Parution : 24 avril 2014
Canonisations de Jean Paul II et Jean XXIII : le pape du Concile Vatican II en curieuse compagnie

Selon le pape François, Jean XXIII a ouvert le concile Vatican II et Jean-Paul II l’a appliqué… C’est pour cette raison qu’il les canonise ensemble. Une question surgit : pourquoi faire de nouveaux saints… et durant l’Octave de Pâque ? Certes, c’est Jean-Paul II qui a institué cette fête de la Divine miséricorde et hommage lui sera donc rendu ce jour-là. Mais la vie de la première communauté chrétienne, dont nous faisons mémoire après la Résurrection, insistait plus sur le partage. Pas de faste mais de la fraternité ! François aurait-il cédé à la vox populi qui voulait que Jean-Paul II fût déclaré « santo subito » ?

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Au-delà (ou en-deçà) de l’interrogation sur la signification théologique et ecclésiologique de telles manifestations, c’est le lien entre les deux pontifes qui nous paraît le plus gênant ! Non, nous ne pensons pas que Jean Paul II ait poursuivi dans la ligne ouverte par Jean XXIII et le Concile ! De plus, sur des sujets qui sont d’une actualité toujours brûlante, comme la pédophilie, la gestion des finances ou la place des femmes, le pape polonais s’est montré aussi imprudent qu’intransigeant. C’est ce que souligne le bénédictin Giovanni Franzoni (lire ci-dessous). Il est vrai aussi que Jean XXIII était en curieuse compagnie lors de sa béatification avec… Pie IX ! Le pape du Concile servirait-il de caution pour apaiser l’aile progressiste d’une Église de plus en plus conservatrice qui canonise des papes anti-modernes ? Pourtant, nous ne voulons pas oublier les dégâts causés par Pie IX et Jean Paul II qui, c’est le moins que l’on puisse dire, n’ont rien fait pour réconcilier l’Église catholique et le monde moderne. Les deux ont agi avec autoritarisme pour éliminer toute contestation. La fameuse clôture du débat au sujet de l’ordination des femmes est paradigmatique de l’ensemble des deux pontificats, à l’opposé de celui de Jean XXIII qui invitait à lire, dans les nouveautés mondaines, des signes des temps, des invitations de Dieu pour une joyeuse conversion. Certes, Jean Paul II fut un grand homme et il ne s’agit pas de le nier. Mais pourquoi en faire un saint et donc un exemple ? Pour éviter de s’interroger sur les limites de son action et de sa pensée ? Dans une société et une Église de plus en plus clivées qui peinent à dialoguer sereinement, il eût sans doute été préférable d’ouvrir une vraie discussion comme celle que proposait Paul VI dans Ecclesiam Suam… Paul VI, le grand oublié ? Pour l’heure, avouons que la ligne de François n’est pas très claire. Ce qui est sûr, c’est que le changement, ce n’est pas pour maintenant ! Bonne suite de Pâque quand
même… [téléchargez l’ensemble de notre dossier dans Golias Hebdo de cette semaine n°333]

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La course à l’auréole continue 8 mai 2014 12:29, par Nathalie

Alors que Le Canard Enchaîné avait signalé, dans son numéro du 29 avril 2014, l’injustice inexplicable qui frappait de plein fouet le pauvre Paul VI, le type qui avait mis fin à la pompe vaticane (enfin… c’est en tout cas ce qui était écrit dans sa nécro…), il a été entendu du Vatican apparemment…

Ainsi, Le Monde en ligne pouvait-il annoncer le 6 mai 2014 :

« Le pape Paul VI, à la tête de l’Eglise catholique de 1963 à 1978, dans la période difficile de l’après-concile Vatican II, sera béatifié à la fin du synode des évêques en octobre, a annoncé mardi 6 mai une source proche du dossier.
« Le Vatican n’a pour l’instant pas officiellement confirmé cette information, toutefois jugée probable depuis quelques semaines, le pape François citant souvent son prédécesseur italien comme l’une de ses références.
« Selon l’agence de presse italienne Agenzia Nazionale Stampa Associata (ANSA), la guérison inexpliquée d’un fœtus, attribuée à l’intercession du pape Paul VI, a été confirmée par la Congrégation pour la cause des saints comme un miracle permettant sa béatification. »

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/05/06/le-pape-paul-vi-devrait-etre-beatifie-en-octobre_4412446_3224.html

Il es temps d’arrêter toute recherche médicale bien trop coûteuse et de se contenter d’allumer des cierges finalement.

