Parution : 9 avril 2014
La Pastorale des dérives sectaires, une subtile protection des communautés déviantes

Depuis septembre 2013, la Pastorale Nouvelles croyances dérives sectaires s’est scindée en trois pôles : un observatoire Nouvelles Croyances (Philippe Le Vallois), un bureau Dérives Sectaires (Sr Chantal-Marie Sorlin), et une mission Ecoute des Victimes (Mgr Gueneley). Tout ce monde sous la houlette de Mgr Dubost. En octobre, avant l’assemblée de la Conférence des évêques de France à Lourdes, une lettre était envoyée à tous les évêques : L’appel de Lourdes 2013, signé par quarante victimes de dérives sectaires au sein de différents mouvements d’Eglise et congrégations religieuses. Mgr Pontier a répondu le 7 novembre par une lettre qui mérite qu’on s’y arrête1 à cause de ses implications.Et "La Croix" du samedi 5 avril, donne un compte-rendu d’une formation aux dérives sectaires pour les canonistes, organisée par la province de Lyon le jeudi 3 avril, alors que le nouveau bureau créé par les évêques travaille déjà à plein régime.

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Des déviances dans des communautés catholiques

Il nous faut d’abord revenir sur la réponse de Mgr Pontier à la lettre de victimes de dérives sectaires dans l’Eglise. Elle est très habile : on reconnaît un expert dans l’art d’affirmer une chose tout en la niant. Il reconnaît que la lettre veut « dénoncer des pratiques relevant de dérives sectaires à l’intérieur même d’institutions d’Eglise ». Mais il entortille le problème pour en parler : « A plusieurs reprises dans le passé, nous avons alerté les fidèles mais aussi les familles sur le danger de certains groupes qui ne nous paraissaient pas promouvoir un comportement juste par rapport à l’Évangile. Nous avons interpellé des responsables pour leur faire part de nos interrogations. Bien souvent alors, nous n’avons reçu de la part de tous ceux à qui nous nous adressions que méfiance et silence. Je peux vous assurer que ce n’est pas un réconfort de savoir que nos remarques d’alors étaient justifiées. » Nous déduisons donc de ce discours alambiqué qui démontre surtout le peu de cas que ces communautés font de l’épiscopat, qu’il y a bien des dérives sectaires dans les groupes que mentionne l’Appel de Lourdes : « Béatitudes, Famille monastique de Bethléem, Légion du Christ, Regnum Christi, Fraternité Eucharistein, Emmanuel et Fraternité de Jésus, Sœurs mariales d’Israël et de St Jean, Ancien collaborateur du père Labaky, Memores Domini (Communion et Libération), Communauté de Nazareth, Opus Dei, Points-Cœur, Communautés Saint-Jean, Fraternité diocésaine de Saint-Jean-de-Malte. » D’ailleurs, comment ne se serait-il pas insurgé contre une dénonciation de communautés et de groupes avalisés par l’Eglise catholique, si ces accusations étaient fausses ? Ce serait cautionner des dénonciations calomnieuses. Prenons cette "reconnaissance" de dérives sectaires comme un pas dans l’attitude de l’épiscopat : le mot d’ordre jusqu’à présent était de garder un complet silence en faisant le dos rond pour laisser passer l’orage quand l’épiscopat était mis devant l’évidence soit par des lettres, soit par les médias. Cela reste le cas pour les victimes qui demandent justice depuis plus de dix ans. Donc, cette vague reconnaissance de l’existence de dérives est loin de prendre en compte la réalité. Pour cela, il faudrait une prise en charge des victimes, de leur légitime besoin de justice et de réparation. Cette étape n’est même pas envisagée, sans oublier des sanctions contre les communautés déviantes.

Que propose Mgr Pontier ?

Ecouter les victimes, voilà ce que propose Mgr Pontier. Cela suppose des personnes en état de parler ; les victimes de la manipulation mentale, celles qui se sont suicidées, celles qui ont parlé à des représentants de l’Eglise et qui s’en mordent les doigts, etc. sont donc mises d’emblée de côté ; sans oublier celles qui sont ruinées, dans une situation de grande précarité et ne peuvent même pas recourir à un avocat pour ouvrir un procès civil ou canonique.

La solution proposée montre que l’Eglise a baissé les bras devant les communautés déviantes et ne songe nullement à user de procédures canoniques à leur égard. Une solution serait pourtant très simple : leur faire respecter le Code de Droit Canonique en ce qui concerne les mœurs et les finances. Comme chacun sait ce sont deux secteurs privilégiés où les dérives sectaires agissent sans foi ni loi. Quand un groupe ou une communauté a une reconnaissance ecclésiale, il est du devoir de celui qui l’a approuvé d’être vigilant pour le respect du Code de Droit canonique. Cela, les victimes n’en ont souvent pas conscience : ce serait aux évêques à s’en préoccuper. Mais les dérives sont camouflées, si ce n’est approuvées. Chacun y trouve son avantage… Aussi quand Mgr Pontier écrit : « L’Évangile du Christ que nous voulons servir est une école de liberté spirituelle et celui qui ne sert pas cette liberté ne peut se réclamer de l’Évangile », il ne saurait être crédible.

Spolier des personnes au mépris du Code de Droit Canonique — sans parler du droit civil —, avec le soutien d’un évêque, est-ce la liberté évangélique ? Comment Mgr Pontier définirait-il la liberté des ex-communautaires sans retraite faute de cotisations sociales versées pour eux ? Quand à la liberté de mœurs, n’en parlons pas. Il faudrait aussi évoquer toutes les libertés prises par les associations reconnues par un évêque, et qui ne respectent pas le droit de l’Eglise concernant les associations de fidèles. Ce sont des libertés qui ne méritent pas ce nom. Comment, dans ces conditions, Mgr Pontier peut-il dire que les pratiques dénoncées dans l’Appel de Lourdes « nous heurtent et nous choquent » ? Quant à invoquer la Justice pénale, c’est une bonne façon de se dégager et de dégager les évêques de leur responsabilité.
La nouvelle équipe des Nouvelles Croyances et des Dérives sectaires
Les membres choisis pour s’occuper des Nouvelles Croyances et des Dérives Sectaires dans l’Eglise sont d’ailleurs emblématiques.
Mgr Dubost accueille dans son diocèse la Mariapolis qui célèbre les soixante ans des Focolari. Comment peut-il cautionner une résurgence de l’utopie saint-simonienne du XIXe siècle comme une chance pour son Eglise locale ?
M. Le Vallois cautionne l’initiative de Mgr Lebrun qui met en première ligne de sa pastorale la formation à l’ennéagramme… dont Gurdjieff est l’initiateur.
Mgr Guéneley lorsqu’il était exorciste, comme nous avons déjà eu l’occasion de le dire, a collaboré avec Bernard Dubois, exorciste sauvage et « gourou » de plus d’une victime : comment espérer que les normes liturgiques concernant les ruptures de liens et exorcismes soient rappelées publiquement par l’épiscopat ? Il est plus facile d’écouter la fragilité des victimes que d’agir auprès de confrères…
Quant à sœur Chantal-Marie Sorlin, son commentaire de l’Appel de Lourdes est plus que surprenant.i Il est fort dommage, dit-elle, que Le Figaro par exemple ait déformé l’enjeu de la lettre écrite par Mgr Pontier en se focalisant sur les groupes impliqués par les signataires de l’appel. Ce dernier était adressé aux Évêques personnellement et n’a pas été publié. Parler d’une liste de communauté́s déviantes est donc une ineptie, dans laquelle le Président de la CEF ne s’est précisément pas embourbé. Comment Soeur Chantal-Marie Sorlin peut-elle dire cela alors que les auteurs de la lettre ont parlé au nom des victimes de dérives sectaires au sein de ces communautésii ? Mais s’occuper de ces communautés déviantes est manifestement pour la pastorale des dérives sectaires un chemin à éviter ! Il vaut mieux se contenter d’informer les victimes sur leurs droits au plan civil et canonique… sans leur dire que c’est l’évêque qui est grand chef de l’officialité du diocèse et peut y faire la pluie et le beau temps. L’expérience a déjà montré aux victimes qu’il ne faut rien attendre de ce côté…
Le mot d’ordre de cette pastorale pourrait se résumer en quelques mots : laisser prospérer et même engraisser les déviances, et écouter les pauvres victimes ! Un individu isolé est un cas isolé qui ne risque pas de remettre en cause le système établi.

