Parution : 2 juillet 2013
La congrégation pour la Doctrine de la Foi s’inquiète de la doctrine de la « Famille st Jean »

La communauté St Jean, fondée en 1975, a bénéficié durant le long pontificat de Jean Paul II d’une totale mansuétude sur le plan doctrinal, en dépit des inquiétudes de ceux qui s’étaient penchés sur la question.

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Les remous provoqués dans l’ensemble de la famille St Jean par la décision du Vatican, sous Benoit XVI, de démettre sœur Alix de ses fonctions de prieure générale des Sœurs Contemplatives de St Jean ont amené le Vatican à s’intéresser de plus près aux errances doctrinales mises en place par le père Marie-Dominique Philippe, fondateur de ces communautés, décédé en 2006.

Golias s’est procuré le rapport présenté lors du Chapitre Général des frères de St Jean d’Avril 2013 par le frère Thomas, leur actuel Prieur Général. Golias propose, en complément de cet article, les principaux éléments de ce rapport, en particulier sur les difficultés d’ordre doctrinales.

Le frère Thomas indique en page 7 de son rapport : « Ces derniers temps, la Famille St Jean s’est rendue célèbre à Rome pour le désordre qu’elle a occasionné jusqu’au plus haut niveau de la hiérarchie de l’Eglise. Mgr Henri Brincard a été nommé Assistant religieux des frères et des sœurs apostoliques, en plus de sa charge de Délégué pontifical pour nos sœurs contemplatives, afin de donner à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi un rapport sur certains aspects de la doctrine du père Philippe. Des plaintes concernant les mœurs remontant à Rome ont, en effet, inquiété les autorités de l’Eglise au point de se demander si l’éthique du père Philippe était tout à fait orthodoxe. Suite aux multiples lettres envoyées par nos sœurs contemplatives et par certains frères, l’enquête s’est déplacée également dans le domaine de l’ecclésiologie, de la philosophie, et de la vie religieuse (quid de « Eglise de Jean et Eglise de Pierre » ? Quid de « Institution et charisme » ? Quid de la place de la philosophie ? Quid de notre théologie de l’obéissance ?). Pour coopérer avec Rome sur cette question, Mgr Henri Brincard a mis sur pied une commission qui a travaillé jusqu’à Janvier dernier. Le travail de la commission devrait aboutir à un rapport rédigé par Mgr Henri Brincard, et envoyé ensuite par lui à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. »

Mgr Brincard a donc du pain sur la planche étant donné la multiplicité des interrogations soulevées par Rome. La Famille St Jean compte encore près d’un millier de religieuses et religieux, plusieurs milliers d’ »oblats laïcs ». Il est du devoir de Mgr Brincard d’éclairer tous ces membres de la Famille St Jean en leur livrant les principaux éléments du rapport qu’il transmettra à Rome. Oui ou non, la Famille St Jean peut-elle effectivement, en l’état actuel de sa doctrine, être considérée comme étant d’Eglise ?

« Des plaintes concernant les mœurs ont inquiété les autorités de l’Eglise au point de se demander si l’éthique du père Philippe était tout à fait orthodoxe ».

Un point en particulier doit être mis à plat. Quand le frère Thomas écrit : « Des plaintes concernant les mœurs ont inquiété les autorités de l’Eglise au point de se demander si l’éthique du père Philippe était tout à fait orthodoxe », il évoque très clairement la théorie d’amour d’amitié qualifiée en 2000 par Mgr Seguy alors évêque d’Autun de « théorie mystico-gélatineuse ». Ce pilier du fonctionnement doctrinal de la Famille St Jean a donné lieu à des dérives graves de toutes natures sur le plan sexuel de la part de nombreux frères, parfois haut placés, à commencer par le fondateur en personne. Cette théorie d’amour d’amitié a servi de prétexte ou de justification doctrinale à des abus sexuels sous emprise à l’encontre de dizaines de frères parmi les plus jeunes, de religieuses et de laïcs.

Dans l’interview qu’il a donné à La Croix le 15 Mai 2013, le frère Thomas affirme : « cet enseignement (NDLR : l’amour d’amitié) est vraiment au cœur de notre formation, nous ne pouvons y renoncer ».Le frère Thomas pose là un problème crucial que le Vatican devra trancher. Le Vatican prendrait un grand risque et engagerait la responsabilité de l’Eglise en ne demandant pas à la famille St Jean de renoncer à ce point de leur doctrine. Comment imaginer un seul instant qu’une théorie qui a déjà conduit à de trop nombreuses dérives ne conduise pas à l’avenir et inévitablement à de nouveaux abus au sein d’un milieu aussi fermé qu’une communauté religieuse de surcroit soumise à la loi du silence ?

