Parution : 26 juin 2013
Les papes …

Benoît IX (Théophylacte de Tusculum)
1032 – 1044
du 10 mars au 1er mai 1045
du 8 nov. 1047 au 16 juil. 1048

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En pied de l'article.

Après la mort de Jean Dix-neuf, le fameux clan
Tusculum* s’empresse de choisir dans son rang
Un successeur capable de garder intacts
Ses privilèges dus à sa prééminence.
Ce ne sera qu’un jouvenceau, Théophylacte,
Inexpérimenté mais de la descendance
Du pontife Jean Douze et, de surcroît, neveu
Du pape Jean Dix-neuf.
Dans le clan Tusculum on obtient ce qu’on veut.
Dans ce temps-là, la papauté est l’apanage
D’une dynastie dont la foi n’est que du bluff
Pour abuser tous les chrétiens du Moyen-âge.
Une émeute que fomentent des opposants
Contraint Benoît, après un règne de douze ans,
A s’enfuir pour laisser le Saint-Siège à Sylvestre
Qui ne sera pape que durant un trimestre.
Benoît Neuf, en effet, loin de s’avouer vaincu,
A repris les armes pour déloger l’intrus,
Secondé forcément par quelques mercenaires
Qui, la tâche achevée, réclament leurs salaires.
Est-ce pour les payer que son oncle et parrain,
L’archiprêtre Gratien,
Lui accorde une ou deux mille livres d’argent ?
Ou bien lui paraît-il urgent
De succéder à ce filleul cupide et vil
Qui ne respecte pas l’esprit de l’évangile ?
Toujours est-il que Jean devient Grégoire Six.
Cependant, Henri Trois, l’empereur germanique,
Soupçonneux, organise un concile à Sutri
Où filleul et parrain sont déclarés complices
Et coupables de simonie.
Grégoire Six abdique.
Lui succède un saxon devenu Clément Deux
Dont le décès, l’année d’après, fait un heureux :
Benoît, qui retrouve sa tiare grâce au clan
Tusculum pour huit mois
Mais qui sera bientôt déchu par Henri Trois
L’empereur vigilant !
Excommunié, Benoît finit son existence
Dans un monastère où il fera pénitence.

… et leur époque

1032-1034 : Conrad II, roi de Germanie, devient le suzerain du
royaume de Bourgogne et d’Arles.
1034 : Henri 1er, roi de France et fils de Robert le Pieux, épouse Mathilde de Frise.
1035 : Robert le Magnifique, duc de Normandie et père de Guillaume le Conquérant, meurt à Nicée, lors de son retour de Jérusalem où il avait
fait un pèlerinage.
Après le départ en Terre Sainte de Robert le Magnifique, son fils, le futur Guillaume 1er duc de Normandie est sous la tutelle
d’Henri 1er.
1039  : A 22 ans, Henri III, le Noir, empereur germanique, succède à son père Conrad II au titre de roi des Romains.
1041 : Slaves de Bohême et Polonais deviennent les vassaux de l’empire germanique et, en 1045, c’est le tour des Hongrois.
1046 : Couronnement d’Henri III, le Noir.
1048 Du 17 juillet au 9 août, : Damase II (Poppon de Brixen) succède à Benoît IX de par la volonté d’Henri III. Il meurt à Palestrina, sans doute de la malaria.

Le clan Tusculum

Entre 904 et 964, de nombreux papes furent de la famille des comtes de Tusculum qui
arbitraient les affaires politiques et religieuses de Rome :
Serge III, en 904 ; avec lui, commence la période dite de la pornocratie* (Cf. Pavé insolent).
Un fils illégitime deviendra le pape Jean XI. (Cf. ci-dessous).
Jean X, en 914, qui mourut emprisonné et empoisonné par Marozie (1).
Léon VI, en 928, fils de Marozie.
Etienne VII, en 929, élu grâce au soutien de Marozie.
Jean XI, en 931, fils de Marozie
Etienne VIII, en 939, qui sera éliminé par Marozie
Marin II, en 942, qui obéissait surtout à Albéric II, fils de Marozie !
Agapet II, en 946, sous l’emprise d’Albéric II
Jean XII, en 955, battu à mort par un mari jaloux ? Victime d’une apoplexie en galante compagnie ?

(1) Marozie est née vers 890. Elle était la fille du consul romain Théophylacte, comte de Tusculum, et de Théodora, sénatrice et patricienne de Rome, titres accordés par Jean X qu’elle empoisonna.
À quinze ans, elle devint la maîtresse de Serge III, cousin de Théophylacte, qu’elle avait connu quand il était évêque de Porto. Ils eurent un fils, le futur pape Jean XI.

