Parution : 29 mars 2014
La philosophe Fabienne Brugère évincée par l’épiscopat, sous la pression des ultra-conservateurs
Par Golias

« Il n’y a pas d’affaire mais une erreur de casting. Cette universitaire n’a pas sa place dans un temps de formation. » Ainsi s’est exprimé le père Denis Metzinger, responsable de la Pastorale familiale pour le diocèse de Paris. L’universitaire malvenue, c’est Fabienne Brugère, philosophe bordelaise, qui devait aider les responsables diocésains de la Pastorale familiale à réfléchir sur le soin à l’autre. Mais cette philosophe n’a pas seulement réfléchi sur le « care » (le soin) ou l’individualisme contemporain… mais aussi sur le « genre ». Etre proche de la pensée de Judith Butler, qui a étudié ces questions de l’articulation entre le sexe biologique et les conditionnements historiques, est un péché irrémissible ! Etre favorable au mariage entre personnes homosexuelles ou défendre le droit à l’avortement est l’horreur de l’abomination. Pas de place pour de tels penseurs ! Nous pouvons regarder avec humour l’argumentation du prêtre parisien. Il n’y a pas d’affaire, mais qui donc a invité la philosophe ? « Une erreur de casting » n’est donc pas importante. Circulez, il n’y a rien à voir. De fait, le changement n’est pas pour maintenant. L’Eglise se replie sur elle-même plutôt que de s’ouvrir à l’autre. C’était pourtant une belle occasion de dialoguer sereinement, au-delà des polémiques trop souvent caricaturales.

38 commentaires
En pied de l'article.

A l’heure où la France vote pour ses élus les plus proches, les passions s’exacerbent. D’aucuns pensent que les politiques sont « tous pourris ». Les évêques de France ont, quant à eux, rappelé leur estime pour ceux et celles qui se dévouent au service de leurs concitoyens. Cette prise de position va à l’encontre des perspectives manichéennes issues d’un populisme qui ne fait plus peur. Le cardinal Kasper, dans son discours d’ouverture du Consistoire de février dernier, rappelait, à la suite du cardinal Martini, que les décisions humaines se situaient plutôt dans les zones grises que dans le noir ou blanc.

Dans une société tentée par le clivage entre praxis apparemment irréconciliables, comment l’Eglise peut-elle favoriser le vivre ensemble ? Il est clair que Jésus a voulu une Eglise qui soit signe de fraternité. La Pâque, vers laquelle nous cheminons en cette période de Carême, n’est-elle pas le kairos qui nous permet de traverser, en les assumant, toutes les divisions ? La croix, lieu de la suprême injustice, devient le Lieu, le nouveau temple, de la réconciliation de l’humain avec Dieu, avec les autres et avec lui-même. Pourtant, il est des occasions de dialogue qui avortent, telle la conférence que devait donner la philosophe Fabienne Brugère. La Pastorale familiale a préféré qu’elle n’intervienne pas : les lobbies intégristes ont fait pression pour que l’universitaire, trop proche de Judith Butler, célèbre pour ses études sur le « genre », ne prenne pas la parole. Les plus hauts responsables de l’Eglise confirment ainsi que le dialogue avec des pensées contemporaines divergentes des positions magistérielles n’est pas possible, voire sans intérêt ! Cette « affaire » pose la question, non seulement des conditions d’un dialogue voulue officiellement par l’Eglise, mais aussi de la formation de ses cadres. Le catéchisme officiel, rien que ce catéchisme. Aucune ouverture à une pensée autre, qui risquerait de déranger !
Il ne s’agit pas seulement ici de dénoncer une contradiction entre la volonté de dialogue et l’incapacité à la mettre en œuvre concrètement. Dans une société divisée, cette opportunité aurait été un beau témoignage de ce que l’on peut se parler sans être d’accord. Mais la question est aussi théologique : comment le Magistère accepte-t-il de vivre le mystère pascal de mort et de résurrection ? La conversion ne concerne pas que les personnes mais aussi la pensée. Or, l’autre de l’Eglise, c’est-à-dire tous ceux et celles qui ont une vision du réel différente de la Tradition chrétienne, offre aux chrétiens, par la discussion, (la traditionnelle disputatio) une occasion de purifier leur manière de voir et d’agir pour la débarrasser de tout ce qui n’est pas encore ajusté à l’itinéraire du Christ.