Et comme il y a du réservoir de pape non canonisé, nul doute que la course va pouvoir continuer… aux frais des Romains bien évidemment. Quand le déficit sera trop grand, la troïka y pourvoira...

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Rien que pour le fun, parce que de temps à autres j’essaie d’amortir ma calculette, je me suis amusée à une petite évaluation concrète du coût de ces deux canonisations. Sachant qu’une seule aurait coûté le même prix au demeurant.
Parce qu’il faut être juste aussi, il serait indélicat de ma part de ne pas signaler ce geste de charité extrêmement discret du pape, relayé par Radio Vatican, quasi en loucedé, et quelques medias confidentiels comme Le Monde et 20 minutes, par exemple, consistant à faire donner quelques billets de 50 € à des SDF autour de la gare centrale de Termini (donc à l’abri des regards) et à une trentaine de femmes hébergées au Vatican par les sœurs de mère Teresa (ce qui ne rassure pas plus que cela quant au devenir des dons).

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/04/20/lors-de-la-veillee-pascale-le-pape-francois-appelle-a-porter-la-foi-jusqu-aux-confins-de-la-terre_4404395_3224.html

http://www.20min.ch/ro/news/dossier/benoitxvi/story/Le-pape-exhorte-a-porter-la-foi--a-tous--12753858

Si l’on part sur la base de 5 000,00 € distribués de la poche de l’Etat du Vatican par le pape, pour donner une leçon à ces radasses de Romains très certainement, le 19 avril, et des 5 millions d’euros réclamés à Rome pour le 27 avril, ça nous fait du 100 000% d’intérêts sur une avance que personne ne lui a demandé de faire, visiblement au nom de Rome si l’on en juge par l’exigence qui en a suivi. Ce n’est plus de l’usure, c’est encore pire. Si les dépenses se montent, comme d’autres sources le disent, à 7,6 millions d’euros, le taux usuraire atteint les 152 000%. Une paille.
Mais foin de la poilade. Concrètement, ça représente quoi.
Difficile de trouver des sites qui vous donnent le coût de la vie exact dans les autres pays européens, mais un site étudiant permet de trouver les chiffres suivant.
Il faut compter pour un logement entre 350 & 500 € de loyer mensuel dans le secteur privé.
Le lait est à 1,30 € le litre, le pain à 3,80 € le kilo et les pâtes en moyenne à 1,00 € le kilo. Ajoutons l’eau en bouteille à une moyenne de 0,80 € le litre.

Rapide calcul :
- deux litres d’eau par jour : 1,60 €
- demi-litre de lait : 0,65 €
- kilo de pâtes : 1,00 €
- 200 g. de pain : 0,80 €
- Un logement à 350 € par mois revient à environ 12 € par jour à quoi on peut ajouter les autres frais ce qui nous amène à 15,00 € pour arrondir
- Total du tout 19,05 € par jour. Mettons 20,00 € pour arrondir et donner un peu de beurre au menu frugal ainsi décrit.
- Ces seuls éléments représentent 7 300,00 € par an pour une personne (on pourrait en mettre deux dans un studio…).

- Ce qui fait qu’en réclamant 5 millions d’euros à la ville de Rome pour une canonisation qui n’a strictement aucun intérêt dans l’absolu, le pape a claqué en quelques heures, l’équivalent d’un an de logement et de ces produits pour 685 personnes.
- Et si les chiffres supérieurs qui sont avancés sont plus proches de la réalité, à savoir 7,6 millions de dépense, c’est donc une magistrale baffe que l’apôtre des miséreux a balancée à la joue de plus de mille personnes (1 041 exactement) qui auraient ainsi pu vivre mieux pendant une année complète.

- On peut aussi considérer, sur la base d’un simple loyer de 350 euros, que cela représente 1 190 loyers pour un an, sur la base de cinq millions de dépense, ou 1 809 loyers pour un an, sur la base de 7,6 millions de dépense. Soit un toit pour 2 380 à 3 618 personnes pour un an

Alors, on pourra m’objecter que la ville de Rome n’aurait certainement pas ainsi utilisé ces 5 ou 7,6 millions d’euros. A quoi je rappelle que l’argent public ainsi dilapidé (et l’on sait combien aujourd’hui on dénonce les dépenses publiques) sort bien de la poche de quelqu’un et quand les impôts locaux augmentent de 0,8 % (cf. post plus bas), ce sont les plus pauvres de ceux qui sont soumis à ce prélèvement qui risquent de basculer à la rue.

