Parution : 14 septembre 2013
Après les déclarations du nouveau secrétaire d’Etat au Vatican
Célibat des prêtres : le sens d’une timide ouverture

La nomination du nouveau Secrétaire d’Etat (premier ministre du Pape), en la personne de Mgr Pietro Parolin, 58 ans, nonce au Vénézuéla, diplomate et homme d’ouverture constituait déjà un signe positif de tournant radical en comparaison du prédécesseur, le cardinal italien Tarcisio Bertone, conservateur et très hasardeux sur les questions politiques, mais aussi piètre administrateur, désinvolte et méprisant, vite débordé par les scandales récents du vatileaks. Bertone a en effet été accusé de faire obstacle à toute volonté de transparence et de réforme. En revanche, d’une autre génération, et d’un autre tempérament, Parolin cultive d’emblée un ton différent puisqu’il souhaite un fonctionnement démocratique de l’Eglise.

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En pied de l'article.

A cette première bonne nouvelle s’ajoute une autre. Lors d’un entretien savamment pesé, Mgr Parolin s’est exprimé de façon prudente mais ouverte sur le célibat ecclésiastique. En ces termes qui méritent d’être reproduits et qui ouvrent une brèche : « Non, ce n’est pas un dogme de l’Église et il peut être discuté parce que c’est une tradition ecclésiastique. » Et l’archevêque italien, dont on dit qu’il devrait être bientôt créé cardinal, de préciser sa pensée : « L’effort fait par l’Église pour établir le célibat ecclésiastique doit être pris en considération . On peut parler, réfléchir et approfondir ces thèmes qui ne sont pas définis dans la foi et penser à quelque modification, mais toujours au service de l’unité et tout selon la volonté de Dieu. » Et de fixer trois critères de discernement : «  La volonté de Dieu, l’histoire de l’Église ainsi que l’ouverture aux signes des temps. »

Cette ouverture est timide. Si l’opinion publique dans son ensemble est favorable à une évolution en ce sens, ce n’est pas le cas toutefois de l’ensemble de l’épiscopat, par exemple aux États-Unis, en Pologne au Pérou ou même en France et en Italie. Dans ce contexte, il est assez compréhensible que Parolin se montre prudent.Comme le disait Nietzsche déjà, les grandes pensées avancent « à pas de colombe »... Et il ne fait guère de doute que cet homme habile et rompu aux pièges de la communication qu’est le nouveau secrétaire d’état aura certainement parlé avec l’aval de François lui-même, sinon à la demande de ce dernier.

Reste à savoir s’il s’agit vraiment d’une révolution, ou d’une concession intelligente à ce qui est devenu inévitable. D’une certaine façon, en ouvrant ce verrou, il demeure possible d’en garder d’autres fermés, même si une dynamique de changements peu toujours faire boule de neige.

François semble en effet déterminé à s’engager dans le sens d’une vraie réforme de l’institution ecclésiale. Il ne dépassera pas certaines limites, et n’acceptera pas l’ordination de femmes. En revanche, au-delà d’une question d’image, il semble clair que le pape veut certains changements. Sans lesquels, l’institution catholique dévalera la pente.

La signification historique et prophétique du pontificat en cours continue cependant à alimenter les interprétations et les spéculations. Le pape François a compris l’épuisement inéluctable d’un certain modèle, largement discrédité. Mais jusqu’où ira son audace réelle pour en inventer un autre ? La question demeure grande ouverte...

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Célibat des prêtres : un chouette article sur Plein Jour 10 octobre 2013 10:43, par Françoise

http://plein-jour.eu/wordpress/saga-pretres-partis-combien-pourquoi-comment/

Un constat accablant : 100 000 à 150 000 prêtres catholiques romains ont abandonné leurs fonctions de par le monde, soit poussés par le Vatican, soit de leur propre chef. Dont 10 000 en France. Et l’hécatombe continue malgré la raréfaction des séminaristes.
La fonction d’évêque risque donc de devenir juste une fonction préfectorale dans des diocèses moribonds.