La presse nous a appris au mois de juillet dernier que « la première assemblée générale élective de la communauté [des Béatitudes] restructurée vient d’être fixée à l’été 2015 ». Comment les victimes peuvent-elles accepter que la communauté ne soit pas mise en cause pour faire la vérité sur les dérives d’emprise mentale, de mœurs, de finances, qu’il ne faudrait pas trop vite dire appartenir au passé ?
Une formation aux dérives sectaires ?

La formation aux dérives sectaires donnée à Lyon, est assez surprenante quand on lit ce que Cécile Hoyau en rapporte dans La Croix. Elle se réduit en effet aux dérives existant dans des communautés et laisse donc de côté les dérives qui se produisent dans des associations de fidèles qui ne forment pas une communauté de vie. Et pourtant les dérives sectaires y sont nombreuses, qu’on songe à l’Agapè, à la Maison d’Abba…
On peut remarquer aussi que pour les membres d’associations communautaires ou non communautaires, il y a un point commun : les dérives financières qui sont un trait commun à toutes les dérives sectaires. Pourquoi cet aspect n’est-il pas mentionné par sœur Chantal Sorlin dans les critères qu’elle a donnés au cours de la formation ?
Le non respect du droit canonique est aussi quasi omniprésent. Pourquoi ne pas agir à ce niveau pour éradiquer des dérives à leur racine ? Une association qui exerce un apostolat dans un diocèse autre que celui de l’évêque qui l’a reconnue n’agit pas conformément au droit. Mais quelle officialité contestera une action illégale de l’évêque ? Loïc Bernard, avocat ecclésiastique à Lyon soulève la question : « Comme avocats ecclésiastiques, nous travaillons près des officialités interdiocésaines, mais si l’affaire touche directement le diocèse, il pourrait être embarrassant de déposer un recours auprès de l’évêque du lieu… Vers qui se tourner ? » Aucune réponse n’est donnée à cette question pourtant pertinente car les évêques peuvent arrêter une plainte reçue, en commençant d’abord par ne pas répondre aux courriers qui mettent en cause ce qui se passe dans leur diocèse. Les lettres qui le prouvent ne se comptent plus. Qu’espérer d’une officialité quand l’évêque veut camoufler ? On voit mal un official contredire ouvertement son évêque… et même le mettre en cause. Comme Thomas, on demande à voir pour croire.

En conclusion, tout cela ressemble à des pétitions de principe pour faire croire que l’Eglise est - enfin ! - attentive aux victimes alors qu’elle continue de protéger les dérives et les évêques qui les couvrent. Ne serait-ce pas un enfumage bien structuré et bien médiatisé pour faire oublier, derrière ce rideau de fumée, toutes les victimes aux dossiers trop brûlants, rejetées par l’Eglise depuis plus de dix ans ?

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UN LYCEE A RUDE ECOLE

Le 14 avril par un simple coup de fil à Europe 1, une élève anonyme a mis le feu au lycée Gerson, établissement catholique parisien, jadis connu pour son œcuménisme. Pour défendre l’institution, une autre lycéenne a juré dans « Famille chrétienne », que sa copine était une menteuse. Reprenons.
Entre confesse et messe, il arrive que les élèves des écoles catholiques reçoivent la visite de prédicateurs. Pour Gerson, c’est l’Alliance Vita qui s’est dévouée. Fondée par Christine Boutin en 1993, cette association anti-avortement est venue faire peur aux demoiselles de terminale. « Une fille qui utilise la pilule du lendemain est une criminelle. Et une fille qui avorte commet un homicide volontaire », aurait affirmé l’intervenante. C’est ce qu’a déclaré la lycéenne à la radio. « Ces mots n’ont jamais été prononcés », a juré l’autre, dans les pages de l’hebdomadaire catho. Pieusement rejointe par l’Alliance Vita, qui a annoncé qu’une plainte en diffamation serait déposée.
Depuis deux ans, et un changement de direction, le lycée ne sait plus à quel saint se vouer. « Le viol, c’est forcer une femme à avoir du plaisir », auraient entendu des gamins en plein caté. « On a forcé mes enfants à se confesser », a affirmé une mère juive. Le voyage d’études à Pompéi a été remplacé par un pèlerinage à Lourdes. Deux membres de l’Opus Dei ont été démasqués parmi les cadres. Des parents se sont plaints. Certains parlent de « dérive sectaire ». « La Croix » préfère la jolie expression de « crispation autour du projet pédagogique ». Cet hiver, le diocèse de Paris a auditionné des dizaines de professeurs et de parents d’élèves. Le compte rendu de ces visites de tutelle est attendu pour la rentrée, tandis qu’un inspecteur de l’Education nationale s’assurera que l’établissement respecte son contrat d’association avec l’Etat.
Déjà, une vingtaine de demandes de mutation seraient en cours chez les professeurs, des membres du personnel ont saisi la médecine du Travail pour harcèlement et des parents ont entamé des démarches de désinscription ‘ »Le Nouvel Observateur », 21/4). « Il faudra que l’Esprit Saint souffle très fort pour que l’école en sorte par le haut », prie « Famille chrétienne ».
L’esprit d’ouverture ne suffirait pas ?

S. Ch.
Le Canard enchaîné – mercredi 23 avril 2014 - p.8

et aussi :

http://www.lemonde.fr/education/article/2014/04/16/a-paris-un-lycee-prive-accuse-de-derives-sectaires-sera-inspecte_4402644_1473685.html

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/derives-sectaires-le-college-lycee-catholique-incrimine-sera-incrimine_1509158.html

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20140418.OBS4486/opus-dei-harcelement-favoritisme-les-derives-d-un-lycee-prive-parisien.html

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20140415.AFP4978/inspection-d-un-lycee-prive-parisien-accuse-de-derives-sectaires-ministere.html

etc.

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il est facile de casser du sucre sur tout ce qu’on ne connait pas ... Jésus avec ses disciples : première dérive sectaire ! il oblige des personnes à quitter leur boulot, leurs parents, leurs biens, etc. c’est pas un gourou ça ? la manipulation est vite là ... je connais tant et tant de mouvements et communautés nouvelles qui sont bien loin de ce que vous racontez. et pourtant vous les citez ! vous êtes prêts à tout jeter, l’ivraie avec le bon grain, tout le troupeau si une brebis est malade ... c’est de l’acharnement. et surtout de l’aveuglement par rapport à tout le bien qui est fait dans ces communautés nouvelles. bon, c’est sûr, ils n’ont pas l’étiquette politique qu’il faut ... et ils lèvent les bras pour prier ! ... ah, j’oubliais, ils cherchent à faire confiance en Christ réssuscité ... ça c’est grave. Notre pape François (lui aussi n’est pas bien ?) disait ce mercredi :" ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant !". Béni soit Dieu pour toutes les grâces données par ces communautés !

