Parution : 28 mai 2014
1er et 2 juin 2014 : Rencontre du pape avec le Renouveau charismatique

Le Pape François a annoncé sa présence(1), les 1er et 2 juin prochains, au 37ème congrès national du Renouveau charismatique italien (RnS) qui aura lieu au stade olympique de Rome. Evénement sans précédent dans l’histoire du Renouveau ! On prévoit la présence de 50 000 fidèles, venant d’Italie mais aussi d’autres pays et pas forcément membres du Renouveau charismatique. Des personnalités émanant tant du Saint-Siège que du Renouveau ont répondu à l’invitation. Le choix de Rome n’est pas anodin : pour Salvatore Martinez, président du RnS, il veut souligner la proximité du Renouveau avec le pape dans la ligne de son discours programme, l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium.

169 commentaires
En pied de l'article.

Le président du RnS a commenté l’événement en disant : «  La nouvelle de la présence du Saint-Père au Congrès du Renouveau suscite en moi le sentiment de reconnaissance et d’amour d’un fils observant les attentions, l’affection, la force, la liberté de son père. A l’occasion de mon audience privée avec le pape François, le 9 septembre, considérant les activités du Mouvement nous avions parlé de notre Congrès. Le pape était informé et avait manifesté sa volonté d’y participer. ». C’est « avec profonde humilité que nous voulons réaliser les désirs du cœur du pape en vue d’une nouvelle évangélisation, au service de nos Églises locales et pour une présence nouvelle des chrétiens dans le monde. Du reste, ce Congrès tombera avant la Pentecôte, si bien que notre désir est de transformer le Stade olympique en un grand ‟Cénacle à ciel ouvertˮ pour invoquer une nouvelle effusion de l’Esprit. Nous nous préparons donc à cet événement spécial de grâce, où nous donnerons une grande importance aux malades, aux pauvres, aux jeunes, aux familles, les invitant tous à participer ».

Tout est dit : des non charismatiques sont impliqués dans le programme d’évangélisation des charismatiques, le Renouveau assure être dans la droite ligne des directives données par le Pape et lui manifeste un soutien inconditionnel, le congrès est comparé à un Cénacle… comme le Concile Vatican II. Nous essayerons de décrypter tout cela, mais il nous faut commencer par présenter les personnalités invitées.

Alliance Vatican - Renouveau

Les personnalités invitées sont issues du Saint-Siège et du Renouveau, comme nous l’avons dit.

Représentants du Saint-Siège

Le Pape François est connu pour ses relations avec les évangéliques comme nous le verrons plus loin. Il a accompagné le Renouveau en Argentine comme référent de l’Épiscopat.
Le Cardinal Angelo Comastri est présenté comme le grand vicaire du pape pour la cité du Vatican. Il est proche du Renouveau charismatique. En 2011, il a participé à la trente-quatrième Convocation nationale du Renouveau charismatique italien.
Le Cardinal Agostino Vallini est vicaire du pape pour le diocèse de Rome, diocèse qui accueille le congrès.
Le Cardinal Rylko, Président du Conseil Pontifical pour les laïcs (CPL), est le grand protecteur du Renouveau au Vatican ; il a collaboré aux colloques du Renouveau charismatiques organisés par l’ICCRS et le CFCCCF : en 2001 sur la prière de guérison, en 2008 sur les charismes, et en 2011 sur le baptême dans l’Esprit. Il cautionne l’enseignement de Henri Lemay sur la guérison, entre autres la formation à la guérison de l’homosexualité.

Représentants du Renouveau charismatique

Trois invités sont des témoins des commencements du Renouveau charismatique.
Ralph Martin (USA) a participé en 1967, au week-end de Duquesne qui marqua le début du Renouveau charismatique dans l’Eglise catholique. Il est un des fondateurs de la première grande communauté de vie fondée en 1968 à Ann Arbor. Il a fait parti de l’ICO puis de l’CCRO — devenu l’ICCRS — de 1974 à 1985 et en a occupé pendant plusieurs années la présidence. Investi d’un ministère de prédication, il travaille à l’avènement d’une nouvelle Pentecôte sur le monde entier. Il est consulteur au Conseil Pontifical pour la Nouvelle Evangélisation.

Patty Gallagher Mansfield (USA) est spécialisée dans le ministère d’intercession. Elle a participé elle aussi au Week-end de Duquesne. Elle donne des retraites pour les laïcs et des prêtres partout dans le monde. Proche de Jean-Paul II, elle et son mari ont reçu la médaille papale, Pro Ecclesia et Pontifice (pour l’Eglise et le Pape).
La présence du P. Cantalamessa était incontournable. Il se présente partout comme prédicateur de la maison pontificale mais il est en fait l’ « Ambassadeur » du Renouveau dans le monde. En 1977, à Kansas City, les Pentecôtistes ont « transformé » ce capucin très cultivé et polyglotte : il travaille depuis à leur service pour l’unité Pentecôtistes-Catholiques. Le P. Cantalamessa participe de longue date aux activités de l’ICCRS. Avec son charme engageant, il entraîne les catholiques, évêques et prêtres en tête, à recevoir l’Esprit, préparant ainsi l’Eglise du Saint-Esprit, mondiale et trans-confessionnelle, qui devrait absorber l’Eglise catholique.

D’autres invités occupent actuellement une charge importante dans le Renouveau.
Tout d’abord Michelle Moran, présidente de l’ICCRS2. Avec son mari, ils ont fondé la Communauté catholique de Sion pour l’évangélisation. En 2007, elle a été nommée par le Pape Benoît XVI membre du CPL.
Salvatore Martinez (Italie), Président de la RnS, est Consulteur du Conseil Pontifical pour les laïcs et du Conseil Pontifical pour la famille.
Gilberto Gomes Barbosa (Brésil) est Président de la CFCCCF3, fondée en 1990 par le Conseil Pontifical pour les laïcs ; elle a pour mission de répondre aux nouvelles communautés catholiques charismatiques et d’Alliance.

Deux autres invités sont célèbres dans le Renouveau pour leur ministère de guérison : sr Briege McKenna et le P. Kevin Scallon, lazariste, Irlandais. En 1976, le P. Kevin a fondé « L’intercession pour les prêtres ». Sr Briege, miraculeusement guérie à 24 ans, reçut le don de guérison, et en 1974, elle a senti l’appel à exercer ce ministère auprès des prêtres ; depuis 1985 elle collabore avec le P. Kevin.

Le Renouveau et Evangelii gaudium

Le congrès se veut dans la ligne de la récente encyclique du Pape. Le président du RnS multiplie les références à Evangelii gaudium. Il désire répondre « au souhait du pape François de mettre l’Église ‟au départˮ missionnaire pour témoigner de la joie de l’Évangile » ; le thème choisi ne laisse aucun doute sur l’intention : « Repens-toi ! Crois-moi ! Recevez le Saint-Esprit – une Église ‟dans le jeu missionnaire. » Il s’agit d’un « grand événement de prière et d’évangélisation ». Le RC veut soutenir le Saint-Père dans son travail de « renouveau ecclésial […] sur la base des lignes directrices exprimées dans l’exhortation Evangelii Gaudium. » S. Martinez résume les grandes lignes de ce discours programme : « La joie de l’expérience de Jésus vivant, la beauté de la prière d’adoration, d’intercession et de louanges, le primat de la grâce dans le peuple de Dieu, la force spirituelle qui se dégage de l’annonce kérygmatique. » Pour lui, « tous ces éléments structurent la marche du Renouveau dans l’Esprit depuis plus de 45 ans ». Il conclut : « Nous voulons devenir encore plus, une réalisation des désirs du cœur du pape en vue d’une nouvelle évangélisation. » Il mentionne encore l’importance qui sera donnée aux malades, aux pauvres, etc.
Il est clair que le Renouveau charismatique se présente comme le fer de lance du renouveau de l’Église par la nouvelle évangélisation que désire le Pape : expérience de Jésus, annonce kérygmatique, adoration, intercession, louange, soucis des pauvres, etc. Mais une chose leur a échappé : le Pape se veut dans la ligne du Poverello d’Assise.