Au-delà de cette évidence, il est encore plus évident que pour le seul culte d’elle-même et de deux morts qui n’ont plus besoin de rien et ont soit disant été inhumés en posture modeste et de dénuement, l’église romaine ne ressent strictement aucune gêne à claquer en quelques heures, une somme qui non seulement ne lui appartient pas, mais encore aurait permis à environ mille personnes d’avoir un toit sur la tête et les aliments de base. Le prix du pain ou des bleds étant celui qui permet, en général, de mesurer l’évolution du coût de la vie dans les pays européens à travers les siècles.

Il a encore des leçons à donner à quelqu’un, le gars Fañch ?

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Je ne comprends pas toutes ces polémiques. Ces 2 personnes sont certainement au Paradis, sinon pour être sans péché, sûrement pour s’en être confessé.

Mais sur le pourquoi de cette canonisation (celle de JPII, celle de JXXIII ne posant pas de problème a priori), je m’étonne que personne n’ait compris : c’est pour en être débarrassé.

Les jeanpauldeuxlâtres ne cessaient de crier "santo subito" de même qu’ils demandaient à MmeTaubira de retourner dans son arbre, de lui dire que "sa loi, on n’en veut pas", et de lui offrir des bananes.

En fin politique, bon disciple d’Ignace, il a vite compris : je vais leur donner ça, ça va faire 2 jours de fiesta à Rome (à regarder sur grand écran place Farnèse, le must), et je serais débarrassé du problème.

Il peut maintenant passer aux choses sérieuses.

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GOLIAS, pourriez-vous un jour vous arrêter de râler sur tout... Si vous êtes mal dans votre peau il faut vous faire soigner. Que vous le vouliez ou non, l’Eglise avance... quant à vous comme vous refusez de voir la réalité en face vous restez immobile et sans saveur, donc acariâtre ! Mes pauvres !

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LE PAPE SAOULE PAR LA FOULE

Après Jean XXIII et Jean-Paul II, le pape François est bien parti pour être canonisé à son tour : il a déjà un miracle à son actif ! Le Vatican a en effet annoncé que le pontife avait réuni "500 000 personnes sur la place Saint-Pierre" pour la cérémonie de dimanche, et même 800 000 personnes en comptant les pélerins massés dans les rues avoisinantes ("Le Croix", 28/4).
Comme ladite place fait grosso modo 50 000 m² (60 000 en comptant la Via della Conciliazione, qui la prolonge), le Saint-Siège aurait donc réussi à faire tenir 8 à 10 personnes au mètre carré. Et ce, sans garder le moindre espace libre de sécurité.
Question miracle, un certain Jésus peut toujours aller se rhabiller avec son histoire de multiplication des pains...
Autre miracle : pour canoniser Jean-Paul II, l’actuel saint-père a réussi à faire passer à la trappe le pieux silence observé, durant de longues années, par le défunt pape sur les agissements du père Maciel. Ce fondateur des Légionnaires du Christ, décédé en 2008, était tout à la fois pédophile, héroïnomane, escroc et père de famille nombreuse.
Il n’y a eu "aucune implication personnelle" de Karol Wojtyla dans l’affaire, a pontifié le service de presse du Vatican ("La Croix", 23/4).
Il n’aurait plus manqué que cela.

Le Canard enchaîné, mardi 29 avril 2014, en une

La Vérité, rien que la Vérité, toujours la Vérité... avec un grand vé, citée par la voix de son maître.

A lire également : coût d’entretien de la voirie : ça flambe
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/04/24/01016-20140424ARTFIG00177-canonisation-de-jean-paul-ii-et-jean-xxiii-rome-attend-plus-d-un-million-de-pelerins.php

Le pélerin moyen n’est plus ce qu’il était : il prend mais ne donne pas
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20140424.OBS5147/italie-canonisation-de-jean-paul-ii-le-ras-le-bol-des-romains.html

Et http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/04/26/rome-eternelle-endettee_4407788_3234.html

Facile de vivre sur le dos des gens en distribuant des leçons à tout le monde. Certains organismes vivent au dépend d’autres organismes...

