Parution : 12 juin 2014
Nouveau scandale en Irlande : le couvent de l’horreur

L’Irlande est à nouveau secouée par un scandale qui fait suite à celui des couvents, les « blanchisseries Madeleine », dans lesquels les filles mères étaient enfermées pour travailler comme des esclaves. Dans ce pays très catholique, il était en effet hors de question d’accepter qu’une jeune fille tombe enceinte en dehors du mariage. Elle était envoyée dans un couvent pour accoucher, l’enfant étant confié à des sœurs. Or ces religieuses n’ont pas plus pris des soins des filles qui travaillaient gratuitement pour elles que des enfants auxquels elles avaient donné naissance. Pour l’instant, une fosse de près de 800 enfants a été retrouvée mais il semblerait que les enfants enterrés sans sépulture puissent être plusieurs milliers.

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En pied de l'article.

Les médias ont largement parlé de ce que ces filles et leur enfant ont pu vivre sous le couvert de la religion. Rappelons que le film The Magdelene Sisters a reçu le Lion d’Or à la Mostra de Venise de 2002. Certes, il ne s’agit pas d’oublier que, dans les années 20 à 60, la mortalité infantile était très importante, ni de porter un jugement qui relèverait de l’anachronisme. Mais il est clair que les enfants manquaient de soins et qu’ils n’eurent pas de sépulture ! Ils ne comptaient pour rien, comme leurs mères jugées immorales alors que certaines ont été violées ou souffraient de troubles mentaux. Les enfants les plus vaillants auraient été vendus à de riches Américains ! D’autre part, un rapport officiel de l’état irlandais de 2013 montre qu’entre 1920 et 1996, près de 10 000 femmes auraient subi ce traitement religieux insoutenable ! 1996, ce n’est pas si loin…

La loi de Dieu ou celle des hommes ?

Nous aimerions poser une question jusqu’ici peu relevée mais qui nous paraît pourtant fondamentale. Comment des religieuses (de la congrégation du Bon Secours), dont la vocation était de porter secours au plus démunis, ont-elles pu être à ce point aveuglées pour ne pas voir que leur comportement était en contradiction tant avec leurs textes fondateurs qu’avec l’Evangile ? [lire l’intégralité de notre article dans Golias Hebdo n° 340]

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La paroisse de l’Horreur... dans la Somme 7 septembre 2014 20:21, par pierre mabire

Quatre victimes, dont deux étaient âgées de moins de quinze ans au moment des faits et les parents de deux d’entre elles se sont constitués parties civiles
dans ce dossier contre leur curé d’une paroisse à l’Ouest de la Somme, dans le bassin du Vimeu.
L’abbé est soupçonné d’avoir abusé sexuellement de ces jeunes adolescents, principalement en pratiquant des "caresses appuyées" par dessus leurs vêtements entre 2002 et 2012.
"Pour la grande majorité des victimes, à part l’un, c’était des caresses, avec un schéma : on invite ces jeunes garçons au cinéma et on met la main sur le sexe au-dessus des vêtements et on tente en-dessous, même s’il s’en défend", a expliqué Mme Anne-Sophie Baert, avocate de trois victimes, dont deux frères et les parents de ces derniers.
Les victimes présumées sont également "très remontées" contre l’évêque d’Amiens de l’époque, Mgr Jean-Luc Bouilleret (aujourd’hui évêque de Besançon), qui, pour Me Baert, "savait un certain nombre de choses". Ils ont le "sentiment" que l’évêque n’a pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher les faits incriminés de se produire, même si, explique l’avocate, "à l’époque il n’y avait pas de dépôt de plainte, il n’y avait rien", hormis des signalements de certains faits par des parents.
Mgr Jean-Luc Bouilleret a affirmé lors de l’enquête avoir averti les autorités judiciaires. Cité comme témoin, il va devoir s’expliquer sur cette affaire qui embrase la presse et les médias picards, lors du procès qui s’ouvre cette semaine. Affaire qui jette un grand trouble chez les catholiques de ce diocèse, car ce n’est pas la première du genre dans secteur.
(Sources France 3 Picardie - Le Courrier Pïcard).