Déjà en juin 2013, il avait rappelé que « l’annonce de l’Évangile doit passer par la voie de la pauvreté, par le témoignage de cette pauvreté. Et il s’agit d’une pauvreté qui nous empêche de devenir des organisateurs, des hommes d’affaires (4). » Une phrase le rappelle dans l’encyclique : « Une Eglise pauvre pour les pauvres (5) ». Comment se fait-il que S. Martinez ne mentionne pas la pauvreté comme fondement même de l’évangélisation, alors qu’il prétend correspondre à la volonté du Pape ?

Les faits montrent que le Renouveau en a été dispensé. Lors de son voyage au Brésil, le Pape avait rappelé que les Évangéliques ne cessent de croître, soutenue par l’utilisation habile de la télévision et les réseaux sociaux et un vaste réseau de temples (6) . Cela suppose d’immenses moyens financiers. Les promoteurs de la nouvelle évangélisation l’ont bien compris en fondant Aletheia , « Fondation pour l’évangélisation par les médias » (FEM). Cet objectif consiste, à travers une « confédération d’initiatives », à «  évangéliser le monde digital ». Celui-ci, en effet, selon les promoteurs d’ Aleteia , fait actuellement la part belle aux initiatives évangéliques ou islamistes, au détriment des productions catholiques. Sa première rencontre internationale s’est tenue au Vatican en 2012.(7).

L’Alliance entre Aletheia , le Renouveau charismatique , le Vatican et des puissances financières ne laisse aucun doute. Les Conseils pontificaux pour les communications sociales (Mgr Celli) et la nouvelle évangélisation (Mgr Fisichella) sont aux côtés de la FEM et expriment leur « bienveillance ». Le cardinal Barbarin, Mgr Rey, Mgr Léonard, le P. Fabre, fondateur de la communauté du Chemin-Neuf, soutiennent le projet. Parmi les cofondateurs figurent O. Bonnassies et P.-M. Morel, membre de l’Emmanuel. Les Béatitudes en sont aussi partie prenante. Le monde financier est impliqué dans le projet qui, à terme, doit donner naissance à une télévision catholique numérique mondiale dotée d’un milliard d’euros. Des entreprises et institutions financières ont investi dans le lancement(8). La participation du Salon beige ne peut laisser ignorer que des options politiques sont liées à la nouvelle évangélisation. Comme le disait un mystérieux cardinal à propos de nouvelles communautés : «  Leur point commun est une fidélité proclamée au pape […]. Leur but proclamé est la nouvelle évangélisation, leur intention plus discrète est de peser dans l’Église et la société où ils se trouvent. À côté de leur agenda religieux coexiste un agenda politique déterminé » (9). L’exemple d’ Aletheia montre clairement qu’évangéliser dans la pauvreté demande beaucoup d’argent…

Jean-Paul II a eu besoin de l’argent de l’IOR pour financer la chute du communisme. Le Pape François a aussi besoin d’argent pour freiner l’avancée des évangéliques qui ont d’énormes moyens financiers à leur disposition. Mis dans l’obligation de clarifier les finances du Saint-Siège, il s’appuie sur le Renouveau charismatique…

François, Pape d’une « Eglise » Pentecôtiste ?

Nous venons de voir qu’ Alethia est voulue pour contrebalancer l’influence des évangéliques, enjeu au cœur de la nouvelle évangélisation. Pourtant dans le paragraphe d’Evangelii gaudium consacré à l’œcuménisme, le pape n’en dit pas un mot. Le Vatican compte pour cela sur le Pentecôtisme catholique.
Le Renouveau, par ses origines, est en effet directement lié à la deuxième vague du Pentecôtisme, apparue à l’intérieur des Églises traditionnelles, dont l’Église catholique. J.-P. Willaime en a dégagé les caractéristiques : « L’expérience émotionnelle de la présence divine et de son efficacité à travers la glossolalie, la guérison, la prophétie, la référence privilégiée à la Bible et le caractère professant du groupement religieux, c’est-à-dire le type de la Church qui n’admet comme membres que les convertis et attend de chacun qu’il soit un évangélisateur, nous paraissent les trois éléments fondamentaux de cette expression du christianisme que constitue le pentecôtisme. Chacun de ces trois composants pris isolément n’est pas caractéristique du pentecôtisme ; ce qui lui est spécifique c’est leur combinaison ; si ces trois éléments sont présents, il nous semble légitime de parler de pentecôtisme. (10)  »

Or ces trois composantes sont inclues dans le programme du congrès de Rome. Le thème allie une parole de l’Écriture : « Convertissez-vous ! Croyez ! Recevez l’Esprit Saint ! » (cf. Ac 2,38-40) à une phrase de l’encyclique du Pape : « Une Église dans ‟le jeu missionnaire », liant ainsi conversion et évangélisation en s’appuyant sur l’Écriture. La participation de deux ministres de la guérison garantit qu’une place sera faite à l’expérience émotionnelle de la présence divine et de son efficacité.

Le thème mérite une réflexion approfondie car Ac 2,38-40 résume en quelque sorte la doctrine de l’effusion de l’Esprit, alias baptême dans l’Esprit, des Pentecôtistes : « Le baptême du Saint-Esprit est une expérience distincte [du baptême d’eau] que toute personne croyant en Jésus et repentant peut recevoir.(11) » Le P. Cantalamessa a mis en place une interprétation théologique du baptême dans l’Esprit qui va dans le même sens (12). Il explique qu’une grâce est donnée par le baptême dans l’Esprit. « Son efficacité à réactiver le Baptême repose sur la ‟partˮ de l’homme. Il fait alors un choix de foi, préparé dans la repentance, ce qui permet à Dieu de travailler librement et de communiquer toute sa force. […] Le Don de Dieu est finalement ‟désentravéˮ et l’Esprit peut se répandre comme un parfum, dans la vie chrétienne. » Nous trouvons la repentance, autrement dit la conversion, la foi consciemment mise en œuvre, et la libération de l’Esprit entravé par la tiédeur. Comme il s’agit de la réactivation de la grâce du baptême reçu dans la petite enfance, cela suppose qu’il y a eu effusion de l’Esprit au baptême. Or ceci n’est pas conforme à la foi catholique : le don de l’Esprit, la participation à l’Esprit envoyé sur les apôtres le jour de la Pentecôte, est lié à la confirmation et non au baptême (13). Le Compendium de l’Église catholique explique que l’effusion de l’Esprit n’est pas un effet du baptême (n° 263), mais de la confirmation (n° 268) : « L’effet de la confirmation est l’effusion particulière de l’Esprit Saint, comme à la Pentecôte » (cf. CEC 1303). Or pour le P. Cantalamessa, l’effet de la confirmation est simplement de développer, confirmer et accomplir le travail du baptême. Les confirmés « se sentent appelés à coopérer à la construction de l’Église, à se mettre à son service. » L’effusion de l’Esprit de la confirmation est passée sous silence ; par contre, dit-il, « une chose est certaine : ce ne sont pas les frères qui communiquent le Saint-Esprit, mais ils invoquent le Saint-Esprit sur leur frère. Le Saint-Esprit ne peut être donné par aucun homme, pas même le pape ou un évêque, parce qu’aucun homme possède en lui-même le Saint-Esprit. Seul Jésus peut donner le Saint-Esprit : tous les autres ne possèdent pas le Saint-Esprit, mais sont possédés par Lui. » Or pour un catholique, il n’y a pas d’effusion de l’Esprit en dehors de la liturgie. Le P. Cantalamessa passe complètement sous silence l’économie sacramentelle de la foi catholique (14) : « Durant ce temps de l’Église, le Christ vit et agit désormais dans son Église et avec elle d’une manière nouvelle, propre à ce temps nouveau. Il agit par les sacrements » (CEC 1076) (15)

Comment douter que le Pape François n’ait perçu la portée du thème ? on peut conclure que, par sa présence, l’ecclésiologie pentecôtiste sera reconnue comme une option possible à laquelle tous sont chaleureusement invités à se rallier en vue d’une évangélisation efficace.