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Les canonisations et beatifications sont liées à la reconnaissance de miracles. En admettant que les guerisons invoquees soient miraculeuses, comment les attribuer à l intercession de JpII ? On peut supposer que les malades et leurs proches ont priés Dieu directement, et probablenent Marie et d autes saints. Quelqu un peut il m eclairer ?

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Je garde de L’un , l’image de la fenêtre ouverte pour faire rentrer l’Esprit Saint !
je garde de L’autre , le doigt menaçant , visant Miguel d’Escoto Brockmann, Prêtre,théologien de la libération. Membre du Front sandiniste de libération nationale, et ministre !

Pour mieux faire passer "la pilule des deux fers au chaud ", ils sont béatifiés "ensemble" ...Croit-on pour autant tromper le peuple de Dieu avec cet amalgame ?

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Je ne puis résister à mettre sur le forum l’éditorial de la Rédactrice en chef du journal LA CROIX, elle vaut " son pesant de grattons " comme il se dit à Lyon

" Il y a les grincheux. Ceux qui ne comprennent pas que l’on veuille canoniser des papes, en l’occurrence, Jean XXIII et Jean-Paul II, ce week-end.
Ceux-là font remarquer que, s’il est vrai que l’on a besoin de saints comme modèle de vie, il est toutefois bien difficile d’imiter la vie d’un pape, lorsque l’on est simple « catholique de base ».
Approbation d’une politique ecclésiale
Et que ces canonisations, s’agissant de personnes qui ont dirigé l’Eglise à son plus haut niveau, sont plus une approbation d’une politique ecclésiale que la reconnaissance d’une vie de sanctification. Que cette tendance, aussi, depuis cinquante ans, à vouloir canoniser tous les papes est suspecte : il est vrai qu’on comprend mal pourquoi ce pauvre Pie XI, qui n’a pas démérité, est le seul qui ne fait l’objet d’aucune procédure ! Enfin, que prétendre avoir étudié toute la vie d’un dirigeant comme le pape alors que l’ensemble des archives de son gouvernement ne sont encore ni ouvertes, ni même classées n’est guère sérieux…
Les considérations politiques n’ont jamais manqué
Bref, ces grincheux ont raison sur les arguments. Mais ils ont tort sur le fond. Après tout, la sainteté n’est pas une science exacte, mais œuvre en partie humaine. Les considérations politiques n’ont jamais manqué dans les choix des personnalités élevées sur les autels. Ainsi, pourquoi avoir attendu 1920 pour canoniser Jeanne d’Arc, morte tout de même en 1431, si ce n’est, de la part du pouvoir romain de l’époque, par volonté de se réconcilier avec la France républicaine ? Ou encore, à quoi attribuer que, entre le XIIe et le XIXe siècle inclus, on ne trouve que 31 femmes pour 328 hommes saints ! On ne me dira pas que cela ne reflète pas plus un conditionnement culturel, qu’une présupposée incapacité des femmes d’accéder à la sainteté !
signe étonnant de vitalité
Mieux vaut donc oublier les grincheux. Et plutôt se réjouir de ce que, en ce XXe siècle qui vient de s’achever, cette Eglise qui fut si chahutée et contestée soit parvenue, à chaque conclave, à élire en son sein une personnalité de valeur, et donner au monde, avec Jean XXIII, comme Jean-Paul II, un signe étonnant de vitalité. Au demeurant, on rappellera aux grincheux que, selon le concile de Trente, le culte des saints n’est pas obligatoire. Il est simplement interdit de le mépriser. Et qu’en revanche ils peuvent, comme tous les catholiques, prier pour que les conclaves continuent, en ce XXIe siècle naissant, à nous surprendre…
Isabelle de Gaulmyn. "

Me voir classer parmi les grincheux, je trouve cette classification fort déplaisante... A se demander si la journaliste en question est bien dans son rôle de journaliste, si elle ne se laisse emporter par son idolâtrie du pape quel qu’il soit, en clair sa papolâtrie... Ce faisant elle se fait la journaliste de la "Pravda " de Conférence des Évêques de France, et la correspondante française de l’Observatore Romano. Si vraiment elle était journaliste, je lui demanderais d’être vraiment dans l’investigation, ce qui lui permettrait d’être plus objective, et sans doute plus humaine, à défaut d’être charitable, avec ceux et celles qui ne partagent pas son " enthousiasme. "

De fait dans les réactions mises en ligne sur le site de la Croix à la suite de l’article, des voix, qui ne manquent pas d’intelligence et de réflexion, s’élèvent pour reprendre vertement la journaliste.