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cqfd
croire oui
mais sans les chaines de ces congrégations
c’est du lavage de cerveau et le vide du porte monnaie
organisation sectaire et l’église et ses princes
voir l’appartement somptueux de soldani
une église vide de sens
et le veau d’or que ces princes adorent

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Depuis la Manif pour tous, les tradis et les intégristes s’affirment de plus en plus, forts du soutien de la hiérarchie ecclésiale. A Sens, les AFC ont créé une association loi 1901 afin de créer une école primaire hors contrat, avec : un enseignement conforme à la doctrine de l’Eglise catholique romaine, des enseignants qui s’engagent à vivre en conformité avec cette doctrine, une prière quotidienne , l’attention aux différents temps liturgiques, une prière hebdomadaire du chapelet, en lien avec la Famille Missionnaire de Notre-Dame...Endoctrinement ? Fabrication de clones ? A aucun moment il n’est question de la Bonne Nouvelle, celle qui doit être annoncée à tous et non seulement à des enfants ghettoisés... Intolérance, racisme, pharisianisme ne sont pas loin et c’est inquiétant. Le "créateur" de ce "monstre" est aussi responsable départemental de la Manif pour tous. Prions ensemble pour qu’ils ne découvrent pas un jour, parmi leurs enfants, ceux qu’ils appellent des "déviants" (politiques, religieux, sexuels...) !!!! Ils feront alors appel au poutinisme pour remettre de l’ordre.

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Il y a un point où les évêques pourraient intervenir, c’est la doctrine. Comment se fait-il qu’une seule note ait été faite par la commission doctrinale de l’épiscopat concernant les dérives doctrinales au sein du Renouveau ? Seule la guérison de l’arbre généalogique par l’eucharistie a été épinglée, et encore les évêques ne contrôlent pas ce qui se pratique dans ce domaine.
Comment se fait-il que rien n’ait été dit sur les mélanges du psychologique et du spirituel, qu’aucun des livres qui propagent ses déviances n’ait été interdit ? Les charismatiques disent même que des évêques approuvent le livre de l’ICCRS sur l’effusion de l’Esprit. Qui sont ces évêques ? Car la doctrine qui se propage par là n’a rien de catholique (voir http://www.calameo.com/books/0000952775376e2329fd7).
Les évêques ont une responsabilité par rapport à la doctrine. Ne rien dire est un silence complice.

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Vous vous trompez. Entre l’Eglise romaine et l’Eglise de France, c’est une collusion, pas un conflit. En revanche c’est au stade du conflit avec l’Etat parce que ces communautés déviantes ne respectent pas les lois de la République. C’est du communautarisme. La loi du groupe prime sur les droits du citoyen. C’est cela que couvre l’Eglise et l’Etat est bien informé . Avec les risques que cela représentent pour l’Eglise. C’est pour cela que la pastorale, mandatée par la CEF met en place cet enfumage dont le premier destinataire est ... L’Etat

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La Pastorale des dérives sectaires, une subtile protection des communautés déviantes 20 avril 2014 15:53, par La liberté n'est pas négociable

Pour l’Eglise, le sort des victimes est scellé depuis le début. En pleine connaissance de cause sur l’extrême gravité des faits qui touchent au fondement de la liberté. Trop explosif, il fallait couvrir, comme pour la pédophilie. Pour les parents qui se battent depuis quatorze ans, une chape de plomb ecclésiale est tombée sur leurs enfants. Mais sans pouvoir briser leur détermination. La Liberté de leurs enfants et la leur est première, et non négociable.
Les actions de ces familles ont fait éclater ce système de défense. L’Eglise est allée trop loin. Le barrage fait aux victimes et à la vérité a permis de faire avancer tous ces groupes sectaires et la nouvelle évangélisation. La bagarre continue et le barrage se fissure de plus en plus, le tsunami n’est pas loin... Et surtout, danger ! les pouvoirs publics sont maintenant bien informés et demandent à l’Eglise de régler le problème. Il fallait agir d’urgence, d’où cette "nouvelle" pastorale qui fait tout pour racoler de nouvelles victimes. Elles serviront à faire diversion à celles que la pastorale maintient plus que jamais sous sa chape de plomb. Elles serviront aussi à tenter de calmer les pouvoirs publics en donnant à croire que l’Eglise bouge. C’est ce que l’on déduit à l’aune de la logique implacable d’un parcours de quatorze ans qui nous a confrontés à la férule de l’épiscopat et à ses manigances.
Ce qui ne change rien à la réalité de l’emprise sectaire, ni à l’action des parents pour la dénoncer et exiger la libération de leurs enfants. Ces groupes communautaristes sont des lieux de non-droit, un danger pour le fondement de la liberté, et par voie de conséquences pour notre République. La seule question qui demeure : quelles limites se met l’Etat avant d’agir ?

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Concernant Bethabara, on y retrouve comme par hasard Myriam Fourchaud :
<< Nantes, lycée Blanche de Castille (43-45 Bvd Jules - .
Avec Myriam Fourchaud et l’équipe de Bethabara Ouest
Du 28 juin 9h30 au 29 juin 16h.
Thème : Garçon, fille : devenir ce que je suis. >> (subtile introduction à la psychospiritualité, devenant ensuite la psychogénéalogie, qui, plus tard détruira des familles ’’par la libération et la guérison’’ : << Tu va m’empêcher de faire ce que je veux, tu vas m’empêcher de devenir ce que je suis, de suivre mon chemin, etc., …)
http://www.bethabarafrance.com/accueil/week-end/details/37-bethabara-ouest

On y retrouve aussi Mgr Rey de Toulon,... la Compagnie des petits secouristes Ste Barbe...et la nouvelle Fraternité des Apôtres de la Vie de Mgr Léonard de Bruxelles et du père MM Zanotti Sorkine de Marseille :
http://www.bethabarafrance.com/

Et en site ami,... forcément... la Fraternité missionnaire Jean-Paul II, fondée par Pierre Aguila : http://fmjp2.com/index.php/fr/

Le 15 avril 10:48, Eléonore a écrit :
<< Mgr Léonard a crée sous l’impulsion du père MMZS ( prêtre à l’église des Réformés à Marseille) une nouvelle communauté « La fraternité des Saints Apôtres » , mais celle-ci se situe à Bruxelles ; Mgr Léonard précise que c’est bien lui qui a crée cette communauté...? Que faut-il comprendre dans cette réflexion ?
http://info.catho.be/2014/02/17/une-nouvelle-fraternite-et-trois-nouveaux-diacres/#.U0zwX8fbKL8
http://www.riposte-catholique.fr/riposte-catholique-blog/ordinations-diacnales-pour-la-fraternite-des-saints-apôtres >>

Je crois qu’il faut comprendre : Renouveau Charismatique alias Nouvelle Evangélisation, alias Nouvelle Pentecôte et Pneumologie .. égale … business is business ! ! !
C’est comme pour les sociétés écrans et les paradis fiscaux.. Là, on crée un écran ‘’religieux’’, ici un écran ‘’formation’’, la bas un écran ‘’retraite spirituelle’’, etc.,… Le tout alimentant les caisses des sessions et des pèlerinages (voir tarif) avec l’embrigadement en prime pour les enfants des familles intéressantes par leur situation professionnelle et mieux, par leurs biens… futurs héritages à capter ! ! ! Car évidemment, quand on est embrigadé, il faut faire don de soi si on est bénévole, d’une partie de son salaire si on travaille à l’extérieur, ou payer un loyer à la cté propriétaire du logement … mais aussi se dépouiller de tous biens matériels présents ou futurs !
L’argent des honnêtes catholiques engagés ne suffit manifestement pas pour payer les frasques de tout ce monde.
Benoît XVI l’avait dit avant de se retirer, l’argent est la cause de tout.
Bonnes Pâques à toutes et tous.