Si le thème a une profonde signification, la date aussi. Le rassemblement tombe pendant la neuvaine préparatoire à la Pentecôte. Le stade olympique de Rome est donc comparé à un grand cénacle en plein air d’où sera appelé une nouvelle effusion de l’Esprit. Est-ce une allusion au concile que Jean XXIII, lors de son ouverture a comparé à un cénacle : « Aujourd’hui l’Église, […] comme d’un second Cénacle, peut faire entendre par vous sa voix pleine de majesté et de gravité. » Mais, pour un catholique, le véritable cénacle où se produit l’effusion de l’Esprit, est l’assemblée eucharistique, comme le rappelle la liturgie de saint Jean Chrysostome : « Seigneur, qui à la troisième heure as envoyé ton Esprit Saint sur les apôtres, ne le retire pas de nous, ô plein de bonté, et renouvelle nos âmes, nous qui t’implorons. Envoie ton Esprit Saint sur nous et sur les dons ici présents. » Est-ce un hasard si l’eucharistie n’est pas indiquée comme le sommet où tous recevront l’effusion de l’Esprit en réalité, sacramentellement ?

L’enjeu du rassemblement ?

Le défi lancé à l’Église catholique par la croissance des Églises évangéliques est bien un défi à relever par le Pape François. Le Renouveau est un atout car ses membres professent la même doctrine que les Pentecôtistes, baptême dans l’Esprit, des ministères auto-proclamés de guérison, de délivrance, d’intercession, non validés par l’Eglise catholique et faisant fi des normes mises en place par Benoît XVI. L’apport financier du Renouveau n’est pas non plus à dédaigner. Mais il est clair que la doctrine catholique bradée est le prix à payer pour la nouvelle évangélisation.
Pour approfondir toutes ces questions, nous vous invitons à lire le livre qui est sous presses aux éditions Golias  : Le Renouveau, une Église dans l’Église ? à paraître à la mi-juin...

- =-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

Notes

1. http://www.microsofttranslator.com/BV.aspx?ref=IE8Activity&a=http%3A%2F%2Fwww.comshalom.org%2Fpapa-se-encontrara-com-renovacao-carismatica%2F

2.Services du Renouveau charismatique catholique International dont le siège est au Vatican.

3. Fraternité catholique des communautés d’Alliance charismatique et bourses dont le siège est à Bari.

4. L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 25 du 20 juin 2013.

5. EG n° 198. Il avait déjà dit le 16 mars 2013 : « Il existe un lien profond entre pauvreté et évangélisation. […] Le Seigneur désire une Église pauvre et qui évangélise les pauvres. » http://seletlumieretv.org/blogue/jmj/message-du-pape-francois-pour-la-29eme-journee-mondiale-de-la-jeunesse

6. http://jesusrevientbientot.com/le-pape-francois-demande-catholiques-reconquerir-les-evangeliques/

7.http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/La-Fondation-pour-l-evangelisation-par-les-medias-prend-son-envol-a-Rome-_NP_-2012-01-23-761080

8. http://www.romandie.com/news/archives/_Aleteia_un_reseau_internet_catholique_voit_le_jour_pour_soutenir_l_Eglise96200920121241.asp

9. Olivier Le Gendre, Confession d’un cardinal, JC Lattès, 2007,, p. 269 ; http://www.aletheia.free.fr/-/2007/aletheia117.htm

10. S.Exc. Mgr. Michael E. Putney Évêque de Townsville, Commentaire du rapport « Devenir chrétien : Perspectives tirées des Ecritures et des Ecrits patristiques. Quelques réflexions actuelles. » [Rapport de la cinquième phase du Dialogue international entre des Églises et des responsables pentecôtistes classiques et l’Église catholique (1998-2006)].

11. http://eglisedeliege.be/

12. http://www.fraternite-pentecote.cef.fr/spip.php?article96

13. Comme les deux sacrements étaient liés à l’époque patristique, lorsque les Pères parlent du baptême, ils renvoient le plus souvent au baptême ET à la confirmation.
14. http://fr.calameo.com/read/0000952775376e2329fd7

15. http://www.maria-valtorta.org/Ressources/1066-1112.htm

169 commentaires
Rationalisme et oeillères ??@Lustucru 4 juillet 2014 18:54, par Nathalie

Je remonte d’un cran pour l’intelligibilité du texte, lequel menace de terminer par un mot par ligne au fil de la discussion

Bonjour Lustucru,

religions ou superstitions ?

Les divinités démoniaques ou négatives, existent dans toutes les représentations humaines et bien évidemment, aux époques où sont rédigées l’ancien et le nouveau testament, elles font partie du paysage quotidien, évidemment bien plus encore qu’aujourd’hui.

Mais avant toute chose… puisque vous remettez en cause le bien fondé qu’il peut y avoir à en nier l’existence, vous me permettrez de vous demander plutôt, pourquoi à ce point en désirer l’existence ? Car le problème ne réside pas dans la négation du postulat, mais bel et bien dans l’appétence inverse me semble-t-il. De la même façon que les religions dites du Livre postulent que la relation de l’humain avec dieu, le contact que celui-ci peut avoir avec lui, est le désir de l’humain envers ce dieu qui ne se révèle pas à lui tant qu’il ne le désire pas, alors je considère que la révélation du malin à l’église romaine ne peut se faire que si elle désire véritablement l’existence de celui-ci. Il y a donc en ce moment, je le crois, un réel désir des croyants, et particulièrement de leur hiérarchie, envers le diable.

Certes, vous pouvez m’opposer ancien et nouveau testament. J’y ajouterais les textes des autres religions si vous le désirez. Mais de la même façon que vous (en tant que croyante) pouvez nier la réalité des dieux des autres religions (qu’ils fussent positifs ou malfaisants) vous devez aussi pouvoir concevoir que d’autres englobent vos propres croyances dans la négation.

J’ajoute que d’une certaine manière, la reconnaissance et même, devrais-je dire plutôt, cette forme de désir de l’existence d’un démon, invalide la posture monothéiste. Car si vous revendiquez un dieu, principe du bien, et un démon, principe du mal, vous avez deux principes donc, immanquablement, deux divinités. Je ne doute pas qu’il va y avoir du tortillement pour me démontrer que mon propos est faux, mais… soyez assez honnête pour considérer cette proposition et l’explorer.

Si vous réfléchissez également à ce que les divinités disons… négatives… représentent, vous ne pourrez pas manquer de voir leur identification d’une part à nos défauts identifiés, d’autre part aux choses que nous ne dominons pas et qui nous sont soit étrangères (donc la crainte aidant hostile parce que c’est le premier réflexe) soit néfastes (comme la maladie, la douleur, la guerre que nous créons nous-mêmes, les épidémies…).
En ce sens, Satan est la quintessence même de la psychanalyse. La différence entre nous, c’est que vous l’identifiez comme une entité extérieure. Je me contente de constater ce que j’ai exprimé plus haut et en accepte la responsabilité directe sans entremise quelconque et, à défaut d’accepter d’un cœur joyeux maladie, douleur, guerre et épidémies (faut pas pousser quand même), je n’y vois pas la griffe d’un quelconque démon. J’y vois pour partie l’expression de la connerie (je synthétise) et pour autre, de la nature.
Mais on peut effectivement discuter alors de ce que représente potentiellement aujourd’hui, et au regard de tout cela, l’exorcisme.