« La vie religieuse comme telle est-elle essentielle à notre vie de frère de St Jean, ou simplement accidentelle (un simple conditionnement) ? »

Telle est une autre vraie question que le frère Thomas a le mérite de poser à la page 5 de son rapport. Le frère Thomas ajoute : « Comment situons nous notre relation au père Philippe ? Vivons nous d’abord de la paternité de St Jean ou de celle du père Philippe ? Quel est l’ordre ? « Si le frère Thomas soulève cette question a priori stupéfiante sous la plume d’un responsable de communauté religieuse, c’est qu’à l’évidence la réponse est loin d’être claire dans l’esprit d’un certain nombre de ses frères. L’emprise du fondateur est telle et le conditionnement du groupe de ses adeptes si fort qu’un grand nombre de jeunes se sont lancés dans la vie religieuse sans avoir suffisamment clarifié ce point.

Cet élément est une illustration concrète de l’absence de discernement sérieux à l’entrée dans ces communautés, un point lourd supplémentaire à porter au passif de « l’œuvre » du père Philippe qui a toujours privilégié le nombre de ses admirateurs inconditionnels à la solidité de leur engagement. Il explique les réactions de désarroi de nombreux frères depuis que la vraie nature du père Philippe commence à être dévoilée à travers les abus sexuels dont il s’est rendu coupable. Il explique également les réactions majoritaires des sœurs contemplatives de St Jean depuis 2009 qui privilégient leur attachement sectaire aux sœurs Alix et Marthe, et à travers elles au père Marie-Dominique Philippe, à l’obéissance à Rome.

Ebauche de scission au Mexique de la communauté des frères de St Jean

Le rapport du frère Thomas Joachim apporte en page 4 et 5 des informations sur ce qui s’apparente bien à un début de scission de la communauté des frères de St Jean.
La mise à l’écart par le Vatican de la prieure générale des sœurs contemplatives de St Jean en 2009 a abouti à une profonde division chez les sœurs contemplatives dont la majorité des membres n’a pas admis ni compris les raisons de cette décision. Golias a consacré plusieurs articles à ce sujet et en particulier aux deux tentatives de scission successives, d’abord en 2010 au Mexique dans le diocèse de Saltillo puis en 2012 en Espagne dans le diocèse de Cordoue. A chaque fois, le Vatican s’est opposé à ces manœuvres avec pour conséquence le retour à l’état laïc de cent cinquante jeunes novices et professes simples.

Cette mise à l’écart de la sœur Alix, a eu des répercussions similaires dans la communauté des frères de St Jean. Beaucoup de frères n’ont pas admis la sanction prise à l’encontre de la sœur Alix, sanction qui, à leurs yeux, remettait en question les fondements mêmes de la famille St Jean tels qu’ils avaient été mis en place par le fondateur.

Les prieurs généraux Jean-Pierre-Marie (Prieur général de 2001 à 2010) et Thomas (depuis 2010) se sont vus reprocher par un certain nombre de frères de ne pas avoir défendu la sœur Alix. Un fossé s’est ainsi crée dans la communauté entre son gouvernement et certains frères qui ont pris fait et cause pour les sœurs dissidentes.
Ce désaccord chez les frères s’est concrétisé dans le diocèse de Saltillo au Mexique par la création d’un « Institut St Jean le Théologien » se revendiquant clairement du charisme du père Philippe. Un compromis bancal entre le Vatican et l’évêque de Saltillo a permis provisoirement de sauver la face, l’institut ayant simplement changé de nom et s’appelant officiellement « Verbum Spei », mais comme l’écrit le frère Thomas en conclusion de ce point : « le fond du problème demeure ».
La division chez les frères de St Jean est même en train de s’exacerber suite aux révélations récentes sur les abus sexuels du fondateur. Les frères qui reprochaient à leur gouvernement d’avoir lâché la sœur Alix l’accusent également maintenant d’être responsable du scandale des révélations sur le fondateur.

Une pétition circule chez les frères de St Jean

Une vingtaine de frères de St Jean ont récemment signé une pétition contre l’action de leur gouvernement. Ces frères s’opposent à la fois sur le fond et sur la forme aux révélations sur le fondateur. Sur le fond, tout d’abord, ils remettent en cause la véracité des témoignages évoqués, affirment qu’il s’agit de « rumeurs mensongères », évoquent même un possible « complot » par lequel des femmes auraient agi de concert pour nuire au fondateur !!! Il faut dire que le grand flou des déclarations du chapitre général sur la nature des faits et sur l’état religieux ou non des victimes, voulu initialement afin de minimiser la portée des révélations, ne fait qu’entretenir maintenant la polémique. Sur la forme employée par le frère Thomas et son chapitre, les frères signataires considèrent tout simplement que de tels témoignages auraient dus de toute façon rester « strictement confidentiels », autrement dit être couverts par la loi du silence…