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Un diocèse parmi d’autres, celui de Nancy-Toul semble donner un coup de pouce aux ""nouvelles "" Béatitudes, fort benoîtement et sans y voir de malice, très certainement.
La marche des Rameaux, journée des JMJ diocésaines un peu partout dans le monde, a été proposée aux jeunes par l’évêque, qui les y a invités, comme tous les évêques et ce, chaque année, depuis si longtemps : c’est présenté comme un moment ecclésial fort entre deux JMJ mondiales.
Les pèlerins ont reçu un sac de route dans lequel ils ont pu découvrir, entre autres choses fort bonnes, comme notamment un évangile de selon st Luc, de la publicité pour les Béatitudes sous forme d’un fac-similé du N° de décembre 2013 de "Feu et Lumière" et d’un flyer d’abonnement avec une réduction -’’offre découverte".
Comme autre publicité, il y avait aussi un livret de "Paroles et Prières" , ce qui laisse à penser que la proposition des Béatitudes était bien une proposition parmi d’autres.
Mais c’est aussi nous montrer comment l’Eglise ne réagit toujours pas avec prudence par rapport à cette communauté.
Donc pour ces jeunes sans recul, la lecture relookée très soft de "Feu et Lumière", avec de magnifiques photos, ne permettra aucun questionnement sur cette communauté, comme s’il ne s’est rien passé du tout.
Une possibilité d’explication de cette présence de publicité de "Feu et Lumière" dans le sac des pèlerins serait que, peut-être le mot d’ordre de réflexion pour l’année des jeunes sur la route de Rio à Cracovie étant la première des Béatitudes, donné par le pape François, et donc mot pour mot , la communauté des Béatitudes en serait une bonne illustration ; une autre aussi, peut-être, serait parce que les gens qui ont repris la rédaction de "Feu et Lumière" sont de cette région ? Même si nous comptons tous sur la Miséricorde du Seigneur, et que tant que nous sommes en vie nous pouvons nous retourner, nous convertir, sans doute aussi, il faut laisser cette communauté "se refonder" loin des projecteurs, dans la discrétion, puisque l’Eglise leur en donne la possibilité ; et il n’est pas nécessaire de leur faire de la publicité auprès de jeunes encore indemnes des méfaits du ""renouveau néo-pentecôtiste catholique"" appelé pudiquement ""renouveau charismatique.""
Les différentes branches des Béatitudes sont en restructuration ou bien c’est déjà fait(?), certes, mais l’Eglise fait comme si aucun dégât n’a été commis sur des gens lors de retraites de guérison intérieure importées par """Ephraïm"""en France et adaptées par lui au sein des Béatitudes (quand même !), comme si la publicité pour les agapêthérapies et les nouvelles de l’ICCRS ne passaient pas aussi par ce journal mensuel...
Voilà donc un des chemins si anodins que peut prendre cette protection donnée sous couvert de l’autorité épiscopale, dans une activité diocésaine, sous forme de cadeau, et même avec des économies à la clé ! (...Et sans doute l’équipe diocésaine n’a -t-elle même pas fait attention à tout cela ???)
Comment se douter de tout ce qui se cache dessous, quand vous avez entre 15 et 30 ans et que vous êtes catholique pratiquant de bonne foi ?
Malgré les informations reçues depuis toutes ces années par tous nos évêques sur tous ces dangers réels, c’est bien pourtant ce genre d’action qui peut être appelée "une subtile protection des communautés déviantes".

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Ce qui se passe sous nos yeux est un scandale inimaginable ! L’Eglise est au courant de nos familles détruites, dont pour certaines les enfants ont disparu depuis quatorze ans. L’Eglise n’a jamais voulu les aider pour toutes les raisons bien ciblées dans l’article de C. Terras et dans le forum. Les gens ne sont pas idiots, ils se rendent compte. Résultat, l’Eglise est encore plus enchaînée que les victime à ce boulet qu’elle traine et dont elle est responsable. D’autant plus qu’elle sait que cela devient de plus en plus grave et s’achemine vers une explosion médiatique sans précédent. Même problème que pour la pédophilie.
Alors, cette fois, on fait fort. L’appel de Lourdes tombe à pic, trop peut-être, une belle occasion pour Mgr Pontier dont le courrier est inénarrable ! Il est digne de passer à la postérité. Et bien sûr, c’est l’opportunité bien pensée pour remettre en selle une pastorale des sectes bien défaite. Elle découvre alors qu’il y a des victimes ! Imaginez ! Quel scandale ! Le ridicule ne tue pas : que faisait la pastorale des sectes jusqu’ici ? Le mensonge ne tue pas non plus : elle camouflait les victimes. Et pour continuer ce funeste projet c’est à toute allure qu’on nomme un chef d’orchestre, Sr Sorlin, qu’on met en place un sauveur, le duboisien Mgr Guéneley, qu’on alerte les officialités, toutes au courant, qu’on alerte la Croix, toujours là toujours prête, pour claironner la grande nouvelle, etc...En croyant cette fois -enfin !- se débarrasser du boulet. Ce grand espoir est vain. On ne se débarrasse pas comme ça de la vérité. La suite s’annonce prometteuse...

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Mgr Pontier demande aux victimes d’aller en justice sachant que selon le droit français, les parents ne peuvent pas porter plainte puisque leurs enfants sous emprise sont majeurs. C’est à l’épiscopat responsable des manipulations mentales faites dans l’Eglise de régler cette situation.
Quelques exemples concrets récents ont montré que l’officialité peut intervenir avant la justice . C’est le cas pour Ph. Madre, réduit à l’état laïc et mis hors communauté avant que la justice ne l’attrape. Il est en attente de son procès. Le cas aussi d’Ephraïm, réduit à l’état laïc par l’officialité de Toulouse et mis hors communauté des Béatitudes, alors que jusqu’ici, la justice n’a pas pu l’attraper. Il est vrai que Madre et Ephraïm devenaient sulfureux, il fallait s’en débarrasser pour "blanchir" la communauté des Béatitudes. Les autres gourous sont moins voyants, ils sévissent toujours et ont avec la nouvelle pastorale de beaux jours devant eux. Alors que Mgr Pontier ne nous fasse pas prendre des vessies pour des lanternes !

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On lit dans l’article de Christian Terras : "Loïc Bernard, avocat ecclésiastique à Lyon soulève la question : « Comme avocats ecclésiastiques, nous travaillons près des officialités interdiocésaines, mais si l’affaire touche directement le diocèse, il pourrait être embarrassant de déposer un recours auprès de l’évêque du lieu… Vers qui se tourner ? » "

J’ose avancer une réponse : il faut demander une délocalisation. Mais attention de ne pas tomber de Charybde en Scylla...

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Je suis d’une famille catholique, tout comme mon épouse. Nous avons l’un et l’autre des engagements dans l’Eglise et dans notre paroisse, Dieu merci à cent lieux de toutes ces turpitudes. Pour le moment. Nous avons été sérieusement interpelés par toutes les dérives du renouveau qui explosent de partout. A ce stade de gravité, c’est structurel. Cela aurait du être réglé depuis longtemps. En tant que parents, nous sommes solidaires de toutes les familles brisées. Il est scandaleux que des gourous violent des relations familiales pour salir les parents. Il est scandaleux que des parents soient séparés de leurs enfants. Scandaleux que des enfants aient disparus. Comment peut-il se trouver dans notre Eglise de tels lieux de non-droits ? Si cela continue nous serons nombreux à cesser nos bénévolats et à donner notre argent ailleurs. Une chose est sûre, avec d’autres parents, nous sommes très vigilants sur les lieux où vont nos enfants et nous informons autour de nous... Il y a assez de dégâts comme ça.

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A lire les proclamations de la CEF et de la pastorale pour le moins complètement décalées de la réalité, et volontairement semble t-il ,
à lire les témoignages factuels et accablants des victimes sur ce forum, et l’emprise de ces communautés qui ne reconnaissent pas les droits de la famille et par voie de conséquences des enfants même majeurs.
en prenant connaissance de ces thérapies sauvages qui sont illégales
à lire ce qui est démontré de l’illégalité des associations de ces communautés,
à lire ce qui est dénoncé de cotisations sociales non versées,
on ne peut que conclure que la personne qui s’engage dans ces communautés ou groupes, laisse, de facto, ses droits de citoyens à la porte.
Dans ce que nous voyons sur ce forum, ces groupes plus que déviants se comportent pire qu’à la moitié du 19 eme siècle. Que fait l’Eglise de la loi de 1905 ? Elle s’assoie dessus. En tant que citoyen engagé dans la société j’estime que c’est inacceptable. C’est ni plus ni moins du communautarisme. Il faut que les pouvoirs public réagissent.