Pavé insolent

Dialogue entre Michel et Gabriel
M « Dans Le Robert des noms communs, je n’ai pas trouvé
pornocratie, mais il est mentionné dans le dictionnaire des noms propres. Bizarre, non ?
G - En revanche, dans celui des noms communs en deux volumes, le
mot figure à la suite de pornographie avec cette définition :
‘ Le mot (1823) désigne un régime dans lequel les courtisanes ont une forte influence sur les hommes au pouvoir. Il s’applique à une période de l’histoire de la papauté (904-964) pendant laquelle les papes, sous l’influence de leurs maîtresses, mirent leurs fils sur le trône pontifical.’
M - Je serais curieux de connaître le nom de l’historien qui a inventé ce mot.
G - Pourquoi ?
M - Pour savoir s’il s’agit d’un anticlérical, d’un athée, d’un catholique ou d’un protestant.
G - Peu importe ! Il a fait son travail d’historien, et tant pis si le résultat dérange les inconditionnels de la papaulâtrie.
M - Papaulâtrie ? Il est dans ton dictionnaire, ce mot-là ?
G - Non, mais il exprime bien ce que je veux dire. »

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Message à propos de la question de Pierre Mabire sur Satan. 3 juillet 2013 21:29, par De la Panouse Vivien

Cher Pierre Mabire,

Il y a quelque temps, vous avez écrit :

"J’ai vu sur le forum cette question fondamentale, qui doit triturer l’esprit de tous : Dieu est-il homme ?
Comme Dieu a son anti-Dieu, Satan, alors il fait se poser cette autre question : Satan est-il homme ou femme ? »
A quoi Nathalie a répondu :
« Considérant que la femme est à l’origine de tous les problèmes de l’humanité (la pécheresse, qui cède à la tentation, provoque le départ précipité de l’Eden et cause tout ce qui en découle), Satan est obligatoirement une femme.Inversement, puisque Dieu a fait l’homme à son image et de la femme un simple dérivé à l’image de l’homme (cf. la réponse de la pécheresse à M. de La Panouse) Dieu est forcément un homme. »

J’aimerais rectifier une chose, à propos de Satan.

La légende de la chute raconte effectivement que la femme commit le péché originel en cédant à la tentation, et que cette faute provoqua le départ précipité de l’Eden, de quoi il a découlé tout le mal que l’on sait.

Mais le premier à tenter l’autre, dans ce mythe, n’est pas la femme. C’est le serpent. Alors que la femme lui explique sagement que Dieu autorise l’humanité à goûter le fruit de tous les arbres du jardin excepté un (en ajoutant toutefois que Dieu a interdit non seulement d’en manger mais encore d’y toucher), sinon ils allaient mourir, le serpent répond qu’ils ne mourraient pas, mais que,ce fruit étant celui de la connaissance du bonheur et du malheur, s’ils en mangeaient, ils posséderaient cette connaissance, et ainsi, seraient "comme des dieux" ou "comme Dieu", autrement dit : ce serait eux, les maîtres. Et il ajoute que ça, Dieu le sait. La femme croit le serpent, et estime que s’il donne une pareille intelligence, ce fruit est précieux. Prenant également en compte le fait qu’il est séduisant à voir et semble donc bon à manger, elle le prend et en mange, puis en donne à son compagnon, dont le texte dit qu’il "était avec elle", et il en mange.
Mais quand Dieu les interroge, si l’homme dénonce l’acte de la femme, la femme dénonce la tromperie du serpent. Et Dieu punit d’abord le serpent, et notamment en lui promettant que la femme aurait des enfants et des enfants et des enfants et des enfants, et que parmi ces enfants, il y aurait un-ou des- ennemi-(s) qui lui écraserai(ent) la tête : c’est ensuite seulement qu’il affirme à la femme que les grossesses par lesquelles elle engendrerait ces enfants seraient pénibles. Donc, une lecture avertie de ce texte enseigne que la femme a joué un rôle secondaire dans la tentation. Et, de fait, d’après la foi au moins chrétienne, sinon judéo-chrétienne, le serpent, dans cette légende, représente l’ennemi de Dieu, le diable, bien qu’aucun verset de la Genèse ne l’assimile explicitement à cet être.