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Célibat des prêtres : le sens d’une timide ouverture 8 octobre 2013 20:18, par Laurent Colas

Bonsoir à tous ,je m’appelle Laurent et je suis nouveau sur ce site .
Tous vos commentaires sont tres interessants mais il y manque un vecu que je peux apporter en effet je voulais devenir prêtre quand j’etais étudiant mais cela ne s’est pas fait car j’ai du signaler au directeur du seminaire que je comptais integrer apres ma licence d’histoire que j’avais rencontré une femme et donc que ce n’etais plus possible (nous nous sommes d’ailleurs mariés et avons eu 3 merveilleux enfants ,mon camarade qui voulait aussi devenir prêtre c’est aussi marié ) .Aujourd’hui j’ai 49 ans et je suis tres erudit en exegese biblique et connaissance religieuse ,ma foi est fondamentale dans ma vie et je suis persuadé que j’aurais été (et pourrais toujours être) un tres bon prêtre AVEC ma famille ,d’ailleurs une de mes filles a fait un memoire de master de psychologie sur le thème :"L’utilisation de la spiritualité en psychothèrapie ",cela montre que si l’Eglise acceptait les prètres (et prètresses) mariées ,il pourrait mème creer des "dynasties" utiles au peuple de Dieu .
UN exemple à mediter car je ne suis pas le seul.
Laurent

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Ce qui fait, si je vous suis bien, Pierre lui-même était un affabulateur en considérant que la foi pouvait toucher des gens sans le baptême par l’eau ?

"Et tous les croyants circoncis qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits de voir que le don du Saint Esprit avait été répandu aussi sur les païens. Ils les entendaient en effet parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre déclara : "Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu l’Esprit Saint aussi bien que nous ? " Et il ordonna de les baptiser au nom de Jésus Christ." (Actes 10:45-48)

Ô homme de peu de foi, qui s’est tellement éloigné des évangiles qu’il en a oublié ses fondamentaux, à commencer par le fait que l’ondoiement ne précède pas la foi, mais la sanctionne. C’est d’ailleurs pourquoi les catéchumènes n’étaient pas des nourrisons vagissants accusés d’être souillés par un péché originel au sujet duquel les théories des Pères sont pour le moins des plus spécieuses. J’ajoute que la manifestation de récupération, par Pierre ici, serait intéressante à regarder de plus près. Toujours est-il que Dieu ne lui a pas demandé son avis et a procédé tout seul comme un grand. Puisque Dieu a pu se passer de l’avis de Pierre, nul doute qu’il pourra se passer du vôtre.

Vous avez dévoyé le sens même du baptême pour n’en faire qu’un instrument de terreur au sein de populations apeurées par vos menaces d’enfer et le monde qu’ils ne comprenaient pas et dans lequel ils souffraient. Vous avez dévoyé le baptême en l’infligeant aux nourrissons ce qui n’a jamais été induit par autre chose que le désir de puissance et de possession des êtres par l’Eglise catholique romaine. Ce qui tomberait, si pour notre malheur, notre droit, aujourd’hui positif, s’abâtardissait au point de reconnaître l’existence de l’âme telle que vous la définissez, sous le coup de l’article 16-1 chap. II du code civil.

Et si la foi est preuve des réalités qu’on ne voit pas, elle ne saurait en aucun cas être une preuve pour qui ne la partage pas.
Donc, effectivement, la foi, adhésion humaine à une proposition religieuse, est sanctionnée aux yeux de la communauté des croyants par le baptême. Et c’est la foi qui porte l’espérance dans le salut qu’espèrent les croyants. La foi est donc en ce sens une espérance en la réalité d’une promesse.
Quant à sa réalisation, si ça se trouve, nous n’aurons jamais l’occasion de la commenter... ou bien encore le ferons-nous dans des conditions que vous n’imaginez pas... Moi non plus, mais au moins en ai-je encore conscience...