L’identité des signataires de cette pétition est intéressante à considérer. Parmi eux, et même à leur tête figure le frère Philippe-Marie Mossu. Ce frère bénéfice dans la communauté d’une grande aura. Prêtre déjà depuis 1970, il fut celui autour duquel se sont réunis en 1975 le premier groupe de jeunes à Fribourg qui suivaient comme lui les cours de philosophie du père Philippe, à l’origine de la communauté des frères de St Jean. Cet homme âgé maintenant de 72 ans est confronté à une situation terrible, celle d’être obligé d’admettre que durant toute sa vie religieuse il ait pu se tromper et être trompé sur la vraie nature d’un fondateur qu’il considérait et qu’il a toujours présenté aux yeux des jeunes comme un saint. Il écrit d’ailleurs comme argument pathétique dans sa pétition : « Comment aurait-il pu nous transmettre tout son enseignement spirituel sur l’esprit de virginité, sans que cela ait été le fruit de sa propre expérience, de sa vie personnelle ? »

Autre souci pour le prieur général des frères, le fait que la totalité des frères de St Jean du prieuré de Saltillo et qui soutiennent par ailleurs la communauté « St Jean le Théologien » ait signé la pétition. Cela confirme bien que « le fond du problème demeure » au sujet de ce clone de la communauté St Jean qui ne demande qu’à accueillir des transfuges de la communauté St Jean, contrairement aux directives du Vatican. On comprend mal, à ce propos, que le Vatican, qui n’a guère hésité en Janvier 2013 à dissoudre la communauté dissidente des sœurs contemplatives de Cordoue, forte de 150 membres, n’en ait pas fait de même avec cet embryon de communauté masculine qui porte en elle le germe de toutes les déviances développées depuis 1975 chez les frères de St Jean. Il y a même urgence pour le Vatican à agir. En effet, le trouble est tellement grand dans la communauté St Jean que plusieurs frères ont demandé à la quitter.

Le grand silence des autorités religieuses françaises.

Alors qu’une importante communauté nouvelle française, la « Famille St Jean » fait l’objet d’articles critiques dans des journaux tels que Le Monde, La Croix, La Vie, et que des documents officiels et confidentiels à charge ont déjà été révélés par Golias sur son site internet le 4 Juin 2013, on peut s’étonner et reprocher à l’épiscopat son silence.

Seul s’est exprimé Mgr Rivière, l’évêque d’Autun, dont les propos dans La Croix ont profondément choqué tous ceux qui directement ou indirectement ont été victimes de faits d’emprise et/ou de mœurs de la part de nombreux frères de St Jean. Ceux qui, depuis une trentaine d’années, se sont adressés à l’évêché d’Autun pour se plaindre des agissements de certains membres de la communauté St Jean n’ont eu comme réponse que silence ou mépris. L’évêché d’Autun dont dépend directement la communauté St Jean qui est de droit diocésain participe activement à l’omerta. Alors quand l’actuel évêque d’Autun, dans les colonnes de La Croix, ose déclarer que la communauté fait preuve d’un grand courage en dévoilant les abus sexuels de son fondateur, on aimerait que lui aussi assume un minimum de responsabilité dans sa charge. Quand il ajoute : « occulter la connaissance de délits graves est une faute » alors que, dans le même temps et à titre d’exemple, il tolère comme prêtre dans cette communauté dont il a la charge, et en toute connaissance du dossier, la présence d’un ancien maître des études qui a abusé sexuellement, dans le cadre de sa charge, de nombreux novices, il déshonore et décrédibilise la hiérarchie de l’Eglise de France.

De la part de Mgr Brincard : rien, silence radio. Même chose pour l’archevêque de Lyon, Mgr Barbarin qui n’a pas pris sans de très graves raisons la décision en 2009, en accord avec le Vatican, de démettre la sœur Alix. Cette décision avait été prise suite au rapport resté confidentiel et transmis par lui à Rome que lui avait remis les deux abbesses bénédictines qu’il avait nommé un an auparavant en mission d’assistance de gouvernement chez les sœurs contemplatives de St Jean.
De la part de Mgr Vingt-Trois, président de la conférence des évêques de France, rien non plus alors qu’il a donné le feu vert en accord avec le nonce apostolique et le préfet pour la congrégation romaine pour les Instituts de Vie Consacrée (le cardinal Braz de Aviz) à cette « opération vérité (?) » au sujet du père Philippe.

