Parution : 24 avril 2014
Remise en cause du Smic : l’Elysée encerclé
Par Golias

Le chômage ne serait pas provoqué par l’absence de débouchés des entreprises, liée à la diminution du pouvoir d’achat des salariés. Pourtant, de nombreuses études de la Confédération européenne des syndicats ou de l’Organisation internationale du travail (composée aussi de représentants du patronat) le documente. Non, pour le Medef et des conseillers de François Hollande le coupable n’est autre que le Smic. « Golias Hebdo » livre des éléments pour contrer cette escroquerie.

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C’est le contre-témoignage parfait. Il faut un chrétien, souvent invité d’honneur des Semaines sociales de France, et un socialiste comme Pascal Lamy pour étrangler le salaire minimum. Il faut l’écouter, son cœur saigne quand il parle des salariés modestes, des pauvres, des jeunes. « Je connais des gamins de 15 ans dont les parents n’ont jamais eu de boulot. Pour moi, c’est le signe d’une gangrène. Une société où ceci peut se produire, sans qu’il y ait la révolution, c’est vraiment très inquiétant », s’indigne-t-il devant des journalistes dociles, avant d’envoyer le coup de pied de l’âne : « Un petit boulot, c’est mieux que pas de boulot. » Ah, vous avez sursauté chers lecteurs car vous savez bien que défendre le Smic, c’est protéger des êtres de chair et de sang. Pascal Lamy et Pierre Gattaz s’attendent à ce que, impressionnés, vous vous reniez. Nous vous proposons un point de repère : le philosophe de l’égalité véritable, Jean-Jacques Rousseau. Il avait percé les financiers à jour, rapportait avec ferveur l’universitaire-écrivain Henri Guillemin : « Ils emploient un langage obscur afin que, ne l’entendant point ce langage, on n’ose le contredire. Ils nous parlent de ressorts si profonds que de peur, peut-être, nous tentions de les découvrir dans leur simplicité. » Ces ressorts ont été énoncés au XIXe siècle par Thiers lorsqu’il dénonçait les héros de la Commune : « Ils tentaient de modifier à leur avantage le prix naturel de la main
d’œuvre. »

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Remise en cause du Smic : l’Elysée encerclé 26 avril 2014 09:45, par Sisinio Orsin

D’autant plus que depuis une dizaine d’année la déduction Fillion a permis de baisser le coût de la main d’oeuvre peu qualifié(autour de 200 euros mensuel pris sur le taux urssaf), mesure dégressive plus le salaire et la qualification augmente ; ce qui pousse les entreprises à payer guère plus que smic pour des emplois qui demandent de l’expérience et de la compétence.
Le coef. pour le coût global du salarié est largement diminué en dessous de 1.85 : pour les grandes entreprises, plus on embauche à bas coût plus la marge de manoeuvre est importante.C’est la "compétitivité" qui ne sépare pas les travailleurs et les charges de fonctionnement dans son raisonnement ! Et après ils vont se plaindre que la MO qualifiée part à l’étranger et que de nombreux emplois qualifié ne sont plus pourvus dans notre pays.
Mettre la pression sur les smicards est plus aisé que de taper sur les puissants qui sont cotés en bourse, en taxant par exemple sur un taux pourtant très faible les transactions financières...elle est où la promesse ?
Pourtant un travailleur est une personne... une transaction est une opération entre dividende et quotient qui fonctionne avec un diviseur ou à l’inverse avec un multiplicateur,diminuant la valeur travail c’est à dire la personne humaine.
Il faut construire des robots pour, parait-il, diminuer la pénibilité et favoriser de bonnes conditions de travail !
Je dois être trop naïf ou je n’ai rien compris au néo-socialisme

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Les peits boulots de Pascal Lamy 26 avril 2014 08:35, par pierre mabire

Allons-y, mettons les pieds dans le plat, quitte à recevoir des coups de gourdin ! J’entends les gens autour de moi. Oh, certes pas des technocrates, pas des philosophes, pas des idéologues, mais des gens, quoi... Peut-être votent-ils PS ? UMP ? Front de Gauche ? FN ? EELV ? Des gens, quoi ! Il y a des employés, des petits commerçants, des ouvriers... des gens quoi...

Et que disent-ils souvent, eux qui vivent avec de petits revenus à peine supérieurs au SMIC : « En face de chez moi vit une famille où personne ne travaille. Ils vivent avec les allocations, ne paient pas de loyer, ont la télé géante extra plate, un ordinateur Apple, des Ipad dernier cri, partent en vacances... tandis que nous, on se lève tous les matins pour aller bosser et finalement gagner moins qu’eux car, en plus, avec les nouveaux impôts, on paie maintenant celui sur le revenu et la taxe d’habitation plein pot. Les vacances, cette année, c’est foutu. Il faut qu’on se serre la ceinture ».

Ce discours, je l’entends presque tous les jours.

Lorsque Pascal Lamy dit « Un petit boulot vaut mieux que pas de boulot du tout », peut-être veut-il dire que l’argent gagné mérite un effort. Au moins celui de se lever et de travailler.
Oui, posons-nous cette question : la culture de l’assistanat n’est-elle pas l’un des vecteurs du vote FN, car beaucoup de travailleurs sont révoltés de cette injustice faisant qu’on puise dans leur poche pour nourrir des voisins qui ont fait leurs comptes : « Plutôt les alloc que le boulot, c’est moins fatiguant et ça rapporte plus ».

Est vraiment réac de dire cette vérité ? En tout cas, les gens le disent.

En disant : « Un petit boulot vaut mieux que pas de boulot du tout » Pascal Lamy ne se fait-il finalement pas le traducteur de la pensée populaire, qui, elle, ne sacralise pas le « pauvrisme » ?

Il faut entendre la vox populi pour comprendre l’état d’écoeurement de beaucoup, quand bien même n’est-on pas obligé d’entonner les refrains populistes.
Le malaise existe. Le malaise est là. C’est ici que se creuse le fossé entre les bonnes consciences et « le terrain ». C’est ici la matrice du désabusement populaire, du doute dans les valeurs de la République égalitaire qui jette les citoyens travailleurs dans les bras du FN ou dans l’abstention électorale.
Pascal Lamy ne réclame pas la disparition du SMIC. Il suggère que tout salaire mérite effort, si petit soit-il. C’est ainsi que je l’entends.

Maintenant, je vous en raconte une bonne (histoire). C’est à propos du travail des enfants dans les pays sans droit pour les travailleurs (ou si peu de droit). Des intellectuels (pas tous) dénonçant les paroles de Pascal Lamy sont finalement pour mettre la pédale douce sur la dénonciation du travail des enfants, au Bengladesh, Inde, Maroc, et ailleurs : « C’est parfois le seul revenu qui entre dans les famille ultra pauvres... » disent-ils. Ben oui. Les gosses exploités, il y en a des millions dans le monde... et on bouffe pour cela des produits « équitables » vendus dans les gondoles des supermarchés, fabriqués ou cultivés par des gamin(e)s de 8 ans qui ont aussi la chance de pouvoir aller à l’école en alternance. Eh oui, un petit boulot pour eux, c’est mieux que pas de boulot du tout, et ça ne gêne personne, équitablement.

Bon, maintenant j’enfile mes « Adidas » équitables pour courir car je sens que je vais prendre une volée de bois vert. Mais ce qui est dit, est dit !

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Remise en cause du Smic : l’Elysée encerclé 26 avril 2014 01:40, par anne marie

et là silence des eveques silence absolu pas un qui ait c’est scandalisé
pas un comme l’abbé pierre
là pas de manifestation et de lettre a Marie
cqfd

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