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Et dans le Canard de cette semaine, en page 5, photos à l’appui, un article intitulé :

« L’aumônier joue aux petits soldats »

« Sous les frondaisons printanières, ça claque des rangers, et les recrues en colonne obéissent aux ordres d’un religieux en robe de bure. Les plus jeunes ont à peine 12 ans. Un âge qui ne les dispensera pas d’être soumis à une longue séance de pompes exécutées quelques instants plus tard sous le regard impassible du bon père (comme le montrent d’autres clichés).
Bienvenue à la Compagnie secouriste Sainte-Barbe, dont une partie des troupes était rassemblée, ce 6 avril, à l’école Notre-Dame de France (XIIIè arrondissement de Paris).

Cette pieuse association a été fondée en 1999 par un aumônier militaire, le père Marie-Angel Carré (celui que l’on aperçoit sur la photo). Après avoir exercé ses talents auprès des sapeurs-pompiers de Paris, le saint homme est aujourd’hui aumônier des gendarmes du GIGN. Cet ensoutané martial est également un membre éminent des « petits gris », une communauté de dominicains réputée pour ses positions traditionnalistes.

Dans sa troupe, il n’y a pas de jambes de bois : les gamins (appelés « aspirants ») apprennent à marcher au pas, à saluer et à astiquer leurs rangers sous les ordres de « chefs de section », de « commandants de compagnie » et de « chefs d’état-major ». Le tout sous l’œil vigilant de l’aumônier, qui exige d’avoir un « entretien de motivation » avec chaque gamin.

La formation pratique des chères têtes blondes ne se limite pas à l’apprentissage des secours et de la lutte contre l’incendie. Une section spéciale, baptisée « groupe mobile de compagnie », joue aux petits CRS. Munis de casques de gendarme, de cagoules et, semble-t-il, de boucliers, ces jeunes membres apprennent le « secours en milieu hostile », l’ « évacuation de victimes en milieu carcéral » et la « protection de personnel de secours lors de la maîtrise de forcenés ». Tapez dans le tas, et Dieu reconnaîtra les siens…

Ce groupe catho musclé – qui affiche fièrement sur son site internet un message de soutien adressé voilà dix ans par Nicolas Sarkozy – a longtemps été intégré au diocèse aux armées. Mais l’Eglise en kaki a fini par juger inopportune la présence des troupes du père Carré, qui ont été priées d’aller jouer ailleurs.

Contacté par « Le Canard », le fondateur jure pourtant que tout est normal dans sa sainte maison. Les séances de pompes pour les gamins ? « Il n’y a jamais de punition chez nous ! C’est un échauffement sportif : » tranche-t-il. Et le côté « fana mili ? » « On est dans la tradition des pompiers », jure ce bon apôtre. Il assure également que son mouvement a déjà subi trois inspections du ministère de la Jeunesse et des Sports, qui n’aurait rien trouvé à redire et lui aurait adressé des félicitations.
Le premier qui dit le contraire me fait cent pompes !
Hervé Liffran

Le lien vers le site de la CSSB http://www.stjean.com/la-cssb
Et un autre lien qui va peut-être recouper un post de famvict au sujet de Gloria TV http://fr.gloria.tv/?media=258014

Finalement, lors de la Manif pour Tous, les enfants étaient peut-être beaucoup plus dangereux qu’on ne l’imaginait. La prochaine fois, sera-t-on contraint-e-s de voler au secours des CRS ? Ce n’est pas à exclure.

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Posons des banderoles sur le parvis de toutes les cathédrales 16 avril 2014 19:22, par pierre mabire

Oui il faut écrire, témoigner, dénoncer... mais plus encore...

Puisque les évêques de France et Rome restent dans le déni, se cachent derrière des mots trompeurs, jouent double et triple jeu, divisent et isolent les familles en leur proposant un examen de situation au "cas par cas", débusquons-les là où ils siègent : les cathédrales. Pacifiquement et avec détermination.

Préparons-nous à manifester publiquement sur tous les parvis des cathédrales de France, à tendre des calicots dénonçant les dérives sectaires de l’Eglise, exigeant le retour au bercail familial des enfants volés ou perdus dans des structures malsaines et déviantes.

Fixons une date pour dette manifestation de masse. Convions tous les médias, de l’écrit comme de l’audiovisuel pour qu’ils reçoivent le témoignage des parents désespérés, et des chrétiens qui doutent de la sincérité et de l’honnêteté des chefs de l’Eglise catholique romaine.

Dénonçons ouvertement leurs mensonges et leur hypocrisie indignes d’hommes qui prétendent être des pasteurs, mais conduisent en réalité leur troupeau à l’abattoir.

Je n’ai heureusement pas d’enfant enfermé dans l’une de ces sectes d’Eglise, mais, solidaire de tous ceux qui connaissent ce drame, je serai présent là où il conviendra d’être ce jour-là.

Qui est prêt aujourd’hui à se joindre à cet appel lancé sur ce forum ?

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Est-il possible d’identifier la communauté charismatique à laquelle appartiennent ces jeunes ? (On voit au tout début des bâtiments assez imposants).

http://fr.gloria.tv/?media=319188

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L’article de Christian Terras parle de la Maison d’Abba et de l’Agapè. Effectivement il y a un problème canonique.

Pour la Maison d’Abba, allez voir sur calaméo
« La Maison d’Abba accompagnée par Mgr Boishu - Vers la reconnaissance ecclésiale ? »

Pour l’Agapè du Puy-en-Velay, Golias en a déjà parlé. Voir l’article « Psychospirituel : Mgr Raffin met en cause La Croix et son confrère Mgr Brincard »
http://golias-news.fr/article5727.html

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Des parents en colère
Nous sommes de nombreux parents à suivre le forum de Golias. Le témoignage de Famvict dont les enfants ont disparu nous rejoint au plus profond de notre souffrance et nous oblige à réagir. L’épiscopat et la pastorale des sectes usent toujours plus, toujours davantage, de méthodes lamentables pour camoufler l’horreur cachée au sein de l’Eglise.

Oui, il faut parler d’horreur, et le mot est faible lorsque les enfants ont disparu depuis des années, envoyés on ne sait où pour faire taire les parents qui ont osé dénoncer la férule de leur emprise sectaire. Les sectes font souvent la même chose mais dans l’Eglise, on va plus loin, pour justifier de tels actes, et protéger les religieux ou les communautés qui en sont responsables, par des méthodes psychosectaires on amène les jeunes à salir leurs parents avec des accusations immondes. Les faux souvenirs de la religiosité psycho spirituelle...Un moyen redoutable pour faire ce qu’on veut d’une famille par un seul de ses membres bien ferré.

L’horreur des jours et des nuits avec toujours les mêmes questions lancinantes : où sont nos enfants ? Que font-ils ? Dans quel état sont-ils ? Sans réponse. Pour d’autres parents ces mêmes pratiques ont propulsé leurs enfants dans un autre monde, celui du rejet de parents diabolisés. Des années sans les avoir approchés. Pour certains pères ou mères, lorsque la maladie est là et que le bout de la route se profile, sans les revoir... N’est ce pas la pire des inhumanités ?

L’Eglise est au courant depuis quatorze ans ! Rome est au courant. Elle dort tranquille. Selon le droit français nos enfants sont majeurs, c’est le rempart qu’utilise l’Eglise pour se protéger et protéger les gourous qui leur ont volé leur liberté. Nous avons expérimenté toute la perversité de son système de défense pour nous rendre suspects et se débarrasser de nous, alors que l’épiscopat a tous les documents qui prouvent ce que nous dénonçons. Le rapport de la CEF, accablant pour ces pratiques sectaires a été rendu par une commission qui a travaillé pendant un an à partir de nos témoignages et de nos documents. Il est soigneusement occulté.

Le renouveau ? la nouvelle évangélisation ? Nous ne vous en dirons rien d’autre que la déshumanisation implacable qui a détruit nos familles.