38 commentaires

D’accord ou non avec la théorie du genre, favorable ou non avec cette théorie, cela ne devrait pas empêcher le DIALOGUE...
Mais le dialogue dans l’Eglise ne semble autorisé qu’entre personnes qui partagent les mêmes idées...
Quelle ouverture pour une institution qui prêche la tolérance !...
A quand une Eglise qui sache chanter en polyphonie ?...

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L’Eglise est toujours malade d’une crispation irrationnelle devant la sexualité. Une obsession qui la conduit à des attitudes éthiquement contre-productives, carrément immorales .Comme l’interdiction de la contraception, toujours officielle, même si elle n’est plus prise au sérieux que dans certains pays, comme les Philippines. Et responsable d’avortements au nom d’une morale pervertie, car comme certaines catholiques intégristes le disent au médecin qui les avorte : "avorter c’est pécher une fois, la contraception, c’est pécher chaque fois".

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Cette affaire Brugère aurait dû faire pschitt ! 11 avril 2014 23:51, par Simplement Catlotique

Il nous parait fort regrettable que certaines personnalités dans l’Eglise de France - journalistes, évêques, prêtres, laïcs en responsabilité - montent tout une « affaire » autour de l’invitation, annulée au final, de Me Brugère au siège de la Conférence des Evêques à Paris : cette universitaire philosophe - rappelons-le - est disciple de Judith Butler, la créatrice de la théorie du genre, puisqu’elle a fait son apologie lorsque les insignes de doctor honoris causa lui ont été remis à l’université de Bordeaux en 2011 ; invitée dans un premier temps à intervenir dans une formation nationale des délégués diocésains à la pastorale familiale, son invitation a été finalement retirée par l’épiscopat français devant toute une série de protestations. Ainsi, nombre de personnalités se sont déclarés scandalisées par ce qu’elles considèrent comme une reculade devant les traditionalistes, brocardant ainsi le soi-disant refus du dialogue, les positions crispées et irrationnelles de groupe radicaux, l’Eglise de France otage de minorités identitaires, rétrogrades ou conservatrices, … . Ne soufflent-t-elles pas ainsi sur les braises d’un effet soi-disant effet désastreux dans l’opinion publique ? N’est-on pas là dans une attitude de pompier pyromane ? La moindre des choses aurait été de mieux comprendre de manière équilibrée l’équation du débat, les raisons du « pour » et du « contre » de l’intervention de Me Brugère.
Puisque ce débat existe, nous souhaitons souligner ici deux points pour tenter d’en rééquilibrer la teneur, à notre gout bien trop monopolisé par les détracteurs de cette décision :
-  Cette journée consacrée à la pastorale familiale par l’épiscopat était l’unique journée de formation annuelle des délégués diocésains : qu’y a-t-il de choquant à ce que ne soit pas donnée une tribune à une personne qui défend des thèses opposées - ou tout cas très distantes - de l’anthropologie chrétienne et des questions morales qui en découlent ? Imagine-t-on la moitié d’une université d’été de l’UMP confiée à un proche de Mr Mélenchon, de celle de la SOS Racisme à un proche de Me Lepen, de celle de la Manif pour Tous à un proche de Me Taubira ?! Bien sûr que non ! Il était donc d’une grande évidence que pour cette seule journée annuelle, priorité soit donnée à des intervenants en phase avec le magistère et la foi de l’Eglise, quitte à ce que tel ou tel présente différents thèses d’un débat complexe. « Affermis tes frères » a commandé le Christ à Pierre, et cela commence - d’autant plus lorsqu’on manque de temps - à donner aux disciples les raisons de croire et de confesser la foi dans le monde. L’épiscopat a donc très bien fait de rectifier une invitation qui était une erreur de simple bon-sens élémentaire quand on y regarde bien.
-  Quant au refus du dialogue, à l’intolérance, à l’esprit obtus ou peureux dont on affuble si facilement ceux qui ont défendu cette décision, face à cette forme nouvelle de condescendance et de subtil mépris dont ils sont l’objet, nous invitons de tels censeurs à réfléchir si cette affaire n’est pas une nouvelle croisade contre des moulins-à-vent. En effet, hormis quelques individus, tous les chrétiens engagés, quelle que soit leur sensibilité, tiennent fermement à nourrir ou être témoins de dialogues vrais, francs et continus avec le monde dans la si grande diversité de ses opinions, même lorsqu’ils sont contraires à celle de l’Eglise : oui, 100 fois oui à la disputatio ! C’est là bien entendu un des fondements de l’éthique et de la mission évangéliques dont témoignent les apôtres et tant de saints, et aujourd’hui, tant de chrétiens si divers dans leurs opinions et leurs engagements. Simplement il y a des temps pour tout : des temps ad intra pour l’affermissement du jugement et de la foi ; des temps ad extra pour la mission, le dialogue, l’échange, … ; à cette fin tous les médias écrits ou audio-visuels (chrétiens ou non), les colloques et les livres sont des supports beaucoup plus adéquats pour ce temps ad extra. Les dialogues de cardinaux ou de papes comme ceux avec Habermas ou Mustapha Cherif, Ferry ou Odifreddi, en sont des exemples. Le Collège des Bernardins a été créé dans ce sens, Foi et Culture au Festival d’Avignon voici 50 ans, Le Parvis des Gentils et bien de multiples initiatives nourrissent un tel dialogue indispensable de l’Eglise avec le monde, l’art, les intellectuels, etc…
Alors de grâce, arrêtons cette non-affaire ! Avec du bon sens et non de l’idéologie, avec du respect et non un esprit partisan, cette affaire Brugère aurait dû faire pschitt !