Or, le mot hébreu pour dire "serpent", à savoir "nahash" est proche d’un autre mot hébreu (ou araméen ?), "nasha", qui veut dire "séduire", de même que le mot hébreu pour dire "homme", c’est-à-dire "Adam" est proche du mot "adama" , qui signifie "sol". Ce rapprochement entre ces deux mots hébreux vient du fait que selon ce mythe, l’être humain a été créé avec de la poussière du sol. Donc, premièrement,le mot hébreu pour dire "homme" est "Adam" : deuxièmement, ce mot hébreu est proche du mot "adama" qui signifie "sol" : troisièmement, selon le mythe judéo-chrétien de la création, l’homme a précisément été créé à partir de la poussière du sol. Alors, si, premièrement, d’après la foi au moins chrétienne, sinon judéo-chrétienne, le serpent, dans cette légende, représente l’ennemi de Dieu, le diable : et si, deuxièmement, le mot hébreu pour dire "serpent", à savoir "nahash", est proche du mot "nasha", qui veut dire "séduire", on peut penser une chose : de même que l’homme est fait de "poussière" le serpent est fait de "séduction". Mais le serpent en lui-même est un animal comme un autre. Et le récit de la création qui dit qu’Adam a été fait "poussière" dit que les animaux sont faits de "terre". Donc, le serpent est fait de "terre", puisqu’il est un animal comme un autre. Toutefois,si le rapprochement entre le mot hébreu "Adam" qui veut dire "homme" et "adama" qui signifie "sol" rappelle la façon dont Dieu a créé l’être humain, le jeu de mots entre le mot hébreu pour dire "serpent", à savoir "nahash" et le mot hébreu (ou araméen) "nasha" , qui veut dire "séduire", accentue le rôle tentateur que lui prête la légende , à la suite de quoi, selon la foi au moins chrétienne, sinon judéo-chrétienne, il représente l’ennemi de Dieu, le diable, bien qu’aucun verset de la Genèse ne l’assimile explicitement à cet être.Conclusion : de même que l’homme est fait de "poussière", Satan est fait de "séduction" .

Selon Nathalie, le mythe de la Chute enseigne que la femme est "la pécheresse, qui, en cédant à la tentation, provoque le départ précipité de l’Eden et cause tout ce qui en découle".
Oui, mais le mythe de la chute ne nous montre-t-il pas d’abord le serpent la tentant ? Il n’est pas écrit au début de ce récit : "La femme vit que les fruits de l’arbre étaient agréables à regarder, qu’ils devaient être bons et qu’ils donnaient envie d’en manger" etc....mais : "Le serpent était le plus rusé de tous les animaux sauvages que le Seigneur avait faits. Il dit à la femme" ceci et cela, à la suite de quoi elle céda à la tentation. Donc, ce n’est pas "la femme" qui "est à l’origine de tous les problèmes de l’humanité". C’est "la pécheresse, qui, en cédant à la tentation, provoque le départ précipité de l’Eden et cause tout ce qui en découle". Oui, comme Nathalie le dit, "la pécheresse, qui cède à la tentation, provoque le départ précipité de l’Eden et cause tout ce qui en découle". Mais, encore une fois, le texte de la Genèse, avant de dire :"La femme vit que les fruits de l’arbre étaient agréables à regarder, qu’ils devaient être bons et qu’ils donnaient envie d’en manger", raconte :""Le serpent était le plus rusé de tous les animaux sauvages que le Seigneur avait faits. Il dit à la femme" ceci et cela. Quand le serpent a dit à la femme que puisque ce fruit était celui de la connaissance du bonheur et du malheur, s’ils en mangeaient ils posséderaient cette connaissance, alors elle a pensé que ce fruit était désirable. Mais avant, non seulement elle ne voulait pas en manger, mais encore ne voulait-elle même pas le toucher ! Donc, ce n’est pas "la femme" qui "est à l’origine de tous les problèmes de l’humanité" mais "la pécheresse".

La femme a péché en cédant à la tentation, mais dans le récit, il y a un moment où non seulement elle refuse de pécher, mais encore s’abstient-elle ne fût-ce que de toucher le fruit défendu pour ne point pécher ! Ainsi, le mythe suggère que si elle avait conservé cette attitude (moins, peut-être, la crainte de toucher même ce fruit) elle n’aurait pas été "à l’origine de tous les problèmes de l’humanité", mais aurait été au contraire la fidèle compagne de l’homme. Il l’aurait vue comme un soutien pour lui, une compagne qui lui évitait la solitude et lui permettait de réussir sa vie. Je crois que c’est ainsi que je comprends le verset 18 du mythe de la création, qui constitue une réflexion de Dieu sur son œuvre. Le poème attribue à Dieu les mots suivants :"Adam ne peut réussir sa vie seul. Je vais mettre devant lui un soutien.". A ce niveau-là du récit biblique, la femme n’est pas "à l’origine de tous les problèmes de l’humanité" : elle est le soutien que Dieu donne à l’homme pour réussir sa vie. Mais elle a péché, et ce péché a été " à l’origine de tous les problèmes de l’humanité" car "en cédant à la tentation", elle a provoqué " le départ précipité de l’Eden" dont "tous les problèmes de l’humanité" ont découlé, selon ce mythe. Mais si la femme cède à la tentation, elle est soumise à cette tentation par le serpent, qui la séduit. On peut tirer deux réflexions de cela.