Sous l’argument de liberté religieuse qui fait reculer l’Etat, l’Eglise de France aux ordres de Rome camoufle les victimes et protège les groupes déviants parce qu’ils sont les piliers de la nouvelle évangélisation. D’où leurs annonces trompeuses pour faire croire que les victimes sont prises en compte. De tels mensonges sont un défi aux pouvoirs publics et une provocation à l’encontre des victimes.

La vérité est tout autre : l’Eglise s’est arrogé le droit de décider du sort de nos enfants et de notre sort, en violant nos libertés, nos droits élémentaires de citoyens et les lois de notre pays. Pour les parents en fin de vie qui mourront sans revoir leurs enfants, cela ne va t-il pas jusqu’à s’arroger jusqu’au bout un droit sur leur vie et sur leur mort ?

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On dirait que les charismatiques arrivent sur le forum. Excellent de les avoir pour interlocuteurs, parce qu’ils sont peut-être tellement manipulés par l’ICCRS qu’ils ne se rendent pas compte du problème. Si on pouvait leur rendre service en leur ouvrant les yeux, ce serait déjà une bonne action accomplie.

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En 1969, Mgr Coffy, évêque de Gap, percevait le danger du Renouveau charismatique : « le risque est grand également de transformer le groupe en ghetto. N’est-ce pas ce que nous redoutons le plus dans l’Église : la multiplication de petites communautés, juxtaposées, devenant sectes, faisant perdre au chrétien le sens de l’Église universelle ? » Mgr Pierre Calimé, prélat d’honneur du pape, déclarait par exemple sur RTL, le jour de la venue de Jean-Paul II à Paray-le-Monial, le 5 octobre 1986 : « Voyez-vous, je le constate avec tristesse, il y a deux races de chrétiens : il y a ceux qui servent l’Église et il y a ceux qui s’organisent pour s’en servir et prendre le pouvoir. Il y a ceux qui tentent de vivre humblement, quotidiennement, opiniâtrement, comme les bœufs du Charollais que nous sommes et ceux qui débarquent, bâtissent et carillonnent ; bref occupent le devant de la scène. Et on les croit parfois même au Vatican… ».

Cette méfiance des évêque de l’époque n’a pas été entendu. Depuis le RC noyaute toutes les paroisses, ont des évêques et nous imposent des interlocuteurs comme Axelle, qui a reçu l’imprimatur de Mgr Rey, qui dira ensuite qu’il ne savait pas ce qu’elle faisait, quand même si ses livres ont été approuvé, il savait qu’elle disait communiquer avec Jésus et qu’elle se proclamait prophète. Nous avons eu aussi le droit à des témoignages qui me rappelaient ceux d’une partie de ma famille qui est chez les témoins de Jéhovah et d’autres chez les protestants évangéliques, qui font froid dans le dos à des fidèles qui souhaitent que l’Église rime avec raison plutôt qu’avec sectes.

Merci !

Voir en ligne : http://paroissiens-progressiste.ove...

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L’Appel de Lourdes mentionne, parmi les 14 communautés accusées de dérives sectaires, la communauté de l’Emmanuel et sa Fraternité de Jésus. Pourtant jamais à ma connaissance cette communauté du Renouveau n’a suscité de scandales (gouroutisation, dérives sexuelles, etc.), au contraire de bien d’autres communautés par le passé (Béatitudes, Croix Glorieuse, Théophanie, Fondations du Monde Nouveau, etc.). Peut-on vraiment classer cette communauté comme étant en proie à des dérives sectaires ? Le fait d’être charismatique ne constitue pas en soi une preuve de dérive sectaire, non ?

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De nombreuses familles ont dénoncé les "gourous" du psycho-spirituel il y a déjà quatorze ans. Elles se sont adressées en confiance à l’autorité de l’Eglise pour les aider et régler les déviances. Quelle fût la réponse : rejeter les victimes et protéger les gourous. C’est depuis l’expérience de ce parcours du combattant fait de tromperie, de déni, de rejet et d’hypocrisie. Dossiers à l’appui.
Les familles se sont adressées aux pouvoirs publics et aux médias. Ce qui était bien camouflé a été mis au grand jour. Que de scandales ! Et combien d’autres à venir...Les choses avancent d’une manière irréversible... Quoiqu’elle fasse, l’’Eglise est acculée aujourd’hui à cette réalité. Pourtant, elle choisit encore de verrouiller autant qu’elle peut. Pour comprendre ce choix coupable, il faut savoir que les communautés déviantes portent la nouvelle évangélisation avec le fric nécessaire à sa mise en place ; cette nouvelle évangélisation est LE projet de Mgr Rylko et consorts, projet qui se met en place par l’ICCRS, à Rome. En France, il s’appuie sur un réseau important d’évêques cha-cha, qui couvrent ces communautés déviantes. Pour exemple, Mgr Carré qui a protégé les Béatitudes a été promu secrétaire de la nouvelle évangélisation et on le retrouve vice-président de l’épiscopat, donc à un poste de décision. Tous les évêques en France ne sont certainement pas d’accord avec ce qui se passe mais quelle marge de manoeuvre ont-ils puisque la CEF et la pastorale des sectes appliquent les ordres de Rome et le déni des victimes qui va avec ? Est-il acceptable que Mgr Rylko, donc l’Eglise de Rome, impose sa loi dans notre Eglise et par extension à cause des victimes bafoue les lois de notre pays ?
A ce stade de verrouillage de l’épiscopat, on ne peut plus faire appel au droit canonique piétiné depuis des années autant que les victimes, et interprété par les évêques déviants selon leurs convenances. Force est de constater qu’il y a dans notre Eglise des lieux de non droits. C’est aux pouvoirs publics à agir. Et aux médias. Quant à Rome, elle ferait mieux de nettoyer ses écuries d’Augias que de les déplacer chez nous.

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Christian TERRAS écrit : « Le mot d’ordre de cette pastorale pourrait se résumer en quelques mots : laisser prospérer et même engraisser les déviances, et écouter les pauvres victimes ! Un individu isolé est un cas isolé qui ne risque pas de remettre en cause le système établi. »
La pastorale qui écoute les victimes sans remettre en cause le système établi ; voyons les choses de plus près. Parmi les dérives sectaires, il y a l’absence d’affiliation à la Sécurité sociale. Concrètement que font la CEF et la CORREF sur ce point : elles renvoient aux Pouvoirs publics qui fixeraient les règles de la Caisse particulière instituée par la loi du 2 janvier 1978 et connue aujourd’hui sous le nom de CAVIMAC
Depuis 35 ans le culte catholique gère en réalité cette Caisse particulière de la Sécurité sociale, et lui impose ses choix. Or que s’est-il passé ? Les diocèses et congrégations y ont refusé jusqu’au début des années 2000, les membres de toutes ces communautés dites nouvelles sous prétexte qu’elles n’étaient pas des « congrégations ». Dans le même temps les diocèses et congrégations ont rechigné à payer les cotisations permettant une retraite de base égale au minimum vieillesse telle que pourtant ils s’y étaient engagés en 1977 devant les Parlementaires. De même qu’ils ont refusé jusqu’en 2006 de cotiser pour leurs membres à une retraite complémentaire, et que la CORREF continue de refuser aujourd’hui encore pour ses membres ces mêmes cotisations.
Ces anomalies sont dénoncées par une association (APRC) depuis 1978… Et à cette association la CEF et la CORREF répondent régulièrement par la « pastorale » citée en exergue… Un livre de Golias Jean Dousssal « Eglise de France qu’as-tu fait de la Caisse des cultes » Juillet 2009, rend compte de toute cette histoire de la Sécurité sociale telle que pratiquée par les évêques et les supérieurs religieux depuis 1945.
A bien des égards, ce que nous disons aujourd’hui pour les LEME rejoint la problématique de toutes celles et de tous ceux qui restés ou partis sont ou ont été « ministres du culte ou membres de collectivités religieuses ». Quel « régime social des cultes » est appliqué à ce temps religieux qu’ils vivent ou ont vécu : en tant qu’employeurs, que font les diocèses et les collectivités religieuses pour appliquer les règles de la Sécurité sociale valable pour tous les citoyens ?
Il convient de le dire le problème n’est pas seulement celui d’un culte, mais de tous les cultes, car, même si c’est à une échelle moindre, de telles dérives y prospèrent également. Bien souvent d’ailleurs parce que la loi du 2 janvier 1978, obligeant tous les courants spirituels, cultuels reconnus ou classés comme "sectes", est mal appliquée... le plus souvent grâce à la bienveillance des autorités civiles, dont bénéficient les cultes "reconnus" et que l’on préfère ménager… au détriment des « victimes » que l’on préfère penser « isolées ».