Je dirais qu’on y retrouve une tentative de reprise de terrain du religieux sur la médecine et la science et surtout, sur la libre pensée (démoniaque par excellence pour l’église catholique en l’occurrence). Car en fait, si les psys n’ont pas l’heur de plaire, notamment, à l’église romaine, c’est bien parce qu’ils travaillent sur un domaine que la caste des prêtres s’était jusqu’alors réservé et accaparé.

L’exorcisme est une forme d’incapacité à reconnaître que nous pouvons générer nous-mêmes nos propres maux. A commencer par un certain nombre de maux psychologiques. Invoquer un esprit du mal pour les expliquer relève autant de la superstition que l’exorcisme de la sorcellerie ou de la magie. Entendons-nous bien : si vous repotasser la bible incidemment, vous pourrez constater que le terme de magie est toujours utilisé pour désigner certaines pratiques des autres religions. Le monothéisme ne saurait être coupable de la moindre pratique magique bien évidemment. C’est ce que l’on appelle la pensée unique. Pensée unique que j’applique strictement aux monothéismes à la manière dont ils l’appliquent aux autres religions… Simple effet boomerang. En fait, je vous renvoie à vos vieux démons…

repondre message

Rationalisme et oeillères ??@Lustucru 4 juillet 2014 18:51, par Nathalie

L’exorcisme est une forme de possession

Or, s’il y a des périodes au cours desquelles la religion peut revenir en force, ce sont bien les périodes de crise et plus encore, les paroxysmes. Ce qui est à peu près le cas dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui. Crises qui sont, bien évidemment, avant tout, des périodes de mutations rapides que l’on a l’impression de ne pouvoir contrôler. La peur s’installe. Le rejet de l’autre en est un corollaire. Le recours aux formes primitives de conjuration s’exacerbe. Si vous regardez l’histoire, toutes les grandes périodes de mutations ont vu naître des mouvements contraires. L’un de ces mouvements recouvre ce que l’on pourrait qualifier d’hérésies (au sens très large et non uniquement religieux, avec donc basculement des normes sociales et sociétales) et l’autre la défense exacerbée de la norme édictée par un imaginaire en général assez limité et érigé en dogme.. pire, en invariable sacré, avec désignation d’un ou de coupable(s). Cette deuxième tendance s’exprime à la fois par la radicalité, le piétisme, le nationalisme et l’occultisme/superstition. Et cette deuxième tendance a alors besoin de victimes expiatoires car il faut sacrifier au dieu pour lui complaire et tenter de l’amadouer.
Le cas de la possession démoniaque, qui a amené à la mort des gens que le démon n’avait jamais risqué de posséder, désigne systématiquement celles et ceux qui semblent avoir transgressé et donc irrité la divinité en laissant avancer le mal. Ce sont les sorcières, les hérétiques, les homosexuels, les juifs, etc. Avec la certitude que ce ne sont pas des humains que l’on va sacrifier, mais le mal que l’on va éliminer. L’idée même de ce que l’autre est possédé permet de l’objetiser suffisamment pour conserver la morale tranquille.
Mais, problème, la suppression ou la « guérison » du bouc émissaire ne va pas régler la situation.
Je suis intimement convaincue que nous en sommes là. C’est-à-dire à rien de nouveau sous le soleil qu’il soit de dieu ou de Satan. Les deux n’étant qu’une seule et même entité car rien dans la Genèse ne saurait les différencier. Il s’agit simplement d’un simple et même débat qui nous ramènerait à discuter de ce qui en nous est humain et donc vivant, et ce qui n’est que laboratoire à théories, à l’abstrait qui n’est ni bien ni mal parce qu’il n’est pas véritablement. Il n’est que laboratoire fictif. Et cela nous projette très directement sur la dichotomie chrétienne entre l’esprit et le corps. L’un étant dieu, l’autre le démon. La vie étant par essence imparfaite, elle est l’expression du divin mal, tandis que l’esprit étant ce qui aspire à se libérer des contraintes matérielles du corps et accéder à l’absolu désincarné, est l’expression du divin bien.

Vous considérez que je risque fort d’être plus dure envers les humains si je ne crois pas au monde des esprits. Je vous trouve un peu rapide sur ce coup là. Je vous invite à vous retourner sur les actes des tenants du monde des esprits… Au nom d’une existence hypothétique d’un dieu, comme en celui de l’existence toute aussi hypothétique d’un diable, je vous rappelle qu’on a quand même – et que l’on continue d’ailleurs – beaucoup massacré.
Je vous rappelle également que pour Fañchig ar Gwen, les homosexuels sont possédés par le diable. Combien parmi les jeunes homos de bonne famille ont été l’objet soit de propulsion direction la rue, soit de pratique d’exorcisme ? Il y a un très beau bouquin de Jeanette Winterson, « Pourquoi être heureux quand on peut être normal », Éditions de l’olivier (2012), sur le sujet. Au demeurant, la lecture complète de celui-ci (n’y voyez pas un plaidoyer quelconque de ma part), devrait vous intéresser car le personnage que constitue la mère est véritablement extraordinairement écrit. Si j’en crois toujours le même, protestants et orthodoxes ne sont pas loin de l’accusation non plus… quand même… Quant aux athées…

Enfin, très franchement, je considère que l’exorcisme est une manière de prise de possession de l’esprit de l’autre avant tout. Il y a là une subordination de l’exorcisé à l’exorciste et plus exactement, une volonté que je qualifierai même de violente, de subordination de la population à l’église romaine (qui nous occupe ici, mais c’est valable dans toutes les populations et toutes les civilisations qui pratiquent les rites de désenvoûtement). Qui va définir ce qui relève du démon ou de dieu d’après vous ? Qui va donner la liste des actes ou natures qui relèvent du démon ? Vous voyez bien quelle est la limite qui est en train d’être franchie par ce biais. Nous assistons non pas à un exorcisme mais à une véritable prise de possession de la population par ce pape tellement évolué, moderne et ses sbires. Aucune évolution de ce point de vue là depuis qu’existe la caste des prêtres dans quelque religion que ce soit. Celui qui semble détenir le pouvoir sur les esprits est celui qui gouverne véritablement. Nous sommes donc bel et bien au centre d’une lutte pour la possession des esprits et sur ce coup là, l’église romaine n’a jamais accepté de perdre. En France, elle est restée figée sur 1789 et même, plus simplement, sur les Lumières, qu’elle accuse aujourd’hui encore de tous les maux. 1968 à côté, c’est limite roupie de sansonnets sur l’échelle de ses détestations.

Je n’ai pas besoin de promesse d’éternité pour me dicter la bonté. Je trouve au demeurant que s’il faut cette promesse pour que certaines personnes affichent leur bonté, il y a surtout beaucoup d’hypocrisie et de malignité refoulées. Je connais quand même quelques exemples de « bonnes personnes » qui considèrent qu’elles doivent être bonnes parce que catholiques et pointent en outre au guichet des indulgences pour faire bon poids. Ca a tendance donc à me laisser dubitative sur l’intention.

repondre message

Rationalisme et oeillères ??@Lustucru 4 juillet 2014 18:49, par Nathalie

ne pas croire au diable endurcit-il vraiment le cœur et le rationalisme est-il vraiment synonyme d’œillères ?