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Double message@Catholoïc 24 septembre 2013 21:08, par Nathalie

Si je m’en réfère à vos posts, je crois que vous avez une drôle de vision du catholicisme. Vos principales références cultuelles sont le catéchisme, la personne du pape, la Très Sainte Eglise Catholique Romaine, la forme que doit prendre la liturgie, la personne majestueuse et supérieur du prêtre, etc.
Je suis au regret de vous dire que tout ceci manque cruellement de christianisme. Vous accordez à la forme, au rituel de manière générale, une telle importance que le discours évangélique est absolument inaudible dans vos propos. Ce que vous décrivez est la quintessence même du veau d’or. Il y a dans tous vos écrits une telle révérence pour tout ce qui est extérieur aux évangiles, tout ce qui n’est que forme et apparat, relations de pouvoir et surtout rejet de l’autre, que si vous étiez un peu sérieux, vous cesseriez d’imaginer un seul instant que vous représentez ici ou n’importe où ailleurs, la parole de Jésus. Ceci pour un premier point.

Deuxième point, vous considérez que je suis en lutte contre le catholicisme. Si je devais me lancer dans la lutte, je vous rassure tout de suite : je ne m’attaquerais pas qu’aux catholiques. Je ne suis absolument pas sectaire en la matière.
Cela étant, je vous invite à relire un peu les interventions de ce forum et vous constaterez que je discute tout à fait calmement et sereinement, sans leur taper dessus, avec la plupart des autres intervenants. Y compris Clément. Y compris Vivien de La Panouse qui est sans doute un tantinet tradi, mais au moins contrairement à vous sait lire, n’hésite pas à interroger avec un argumentaire dont il explique ce qu’il en a compris et à s’interroger lui-même autant que j’ai pu le comprendre. Ce qui me semble plutôt sain. Je n’éprouve aucune hostilité à l’encontre de toutes ces personnes et je ne vois pas ce qui vous autorise à les traiter de mauvaises catholiques ou d’ennemies du catholicisme.

Alors vous qui avez également une vénération pour les Pères, je vous invite à réfléchir à un petit détail qui vous a visiblement échappé : le « je » d’Augustin. Le « je » d’Augustin est l’affirmation d’un moi tout à fait vivant, divisé, qui oscille dans les flots de la pensée. A compter de la diffusion de ses Confessions, Augustin prenait le risque que le « je » s’impose. Ainsi donc, l’homme qui n’avait pas attendu l’autorisation d’Augustin pour se créer de lui une image et ainsi affirmer son identité, pouvait tout à fait utiliser ce « je » pour désormais exister à lui-même en dehors même des principes socratiques. Evidemment Augustin envisageait ses théories dans une optique chrétienne et une élaboration trinitaire de la pensée, mais le fait est qu’il avait ouvert la boîte de Pandore de l’accès à la psychologie. Et « je » se positionnait ainsi face à Dieu directement. Sans se sentir obligé de vous demander la moindre autorisation.

Enfin, en modulant votre pensée uniquement sur le dogme, la parole du pape et finalement une sorte de monolithe pour le moins post-chrétien que vous avez déifié, vous considérez que cette parole est seule Vérité. Vous vénérez donc cette parole. Et vous avez pour le catéchisme la même vénération qu’un mahométan pour le Coran.
Or, pour un musulman, le verbe est ce qui précède tout. Ce que Jean dit lui-même. « Au commencement était le verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu ». Et le verbe fut déposé dans le cœur de Mahomet et Mahomet écrivit le verbe. Ce qui constitue le Coran. Ce qui fait du Coran Dieu lui-même, comme les chrétiens voient la présence de Dieu dans l’eucharistie. Vous, vous avez le Verbe du catéchisme, le Verbe de l’Eglise Romaine, le Verbe du pape, le Verbe des Pères, le Verbe du prêtre, le Verbe de la liturgie et une fois que vous nous avez cité tous vos petits dieux, vous donnez des leçons aux uns et aux autres et inventez des religions qui n’existent pas, comme une religion maçonnique.

Cela étant, vous avez raison sur un point : j’essaie au maximum d’éviter l’hypocrisie. Sauf cas de force majeure à des fins diplomatiques.

