Parution : 3 juin 2014
François Soulage (président du Secours catholique) : « Nous portons collectivement une vision de l’Évangile aux périphéries du monde »
4 commentaires
En pied de l'article.

François Soulage confie à « Golias Hebdo » sa vision du Secours catholique. Ses évolutions, ses rapports avec les évêques, les Caritas, Rome et les altermondialistes. Il dresse ainsi un portrait inédit d’une institution qui permet aux chrétiens, et au-delà, de changer la société.

« Ces gens du monde, si doux, si modérés, qui trouvent toujours que tout va bien parce qu’ils ont intérêt à ce que rien n’aille mieux ; qui sont toujours contents de tout le monde parce qu’ils ne se soucient de personne ; et qui, autour d’une bonne table, soutiennent qu’il n’est pas vrai que le peuple ait faim.  » Ces mots sont de Jean-Jacques Rousseau (voir Jean-Jacques Rousseau par Henri Guillemin sur www.youtube. com). Ecrit il y a près de trois siècles, ils s’appliquent encore
à merveille à de nombreux dirigeants politiques actuels qui prônent l’austérité, à la plupart de grands commis de l’Etat qui aiment piocher leurs « idées » auprès des banquiers et à de multiples grands patrons, gavés de bonus, qui tiennent les
propos les plus sévères à l’encontre du Smic. Ils ne correspondent pas du tout à François Soulage, qui dirige le Secours catholique depuis février 2008. Sous sa présidence, cette institution a approfondi un tournant très important en matière de doctrine et de pratiques : elle n’agit plus seulement sur les conséquences de la pauvreté, en apportant une aide aussi précieuse que ponctuelle, mais s’attaque aux
causes même de ce scandale.

Dans une société opulente, cela implique de mettre à nu les mécanismes sociaux qui produisent les inégalités et d’ouvrir les yeux du plus grand nombre sur les mâchoires qui broient la société. C’était déjà la volonté de Jean-Jacques Rousseau et de ses disciples. A sa manière, c’est aussi la voie dans laquelle s’engage le pape François. De quoi hisser le peuple de Dieu au niveau des enjeux de ces temps de crise économique, qui dure depuis quarante ans, et de reculs démocratiques sans fin.
Découvrez l’ensemble de cet entretien dans Golias Hebdo n° 339.

4 commentaires

Super interview ! L’homme est "réactif" à souhait. Longue vie à François Soulage ! Et il a compris que le logement pour tous était plus que menacé. Rare... A quand le logement minimum pour tous ? De quoi relancer utilement le BTP plutôt que de rêver aux prochains jeux olympiques à Paris. Et bon, dans la foulée, on pourra même loger tous les Roms d’Europe et même les migrants d’Ukraine ! ET je n’oublie pas les Africains. D’ici là, j’aurais épousé un québécois pour finir ma vie au vert ! François, les "périphéries du monde", elles viennent toutes chez nous ! SOS espace viral !
Non, tant pis, je reste avec vous ! Même pas peur...

repondre message

Bonjour GOLIAS. 5 juin 2014 05:27, par Agnès Gouinguenet

- 
Le serment d’Hippocrate, ce n’est pas mal non plus.
- 
Environ 5 siècles avant JC quand même. Paul de Tarse devait connaître ...
- 
Et puis, c’est totalement humaniste et laïque (à part Panacée and Co, je l’avoue ...).
- 
Joli jour.
- 
AG.

Voir en ligne : http://gouinguenetagnes.blogspot.fr/

repondre message

| © Le site officiel de GOLIAS pour les informations d’actualité 2009-2017 | Fait avec : SPIP et Thélia plugin thelia |

| Courriel à la Rédaction | RSS RSS | Adresses Postale et bancaire | Mentions légales | à propos de Golias |

article jeune