DOCUMENTS

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les aproximations et théories fumeuses de Golias 21 août 2014 19:00, par Sacy

Lire Golias est un plaisir : on croirait lire un journal d’investigation ou de faits divers dont l’obsession constante n’est pas les crimes de sang mais les faits et gestes terribles de la cathosphère non progressiste. Alors, comme dans le Détective, pour "vendre", on en rajoute quitte à tordre le cou à la réalité et à fantasmer les faits. Un vrai régal ! Concernant les soeurs de St Jean, vomies par Golias, relisez seulement l’article de Juillet 2013 à la lumière de la décision du Pape François du mois de juin 2014 d’autoriser la création d’une nouvelle communauté par les soeurs contestataires. Elles sont + de 200 sur 280 à avoir rejoint cette cté autorisée par le Pape François. En 2013, Golias ne tarissait pas d’éloges à l’égard de Barbarin et Bertone (viré par François depuis) qui avaient fait alliance pour faire tomber les soeurs de St Jean, profitant de la faiblesse de Benoit XVI, en rendant leur rescrit 3 semaines avant la démission de celui-ci... Golias aurait intérêt à être plus professionnel pour être plus pertinent.

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Courage !!!
Soyez simplement disciple de Jésus !!!
C’est bien mieux que d’appartenir Marie-Do.

Voir en ligne : http://famillesaintjean.free.fr/

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L’article de Golias parle d’une "ébauche de scission" de la Communauté St Jean au Mexique. Plus précisément dans le diocèse de Saltillo dont l’évêque a eu l’imprudence, contre les instructions du Vatican, d’accepter la création de la communauté "St Jean le Théologien" rebaptisée depuis "Verbum Spei".

Verbum Spei vient de faire une recrue de choix en la personne du frère B.E. qui vient de quitter la Communauté St Jean. B.E. est loin d’être un inconnu. Il s’agit d’un des plus anciens frères de St Jean, longtemps prieur à Genève. B.E. a été viré de Genève suite à une enquête canonique dont les conclusions ont bien entendu été couvertes par la loi du silence des évéchés d’Autun et de Genève. Il a évité de peu la réduction à l’état laïc. Au Mexique, il va pouvoir retrouver un fort contingeant de soeurs contemplatives dissidentes avec lesquelles il est très lié.

Benoit XVI avait su se montrer ferme et patient à l’égard des dérives de la communauté des Soeurs Contemplatives de St Jean. François a l’occasion de montrer ou non sa clairvoyance et sa volonté de lutter contre les dérives sectaires de certaines communautés. La situation ridicule de la communauté des soeurs contemplatives de St Jean depuis maintenant 4 ans impose des décisions claires à commencer par le fait de "renvoyer dans le monde" en les relevant de leurs voeux les deux principales meneuses de la rebellion de cette communauté contre le Vatican, à savoir les soeurs Alix et Marthe.

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Les langues commencent à se délier et la chappe de plomb de la loi du silence à se fissurer dans la communauté St Jean.
Il se dit de plus en plus clairement en interne que le père Marie-Dominique Philippe a abusé sexuellement de plusieurs religieuses de la "Famille St Jean" en particulier dans les années 1984-1985. "Marie-Do" avait alors un peu plus de 70 ans (il est né en 1912) et ses victimes une vingtaine d’années. Des noms de victimes circulent même en interne.
La thèse officielle de l’actuel Prieur Général et de l’épiscopat selon laquelle les faits ne seraient connus que depuis 3 ans ne tient pas debout.
On comprend le silence embarassé de Mgrs Rivière, Brincard, Barbarin car il leur est impossible d’admettre officiellement que l’Eglise ait pu couvrir depuis si longtemps des faits d’une telle gravité.

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Le figuier maudit@Deroëc et Efté 15 juillet 2013 22:19, par Nathalie

Citons Marc, pour une fois. Marc, 11:12-24 :
[12]Le lendemain, comme ils étaient sortis de Béthanie, il eut faim. [13] Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque fruit, mais s’en étant approché, il ne trouva rien que des feuilles : car ce n’était pas la saison des figues. [14] S’adressant au figuier, il lui dit : "Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! " Et ses disciples l’entendaient. [15] Ils arrivent à Jérusalem. Etant entré dans le Temple, il se mit à chasser les vendeurs et les acheteurs qui s’y trouvaient : il culbuta les tables des changeurs et les sièges des marchands de colombes, [16] et il ne laissait personne transporter d’objet à travers le Temple. [17] Et il les enseignait et leur disait : "N’est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands ! "[18] Cela vint aux oreilles des grands prêtres et des scribes et ils cherchaient comment le faire périr ; car ils le craignaient, parce que tout le peuple était ravi de son enseignement. [19] Le soir venu, il s’en allait hors de la ville. [20] Passant au matin, ils virent le figuier desséché jusqu’aux racines. [21] Et Pierre, se ressouvenant, lui dit : "Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché." [22] En réponse, Jésus leur dit : "Ayez foi en Dieu. [23] En vérité je vous le dis, si quelqu’un dit à cette montagne : Soulève-toi et jette-toi dans la mer, et s’il n’hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu’il dit va arriver, cela lui sera accordé. [24] C’est pourquoi je vous dis : tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez déjà reçu, et cela vous sera accordé.