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Tentative de dédouanement médiatique de l’épiscopat :

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/religion/2014/04/06/un-eveque-coince-entre-fideles-blesses-et-cathos-dextreme-droite-232629

Si Mgr Brunin parait de bonne foi, pourquoi ne tape-t-il pas alors du poing sur la table pour dénoncer publiquement l’emprise intégriste sur tout le clergé catholique romain français depuis JP2 et l’obligation qui est faite depuis, par les plus fortes têtes et par le Vatican, de plier systématiquement devant les injonctions et remontrances des partisans de l’Opus Dei, de la Légion du Christ, de la Fondation St Pierre, du Renouveau Charismatique, etc. ?

Ne comprend-t-il pas qu’en voulant toujours ménager la chèvre et le chou, il ne fait que renforcer les intégristes (qui se sentent justifiés) et resserre encore plus leur emprise sur notre pratique cultuelle communautaire mais aussi au plan clérical ?

Pourquoi ne pas appeler un chat un chat et avec quelques autres évêques, prêtres progressistes, taper un bon coup sur la table ?
Car l’emprise intégriste ne pourra cesser que si le clergé se révolte contre l’intégrisme interne dans l’Eglise, qui est aujourd’hui majoritaire et verrouille toute réforme, tout progrès au sein du Vatican comme des épiscopats.
On pourrait croire que chaque évêque, prêtre a un pistolet planté sur la tempe s’il ose parler, dénoncer cette situation d’emprise intégriste.
C’est quand même dingue que le clergé progressiste en soit réduit soit au silence, soit à l’adhésion, soit à la tentative de justification des intégristes.
Et ça devrait alerter Mgr Brunin sur la gravité de la situation...

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Je suis extrêmement choquée par le ton et le fond de cet article. Je croyais découvrir une revue chrétienne mais en fait je me demande en qui ou en quoi vous avez foi. C’est abrupte mais sans haine aucune, je voudrais vraiment comprendre votre démarche intellectuelle et surtout de croyants. Croyez-vous que Jésus soit pour le meurtre des innocents à naître ou des anciens ? Jésus est-il pour que nous renions le corps et l’âme que le Seigneur nous a donnés par amour de nous ? Jésus est-il pour que l’on détourne le mariage sacré ou civil de son but universel, la procréation d’enfants légitimes ? Jésus n’aurait certainement pas refusé un débat car il aurait terrassé de son verbe l’adversaire. Mais comment voulez-vous que l’Eglise en si piteux état dans notre pays y parvienne ? Surtout devant le peu de cas qu’ont les gens des principes humains se renfermant toujours plus sur leur seule volonté et leur petit nombril tiraillé de désirs personnels. La fuite n’était sans doute pas la meilleure solution mais y en avait-il d’autres ? Jamais Jésus n’a eu une parole de haine ou de rejet envers ceux qui agissaient mal mais jamais non plus ils ne les a laissé continuer dans leurs erreurs. "Va et ne pêche plus" et non pas vas-y c’est la fête du slip open-bar tu peux faire ce que tu veux.
Tous ceux qui critiquent l’intransigeance de l’Église sur des questions humaines fondamentales devraient en ce temps de carême se replonger dans la lecture des Évangiles et se demander ensuite qui est le plus intransigeant des deux : le Christ ou son Église ? Qui devons-nous flatter : la bassesse du monde ou le Seigneur ? Je le dis sans animosité aucune, pensez-vous en vôtre âme et conscience que Jésus approuve l’avortement, le divorce, l’euthanasie ou la théorie du genre ? Croyez-vous que Lui qui nous a défendu le divorce puisse supporter que des divorcés réclament l’eucharistie et détournent ainsi toute notion de sacré dans les sacrements ? Vous pouvez seuls répondre à cette question. Si la réponse qui vous vient est négative il faut alors se demander que signifie être chrétien sinon l’appartenance au Christ seul. Sommes-nous chrétiens uniquement pendant l’heure de la messe ? Le chrétien demande-t-il que l’on libère Barabas ? Le monde change certes, mais le cœur des Hommes lui ne varie pas. Les problèmes graves auxquels nous faisons face sont les mêmes que ceux de nos ancêtres, il n’ y a pas de spécificité de notre temps qui nous dispenserai d’appliquer la loi divine que nous avons choisi de nous appliquer à nous-même. Personne ne nous y force, c’est un acte d’amour il n’ y a pas lieu de se plaindre comme si on nous avait imposé d’être chrétien. Votre tribune ressemble à ce cri de la foule "rendez-nous Barabas". Je suis vraiment navrée si je parais un peu intégriste (pour le coup vive l’intégrité) mais je suis sincèrement déroutée par cet écrit venant de frères chrétiens. Paix et amour dans le Christ.