Mais que peut-on attendre de mieux de La Croix ?

Clément, qui refuse d’être catalogué parmi les grincheux, bien que râlant souvent après cette institution ecclésiale.

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Plus politique que religieux 27 avril 2014 11:45, par Baudouin Petit

Béatifier, canoniser des dignitaires de l’Eglise, surtout controversés, comme Jean Paul II, ou avant lui, Escriva de Balaguer, le fondateur de l’Opus Dei, est une démarche plus politique que religieuse. Il s’agit moins de célébrer une vraie "sainteté" ou de souligner une fidélité exceptionnelle à l’Evangile que d’intimer silence aux sceptiques, critiques et dissidents et les faire rentrer dans le rang. Au fond, ces cérémonies, et le culte des saints qu’elles entendent légitimer, apparaissent comme une formidable manipulation, héritière historique christianisée de la déification des empereurs romains.

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Canonisations de Jean Paul II et Jean XXIII 26 avril 2014 15:26, par Mangerel

Les papes ont beau canoniser à tour de bras, cela ne donne pas aux lauréats plus de sainteté qu’ils en ont réellement ni de pouvoir spirituel et ne fait que les désigner au public qui en fait ce qu’il veut ; car nos prières vont toutes au même endroit, quelque soit la religion que nous suivons.
Un Gandhi qui fut une "sainte personne" et qui réalisa le miracle de bouter l’anglois hors de son pays pourrait-il être canonisé par l’Église ?
Combien de saints ou saintes anonymes vivent sans faire de bruit au fond de leur cuisine,ou dans leur travail quotidien ?
A quand un monument et des prières au saint inconnu ?

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il a eu le regard perçant de l’aigle face à l’idéologie et au système staliniens et il leur a porté un coup de maître dont ils ne se sont plus relevés. Je me souviens de la chute du Mur, grand moment s’il en est !
Si la chute du mur fut en effet un grand moment, ce moment doit beaucoup plus à la puissante économie américaine, à la course aux étoiles et à l’armement imposée par les US et l’ouest qu’à l’intervention du pape. Et bien sûr au délabrement intérieur de l’URSS.
Comme, vu mon âge, j’y ai aussi un peu contribué... je vais demander la canonisation ;-)
Les millions de morts du sida par la grâce et la suprême sottise de JéPéTo doivent se retourner dans leur tombe.

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Oui, avions-nous besoin de ces nouveaux saints et était-ce l’urgence ? JP II a mis sur les autels plus de saints que durant les vingt siècles de toute l’Eglise. Il faut dire qu’il n’était pas regardant pour ex. Maciel, ou son coffre-fort allez savoir, a failli être prié dans les chaumières de braves gens... Quelle mystification ! Ce qui entache sérieusement ces canonisations. Cela fait partie du phénomène JP II, tout comme la déferlante du renouveau charismatique dont il a ouvert bien grandes toutes les écluses à des gourous du Nouvel Âge, qui prônaient avec lui la civilisation de l’amour. Peace and love. Sauf que beaucoup de familles sont aujourd’hui dévastées pour en avoir subi les effets concrets. Une religiosité qui a pu s’épanouir de la sorte en idéologie. Une hérésie qui est la pire qu’ait connue l’Eglise puisque celle-ci, non seulement dévoie la doctrine mais en plus tue l’amour dans le coeur d’un être : la nouvelle civilisation de l’amour... C’est ce qu’on subi nos enfants.
A la mort de JP II, sancto subito ressemblait à une hystérie collective, loin de la prière et du recueillement d’un tel moment. Mais ces phénomènes émotionnels de foules ne sont-ils pas la manifestation d’une idôlatrie bien entretenue ? Il semble que François Ier, grand séducteur devant l’Eternel, use aussi de ce registre. Un jeu dangereux et trompeur. Vers qui draine-t-on les foules vers un homme, le Pape, ou vers le Christ Sauveur ? Et que fait-on de nos frères lorsqu’on laisse les victimes de cette mouvance, piétinées au bord de la route ? La miséricorde de JP II semble être le marécage de la charité mais à grand renfort aveuglant de bruit et d’alleluia !