Ce qui peut se lire d’une manière très différente de celle qu’offre Matthieu.
En effet, Marc fait remarquer à Jésus que ce n’est pas la saison des figues. Lequel passe outre. Si l’on accepte l’idée qu’il utilise son environnement pour illustrer ses propos de manière imagée, on peut considérer que Jésus ne saurait prendre en compte le rythme de la nature mais qu’il lui surimposerait une loi surnaturelle, répondant à ses propres besoins.
Mais si l’on remplace le figuier par l’humain, on peut donc considérer que ce n’est pas à l’un ou l’autre de donner aux autres quand il l’entend, mais qu’il doit le faire quand les autres demandent ou le nécessitent. Ce qui reviendrait à considérer que le don ne se fait pas en fonction de soi même, mais bel et bien en fonction de celle ou celui qui en a besoin. Le moment du don n’est donc pas un choix, mais un état d’esprit permanent qui doit répondre à la sollicitation quand bien même « soi » ne juge pas que ça l’arrange. C’est valable pour un appel de Dieu, comme pour une main humaine qui se tend.

Evidemment, on peut considérer aussi que le figuier qui se dessèche symbolise le judaïsme et que celui qui promet encore des fruits, symbolise le christianisme en devenir. Symboles d’autant plus faciles à utiliser ainsi que les évangiles sont écrites très après coup. L’évangile de Marc, aurait un petit côté plus intimiste finalement. Sans parler de ce que nous apprend ce figuier sur la chronologie des évènements qui suivent, puisqu’il permet de situer l’action dans le temps en nous indiquant en quelle saison agit ainsi Jésus.

Maintenant, le figuier est une histoire extraordinaire à lui tout seul et sa symbolique digne d’un intérêt qui dépasse cette simple réponse.
Figurez-vous que le figuier est en outre cité dans 42 versets dont 14 du Nouveau Testament, 1, dans Jacques et 1 dans Apocalypse, tandis que la figue offre 22 occurrences, dont 17 dans l’Ancien Testament, 4 dans le Nouveau Testament, 1 dans Jacques et 1 dans Apocalypse. Et bien entendu, nous le trouvons dans toutes les religions des peuples du pourtour méditerranéen.

Mais tout ceci se discute évidemment.
Amitiés

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Que de gourous et de syncrétisme dans "la Sainte Eglise ", à travers tous ces mouvements à dérive sectaire. Pour les avoir fréquentés, les membres du Chemin néocatéchuménal (mouvement fondé par Kiko Arguelle, le Peintre-gourou et Carmen Hernandez, une nonne défroquée), n’est pas triste. J’ai eu en main les catéchèses secrètes. Voilà qui vaut le détour. C’est hérétique, syncrétiste, élitiste, mais bien peu chrétien. Cela va bien dans le sens du Vatican qui est prêt à accepter n’importe quoi pour racoler...

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Femmes ordonnées diacres @ catholicussum 11 juillet 2013 22:57, par pierre mabire

Bonsoir catholicussum,

Vous dites qu’il n’y a jamais eut de femmes diacres ayant reçu le premier degré du sacrement de l’Ordre. Je vous apporte des sources historiques vous assurant de la preuve du contraire. De nos jours, la question de femmes ordonnées perturbent gravement l’esprit des prélats romains. Dans le document que je vous transmets, vous verrez ce dont sont capables certains hauts membres de cette Eglise : traficoter l’Histoire elle-même pour servir la cause qu’ils défendent, à savoir l’impossibilité d’ordonner des femmes. Mais ce n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. Voyez pas vous-même.