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Célibat des prêtres@Deroëc 24 septembre 2013 20:24, par Nathalie

Bonsoir Deroëc,

Tout d’abord, j’espère que le « monsieur » ne vous a pas froissé. Ce n’était pas mon propos en tout cas. Sinon j’aurais écrit « Môssieur ». Simple taquinerie donc… après que vous nous ayez dévoilé votre âge canonique…

- Le big bang.
Je vous rassure, on n’a pas retrouvé un fémur d’Adam non pus qu’une côte d’Eve, ou inversement. Le concept même du big bang demeure inchangé. En revanche, ce qui évolue, c’est la modélisation. Le questionnement se poursuit quant à ce qu’est devenue, par exemple, l’antimatière. La découverte du boson de Higgs et de son interaction sur la masse des particules a apporté de nouveaux éléments. La reconstitution du big bang et surtout en fait de l’après big bang par le laboratoire du CERN, a encore modifié la connaissance initiale et ouvert le champ des questions, si toutefois c’était nécessaire si l’on s’en réfère à la masse déjà existante.
Autre sujet d’interrogation, la géométrie de l’univers. Trois théories s’affrontent pour l’instant, sans qu’il soit possible d’en privilégier une. On attend beaucoup de Hubble évidemment.
Enfin, certains chercheurs essaient d’évaluer (si mon ouïe ne m’a pas trompée car j’avais attrapé une émission radiophonique au vol) quels peuvent être les implications des théories quantiques sur celle de la relativité générale. Sachant que c’est celle-ci qui conceptualise le big bang. Je vous rassure : de tas de grands cerveaux planchent sur le sujet, le petit mien est surtout à la recherche d’un bon petit bouquin de vulgarisation sur les derniers progrès en la matière parce que je suis curieuse comme un pot de chambre.

- La conscience des animaux.
Depuis quelques années maintenant, les éthologues ont beaucoup progressé dans leur évaluation du monde animal. Prenons l’exemple de l’abstraction. Pendant des siècles, on a considéré qu’elle était le propre de l’homme. Et surtout de la culture. A l’appui de cette hypothèse, le travail du docteur Itard avec Victor, l’enfant sauvage. Il réussit à lui apprendre ce qu’était le lait, et même à lui faire prononcer le mot. Mais, dès que le verre de lait été dissimulé par un rideau, Victor était incapable de prononcer le mot. Il ne voyait pas l’objet, le mot n’avait aucune signification. Conclusion : le langage et la culture sont les conditions de l’abstraction. Or, on… quand je dis on… n’exagérons rien… les éthologues ont découvert la capacité de primates, mais aussi d’oiseaux comme le corbeau ou la corneille, à faire preuve d’abstraction et être capable d’élaborer un outil pour obtenir satisfaction. Ajouter de l’eau dans un tube pour faire remonter une cacahuète par exemple. Le langage des signes permet aussi de constater qu’un chimpanzé dispose d’une capacité non négligeable d’abstraction. Mais les recherches en restaient là. Jusqu’au jour où une scène étonnante a été filmée. Un jeune mâle chimpanzé avait raté un coup d’Etat contre le vieux mâle dominant. Il était à l’écart du groupe. Le groupe ne bougeait pas. Aucun signe d’hostilité. Rien. Et soudain, le jeune mâle s’est dirigé vers la rivière où il s’est plongé. Or, un chimpanzé ne sait pas nager. Il s’est donc suicidé, pour ne pas être tué par le groupe des mâles. Sort qui l’attendait puisqu’il avait perdu. Ajoutons qu’il n’aurait pu non plus vivre seul. C’est un animal sociable. Ce geste est une source d’interrogation parce qu’il suppose non seulement la capacité à l’abstraction, mais encore une forme de conscience dont il est pour l’instant impossible de donner des contours.
Désormais, les éthologues travaillent également en interdisciplinarité avec des chercheurs en sciences humaines (ethnologues et sociologues particulièrement, mais encore psychologues) ce qui ouvre un vaste champ des possibles pour les uns comme pour les autres.