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je reviens sur cet article.
Savez vous qu’actuellement (18/06/2014) en Moldavie existent les mêmes orphelinats-mouroirs , et ce malgré la bonne volonté des quelques soignantes débordées . Alors au moment où chacun peut s’informer, s’acharner sur des faits de 80 ans montre une partialité certaine.
Allez sur le site de "Pédiatres du Monde" que nous essayons d’aider.
Le passé est lke Passé , mais ces gens sont notre avenir

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La culpabilisation fait souvent partie d’une culture de la faute.Or,dans le domaine de la sexualité l ’Eglise catholique y est passée maîtresse.Voir toutes les dérives des pays catholiques où la dictature s’est installée : Amérique latine notamment.Puis le rapport avec la féminité relayé par ces congrégations,comme le Bon pasteur,à fait le reste.Il y a quelques années,un document présente à la télé française a inaugure cette réflexion,mais je m’étonne que cela réapparaisse seulement aujourd’hui.Y a t’il aussi dans la culture chrétienne,un goût pour les macérations idéologiques ? bref,en reprenant certains textes de Freud sur les religions,en général,il y a matière .

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Pour plusieurs raisons, c’est le propre de la vie religieuse catholique de favoriser ces écarts, qui sont aussi des horreurs.
D’abord, le jeune homme et la jeune fille qui entrent au couvent, le font le plus souvent dans l’enthousiasme et la générosité de la jeunesse.
Mais ceux qui les encadrent sont-ils tous des saints ?
Avec le temps, l’élan de la jeunesse se calme et la vie devient de plus en plus routinière, sans compter les épreuves inhérentes à toute vie humaine.
Celui ou celle qui est entré(e) au couvent a sans doute tout donné (à Dieu ?) et un jour il/elle découvre qu’il/elle n’a plus rien à donner, et encore moins à recevoir sinon une vie faite de privations. Alors, chez beaucoup le cœur se referme, se flétrit et se dessèche. Le premier rempart qui saute, c’est la compassion pour autrui, surtout un autrui proche. Ainsi on souffre moins...
Ensuite, il y a la cohésion de la communauté. Si chacun avait compassion de ses frères/sœurs, ce serait invivable et la communauté serait rapidement ingouvernable. Il faut apprendre à fermer l’oreille et le cœur à la douleur des autres. Les supérieurs sont devenus maîtres en cet art et enseignent à vivre dans l’ignorance ou l’insensibilité quant à ce que vivent les autres. Tout doit être "sublimé" dans la prière.
Enfin, et ce n’est pas le moindre, il y a la réputation de la communauté dans l’Eglise, dans la société et auprès des bienfaiteurs (de qui dépend souvent la vie économique). Malgré les protestations "officielles" d’humilité, l’image de marque, la façade, doivent être parfaites. Pour cela il faut cacher ce qui ne correspond pas à une image pseudo-évangélique.
Je dis pseudo-évangélique, car nous savons que c’est justement pour la misère humaine que Jésus est venu.
Tant que l’institution ecclésiastique privilégiera son image de marque – à tous les niveaux hiérarchiques – elle sera imperméable au message évangélique et se rendra coupable de ces horreurs qui font souffrir tous ceux qui sont fiers du nom de "chrétien".

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En entendant la question de Golias sur le comportement des religieuses, question qui est aussi la mienne, je voudrais citer un petit texte de Bernard Feillet (Les fis dépossédés, p.62) : "Une société fondée sur la primauté des vertus ne peut-être que fasciste et, tout au long de l’histoire, elle a engendré -toujours au nom des vertus- les prisons et les camps de redressement. Les lépreux du monde moderne s’appellent les déviants. On trouvera toujours le moyen de leur attacher une clochette autour du cou." Combien cette attitude d’exclusion reste actuelle : au nom de la "nature", autre nom de la conformité et de la vertu, la manif pour tous a développé une nouvelle forme de rejet, d’homophobie....Si nous nous considérons comme les seuls à être purs, les autres sont à éviter !!!!

