Car, malgré l’adoption consentie pour les couples gays, la procréation biologique et naturelle se fera toujours entre un homme et une femme, et les différences qui existent depuis le début de l’humanité persisteront. A-t-on encore assez de recul pour mesurer les conséquences sur le développement psycho-affectif d’un enfant d’être élevé par un couple homosexuel ? Ce qui peut déranger, c’est l’argument avancé : « On y a droit ! ». La démarche me paraît égoïste. Dans cette histoire, on n’écoute que les aspirations d’un couple sans se préoccuper de l’avenir d’un enfant, qui reste comme pris en otage. Voilà qui est grave. Un enfant ne doit pas être qu’une simple aspiration personnelle.
Ce n’est pas une loi qui changera les choses. On a bien vu ces derniers mois, qu’au lieu de rapprocher les gens, le débat attise les haines et c’est bien dommage.

L’autre jour, un nouveau couple homosexuel (le dixième depuis quelques mois), m’a sollicité pour célébrer pour le couple le sacrement du mariage. Ma réponse a été négative et le restera. Je me réfère à la Sainte Famille : un homme, Joseph, une femme, Marie, et des enfants en commençant par Jésus-Christ, Notre Sauveur. Vous m’excuserez du peu. La société civile a le droit de faire ce qu’elle veut. Mais, qu’elle ne nous l’impose pas, à nous, hommes d’église.

Voir en ligne : http://www.egliseccu.eu

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Xavier Bongibault "homosexuel autoproclamé" quelqu’un peut-il m’expliquer ?
Dans la rue, il n’y avait pas 1 millions d’activistes faschos pétainistes et ringards, ne vous en déplaise !

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Je suis un peu "étonnée" par la teneur de votre article. Vous le savez : tout ce qui est réducteur est trompeur et donc citer des phrases sorties de leur contexte ne me semble pas une attitude journalistiquement correcte. Réduire l’immense majorité des manifestants de "La Manif Pour Tous" et les comparer ainsi à un "catholicisme intransigeant, etc", montre un jugement sans avoir cherché à les rencontrer ou les écouter car vous seriez très surpris par l’altruisme, la solidarité, leur générosité si je devais les comparer à beaucoup de partisans du "mariage pour tous" qui se donnent volontiers bonne conscience en feignant d’accorder un droit du moment que cela ne dérange pas leur confort quotidien . Il est curieux pour un journaliste qui se veut objectif, que vous puissiez relayer des informations, laissant assimiler les participants à des extrémistes, intégristes, etc. Accepteriez vous de les rencontrer lors des ces manifestations ou craigniez vous d’être surpris en remarquant qu’ils ne sont ni meilleurs ni pires que leurs adversaires ! Je ne vous ferai pas l’affront de citer les extrémistes du camp opposé (ex Pierre Bergé) pour définir ainsi le mode de pensée. Je ne suis pas assez naïve pour ne pas voir que chaque système produit ses extrémistes mais que s’il faut bien les combattre, je ne puis pas assimiler les bons aux mauvais au risque de ne se focaliser que sur ces derniers et risquer alors d’oublier d’agir pour défendre le plus vulnérable, et dans le cas qui nous occupe : l’ENFANT.
Cordialement,
Valérie Revol
Merci de ne pas publier mon nom dans votre journal/ blog/ site internet ou tout autre publication

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Les évêques qui se réjouissent sont déjà proches des mouvances intégristes de la Nouvelle Evangélisation et des schismatiques qui se sont mobilisés sur les manifs anti. Donc il est logique que l’intégrisme se réjouisse des actions intégristes. Ce qui je pense réjouit surtout les évêques, c’est qu’aujourd’hui médiatiquement le catholicisme soit uniquement associé à une idéologie fondamentaliste. Ainsi, toute autre expression de foi catholique n’existe plus ni médiatiquement ni religieusement. Et moi, c’est plutôt cela qui m’inquiète beaucoup.
Il faudrait une réplique progressiste pour ne pas laisser le terrain aux fâcheux.
Pourquoi ne pas fédérer tous les mouvements cathos progressistes autour d’un texte, d’un manifeste pour montrer que nous ne partageons pas du tout les aspirations fondamentalistes récemment exprimées ? Je trouve dommage qu’il n’y ait pas une riposte médiatique conciliaire autant de nous croyants pratiquants progressistes que de certaines associations, sites, blogs, journaux et membres du clergé. Ca remettrait les choses à leur juste place.

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Golias, le journal qui ne crie jamais. 18 juin 2013 19:36, par zébulon dupont

Vous affirmez qu’il y a un temps pour crier, mais on ne vous voit jamais prendre la parole pour défendre ceux dont les détresses ne sont pas politiquement correctes.
Etes vous vraiment courageux et prophétiques ?

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Le vrai danger pour la société : la dénaturation du mariage. Les cathos (mais pas seulement eux) ne doivent rien lâcher. Une mauvaise loi a vocation à être abrogée. C’est ce qu’a clairement rappelé le Pape François.

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