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A la personne dont le message commence par ces mots :

Sans être adepte de la theorie du genre, il peut être utile d entendre ses defenseurs pour savoir à quoi on s oppose s il y a lieu...

nous ne pouvons pas valider votre message... pas de pseudo ni d’adresse mail.

Dans l’attente de votre réponse , nous vous prions de croire en nos respectueux sentiments.

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Enfin une femme ! Fabienne Brugère !... "Mais cette philosophe n’a pas seulement réfléchi sur le « care » (le soin) ou l’individualisme contemporain… mais aussi sur le « genre »"... c’est malheureusement évident que les hommes qui se sont auto-désignés aux commandes de cette église souffrent eux-mêmes d’un sérieux problème de "genre"...

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Cette affaire révèle que l’Eglise Catholique sur ces questions est divisée et qu’elle n’a pas envie de le montrer. Cacher la poussière sous le tapis n’est pas une bonne idée, les chrétiens sont capables de comprendre l’existence de divergences d’interprétations.
« Cette décision passe mal dans une partie de l’épiscopat », écrit le journaliste Dominique Greiner, dans un éditorial publié vendredi par « La Croix ». Dans ce texte, intitulé « Déchirements », le rédacteur en chef du journal catholique, lui-même prêtre, déplore « une reculade sous la pression d’une minorité érigée en police de la pensée », et « une occasion perdue de manifester qu’envers et contre tout, l’église est conversation ». « À part les critiques de quelques sites traditionalistes, nous avons reçu, à « La Croix », beaucoup de marques de soutien à la suite de cet éditorial », a précisé hier à « Sud-Ouest » Dominique Greiner.

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Dictature et mensonge @ Golias 30 mars 2014 10:14, par pierre mabire

Mais c’est normal qu’elle soit évincée. Dans les états totalitaires, l’annonce d’une place donnée au dialogue et à l’ouverture est toujours un mensonge et un leurre. La hiérarchie ecclésiastique (je parle des généraux et des officiers supérieurs principalement) continue de ne voir dans le peuple des baptisés que des soldats devant mettre le petit doigt sur la couture de la jupe ou du pantalon.
C’est Eglise là est en train de mourir, car plus personne n’entend et ne comprend son attitude sectaire et dictatoriale. Les moutons ne sont plus d’accord pour se faire tondre.

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" La croix, lieu de la suprême injustice, devient le Lieu, le nouveau temple, de la réconciliation de l’humain avec Dieu, avec les autres et avec lui-même. "

AHAHAHAHAHAHA !

Eh ben ça !