Mais vous avez raison, tout est une question de perspective. Et je vous accorde bien volontiers que la mienne, sur le sujet, est extrêmement différente.

Vous envisagez, si je comprends bien votre propos, que l’absence de croyance en une divinité m’amènerait à juger plus sévèrement le genre humain. Au nom de quoi ? Faut-il croire en un dieu pour considérer la faiblesse avec bienveillance ? Faut-il croire en un dieu pour accepter que la nature soit imparfaite ? Faut-il croire en un diable pour envisager simplement qu’un déficient mental, par exemple, ne soit pas intégralement responsable de ses actes s’il massacre son voisin à coups de pelle (ou d’autre chose. Le concombre ça peut prendre plus de temps et être plus représentatif d’un acte encore plus dément si vous préférez…) ?

Lorsque vous évoquez le rationalisme étroit, vous vous ancrez dans le rôle de la croyante qui dénie à l’autre la possibilité d’avoir une largesse de vue si elle/il ne partage pas sa croyance (au sens large sans me fixer sur une religion quelconque). Cela relève pour moi du même déni que celui consistant à dire ou écrire qu’un-e athée est un-e croyant-e qui s’ignore. En matière d’œillères, vous m’excuserez, mais ça se pose singulièrement là pour le coup. Vous demandez à une non croyante de réfléchir à votre façon de penser, souffrez que je vous en demande autant. Le rationalisme véritable, doit inclure la possibilité de variables non connues, de l’aléatoire et de l’hypothétique. Sinon cela s’appelle simplement de l’étroitesse d’esprit. Or, vous reconnaîtrez que l’étroitesse de celui-ci ne s’abat pas que sur les athé-e-s ou les rationalistes. Au fond, j’accepte plus d’hypothèses que vous puisque je discute de l’hypothèse divine quand vous vous contentez de balayer l’hypothèse inverse d’un revers de la main et considérez qu’il s’agit d’une réduction terrible de l’esprit. Je pourrais vous objecter que l’hypothèse divine est une réduction terrible des capacités que l’on s’accorde à réfléchir et de notre capacité à atteindre l’âge adulte, celui qui est le temps où l’on doit s’assumer et marcher seul, sans tenir la main de son papa (puisque le monothéisme a rejeté l’idée d’une déesse mère pour ériger en dieu unique et modèle indépassable le masculin). Cependant, nous avons au moins un point d’accord quand à une possible illustration immédiate de l’étroitesse d’esprit non ? Tous les chemins mènent vraiment à Rome…

Mais je pense, en revanche, effectivement, que l’alibi démoniaque est extrêmement pratique. J’avoue humblement que le spectacle, notamment, des évangélistes américains, qui n’hésiteraient pas à vous raser la planète avant de vous demander pardon parce qu’en fait ils ont été momentanément possédé par le diable, non seulement ne me convainc pas, mais encore me dégoûte au plus haut point. Et je pourrais multiplier les exemples évidemment.

Enfin, j’estime que le diable est quand même bien pratique, globalement, pour tout le monde, lorsqu’on cherche avant tout à ne pas assumer ses responsabilités ou que l’on a absolument besoin d’un bouc émissaire, évidemment possédé. Est-ce que cela fait de moi quelqu’un de plus dur que la moyenne des croyants ? Si j’en crois l’histoire, des écrits récents, ce qu’écrivent également, dans un autre style, les allumés du Salon Beige et autres forums un peu avancés dans la croyance sanglante, je crois pouvoir humblement vous répondre que j’ai une sacrée marge de progression avant d’atteindre un tel degré de dureté envers les humains. Comparativement aux religions monothéistes, je suis à la limite du laxisme affligeant envers l’humain, croyez-le bien.

Vous citez les évangiles pour rappeler à quel point la chasse au démon est importante. Mais… croyez-vous que Jésus, soi-disant victime consentante, était possédé du démon lorsqu’il demandait à ses apôtres de s’armer pour le suivre ? Luc 22:36-38 : « Et il leur dit : « Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, de même celui qui a une besace, et que celui qui n’en a pas vende son manteau pour acheter un glaive. Car, je vous le dis, il faut que s’accomplisse en moi ceci qui est écrit : Il a été compté parmi les scélérats. Aussi bien, ce qui me concerne touche à sa fin. »
« Seigneur, dirent-ils, il y a justement ici deux glaives. » Il leur répondit : « C’est bien assez ! »

Augustin vous répondrait certainement qu’il s’agissait des prémisses de la « guerre juste »… donc contre le mal in fine. L’autre, l’hérétique (en sons sens très large et également laïc), le différent, le marginal, étant forcément le mal

PS mon nom n’est décidément pas inscrit dans les cieux. C’est une notion qui m’est absolument étrangère en fait.
Et petite précision, chez moi les démons ont pour nom poussière et moutons (au figuré). Rien qu’un aspirateur ne puisse éliminer… mais ce n’est que temporaire évidemment. Ca ferait moins classe dans un évangile, je vous l’accorde. C’est pourquoi j’ai jugé inutile de rédiger le mien.

repondre message

Claire,
Je ne sais pas si vous êtes sincère, ou bien s’il se cache sous ce prénom de Claire quelque responsable qui veut défendre le Renouveau Charismatique et les cellules d’évangélisation, mais cette seconde façon serait tout à fait caractéristique de ce qu’on leur reproche : avancer masqué !
Car, c’est que justement, ces cellules ne sont que des méthodes, et elles ont pour missions de soit disant évangéliser, mais de le faire souvent avec des moyens illicites pour la France, car ils dépassent le cadre de la saine religion qui est normalement et à juste titre protégée par les lois internationales.
Et elles oublient que ces lois internationales ont – AUSSI – posées des bornes et des limites à l’exercice des religions.
Pour garder une pointe d’humour, je vais paraphraser l’ancien humoriste Bourvil et son eau ferrugineuse :
Evangéliser et prêcher… Oui ! Embrigader par contrainte (de ne pas être sauvé, etc…) ou persuasion ( le Christ guérisseur, le Christ médecin, l’Esprit Saint qui s’attribue tous les mérites , … etc.…) pour faire entrer une personne dans une organisation fondée en général sur l’autorité et le soit disant pouvoir occulte d’un esprit, … Non !
Si le Christ, Lui, est le même….. Les chemins pour y parvenir sont multiples et semés d’embûches. Et chaque communauté ou cellule, etc.. alpiniste qui gravit la montagne au sommet de laquelle se trouve le Père et le Fils crie à tous que c’est Elle qui détient la Vérité et qui se trouve sur le bon chemin.. ! Combien d’accident cela a généré ! ! !

<< …/… qu’un petit groupe de chrétiens soient appelé à fraterniser, prier, partager la Parole, rendre service, s’encourager dans le témoignage, en profonde communion avec la paroisse et son pasteur...en quoi cela vous indispose t’il ? >>
Nous ne sommes plus dans la foi et la raison. Quand la foi fait perdre la raison en disant qu’un Esprit a tous les mérites, que l’être humain n’en a aucun, nous sommes sur une pente dangereuse comme l’ont été les sessions d’Agapèthérapie et de psychogénéalogie avec leurs fiches de renseignements que l’on retrouve aussi avec les cellules après chaque repas ou réunion et intitulé ‘’compte rendu de réunion’’ comportant deux pages :
<< …/… le leader de cellules paroissiales d’évangélisation dispose d’un outil précieux pour suivre l’évolution des rencontres en cellule : le compte-rendu de réunion hebdomadaire.
L’ensemble des indicateurs relevés donnera aux responsables les éléments permettant d’assurer, de communiquer et de prendre des décisions dans le cadre du suivi en cellule exécutive. >> : http://cellules-evangelisation.org/spip.php?article21
Comme vous dites si bien, Claire, cela fait vraiment ‘’parti communiste et Stasi’’ de l’ex Allemagne de l’Est.