D’abord, ce n’est pas la femme en elle-même qui est " à l’origine de tous les problèmes de l’humanité", mais...l’infidélité de la femme. Car la femme, lors de sa création, est destinée à être le soutien qui doit permettre à Adam de réussir sa vie. Mais le serpent la séduit. Et ainsi, en quelque sorte, il la "vole" à Dieu, en la poussant à transgresser le commandement qu’il a donné à l’homme, au lieu de l’aider à réussir sa vie. Le péché de la femme est donc une infidélité. Une infidélité faite surtout à Dieu, car si elle est séduite par le serpent, après son péché, elle donne du fruit défendu à Adam : mais son péché est une infidélité. Or, "la femme" n’est pas, naturellement, "infidèle". Deuxièmement, la foi au moins chrétienne, sinon judéo-chrétienne, a fait du serpent, et non de la femme, un symbole de Satan. Sous cette optique, il est douteux que Satan soit "obligatoirement une femme", comme Nathalie le dit, puisque c’est à la femme qu’il s’adresse. Car une femme n’est pas "obligatoirement" séduite par une autre femme. Elle peut être aussi séduite par un homme. Donc, Satan peut être une femme, qui dresse une autre femme contre Dieu. Mais il peut aussi être un ange masculin, qui "vole" Eve à son Créateur et aussi, pendant quelques instants, à Adam, en la séduisant.

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Nouveau coup de projecteur sur la Curie Romaine et sa banque 30 juin 2013 22:47, par pierre mabire

En 2010, « Le Monde de l’Economie » et le quotidien « La Republicca » publiaient un article explosif sur la Banque du Vatican (officiellement nommée Institut des Oeuvres Religieuses – IOR). Cette information faisait suite aux découvertes de la Justice italienne qui avait mis au jour des liens entre la « banque du pape » et les milieux de la mafia.
La justice avait notamment découvert que la banque vaticane gérait des comptes auprès des établissements italiens sans nom de titulaire, identifiés uniquement avec le sigle IOR. Sur un de ces comptes, découvert en 2004, "environ 180 millions d’euros ont transité en deux ans", avait écrit le quotidien. "L’hypothèse des enquêteurs est que des sujets ayant leur résidence fiscale en Italie utilisent l’IOR comme ’paravent’ pour cacher différents délits, comme la fraude ou l’évasion fiscale", précisait le journal.
Faut-il faire maintenant un lien entre la démission de Benoit XVI avec la façon de la curie romaine de « transformer l’excrément du diable (l’argent) en bon engrais » selon Ettori Gotti Tedeschi, patron de l’IOR ? C’est plus que probable.
Bien que L’IOR soit sous la coupe d’une "commission cardinalice de vigilance", un groupe de cinq cardinaux nommés par le pape, qui, avant l’élection du pape François, comprenait le numéro deux du Vatican, le cardinal-secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone, ainsi que son prédécesseur Angelo Sodano, rien n’a empêché d’autres malversations et anomalies se produire. Les liens avec des criminels de la mafia subsisteraient toujours. Un évêque est soupçonné d’avoir plongé la cuillère dans le pot à miel, et avec lui des agents secrets italiens et de la CIA. Il vient d’être arrêté.
Ces informations, qui placent Bernard Tapie au rang des nains du tripatouillage financier, éclairent puissamment les causes du retrait de Benoit XVI de sa charge d’Etat.
Ah tiens, pour info à l’adresse de nos amis intégristes qui bouffent du franc-maçon tous les matins : parmi les liens qui demeurent, il y a ceux de la Curie romaine via l’IOR avec certaines loges italiennes. Celles-ci n’ont rien à voir avec nos « spéculatifs » du Grand Orient de France, tel le curé des Alpes. Mais plutôt avec un monde occulte agissant sous le couvert d’organisations comme Ndrangheta, Cosa Nostra, la Camorra, la Stidda, la Sacra Corona Unita, etc.
Intéressant, non ? Inquiétant sûrement.
Voilà un bref aperçu du scandale :
Au fil des ans, des scandales retentissants ont entaché la réputation de l’IOR, des milieux criminels ayant profité de l’anonymat ou de prête-noms pour y blanchir leurs fonds. Le plus important avait été en 1982 la faillite du Banco Ambrosiano, un scandale bancaire qui mêlait CIA et loge maçonnique. L’affaire Enimont (1993) de pots-de-vin à des partis politiques italiens a aussi éclaboussé l’IOR, et plus récemment, le tribunal de Rome a détecté des cas de blanchiment d’argent mafieux à travers les arcanes de la banque.
Reste à savoir si l’évêque arrêté est un simple fusible qu’on a fait sauter pour protéger d’autres prélats de la curie. Le pape François a pris l’affaire en main. Reste à savoir si c’est pour mettre le couvercle sur "l’excrément du diable" qui empeste le Saint Siège, ou pour faire véritablement et publiquement le ménage dans cette institution financière couverte par le secret du plus petit Etat du monde.