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J’aimerais apporter ici un complément de réflexion qui me paraît important. Il est des dérives sectaires dans certaines communautés, voire des sectes, qui portent une insupportable atteinte à la liberté, voire à l’intégrité de la Personne, par un enseignement ou des pratiques qui sont étrangers à l’esprit du Christ. Il est également des communautés, peut-être abusivement et péjorativement qualifiées de sectes - et cette qualification m’importe peu - qui peuvent être puissantes et qui véhiculent des idées, voire des idéologies fondamentalistes, intégristes et anti-sociales dangereuses. Elles mènent une véritable offensive dans l’Eglise et ce jusqu’au Vatican, pour l’asservir à leur combat. Deux exemples : Tradition Famille et Propriété (tout un programme, Jésus est certainement venu pour prêcher la propriété privée, quelle ineptie !) et bien entendu l’Opus Dei, puissante organisation opposée à toute tentative de théologie de la Libération dans le monde, à toute politique socialiste tout court.

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Il y a une question encore plus radicale concernant les associations de fidèles : elles sont prévues par le Code de Droit Canonique pour l’apostolat et pas pour une communauté de vie commune ! D’où l’absence totale de canon pour légiférer sur les questions de vie commune, et du coup personne dans l’Eglise n’a vraiment prise sur ces communautés, puisqu’elles font les lois qu’elles veulent pour leur vie commune.
La question de fond est donc celle-ci : les évêques ne sont-ils pas responsables des dérives en acceptant des communautés qui se fabriquent leur droit et ne rentrent pas dans ce qui est prévu par le Code de Droit Canonique ?

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Qui a parlé de malaise dans l’Eglise ? 10 avril 2014 19:34, par Nathalie

Vous avez aimé les pseudo-bonnets rouges 2013, vous allez leur préférer les calottes bleues 2014.
(les véritables Bonnets Rouges portaient également des bonnets bleus et la pourpre cardinalice existant déjà…)
Le département, doté d’un évêque qui a fait ses classes au sein de la Communauté Saint-Martin, ce qui passe un peu au dessus de la tête des deux journalistes, connaissait une forme de grogne sourde depuis quelques temps déjà et les associations caritatives cathos voyaient poindre à leur tête au minimum des cadres tradis sinon intégristes.
Hier, le Télégramme nous révélait une démission étonnante (enfin… si on veut) et ce n’est qu’aujourd’hui qu’Ouest-France évoque vaguement le sujet. Je vous livre l’article du Télégramme in extenso ci-dessous.
Dernière précision, l’archidiocèse avait déjà envoyé un émissaire sur zone donc connaissait parfaitement la situation.

MALAISE DANS LE DIOCESE

À l’approche de Pâques, le diocèse de Quimper et Léon fait l’objet d’un malaise inédit. En cause : les relations entre l’évêque Jean-Marie Le Vert et son clergé.
Pour les chrétiens, Pâques n’est pas seulement un grand moment de l’affirmation de sa foi. C’est aussi un événement festif pour les communautés chrétiennes qui doivent le préparer dans la sérénité et la convivialité. Ce n’est pas tout à fait le cas, cette année, dans le diocèse de Quimper et Léon qui couvre le département du Finistère. Alors que Pâques se profile, de graves difficultés de relations entre l’évêque, Mgr Jean-Marie Le Vert, et son clergé, créent un véritable malaise dans l’ensemble du diocèse, peu habitué à de telles frictions. Elles trouvent leur origine dans des divergences profondes sur la gouvernance du diocèse, à en croire les échos de plus en plus sonores qui remontent des sphères de l’évêché. Ces dissensions ont pris, au cours des dernières semaines, des proportions dépassant largement le stade des désaccords qui peuvent parfois se produire, au sein de l’Église, sur des préoccupations autres que doctrinales.

Démission d’un vicaire général

La démission d’un des deux vicaires généraux a, semble-t-il, été acceptée par l’évêque. Elle atteste que le climat de confiance a disparu, au point d’inquiéter non seulement le clergé mais aussi nombre de fidèles. La discrétion étant de mise en de telles circonstances, il est bien sûr délicat d’établir l’origine de ce malaise. Mgr Jean-Marie Le Vert, 55 ans, évêque de Quimper depuis fin 2007, a un parcours atypique puisqu’il a suivi la formation de l’École navale avant d’être officier de Marine nationale. Ce n’est pas le cursus le plus commun chez les évêques et il est possible que, de cette formation militaire, il ait hérité un mode de gouvernance peu en usage dans le clergé finistérien. Jugé plutôt conservateur, il a dû conjuguer avec un clergé finistérien traditionnellement plus progressiste, héritage de sa forte implication dans les mouvements agricoles et ouvriers qui ont hautement participé au développement économique et culturel de la pointe bretonne.

Situation de blocage

Même s’il n’est pas d’usage de lancer des pétitions chez les catholiques et encore moins de polémiquer sur la place publique, des voix commencent à s’élever pour souhaiter qu’une solution soit rapidement trouvée. « On ne peut pas rester dans une telle situation de blocage », affirment certains membres de la communauté chrétienne quand d’autres relativisent ces divergences en estimant qu’elles ne méritent pas l’émotion qu’elles suscitent. Le malaise est en tout cas patent, au point que les autorités supérieures ont été informées, jusqu’au nonce, représentant du Pape à Paris, qui en a lui-même référé à Rome. Sachant qu’un évêque n’est pas comme un préfet que l’on peut muter au gré des circonstances, la solution paraît aussi peu évidente qu’une prochaine unanimité autour de la démarche de l’évêque. Et l’atmosphère est donc lourde à l’approche de la fête de Pâques. L’archevêché de Rennes, que nous avons sollicité, n’a pas souhaité s’exprimer sur ces dissensions internes.

Article de Thierry Charpentier et René Peres
Le Télégramme du mercredi 9 avril 2014

http://www.letelegramme.fr/bretagne/finistere-malaise-dans-le-diocese-09-04-2014-10114971.php

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C’est plus que de l’enfumage. Un prêtre des Béatitudes a des responsabilités à l’officialité de Toulouse. Petits moutons tondus par les bergers de cette communauté, ferez-vous confiance à la pastorale des sectes : irez vous vous présenter à l’officialité de Toulouse pour demander vos cotisations de retraite non payées ?

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Hilarant ! Et lamentable. Qui n’est pas au courant et depuis longtemps des dérives sectaires dans ces communautés ? Les officialités et les évêques concernés le savent mieux que personnes puisque les victimes s’y sont adressées. Braves bêtes, elles y ont reçu un saint coup de pied et de belles bénédictions. Leurs méthodes ont fait école : le coup de pied fut salutaire et instructif : depuis ce ne sont pas toujours les mêmes qui activent leurs sabots.