Dans les premiers siècles, l’ordination de diacres de sexe féminin dans les diocèses où l’on parlait grec et syriaque était clairement une véritable ordination sacramentelle, équivalente à celle des diacres de sexe masculin.
Ceci ressort des faits suivants :
La cérémonies de l‘ordination
1.- Dans les rituels d’ordination, l’ordination d’un diacre comme celle d’une diaconesse est appelée cheirotonia ou cheirothesia, des mots grecs signifiant “imposition des mains, “ordination”.
2.- Le diacre homme comme la femme diacre sont ordonnés par l’Évêque.
3.- L’ordination du diacre masculin comme féminin se déroule dans le chœur, devant l’autel, durant la liturgie de l’Eucharistie et à un moment très solennel, à savoir après l’anaphore. Ce qu’on appelle les ordres mineurs, tels que le lectorat et le sous-diaconat, sont conférés par une simple imposition des mains, en dehors du chœur et en dehors de l’Eucharistie.
4.- L’Évêque les ordonne tous deux en leur imposant les mains sur la tête (le materia du sacrement de l’Ordre).
5.- L’Évêque invoque l’Esprit-Saint aussi bien sur le diacre que sur la femme diacre avec la même prière invocatoire : “Recevez le Saint-Esprit...” (La forma du sacrement de l’Ordre).
6.- Le candidat diacre, homme comme femme, se tient debout sur les marches en face des portes sacrées conduisant au chœur ; ils sont ensuite conduits à l’autel sacré et là ordonnés par l’Évêque.
7.- L’Évêque récite les deux prières d’ordination, caractéristiques des ordres majeurs.
8.- Pour le diacre comme pour la femme diacre, l’Évêque prononce l’ekphonèse (prière à voix basse) : “La grâce divine...”, prière caractéristique des ordres majeurs.
9.- En raison de la présence du reste du clergé et des fidèles, l’ordination a un caractère public.
10.- Le diacre comme la femme diacre reçoivent l’étole comme signe de leur ministère ecclésiastique.
11.- Le diacre comme la diaconesse reçoivent le calice, que la diaconesse rapporte personnellement à l’autel.
Le véritable texte des rituels d’ordination des femmes diacres a été préservé grâce à quelques manuscrits précieux :
une forme abrégée des Constitutions Apostoliques (an 500) ;
un rituel gréco-byzantin, retrouvé dans le manuscrit Nicolai (celui-ci date au moins du 9ème siècle) ;
un rituel gréco-byzantin, retrouvé dans le manuscrit George Varus (datant au moins du 10ème siècle) ; il y existe une copie à la bibliothèque Barbarini ;
un rituel gréco-byzantin, retrouvé dans le manuscrit du Vatican n° 1872 (ce manuscrit date du 11ème siècle ou est plus tardif) ;
dans sept manuscrits grecs qui ont permis de recomposer un rite d’ordination des femmes diacres ;
un rituel syriaque, dans un manuscrit indien, nestorien.

Certaines petites différences n’affectent pas l’essence de l’ordination.
Le caractère sacramentel de l’ordination des femmes diacres est incontestable. En particulier, à la fois la matière et la forme de l’ordination sont identiques pour les hommes et les femmes et expriment l’intention de l’évêque d’ordonner un véritable ministre.
“ Si quelqu’un déclare que, à travers l’ordination sacrée, le Saint-Esprit n’est pas communiqué, et que donc l’Évêque dit en vain : “Recevez le Saint-Esprit”, ou qu’à travers cette ordination le caractère (de l’Ordre) n’est pas imprimé..., qu’il soit anathème ! ”
Concile de Trente, Canon 4. Denzinger n° 964.

Et maintenant...

La Commission internationale de théologie avait approuvé une étude sur le diaconat lors de son assemblée tenue à Rome du 30 septembre au 4 octobre 2001. Après que les services de nouvelles aient correctement rapporté que le diaconat pour les femmes n’était pas exclu, le secrétaire général de la Commission, Georges Cottier, o.p., avait soutenu que le document tendait « à supporter l’exclusion des femmes du diaconat ».
En tant que document de travail voué à une possible présentation lors de la plénière de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, il constituait une courte exploration sélective de l’histoire de la théologie du diaconat.
La question des femmes diacres fut présentée à la Commission, il y a au moins 20 ans. L’étude initiale sur les femmes diacres, demandée par le pape Paul VI, avait été supprimée... Bien que ce document n’ait jamais été publié, Cipriao Vagaggini, alors membre de la Commission, concluait, dans un article paru en 1974 dans Orientalia Christiana Periodica, que le diaconat des femmes dans les débuts de l’Église était sacramentel.
Ce que l’Église avait fait dans le passé, suggérait-il, l’Église peut le faire encore, sous-entendait-il clairement.
D’autres experts, avant et après Vagaggini, arrivèrent à des conclusions similaires, mais le document publié par le secrétaire général de la Commission Internationale de Théologie réfèrait seulement aux discussions de la Commission et évitait formellement de conclure que, dans les premiers temps de l’Eglise, les femmes aient reçu le sacrement des ordres sacrés.
Il fut clair, aux yeux des experts, que le document soutenu pas le secrétaire général, soigneusement nuancé, avait été tronqué. Il renfermait volontairement des erreurs fondamentales sous-entendant que les femmes n’avaient jamais été ordonnées et ne pourront jamais l’être. L’étude omettait nombre d’évidences historico-théologiques qui prouvent que les femmes ont été ordonnées sacramentellement (voir les références historiques ci-dessus). Le document voulut démontrer que, tenant compte du fait que le diaconat fasse partie du sacrement de l’Ordre, les femmes en sont automatiquement exclues. Il s’appuyait sur le sens des mots utilisés ; ceux-ci sous-tendaient l’idée que le diacre comme le prêtre, sont configurés au Christ, ce qui implique l’exclusion des femmes.