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Les papes … 27 juin 2013 14:49, par lannig al louarn

Un grand merci Mr Duprez pour ces informations qui m’ont permis de comprendre un peu mieux comment le St Esprit participait au choix des Papes . J’ai failli écrire élection ... Terme quelque peu mal venu dans certaines institutions , sauf quand il est nécessaire d’essayer de présenter une bonne image dans les médias .Il y a peu de temps donc que ce brave ST Esprit a dù intervenir pour essayer d’influencer les esprits des Cardinaux réunis en Conclave . Je ne sais si ses idées , pardon , ses directives , ont été suivies . Seules les personnes qui étaient présentes peuvent le dire , et encore , étaient elles conscientes de ce que ce St Esprit leur demandait ?.
En tout cas quelque peu gêné sans doute par la démission de Benoît 16 ,il devait être un peu pressé de conclure . Les cardinaux ont au moins ressenti cela . Ils l’ont exprimé d’une façon bizarre certes ,en disant au bout d’un jour que la nourriture servie n’était pas très bonne .... Bien sûr je ne prends pas cela à la lettre , j’ai passé quelque temps chez les Jésuites ... C’était seulement une façon de dire que le choix était déjà fait par les discussions des jours précédents . Mais ces braves Cardinaux , pour une question d’image à donner aux médias ne pouvaient pas faire le Conclave en 1 seul jour ...

Donc pour revenir à votre article qui cite un bel exemple de choix des Papes , façon de les choisir qui a bien duré plus d’un Millénaire , je ne sais pourquoi certaines personnes croient encore bêtement que ce choix est déterminé par l’ ESPRIT SAINT alors que la plupart du temps cela s’est fait par NéPOTISME avéré pour beaucoup jusqu’au 17 ième siècle au moins pour la plupart .
Allant voir de temps en temps des infos sur les Papes , sujet de votre article ,je suis tombé sur ce lien que vous devez sans doute connaître .

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_détaillée_des_papes

Très intéressant ce tableau qui permet de vite trouver les noms ou les dates et de se diriger ainsi .La colonne de droite donne les raisons de " l’élection " , les luttes , les raisons du départ ou de la mort bien souvent inexpliquée comme pour Jean Paul 1 ier qui voulait faire des enquêtes sur la Banque du Vatican ....
Il faut attendre les environs de l’année 1900 , PIE X pour voir que les prétendus nobles ( personne ne naît noble peu de gens le deviennent : c’est de qui ? ) ne sont plus presque automatiquement " élus " . VITE , Benoît 15 ( 1914-1922 ) organise la centralisation du pouvoir au Vatican : Etat de la cité du Vatican , en 1929 ,avec Mussolini bien sûr ...
Je ne vais pas bien sûr reprendre tout cela .
Un Pape intéressant tout de même , PIE IX .

PIE IX donc à qui l’on doit

- le dogme de l’Immaculée conception : 1854 . Le St Esprit a t’il pris du plaisir à rendre Anne enceinte ? . Ah non , c’était une insémination " spirituelle "( PMA)
- le dogme de l’infaillibilité pontificale dans les domaines de la Religion et de la Morale : 1870 au cours du concile Vatican 1
- en 1866 il JUSTIFIE l’ ESCLAVAGE par une instruction pontificale ... voir PIE IX sur wiki et
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abolition_de_l%27esclavage#Le_christianisme.2C_entre_contestation_et_justification_de_l.27esclavage
.... Un pape infaillible quoi , qui n’a plus les pieds sur terre ...

Pour finir je dirais que le nouveau Pape ressemblera à PIE XII et Jean Paul II .

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