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La pastorale des sectes est en pleine inflation pour enfumer les victimes et les pouvoirs publics. Travail ardu s’il en est ! Pour ne pas dire impossible tout simplement parce que les enfants du Bon Dieu ne sont pas des idiots. Ils ont reçu une autre formation que celle de l’ennéagramme, du psycho-spirituel et ont eu d’autres Maîtres que Mgr Guéneley ou Dubois. Bref, ils ont gardé raison et foi. Cette nouvelle " manoeuvre " de l’épiscopat est très intéressante à observer. Elle tente de finaliser ce qui au cours des années, depuis que les victimes s’adressent à l’épiscopat n’a jamais pu aboutir : se débarrasser des légitimes plaignants. Il semble au fil du temps que la raison majeure en soit l’argent. L’argent qu’ont engrangé ces communautés par ce qui ressemble à un système esclavagiste puisque les communautaires n’ont pas eu de droits sociaux et de cotisations de retraites. Alors qu’ils assuraient tout le travail matériel des sessions, retraites et autres qui rapportaient de l’argent à flots. Sans oublier la vague du renouveau qui en amenant des adeptes , amène aussi leur portefeuille. Sans parler des généreux donateurs et mécènes qui financent ces communautés. Un petit exemple, voir les mécènes de la Famille de St Joseph, de Verline. C’est un aperçu de l’enjeu plus important que la justice due aux personnes. Si tel est bien le cas, l’Eglise sombrera avec le coffre-fort

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L’enfumage existait déjà avec le SAM. Les victimes y ont été regroupées. A l’usage, c’était pour noyer le poisson. Depuis, les victimes ont mis au grand jour toutes les turpitudes de ces groupes sectaires qu’à l’évidence l’Eglise protège malgré les scandales médiatiques irréversibles. Le seul souci pour l’épiscopat semble être de recrépir la façade pour camoufler les fissures et faire croire aux pouvoirs publics que l’Eglise règle ses dérives sectaires. Face à la réalité accablante de ces dérives, à court terme, c’est pour l’Eglise, le choix le plus idiot qui soit. Elle ne trompe personne en renvoyant vers les officialités. La pastorale a tout simplement tiré les leçons de l’échec du SAM qui regroupait les victimes, un risque que l’épiscopat ne prendra plus. Maintenant, la pastorale des sectes via soeur Chantal Sorlin tente de disperser les victimes vers les officialités sachant qu’elles aboutiront au final chez l’évêque responsable des "gourous" mis en cause, qu’il couvre. Loïc Bernard, avocat de l’officialité de Lyon l’a bien compris et pose la seule question qui n’aura jamais de réponse "Vers qui se tourner ?" .
Cet enfumage est une tromperie qui prend maintenant une allure nationale. Le SAM n’a pas réussi à noyer les poissons, devenus plus gros et plus voyants, maintenant on met en place des filets où on compte les prendre. Pas pour les aider.
La CEF et la pastorale des sectes n’ont pas tiré les leçons de la Commission sur le psychologique et le spirituel qui a rendu un dossier accablant sur ces dérives. Leur refus d’aider les victimes à ce moment là n’a fait que les renforcer dans leurs actions. Au vu du de la situation actuelle. Ce que fait l’épiscopat en ce moment est irresponsable. Cela ne peut qu’aboutir à une situation explosive.

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La Pastorale des dérives sectaires, une subtile protection des communautés déviantes 10 avril 2014 15:48, par Louise d'une famille explosée par ces dérives

Très bon article de Golias qui met les pieds dans le plat de ce cinéma insupportable. Oui c’est un enfumage d’abord à l’intention des pouvoirs publics que nous avons bien informés avec documents et dossiers à l’appui. L’épiscopat veut leur faire croire qu’il a entendu les victimes et les familles et qu’il va régler les situations. Nous nous insurgeons en faux ! Rien n’est réglé, les familles sont détruites et d’autres familles arrivent avec les mêmes dégâts. A quoi on assiste ? Des déclarations d’intentions épiscopales, des réunions de parlote pour informer les officialités. Si depuis des années que ces instances reçoivent des victimes, elles n’ont toujours pas compris - ou voulu comprendre - que reste -t-il à en tirer ? Tout ça n’a aucun intérêt. Le plus important : les personnes et les familles en souffrance, c’est pour quand ? Les destructions humaines sont concrètes, les réponses doivent l’être aussi. Le reste c’est du vent. Et comme dit le dicton qui sème le vent récolte la tempête.

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Et il ne faut pas oublier la doctrine. Si les évêques étaient les garants de la foi, toutes ces histoires n’existeraient pas. Mais la foi est le dernier de leur souci. Chacun peut penser ce qu’il veut et faire ce qu’il veut si cela fait rentrer du monde dans l’Eglise et... de l’argent

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<< Le non respect du droit canonique est aussi quasi omniprésent >>
Exact, il s’agit des ’’Normes communes canons 298 à 311 et canon 312 à 316 pour les associations publiques de fidèles’’

Mgr Pontier et la Conf. des évêques sont au courant depuis début décembre 2013 :
<< L’ensemble des violations directes ou – indirectes par des associations soit disant cultuelles et par des complices soit disant thérapeutes ou ‘’coach’’ privés agissant de concert - et continues sans interruption depuis 14 ans par delà les différentes réformes montre que cette cté ne peut survivre que séparée de la communion avec l’Eglise en ne relâchant pas définitivement sans équivoque et sans manœuvres indirectes d’anciennes victimes comme mes enfants majeurs, provoquant ainsi du scandale et de la peur pour leurs enfants chez les fidèles qui sont obligés de se regrouper afin de faire la traque aux évêques complices et la chasse aux informations dans des manifestations diverses (de cette communauté ou autres) et de refuser à leurs enfants de suivre le catéchisme de l’Eglise catholique ou des manifestations de jeunes chrétiens (Normes communes canons 298 à 311 et canon 312 à 316 pour les associations publiques de fidèles ) >>

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Une suggestion pour sœur Chantal Sorlin : pourquoi ne pas organiser une formation pour les évêques à propos des associations de fidèles. Comme ils ignorent tout du droit canonique sur la question, cela serait une mesure efficace pour mettre un terme à un bon nombre de dérives. Et peut-être indiquer aux laïcs comment ils peuvent mettre leur évêque en cause dans leur officialité ? Jusqu’à présent l’expérience montre que ça ne marche pas.

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C’est curieux que sœur Chantal Sorlin ne disent que maintenant qu’elle est informée depuis longtemps... En bonne juriste, elle attendait probablement que les dossiers soient prescrits ?

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Autre enseignement, l’Eglise s’exonère totalement de la loi commune en France. Le droit canon n’a absolument pas à régenter quoi que ce soit dans ce pays ni à être pris le moins du monde en considération dans cette histoire. En France, en matière de sectes, ce sont les droits pénal et civil qui s’appliquent. Un point c’est tout. L’Eglise ne l’a pas encore compris, eh bien il faut le lui faire bien comprendre. Sinon autant reconnaître aussi la validité de sa position quant à la pédophilie et que sais-je encore. Il y a là un coup d’arrêt ferme à donner, à l’illusion d’une immunité ecclésiastique.
Quant aux plaintes déposées, non seulement il faut leur donner un maximum de publicité, mais encore les assortir d’une plainte contre les évêques concernés pour complicité. Et sutout... surtout il faut taper au portefeuille. Car en fait, l’argent de ces sectes arrose généreusement les complices et justifie leur silence. Il serait intéressant de connaître le prix d’un évêque ou d’un cardinal. L’IOR nous donnant déjà une vague idée du prix d’un pape.
Donc, si on veut des résultats, il faut y mettre les moyens et arrêter la méthode douce qui a prouvé sa totale faillite face à des gens qui n’ont aucun scrupule et ne savent que louvoyer pour ne jamais avoir la moindre responsabilité à assumer. Les textes pondus par les autorités ecclésiastiques (on l’a vu concernant l’antisémitisme lors de Vatican II : alors que la première version était claire et nette c’est un salmigondis ondulatoire qui est aujourd’hui offert à la lecture) sont généralement d’une putasserie assez remarquable ; sans doute sont ils censés satisfaire tout le monde, mais ils ne satisfont que l’esprit veule de leurs auteurs dont est criante l’incapacité à assumer la responsabilité et la culpabilité.

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Un enseignement de tout cela : pour vivre heureux (au moins essayer) il faut vivre loin de cette église en particulier et des religions en général. Retrouvons l’esprit de Noé chef de famille qui de quelques pierres et herbes sèches fit une offrande qui plut à Dieu.

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