- Moralité : ne jamais rater un coup d’Etat contre un vieux mâle… parce que lui ne vous ratera pas.

Ai-je répondu un peu à vos questions frère Deroëc (si frère vous convient bien évidemment)
Bien amicalement
Nathalie

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Célibat des prêtres : le sens d’une timide ouverture 19 septembre 2013 21:18, par Iconoclaste

Je lis un certain nombre de commentaires...

Evidemment, il faut ordonner des hommes mariés, je dirai même des couples mariés (si j’en avais la possibilité, je le mettrai en italique). Comme pour le diaconat permanent, le "ministère presbytéral permanent" serait vécu en couple.

Il faut donc changer le statut du prêtre dans l’Eglise car le statut actuel, hérité du Concile de Trente, ne peut fonctionner qu’avec des célibataires.

J’ajoute que si l’on change cela, le prêtre - marié ou non - peut exercer une activité ; ce peut être aussi des tas de couples retraités, investis dans les paroisses actuelles, qui pourraient recevoir l’ordination.

Mais, à mon sens, changer le célibat des prêtres impliquerait trop de changements à l’Eglise. Et donc, cela ne se fera jamais, la Curie freinera au bout du compte. Donc, ce qui risque d’arriver, c’est d’accorder l’ordination presbytérale à des hommes mariés depuis plus trente ans avec la même femme, investi dans la paroisse qui aura essentiellement pour tâche de célébrer l’eucharistie. Ils seront des sous-prêtres, car l’essentiel des décisions sera prise par le prêtre "normal", à savoir célibataire à qui il devra nécessairement rendre des comptes. Cela ne réglera absolument rien mais comme toujours, Rome fera dans la demi-mesure.

Voir en ligne : http://soundcloud.com/gino-hoel

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Bonjour,

L’ouverture annoncée ne consiste-t-elle pas simplement à réfléchir à la possibilité d’étendre à l’Eglise catholique latine une pratique bien ancrée chez les catholiques orientaux ? Rien de bien révolutionnaire, en somme...

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Célibat des prêtres : le sens d’une timide ouverture 19 septembre 2013 13:48, par Albigeois

Si le prêtre ne peut favorablement s’occuper de sa famille et de son ministère (ce qui est souvent dit), il y a d’excellents chrétiens mariés, jeunes retraités, qui pourraient être ordonnés prêtre ! Je ne vois pas ce qui pourrait poser problème.

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Bonjour Golias ! 17 septembre 2013 11:28, par Agnès Gouinguenet

- 
Si le pape François est un homme intelligent ET courageux, il décidera d’un célibat ecclésiastique catholique NON IMPOSE.
- 
Le mariage possible des prêtres permettra une arrivée progressive, égalitaire et amoureuse des femmes en église catholique.
- 
N’est-ce pas ce qu’il y a de plus "christique" (et non "chrétien", ce qui évoque la brutalité limite "psy" d’une conversion à la Paul de Tarse, surdoué certes, mais ancien massacreur "tordu torturé bipolaire" tout de même) ?
- 
Dans ce domaine, les Protestants sont bien meilleurs ... Un comble pour un jésuite élitiste (dans le bon sens) ...
- 
A bientôt !
- 
Agnès G.

http://www.sudouest.fr/2013/09/12/un-bapteme-a-effacer-1165866-4344.php

Voir en ligne : http://blogs.mediapart.fr/blog/agne...

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Célibat des prêtres : le sens d’une timide ouverture 15 septembre 2013 21:59, par Hervé

Le mariage des prêtres peut changer beaucoup de choses. Cela permettrait à ces hommes consacrés de gagner en indépendance affective et matérielle vis à vis de l’Institution. Cela enlèverait du pouvoir à la ligne hiérarchique en accordant plus d’autonomie à la base. Je comprends que François hésite mais j’espère qu’il prendra ce risque.