Contrairement à ce que vous pensez, la relation des cellules avec les communautés aux méthodes dérivantes est explicite :
<< Ces brebis blessées doivent pouvoir rencontrer le Christ médecin parmi tout ce que l’Eglise propose. Aujourd’hui, les formules ne manquent pas dans l’accompagnement des personnes en souffrance : sessions ou retraites dites de "guérison ", sessions "agapè" etc.
Mais quel est donc le véritable objectif d’un chemin de guérison ? …/…
Il y a nécessité de s’occuper de guérison psychologique quand on rencontre des obstacles à l’accomplissement de cette vocation. La plupart du temps les problèmes se situent au niveau de l’affectivité dans son sens le plus large. Dans le projet de Dieu, la guérison de notre affectivité est ordonnée à la mission de l’Eglise et non pas à la réalisation de nous-mêmes. C’est là toute la différence avec les thérapies humanistes si bonnes soient-elles et cette différence est énorme ! Le chemin de guérison psychologique est donc ordonné à l’instauration d’une vraie vie spirituelle, c’est-à-dire du règne de Dieu en nous et non l’inverse. >>

Tout est dit. Nous ne sommes plus dans l’humanisme. L’être humain pourtant créé par Dieu ne compte plus, il passe au second plan, et à partir de là, toutes les dérives sont possibles.
C’est le règne du fidéisme, doctrine selon laquelle la foi religieuse dépend du sentiment, et non de la raison.
C’est aussi le règne du fondamentalisme, courant théologique d’origine protestante, venant des Etats Unis, qui admet seulement le sens littéral des Ecritures, et s’oppose à toute interprétation historique et scientifique.
Voir en détail : http://cellules-evangelisation.org/spip.php?article106

Les cellules sont d’origine pentecôtistes coréennes et implantées aux E.U .
Don PiGi Perini, né en 1929, est curé de la paroisse Sant’Eustorgio à Milan depuis 1976. En découvrant le système des cellules paroissiales d’évangélisation (SCPÉ) à la paroisse Saint-Boniface (Pembrooke Pines, Floride), il affirme avoir vécu une « conversion pastorale » à la nouvelle évangélisation le 6 novembre 1986. Depuis 1987, il a implanté le SCPÉ dans sa paroisse et organisé un séminaire annuel international pour présenter aux laïcs et pasteurs du monde entier cette nouvelle vision de renouveau pour les paroisses.
Le SCPÉ est reconnu par le Conseil pontifical pour les laïcs depuis le 2 avril 2009 (jour anniversaire de la mort de Jean-Paul II, apôtre et prophète de la nouvelle évangélisation) par la fondation de « l’Organisme international de service pour les CPÉ », qui a son siège à Milan.

Don Pigi, l’italien… Stanislaw Rylko et Jean Paul II polonais…, Corée, Etats Unis, …. Cela n’est pas la France et son humanisme. Cela n’est pas la France et sa culture religieuse.
On s’achemine peu à peu vers une incompréhension générale qui conduira à une division et un schisme, une division, une rupture de l’unité et de la communion ecclésiale.
C’est, je crois, ce que le pape François à mis en garde. !

repondre message

Je viens de lire les propositions de formation répertoriées par le journal La Croix pour cet été : plus de la moitié des propositions émanent des charismatiques ou de communautés mettant en avant, entre autres, l’adoration du Saint Sacrement (= une Eglise qui conduit uniquement avec le rétro !), ou de groupes qui transforment leurs stagiaires en "missionnaires" type Témoins de Jéhovah sur les plages, les lieux de vacances... Inquiétant, non ? Toute association qui propose des tages aux jeunes, par exemple, doit soumettre son projet au Ministère de la Jeunesse et des Sports. Quel est le contrôle exercé sur ces "formations" (Ou ces déformations, ou ces formatages) ?

repondre message

Deux choses me viennent à l’esprit à relisant cet article :
- ce serait des pentecôtistes d’une mouvance assez exalté qui aurait imposé les mains à d’autres lors de cette réunion interconfessionnelle de prière au Etats-Unis.
- le texte des Actes des Apôtres au moment de la Pentecôte ne parle pas de "glossolalie"(cf Saul de Tarse sur le parlé en langues...discutable !), il s’agirait plutôt d’un moment bien défini de l’effusion de l’Esprit-Saint,ou le Paraclet,ou le Consolateur (Personne qui aurait pour genre...le féminin).Selon le texte évangélique de Jean,Jésus vivant après son supplice aurait soufflé sur les 11 apôtres :"recevez l’Esprit (Saint).
Le gros soucis que me pose le clergé catho, c’est qu’il va courir à près ces types de mouvements à coup de grands rassemblements, au lieu de sillonner les routes visiter les foyers individuellement.
Ce n’est pas nouveau ? depuis le Concile Vatican II,JEAN XXIII avait déjà été approché par un nommé David Du Plessis, dit Monsieur pentecôte,sud-africain d’origine huguenôte.
Pour moi ce sont de bon commerçant,c’est tout.

repondre message

800 nouveaux cadavres de bébés découverts en Irlande.
http://www.lalsace.fr/actualite/2014/06/05/les-restes-de-796-bebes-dans-les-fosses-d-un-couvent-irlandais

Même si c’est hors sujet de prime abord, il faut quand même s’interroger sur les crimes que l’on commet au nom des religions, et pour ce qui nous préoccupe, la religion catholique romaine.
Aujourd’hui, on commet en son nom des dérives et des crimes (tortures morales ou psychologiques intenses et prolongées, trafic d’êtres humains grâce à l’altération de leur intégrité) que beaucoup parmi elle ne voient pas, ne veulent pas voir, laissent faire, ou sont complices, voire instigateurs !
Déjà 14 ans au minimum que cela dure et s’amplifie.
Le Renouveau Charismatique pentecôtiste tel qu’il est pratiqué de nos jours est le nouveau scandale de cette église devenue complètement hors du temps présent et dérivante vers le droit commun.
Celles et ceux qui parmi elle sont honnêtes, sincères, et qui continuent les œuvres de foi, d’aide, et de charité au nom des valeurs de l’Evangile ont droit à notre reconnaissance, et ils ne doivent pas pâtir des folles dérives de leurs chefs.
Mais encore combien de temps faudra-t-il avant que soit dénoncé cette mascarade charismatique et tout ce qu’elle cache ?
Le moment semble propice et venu de dénoncer publiquement et à grande échelle la tromperie, la mystification qui est faite aux croyants et sympathisants français de cette église à laquelle ils font confiance.
A elle ensuite de se régénérer pour retrouver le cœur des français.