Le révérend Thomas Norris, professeur de théologie dogmatique en Irlande, membre de la Commission Internationale de Théologie, affirma que la question de restaurer le diaconat pour les femmes demeurait ouverte. « Cela demeurera une question à décider par le magistère de l’Église », avait-il dit.
A New York, cette question fut posée au cardinal Joseph Ratzinger : « L’Église va-t-elle un jour retourner à la tradition d’ordonner des femmes au diaconat ? » Il répondit que c’était « à l’étude ». Pour combien de temps ? : cette question est maintenant dans le camp du pape François... Hum... Il faut d’abord qu’il nettoie les écuries d’Augias, et ça risque de durer longtemps !

Mais il reste, cher Catholicussum, que vos références historiques peuvent avoir des lacunes. A vous maintenant de faire vos recherches. Vous risquez de grandes surprises.
Cordialement, PIERRE

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Cher Golias,

A quand un article sur Thierry de Roucy ? Encore un gourou en cavale ! Depuis que la Croix a révélé sa condamnation pour abus de pouvoir, abus sexuel et absolution de complice, il s’est payé le luxe d’ouvrir son propre site internet : http://thierryderoucy.com/. Et tout cela dans le plus grand silence de nos seigneurs les évêques...

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Ce que révèle finalement cette affaire, après toutes les autres, c’est que l’institution cléricale ne se contrôle plus elle-même, qu’il s’agisse du haut clergé d’une part et, de façon évidente également, la Curie romaine. Tous les dossiers qui remontent ont une dimension pénale. Ils montrent que la pseudo-crise de l’Eglise est d’abord et surtout une crise de l’institution cléricale. Aussi est-il étonnant de constater la frénésie (qui fait fi des règles canoniques) qui s’empare de l’institution pour béatifier et canoniser des papes comme s’il fallait administrer définitivement et rapidement au peuple la preuve que l’Eglise est dirigée par des hommes d’exception et des saints. A défaut de faire le bilan et un état des lieux, l’institution fait diversion en organisant sa propre "gloire". ça c’est le véritable scandale, le manque absolu de charité, la gifle donnée à toutes les victimes, la brutalité et l’humiliation symboliques administrées au Christ lui-même, la violence faite à l’ensemble des fidèles. En France, l’épiscopat n’est pas à la hauteur de ses missions de gouvernement.

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Philippe BARBARIN admet avoir participé à l’omerta. 3 juillet 2013 10:48, par Jean MIGUEL

Philippe Barbarin, cardinal archevêque de Lyon, a déclaré dans les colonnes du Progrès (édition de la Loire du 21 Juin 2013), à propos des révélations sur les abus sexuels du père Marie-Dominique Philippe : "Il y a eu non pas une faiblesse mais des distorsions graves.....Je le savais depuis longtemps"

Dans ces conditions, pourquoi a-t-il apporté sa caution morale personnelle au fondateur de la communauté St Jean en présidant lui-même la grandiose cérémonie d’obsèque de ce dernier à la primatiale St Jean de Lyon en 2006 ?

Philippe Barbarin déclare également dans ce même article du Progrès : "Il valait mieux que ce soit les responsables de la communauté qui le disent plutôt que de le lire dans Golias". Quel aplomb et quel cynisme ! En effet, si la vérité éclate enfin, c’est bien grâce au travail patient de Golias. Si le frère Thomas Joachim a été contraint de s’exprimer dans les media, c’est bien parce que Golias avait révélé l’information, sinon l’omerta serait toujours de mise.

Au crédit de Philippe Barbarin,reconnaissons tout de même qu’il a agi pout tenter de corriger les graves erreurs de ses prédécesseurs à l’évêché de Lyon depuis les années 80. C’est bien lui en effet, avec l’accord du Vatican qui a mis au placard les soeurs Alix et Marthe de la communauté des contemplatives de St Jean. Si Philippe Barbarin veut donner des gages en matière de transparence, qu’il donne les raisons de ce limogeage. Une partie des "témoignages concordants" sur les abus sexuels du père Philippe ne viennent-ils pas de ce qu’ont pu déclarer certaines soeurs contemplatives aux 2 abbesses bénédictines nommées en 2008 et 2009 en mission d’assistance de gouvernement dans cette communauté ?

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J’ai pu voir sur mon blog que la vérité n’est pas le dénominateur commun de la La communauté St Jean. En gros, pour eux il n’a pas fauté, c’est des mensonges. Ensuite, on fait la propagande sur mon blog sur le fondateur de la communauté, j’ai dû mettre la holà, mon blog sert à informer pas à faire rester les fidèles dans l’aveuglement. C’est cela le but d’informer.

Merci !