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Dans la gradation des sanctions de l’Eglise délivrées par la Congrégation pour la doctrine de la foi (l’ex-Sacrée Congrégation de l’Inquisition romaine et universelle), qu’un prêtre viol un enfant appelle une condamnation inférieure au fait de procéder à l’ordination d’une femme.
Le prêtre risquera au maximum la « réduction à l’état laïc », mais restera éligible aux sacrements de l’Eglise.
L’Evêque qui aurait ordonné une femme au ministère sacerdotal risquera la condamnation apostolique maximum : l’excommunication ipso facto (« latae sententiae »). C’est la sanction qui s’applique aussi aux profanateurs d’églises, voire des saintes espèces.

En Tchécoslovaquie communiste, avant le « coup de Prague » de 1968 qui avait déclenché une répression sévère contre l’Eglise et ses prêtres, Rome avait admis que des ordinations pouvaient être administrées clandestinement, sans attendre les nominations d’évêques par le pape.
L’un de ces évêques, Felix Maria Davidek (1921-1988), qui passa quatorze ans dans les geôles communistes, ordonna deux cents prêtres et consacra dix évêques. Pour tromper la police secrète, il consacra environ quatre-vingts hommes mariés et quelques femmes, dont Ludmila Javorova, son « vicaire général » et sa plus proche collaboratrice.

Lors d’un synode clandestin à la fin des années soixante-dix, cet admirateur de Teilhard de Chardin avait estimé que « l’humanité attend aujourd’hui l’ordination des femmes » et que « l’Eglise ne devrait pas l’empêcher ».

A la chute du rideau de fer, l’Eglise catholique tchèque, sur la recommandation du Vatican, n’accueillit en son sein, moyennant une nouvelle ordination, que les prêtres célibataires issus des « catacombes ». Les prêtres mariés furent versés dans un diocèse spécial de l’Eglise gréco-catholique ­ qui reconnaît l’autorité du Vatican tout en suivant le rite orthodoxe. Diocèse qui existait sous régime communiste avec lequel il collaborait. Les anciens clandestins eurent le goupillon en travers de la gorge pour cette humiliation et vécurent très mal l’hypocrisie jésuite de « leur » Eglise.
Le Vatican refusa de reconnaître les femmes ordonnées comme prêtres.

Il s’avère toutefois que cette « Eglise des catacombes » continue aujourd’hui de vivre dans la clandestinité et se montrera au grand jour lorsque l’ordination des femmes sera acceptée au sein de l’Eglise catholique romaine. Ce qui arrivera inéluctablement. Ce qui laisse à entendre que des ordinations se poursuivent afin de rajeunir les membres de cette Eglise souterraine.

Mais pour l’heure, la hiérarchie romaine est bien trop accaparée par la question des agressions sexuelles et les crimes pédophiles commis par ses ministres du culte pour se soucier de la place des femmes qui ne dépasse pas le pied de l’autel.

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Célibat des prêtres : le sens d’une timide ouverture 14 septembre 2013 19:19, par Françoise

Une petite réaction locale sur ce sujet d’un ancien prêtre béarnais, aujourd’hui marié, Léon Laclau :

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2013/09/13/celibat-des-pretres-leon-laclau-revoque-marie-sent-la-porte-grincer,1154164.php

Personnellement, je trouve Léon Laclau bien optimiste. Parce que je ne vois pas la situation évoluer vers un mariage des prêtres. Trop d’intérêts financiers sont en jeu et trop d’intérêts idéologiques et dogmatiques feront toujours obstacle à un tel changement. Le système vatican fonctionne pour que le pape et les cardinaux soient les seuls à s’enrichir sur le dos du reste du clergé. Le mariage a été refusé pour éviter que les prêtres et évêques s’enrichissent et passent la charge pastorale à leurs enfants ainsi que leurs biens. Obliger les prêtres à rester célibataires comporte plus d’avantages : étant fortement incités à faire don de leurs biens et héritages au Vatican, aux congrégations, toute manne financière reste entre les mains de l’Eglise sans partage. Mariés, les membres du clergé ne donneraient plus rien financièrement à l’Eglise et tout repartirait à leur conjoint et éventuellement leurs enfants. Ce qui serait inacceptable pour le Vatican.