repondre message

les grands messes ne font pas de bon chretien,,remplir les Eglises avec de grands discours sonnent creux rien ne vaut les petits frères des pauvres eux l’Évangile ils la vivent tous les jours et sans opulence rien que la simplicité,le contraire de l’évêque a Rome et ses 700 m2 mon dieu quelle honte

repondre message

Une vieille chemise avec un nouveau col 2 juin 2014 23:27, par pierre mabire

Comment faire du neuf avec du vieux ? Je me souviens de ma grand-mère qui changeait les cols usés des chemises et disait : « Voilà ta chemise est neuve, maintenant... ». C’était toujours la même chemise. Mais seulement avec un nouveau col.
Il en va de même dans la sphère chrétienne, toutes obédiences confondues, où l’on fait du neuf avec l’ancien. Et ce depuis des siècles. Chacun avec ses nuances et ses dogmes, sa catéchèse et sa doctrine. Après tout, pourquoi pas ? Les évangiles ne sont pas faits pour que tout le monde ressemble à tout le monde.
Dans nos sociétés aujourd’hui autrement évoluées que celles du premier millénaire et des siècles passés, où les découvertes scientifiques n’arrêtent plus de progresser et permettent de pénétrer l’infiniment petit et d’interroger l’infiniment grand, la relation de l’humain au spirituel a pris une nouvelle dimension et exige un nouveau langage.
Facile a dire. Autrement plus difficile à faire lorsqu’il faut s’extirper de dogmatiques enkystées dans des strates sédimentaires séculaires. Les apports théologiques qui emplissent des bibliothèques entières ont fini par figer le véritable contenu évangélique, le stratifier à son tour, et l’éloigner de celles et ceux auxquels il s’adresse.
Les références vont vers Paul, l’apôtre autoproclamé. Mais encore de Thomas d’Aquin à Congar, d’Augustin d’Hippone à Hans Kung et Joseph Ratzinger. Les rayonnages de la Bibliothèque Nationale de France ne suffiraient pas à contenir l’ensemble des ouvrages écrits dans le monde entier, tous plus savants les uns que les autres, commentant les commentaires, analysant les analyses, rabâchant à l’infini les mêmes litanies des saints du Paradis, reposant pour la millième fois là question du bien et du mal, de dieu et de satan, le la conception virginale de la mère de Jésus et de Jésus lui-même.
Et malgré la somme d’ouvrage qui, empilés, dépasseraient le sommet de l’Everest, les Eglises s’étiolent ou se combattent dans des guerres dogmatiques dénuées de toute humanité, où l’invective et l’excommunication restent des armes de défense et d’attaque, comparables aux armes des guerres de tranchées.
Dans la cacophonie générale, où les dérives pastorales s’enfilent comme les perles d’un chapelet, où le pouvoir ecclésial l’emporte sur la richesse des valeurs humaines du peuple, où la communication érigée en système prévaut sur les principes de l’amour fraternel, le message porté par l’Evangile ne peut plus être entendu et transmis. Et gare à ceux qui se hasarderaient à le faire sans l’onction épiscopale : ils seront chassés d’un temple déjà bien vide !
La véritable question se pose donc de revenir au « fondamentaux ». C’est-à-dire revenir aux sources de la parole sensée nous abreuver et baliser le chemin de la vie.
C’est-à-dire avant même que ne soit érigé le dogme trinitaire en modèle de croyance et dieu en sujet d’adoration. C’est-à-dire avant que l’empereur païen Constantin n’instrumentalise une foi chrétienne répandue sur le bassin méditerranéen pour en faire un levier de pouvoir temporel et politique.
Le travail urgent à effectuer est comparable à celui des archéologues qui retrouvent les traces et le sens de la véritable histoire en creusant en profondeur pour débarrasser l’objet de leurs recherches de la gangue alluvionnaire.
Ce n’est pas de renouveau ou de « néo » vers lesquels il faut aller. Mais véritablement de re-fondation, sur des bases dégagées de toutes les scories de l’Histoire – de l’Eglise principalement. Mais qui seront les terrassiers pour s’atteler à l’ouvrage ? Avant deux siècles, plus grand chose ne subsistera de ce qu’on connait encore (un peu moins chaque jour qui passe) du message laissé à la suite du passage d’un certain Jésus...

repondre message

Bonjour..loin de moi l’idée de minimiser l’importance de la confirmation, et je suis d’accord avec les écrits théologiques de Benoit XVI.. J’ai un souvenir très fort de la mienne, à l’âge de 11 ans. J’’avais promis à Dieu de l’aimer toujours..Vous allez peut être dire que c’est du subjectif ? de l’émotionnel ? mais l’émotion, la sensibilité font partie de la nature humaine et la rencontre du Christ, la conversion, qui est toujours à approfondir sur le chemin, comme certains d’entre vous le disent si bien, peut s’accompagner à certains moments (surtout au début mais pas seulement) d’émotionnel comme dans une passion amoureuse. Il ne faut pas s’attacher à l’émotion, je suis d’accord, le chemin avec le Christ a des étapes, je suis d’accord.. Ma vie en paroisse, avec des frères que je n’ai pas choisi mais dont j’essaie toujours de voir la face ensoleillée, la participation aux sacrements, la lecture de la Parole, le centrage sur le Christ et en particulier sur le Christ en croix qui agonise encore aujourd’hui chez nos frères les plus souffrants, la joie et la paix profonde de savoir que je suis sauvée, et que ce n’est pas par mes mérites, sont bien plus importants que l’émotion qui peut varier comme des sables mouvants.. Je suis peut être charismatique, si c’est essayer de discerner au fond de son coeur et dans les évenements où souffle l’esprit, où le seigneur m’attend, où il a besoin de moi.. C’est ce qu’essaient de faire tous les chrétiens, non ? sinon, je n’ai ni gourou, ni embrigadement....

repondre message

Le baptême catholique comprend bien une onction du Saint Chrême, après le rite de l’eau... Et il n’y a pas de don de l’Esprit Saint sans Esprit Saint..J’ai envoyé ce message mais il n’a pas été reçu où a été filtré...merci de le publier ! Claire

repondre message

Après les année 68, nous avons vu arriver sur notre diocèse des baba-cools : longs cheveux fleuris, jupes aux chevilles, savates aux pieds et guitare à la main. C’est ma première rencontre avec ce que l’on nomme le renouveau. Ensuite, on a appris qu’ils vivaient "en communauté" et qu’ils étaient charismatiques (?...). La plupart avaient fait les chemins de Katmandou et ne semblaient pas en être tout à fait revenus... D’autres sortaient de la méditation transcendantale, de groupes maoïstes, de chez Lanza del Vasto ...Cela laisse des traces... Un autre monde. Ils trimballaient à une messe par mois leur mal-être illuminé, en grattant sur leur guitare des chants de leur composition dont l’inspiration occupait toutes leurs journées. Une fois par semaine, ils "évangélisaient" dans la rue. Assis en cercle, avec leur guitare, ils chantaient : alleluia ! Ils avaient rencontré Jésus ! Leur Jésus ne semblait intéresser que les gens qui comme eux, ne fichaient pas grand chose et étaient heureux de rencontrer des "frères". C’est ainsi que leur communauté a grandit. Leur berger, certainement sous la motion du saint-esprit, a eu l’idée juteuse, financièrement en tous cas, de faire des sessions de guérison. A les voir, on pouvait comprendre qu’il y avait de quoi faire. Peu à peu, ils ont recruté jusqu’au clash d’un scandale de mœurs qui touchait le berger aussitôt démis par l’évêque, lequel en profita pour envoyer ce groupe encombrant sous les cieux cléments d’un évêque plus "ouvert". Ils ne nous ont pas manqué. Nous constatons aujourd’hui qu’ils ne sont jamais sortis de leurs parcours chaotiques. Bien au contraire, ils en ont fait la nouvelle religion, celle du Nouvel Âge et de son messianisme temporel. C’est tout naturellement qu’ils ont monté un bisness juteux à partir de leurs expériences délabrantes. Avec succès. Le délire se vend bien et s’exporte.

Lorsqu’on regarde le parcours des gourous du renouveau, on constate que pour la plupart, c’est à peu près toujours le même parcours : le Nouvel Âge, l’ésotérisme, le spiritisme, sans oublier les évangélistes ou pentecôtistes américains bien pourvus en guérisseurs de tous poils et voyants certifiés . Cela donne des idées... Les désastres étaient prévisibles dès le départ. Mgr Vernette avait alerté sur le Nouvel Âge. Il n’a guère été entendu et il est mort avant d’avoir vu le pire. Aujourd’hui, nous y sommes. L’Eglise les a pris en pleine connaissance de cause, deux hypothèses : ou bien les responsables ecclésiaux ne sont que des imbéciles, ou bien ils y trouvent leurs comptes, dans tous les sens du terme. A voir les écuries d’Augias du Vatican, c’est ce qui est à craindre. De toutes façons, l’Eglise est au pied du mur. Les catho de bon sens ne font pas de bruit mais ils sont encore les piliers de l’Eglise, et ce sont des gens solides. Jusqu’à présent, on ne les a pas entendus, cela pourraient venir.