Voir en ligne : http://paroissiens-progressiste.ove...

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Bonjour Golias ! 3 juillet 2013 06:28, par Agnès Gouinguenet

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Bravo pour votre travail d’investigation.
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Décidément, "ça" ne tourne pas rond dans cette "famille" ...
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Mais chchchuuuttt ! Et le "qu’en dira-t-on", vous imaginez la honte ?
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Tout cela respire l’infantile irresponsable et la haute névrose (je ne veux pas être trop cruelle ...).
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Navrant. Mais la pathologie, c’est aussi la vie.
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Continuez votre travail de défrichage salutaire. Avanti. A bientôt.
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Agnès G.

Voir en ligne : http://blogs.mediapart.fr/blog/agne...

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Quand l église est corrompue depuis la tête et notamment la cardinal Braz de Aviz.... Les conséquences comme dans la famille des petits gris sont logique à ce qui se passe à Rome.
Quand on agit dans le pouvoir et la manipulation et que l evangile à disparu ou pire encore qu il sert de bonne conscience à des dérives, on peut se demander ou est l église de Jésus christ.

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Communauté St Jean : Dérives sexuelles sur fond d’emprise sectaire. 3 juillet 2013 00:05, par Confutatis maledictis

Enfin !

Merci à Golias de diffuser ces documents confidentiels.

Voici mis en pleine lumière et de manière incontestable l’essentiel des dysfonctionnements que les dirigeants de la communauté et certains évêques cachent depuis plus de trente ans. Voici confirmés par écrit par le supérieur de cette communauté les griefs des trop nombreuses victimes et de leurs familles.

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Doctrine johannique ésotérique 2 juillet 2013 23:53, par Laloupe

"Vivons-nous d’abord de la paternité de saint Jean ou de celle du père Philippe ? Quel est l’ordre ?" se demande le fr. Thomas...

Ou bien quel est le désordre ? Un saint Jean manipulée par le père Philippe pour pouvoir mieux manipuler sa Congrégation. Lorsqu’on lit ses écrits, le saint Jean du père Philippe est très "spécial"…

C’est un saint Jean envahissant, étouffant : « … cette contemplation que vous désirez vivre tout près du cœur de Saint-Jean, le grand contemplatif parmi les Apôtres. Vous désirez vivre le mystère de l’eucharistie avec Jean ; vivre le mystère de la croix avec Jean en recevant Marie ; vivre le mystère de la résurrection avec Jean en courant vers Jésus ressuscité, avec lui, plus vite que Pierre, tellement son cœur et brûlant, brûlant d’aimer et de tout donner et d’aller jusqu’au bout. Vous avez découvert que vivre de la paternité de Saint-Jean, c’est vivre au désert de la croix, tout proche de Jésus crucifié, à travers et dans le cœur de Marie qui est le vrai désert de Dieu. C’est pour cela que vous avez frappé à la porte de Saint-Jean. Quelle joie, pour nous, vous recevoir ! » (Homélie du père Philippe le 31 octobre 1994, à Saint Jean de Latran, pour la profession perpétuelle d’un frère. Lettre aux Amis, n° 38.)

C’est un saint Jean ésotérique, grand initiateur de groupies formatées : « Quel est le point commun des différents groupes de la famille Saint-Jean ? — C’est une dépendance à l’égard de Marie à la manière de Jean, et une dépendance à l’égard de Pierre à la manière de Jean. Autrement dit, c’est vivre de l’esprit de Saint-Jean, vivre en fils bien-aimé docile à son cœur de père, vivre de sa paternité. Et vivre de sa paternité, c’est recevoir tous les secrets que lui-même a reçus : les secrets du mystère de la très Sainte Trinité, les secrets du verbe incarné et de Jésus rédempteur. »

C’est un saint Jean si divin qu’il en fait pâlir Jésus : « Seul un regard contemplatif (donc un désir de contemplation) peut permettre de saisir, dans un regard de sagesse divine, ce que l’humanité d’aujourd’hui a besoin de recevoir directement du Christ, de Marie et de Saint-Jean. Il s’agit pour nous de découvrir à travers la révélation johannique les besoins les plus pressants de l’humanité d’aujourd’hui ; c’est cela qui me fait comprendre pourquoi Dieu voulait cette communauté malgré ses faiblesses qui sont grandes. » (Saint-Jean et l’église. Interview du père Philippe à Rimont, le 7 novembre 1995. Lettre aux Amis, n° 39).

On se demande vraiment pourquoi, jusqu’à présent, on n’a pas voulu examiner la doctrine du père Philippe ? A-t-on eu peur de regarder en face une véritable hérésie doctrinale ? Comme on n’a pas voulu regarder en face les turpitudes de Martial Maciel… Dans les deux cas, éblouis par leur apparent succès apostolique ?

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