Et puis maintenant que dans certains pays le mariage est possible pour les homosexuels, un grand nombre d’actuels homosexuels prêtres, évêques, cardinaux célibataires, se marieraient et imposeraient un autre rythme et d’autres valeurs que celles actuelles. Et ça je pense que le Vatican ne l’acceptera jamais. Quand on voit déjà en France les problèmes que rencontrent les associations homoparentales pour voir leur demande d’adhésion à l’UNAF entérinée (et pourtant, il faudra que l’UNAF les accepte au risque de se prendre un procès pour discrimination maintenant que le mariage civil pour tous est légal), on se dit que ce serait encore pire pour des cardinaux, évêques, prêtres homos d’imposer familles et conjoints du même sexe à l’institution.

F1 a besoin de faire de la communication pour faire croire à l’ouverture. Mais ayant été nommé par JP2, il restera dans une ligne ultra conservatrice qui correspond de toutes façons à sa vision personnelle.

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Paroles de jésuites 14 septembre 2013 18:04, par pierre mabire

Nous sommes ici en plein jésuitisme. Lorsque Pietro Parolin dit "Non, ce n’est pas un dogme de l’Église et il peut être discuté parce que c’est une tradition ecclésiastique", il ne parle pas du mariage des ecclésiastiques, mais du célibat. La nuance n’est pas neutre. Et d’ajouter : « L’effort fait par l’Église pour établir le célibat ecclésiastique doit être pris en considération . On peut parler, réfléchir et approfondir ces thèmes qui ne sont pas définis dans la foi et penser à quelque modification, mais toujours au service de l’unité et tout selon la volonté de Dieu. » Et en conclusion : « La volonté de Dieu, l’histoire de l’Église ainsi que l’ouverture aux signes des temps. »
Faisons maintenant la revue de détail. Il s’agit bien du célibat sacerdotal qu’il faut prendre en considération, et non pas le mariage dans le cadre du sacerdoce.
Vient ensuite "le service de l’unité". L’archevêque aurait dû dire "uniformité" car, dans l’esprit de cette phrase, il ne parle pas de l’unité des Chrétiens sur laquelle il s’assoit de la même manière que François le pape, mais d’une règle commune à tous les prêtres : celle du célibat.
Troisième point "la volonté de Dieu". Ca, c’est facile à régler. Il suffira que François entende des voix délestes. Il annoncera alors : "Dieu a dit que...", et l’affaire sera close.
Enfin : "le signe des temps". Signe des temps ? La belle histoire. C’est le sac à fourre-tout. CE qui est signe aujourd’hui ne sera pas signe demain. Surtout, comme on l’entend de la hiérarchie vaticane, la sécularisation c’est de domaine des hommes, pas celui de dieu. Hugh ! l’oracle et le grand Sachem ont parlé.
Personnellement, je perçois la parole du sous-pape comme un leurre pour distraire les médias et l’opinion publique.
François le pape a déjà fermé la porte à l’ordination des femmes, sans ouvrir celle du mariage des prêtres. Les paroles de Parolin sont un courant d’air dans l’atmosphère viciée du Vatican.

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Pour paraphraser le moraliste célèbre l Eglise et la démocratie ne se peuvent regarder fixement. L Eglise est hierarchique, fondée sur un principe monarchique absolue et de droit divin. Elle est gouvernée par le Pape assisté des évêques, devant, pour être vêtus d’une légitime autorité, être en parfaite communion avec le Sucesseur de Pierre.

Sur la question du célibat des prêtres, véritable grâce pour l’exercice du sacerdoce, différents conciles, le Pape Paul VI, le Pape Jean-Paul II, le Pape Benoît XVI et le Pape François enbont redit la beauté et la nécessité. Je ne crois pas que cette question puisse être jamais débattue un jour. Il est beaucoup plus urgent d apporter le bon Dieu à ceux qui ne le connaissent pas, d éclairer le monde plongé dans les ténèbres (on le voit plus que jamais en France)

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