D’abord, dans le forum de commentaires de cette page : http://golias-news.fr/article6003.html#forum39752, en réponse à Loïc qui avait benoîtement-je dis "benoîtement", car Loïc a tout simplement parlé en bon catholique conservateur ou tradi ou intégriste et ne s’attendait sans doute pas à ce que ses opposants progressistes s’emparent de son propos pour le critiquer-écrit à Clément : "Soyez assuré de mon union de prières particulièrement en ce Carême qui nous mène jusqu’à la Croix souffrante et glorieuse du Christ", Pierre, Nathalie, Deroëc(etc.?)...disent et répètent que la croix est un truc moche, qu’elle ne vaut pas mieux que la guillotine ou la chaise électrique...et ensuite, voilà que je lis dans un article signé "Golias" soi-même une phrase comme ça !
AHAHAHAHAHAHA !
Eh ben voilà ! La croix, bien qu’elle soit le " lieu de la suprême injustice", est devenue "le Lieu, le nouveau temple, de la réconciliation de l’humain avec Dieu, avec les autres et avec lui-même. ". Qui a écrit ça ? Un type dans le genre de Loïc ou SIGNO ?
Nan ! Ce n’est même pas marqué dans un post d’un forum de commentaires d’un article(donc ce n’est même pas de moi) mais carrément dans un article, signé "Golias" soi-même ! Ben ça alors ! Eh ben j’espère que je ne rêve pas !...Parce que, enfin, Deroëc a écrit ici : "http://golias-news.fr/article6003.html#forum39671", la critique suivante : " Qualifier de « glorieuse » une croix, engin de torture mortelle, relève du masochisme.", dans une série d’affirmations à la fin desquelles il affirme : " Tout le reste est de la mauvaise littérature, du prêchi-prêcha infantilisant, malsain et morbide"...Rraaah ! C’est une sorte de mise à l’index ou quoi ? " "Mauvaise littérature. prêchi-prêcha infantilisant, malsain et morbide"...Raaah ! Donc, si j’écris que même si la Croix était un instrument de supplice , elle est devenue un signe de l’amour du Christ pour nous, lequel a la particularité d’être allé jusqu’à la mort...je fais "de la mauvaise littérature" et "du prêchi-prêcha infantilisant, malsain et morbide" ?!!! Raah ! Je répète : "C’est une sorte de mise à l’index ou quoi ?"...Et si je profite de ce propos signé "Golias" soi-même pour essayer d’ajouter que si la croix est "le Lieu, le nouveau temple, de la réconciliation de l’humain avec Dieu, avec les autres et avec lui-même", alors, en ce sens, on peut peut-être la considérer comme "Glorieuse" , je fais "de la mauvaise littérature" et "du prêchi-prêcha infantilisant, malsain et morbide"...?!! RAAAAAAAH ! Mise à l’Index par Deroëc et/ou Golias ? Et si j’écris que la différence entre le supplice de la croix et le supplice de la guillotine, c’est qu’un guillotiné glisse la tête dans l’engin de supplice, qui la lui coupe, tandis qu’un crucifié est accroché à l’engin de supplice, et par-là même élevé un peu au-dessus de la terre, et a les bras étendus, un peu comme s’ils étaient "ouverts", "grands ouverts" , je fais "de la mauvaise littérature" et "du prêchi-prêcha infantilisant, malsain et morbide"...?!! Hhhh ! Mis à l’Index par Deroëc et/ou Golias ?

Autrement, je trouve que cet article est très intéressant. Merci à Golias. Il soulève de bonnes et intéressantes questions.

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Je préfère le mot intégristes à ultra conservateurs, je le trouve plus précis et plus exact pour qualifier les personnes qui ont fait blocage.
Ce genre de pression devient actuellement une sorte de mode d’action systématique. Après la généticienne Marthe Gauthier empêchée de s’exprimer à un congrès à Bordeaux par deux huissiers de la Fondation Lejeune, c’est le tour de Fabienne Brugère qui doit subir les foudres intégristes. Et c’est là que l’on voit à quel point le clergé dans pas mal de ses représentants, est totalement inféodé aux groupes intégristes et ligoté idéologiquement. Triste, lamentable situation s’il en est...qui montre bien à quel point le fossé s’agrandit entre la majorité des croyants pratiquants et le clergé qui s’est radicalisé et totalement soumis aux pires groupes catholiques romains. On se demande pourquoi certains évêques ne tapent pas du poing sur la table pour faire entendre une voix alternative et protester contre ces censures...Ont-ils si peur de se faire taper sur les doigts, peur pour leur avancement hiérarchique ?

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Et ce sont les mêmes qui accusent l’état, la gauche... et tous ceux qui ne pensent pas comme eux d’exercer "la police de la pensée...". Pauvres de nous si par malheur ils arrivaient au pouvoir.

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