Parution : 26 juillet 2013
Quel sort pour les chibanis ?

Aujourd’hui retraités, les « chibanis » (« cheveux gris » en arabe dialectal), premiers immigrés du Maghreb arrivés en France dans les années 1950 vivent dans une grande précarité.

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La Mission d’information de l’Assemblée nationale sur les immigrés âgés a décidé de définir 82 propositions pour remédier à cette situation inacceptable. Pourtant, les préconisations sont décevantes. One trouve pas trace du droit de vote ni même l’accès à la nationalité française pouvant faciliter l’obtention et le recours à certains droits. Une « carte de résident permanent » leur suffira ! On note également une proposition d’une Aide à la réinsertion familiale et sociale (ARFS), une sorte d’aide au retour dans le pays d’origine. Probablement une solution pour désengorger les foyers pour migrants qui hébergent nombre des 890 000 immigrés de plus de 65 ans. Le sens de l’hospitalité à la française est à revoir de manière urgente.

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Quel sort pour les chibanis ? 29 juillet 2013 10:40, par famvict

Du déjà vu, hélas, avec les harkis et les travailleurs indigènes qui nous aidaient en Algérie. Et il y a eu aussi le scandale des pensions militaires non revalorisées pendant des dizaines d’années. Il y a toujours une excuse pour ne pas montrer notre reconnaissance.
L’aide au retour est une solution pour quelques uns mais pas pour tous car la plupart ont passés leur vie entière en France et n’ont pratiquement plus d’attaches au pays. Et seraient parfois rejetés comme les quelques jeunes femmes françaises qui cherchant leurs racines ont la douleur de le constater. Le mode de vie, la façon de voir les choses, voire même l’habillement est trop différent. Tout dépend des villes ou régions bien sûr.
Cela ne nous honore pas.

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Quel sort pour les chibanis ? 27 juillet 2013 20:08, par Françoise

Aider les chabanis réellement en les intégrant vraiment et en leur permettant d’accéder à des prestations sociales dignes, marquerait un réel début d’intérêt de la France pour les familles d’immigrés. Les grands-pères représentent souvent l’honneur et un certain pilier familial qui persiste malgré divorces, séparations, disputes familiales. Tant qu’ils seront toujours méprisés, le reste de leurs descendants se sentiront toujours indignes et méprisés. Déjà que se vit pour les descendants : des ghettoïsations, un problème d’accès au logement, d’accès à l’emploi, d’accès à différentes formations...
Ca devrait être saisi, compris depuis belle lurette par notre actuel gouvernement. Mais encore faudrait-il qu’il n’y ait pas blocage chez beaucoup de ministres vis à vis de l’immigration en général.
Maintenant pour rester positif, on peut se dire que ce début de prise en compte gouvernemental est un premier pas, qu’on espère suivi d’autres plus significatifs.

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