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Tout à fait. Jean Paul II a été un pape politique qui a eu le mérite de contribuer à l’effondrement des dictatures communistes. Mais on dit aujourd’hui que préoccupé par la réputation de l’Eglise, il a évité de s’attaquer comme il eût fallu au problème de la pédophilie du clergé, sacrifiant de la sorte la justice et la protection des enfants à l’image d’une institution, image qu’il a contribué à préserver, à enjoliver, mais aussi à falsifier. Et ce manque de courage contraste cruellement avec celui qu’ont montré ses successeurs. Ce qui rend cette canonisation encore plus incompréhensible, voire scandaleuse. Comme quoi la prudence proverbiale de l’Eglise en cette matière, déjà mise à mal par la béatification du fondateur de l’Opus Dei, Escriva de Balaguer, s’avère de plus en plus légendaire.

Voir en ligne : http://www.pediamed.be

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Vous voudriez voir Paul VI canonisé ? Le pape de l’encyclique Humanae Vitae ?

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Le Christ n’a canonisé ni excommunié aucun être humain. Il a déclaré des manières de faire bonnes ou mauvaise... Bienheureux .. malheureux êtes-vous....
La canonisation de Jean Paul II est essentiellement politique.
Jean Paul II dans son agir fut catastrophique :
Canoniser Pie IX qui a fait la guerre pendant 20 ans aux Piémontais et l’ayant perdu, s’est enfermé au Vatican pour finalement proclamer : « Je suis infaillible » !!!
Couvrir les actes de pédophilie dans l’église,établir l’omerta vaticane et muter les pédophiles d’un lieu à un autre.
Fermer les yeux sur l’agir de la banque du Vatican « Institut des Œuvres de religions » et laisser les mafiosi agir à leur gré...
Condamner les communautés de bases en Amérique du sud et partout dans l’Église par peur du communisme....!

Voir en ligne : http://religions.free.fr

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Les mots et des silences qui tuent 25 avril 2014 09:39, par pierre mabire

Christian Terras,
Quels que soient les papes, et Vatican II ou pas, l’éthique de certains très hauts prélats reste une grande interrogation. C’est le cas pour Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes (Italie) qui se déclare non concerné par l’obligation de dénoncer aux autorités civiles et judiciaire de son pays les actes de violences sexuelles (agressions, viols) et les crimes de pédophilie commis par les prêtres et les religieux de son diocèse, et plus généralement, les prêtres et religieux italiens.
Il s’appuie sur la directive du Vatican de 2010 qui oblige les évêques à signaler aux autorités toute information sur de possibles cas de sévices, ...mais seulement dans les pays où ils sont tenus de le faire en vertu du droit national.
Comme le droit italien ne fait pas obligation aux évêques et à l’Eglise catholique de donner à la Justice du pays les noms de ces prêtres et religieux délinquants sexuels, il ne se sent donc pas tenu de le faire et déclarait encore dernièrement : "Dénoncer les abus sexuels serait un grand manque de respect à la vie privée".
Ses paroles font aujourd’hui le buzz et le scandale autour de la planète. Les associations engagées dans le combat contre les atteintes, abus, viols, actes de pédophilies commis par des gens d’Eglise se déclarent outrées.
Le pape François, prompt à parler de la pauvreté dans le monde, est resté silencieux à la suite des propos de cet archevêque sulfureux. On ne peut plus parler de "contradiction" ou encore de "duplicité", mais de déliquescence morale de la part d’hommes qui prêchent aux autres la vertu.
Lire également ici : http://www.rtl.be/info/monde/europe/1079888/pedophilie-un-cardinal-defend-une-directive-controversee-du-vatican

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Effectivement, nous devons nous armer de patience... et d’Amour ! Il n’y a pas de saint parfait et il y a des saints qui ne seront jamais canonisés, parce qu’ils restent dans l’ombre ou qu’ils n’appartiennent pas à l’Eglise (Cf Sophie Scholl, par exemple). Si, poursuivi par le démon du communisme, Jean-Paul II a eu de fâcheuses oeillères en Amérique latine, il a eu le regard perçant de l’aigle face à l’idéologie et au système staliniens et il leur a porté un coup de maître dont ils ne se sont plus relevés. Je me souviens de la chute du Mur, grand moment s’il en est ! Je crois bien qu’alors la main de Jean-Paul II a été incontestablement guidée par le Christ Jésus et bien entendu par Marie. Demeurons dans l’Espérance de Pâques. La Lumière transfiguratrice de la Résurrection luit toujours, même dans les ténèbres les plus épaisses. Le monde l’attend, son temps viendra et il est déjà là... dans le coeur des saints !

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