.

repondre message

Le pape François comme beaucoup de papes s’est fait avoir par ces groupes aux dérives sectaires et le premier fut Paul VI en 1975, pensant que le Renouveau charismatique serait une chance pour l’Église. Quelle naïveté. En regardant les faits, la baisse de la pratique et des vocations démontre l’échec de ce renouveau qui devait faire revenir les catholiques. La raison est simple, ces mouvements donne l’image d’une Église spectacle très conservatrice. L’Église pauvre pour les pauvres n’est pas leur priorité, mais une évangélisation simpliste n’ayant aucune inspiration libératrice pour l’homme. Ils parlent de « l’Esprit » mais sans en voir les subtilités et ils essayent d’imposer dans les paroisses leur vision de la société et leurs pseudo-prophètes. Ce sont des fanatiques déguisés sous des atours modernes. Les fidèles ont besoin de plus que cela.

Merci !

Voir en ligne : http://paroissiens-progressiste.ove...

repondre message

Renouveau charismatique ou "renouveau schismatique" ? 30 mai 2014 09:25, par pierre mabire

Au moins, la présence du pape François au congrès du Renouveau Charismatique italien a le mérité de la clarté. On sait d’où ce pape vient et où il veut aller. Alors qu’il ne s’étonne pas qu’on parlera très vite non plus de Renouveau Charismatique, mais de « renouveau schismatique » dont il aura été le grand architecte.
Déjà, il avait donné un signal fort en remettant la banque du Vatican (IOR) entre les mains d’un dignitaire de l’obscure secte Opus Dei. Le voilà qu’il se jette maintenant dans les bras de mouvements intégristes ultra.
Stop, on a déjà donné. Il n’est pas digne du peuple des baptisés.

repondre message

Pourquoi le pentecôtisme serait selon plusieurs d’entre vous une autre religion ? Que cela ne soit pas votre sensibilté, je veux bien comprendre..mais les charismatiques que je connais ont fait une vraie rencontre du Christ, passent du temps pour méditer les écritures, essaient d’aimer concrètement ceux qui les entourent, vivent des sacrements de l’Eglise..si ils ne sont pas de la même religion que vous, peut être que c’est parce que vous ne vous reconnaissez pas tout à fait dans l’Eglise..Je ne comprends pas très bien non plus la thèse de l’article concernant l’Esprit Saint..Il est reçu au baptême, avec comme signe visible l’onction du chrême. La confirmation, comme son nom l’indique, confirme et déploie ce don reçu, tout en envoyant en mission..

repondre message

Etienne
Livrer l’Eglise aux Pentecôtistes pour contrer les évangéliques, c’est choisir entre la peste ou le choléra. D’autant plus que tout ce beau monde se retrouve dans les rassemblements dits œcuméniques où l’on ne sait qui sont les plus cinglés ! Il faudrait se débarrasser des uns et des autres mais que resterait-il de l’Eglise ? Pour en être arrivé là, c’est à dire à un point de non retour voulu, il a fallu bien des compromissions des responsables de l’Eglise autant à Rome qu’ailleurs. Ne serait-ce pas l’appât de l’argent qui en serait la cause ? Les coffres-forts quand ils s’implantent, phagocytent tout. Quand à la pauvreté du pape, elle a fait naufrage dans le réseau Aleteia. C’était annoncé par les miracles du renouveau de ce dieu qui chichement n’a réservé cette faveur qu’à ses "gourous" : ils sont rentrés fauchés au renouveau et aujourd’hui, ils dorment sur des matelas d’or. On ne dit pas si Aleteia est un de leurs rêves prémonitoires bien concrétisé ? Pendant ce temps, leurs victimes courent après le RSA. et l’aide sociale des pouvoirs publics.

repondre message

Bonjour GOLIAS. 29 mai 2014 13:49, par Agnès Gouinguenet

- 
Tous les moyens sont bons, s’ils sont légaux. Donc rien de bien surprenant, ni de bien choquant. Et puis l’Esprit, c’est tellement impalpable, inodore, invisible, improuvable ...
- 
Ce n’est pas mal qu’il y ait quelques dames dans les hautes sphères.
- 
Attention aux dérives psychiatriques. C’est une bonne idée d’être présent-e-s pour les diagnostiquer et donc les combattre.
- 
A bientôt.
- 
AG.

Voir en ligne : http://gouinguenetagnes.blogspot.fr/

repondre message

Et bien nous y voilà ! .. On attendait le pape François au tournant !
Nous y sommes !
Personnellement, au début, j’attendais de voir ce qu’il allait faire avec le cardinal Rylko, grand maître d’œuvre du Renouveau et de son cortège, puis, peu à peu, j’ai compris.
Aujourd’hui, plus de doute, François a été élu aussi, et peut être surtout pour cela : mettre en œuvre en Europe le Renouveau qu’il connaît bien depuis le continent sud américain.
Mais mettre en œuvre le Renouveau charismatique pentecôtiste sur le continent européen, même masqué par des termes choisis, tel que Nouvelle Evangélisation ou autres est à double tranchant. Car la culture religieuse, laïque ou politique n’est pas la même que sur les continents américains. Il n’y a qu’à voir le peu de succès des Mormons ou des Témoins de Jéhovah.
Pas sûr que les catholiques, disons habituels, veuillent suivre une expérience qui s’est avérée dangereuse sur une grande échelle en France
D’où la volonté affichée par l’ICCRS de changer l’évangélisation et la culture des pays. C’est une impossibilité pour la France et quelques autres.
Mis à part les problèmes politiques que cela soulève en France, il y a des obstacles juridiques internationaux dont l’ONU.
De plus, les expériences charismatiques belges, françaises et peut être d’autres pays se sont avérées être catastrophiques.
Pour être crédible, cette politique pentecôtiste et cette Nouvelle Evangélisation ne doivent pas mettre la charrue avant les bœufs . Elles doivent avant tout relâcher totalement les victimes du cortège invraisemblable des dérives en tous genres qu’elles ont provoquées et assurer une retraite décente à celles et ceux qui ont passés des années, voire leur vie entière dans des communautés ou des congrégations qui soit ne les ont pas déclarés, soit n’ont pas payés des cotisations.
Que l’église catholique romaine fasse attention au double tranchant . Elle risque gros, très gros sur le plan de l’éthique morale et sur sa crédibilité qui sont déjà lourdement et gravement entachés et entamés.
Certains en elle rêvent et se croient ici bas dans la cité de Dieu. La chute sur le plancher des vaches de la cité des femmes et des hommes risque d’être très lourde.

D’ailleurs, certains commencent à se ‘’couvrir’’… Ben… que voulez vous braves ‘’chachas’’, l’Esprit Saint ne peut pas tout faire, il veut bien recevoir des dons, mais il ne peut pas être au four et au moulin :
<< Déni de responsabilité médicale >> : http://jesusrevientbientot.com/medical_disclaimer/

repondre message

| © Le site officiel de GOLIAS pour les informations d’actualité 2009-2017 | Fait avec : SPIP et Thélia plugin thelia |

| Courriel à la Rédaction | RSS RSS | Adresses Postale et bancaire | Mentions légales | à propos de Golias |

article jeune