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Nouveau scandale en Irlande : le couvent de l’horreur 13 juin 2014 09:09, par Françoise

Bonjour Christian Terras

Pour répondre à votre question, bien légitime, je pense qu’il faut rattacher ces agissements odieux, criminels, avec le jugement moral et religieux qui régnait entre les années 20 et les années 60 sur les enfants et la gent féminine.

- Les femmes, filles à cette époque, n’avaient de valeur moralement et socialement dans les familles que si elles étaient vierges jusqu’au mariage (indispensable pour faire un bon mariage et donc participer à la promotion sociale de la famille) et rentables (travaillant pour aider la famille). Si cette virginité n’était plus présente (à cause d’un viol, d’un inceste, d’une étreinte amoureuse), les filles étaient exclues de leur cercle familial car elles entachaient l’honorabilité de leur famille et par extension celle du monde extérieur. Elles devenaient des rebuts de la société qu’il fallait cacher et qu’il fallait dresser, humilier et soumettre (pour bien leur faire comprendre qu’elles étaient indignes de toute forme de respect). Comment dans ce contexte idéologique, entretenu non seulement par le clergé en général mais aussi par les structures étatiques et laïques, les jeunes filles pouvaient-elles vivre autre chose que tortures, abus, travail forcé, violences diverses et variées ?

- Les jeunes filles et fillettes étaient d’autant plus molestées, violentées par les nonnes aux commandes de ces congrégations, qu’une majorité de religieuses avaient pris le voile, elles aussi contraintes et forcées par leur famille (pour des raisons financières, d’héritage, etc). La notion de vocation religieuse était plus que relative à cette époque-là, même s’il y avait sans doute de vraies vocations. La plupart du temps, on ne donnait pas le choix aux filles qu’on incitait à la vie religieuse. Donc, une fois engagées dans la vie religieuse contre leur gré, se défouler sur d’autres femmes et filles via de mauvais traitements, était pour ces religieuses une forme de revanche vis à vis de l’enfermement dans lequel elles aussi majoritairement, avaient été plongées par leurs familles via l’habit et l’état religieux. Ce besoin de revanche surpassait largement les obligations liées à la règle de l’ordre. Et si peu que la supérieure de l’établissement soit aussi dans le cas de figure d’une vocation forcée, ou éduquée à mépriser et disqualifier les enfants dès lors que turbulents, en difficulté sociale, tout abus devenait légitime. Et il n’y avait guère de contrôle de ces établissements. Parfois, la visite d’un évêque ou d’un représentant de l’état. Alors en vitesse, on habillait décemment les enfants, on contrefaisait une ambiance familiale le temps que la visite se passe et puis hop, les habitudes de maltraitance reprenaient aussitôt les visiteurs repartis.

- Autre paramètre à prendre en compte et qui a pesé durant très longtemps : les jeunes filles qui arrivaient dans ces couvents leur étaient en plus désignées par le clergé, l’état, les services sociaux éventuellement, comme la lie de la société : des créatures entre la bête sauvage enragée et la nymphomane perverse, au mieux, un enfant à la limite de la maladie mentale, donc selon les critères de l’époque, qu’on ne pouvait éduquer. Les religieuses n’avaient donc aucune considération pour elles. Et les enfants si ces jeunes filles en avaient ou étaient enceintes, ces bébés étaient considérés comme des bouches inutiles en plus à nourrir, des enfants de la honte, des bâtards qui ne pourraient jamais être reconnus et intégrés socialement du fait des circonstances hors mariage de leur conception et de leur naissance. Il fallait donc soit qu’ils soient vendus pour les plus jolis et vifs, pour rapporter de l’argent à la congrégation, soit qu’ils disparaissent d’une façon ou d’une autre (placés comme domestiques dans des fermes, ou comme ouvriers dans une usine).

Voir le témoignage d’un de ces enfants qui a survécu dans ce système concentrationnaire et violent :

http://www.leparisien.fr/faits-divers/bebes-oublies-d-irlande-j-aurais-pu-etre-un-de-ces-enfants-morts-12-06-2014-3917963.php

On a peine à imaginer aujourd’hui ce manque total d’humanité mais il était réel et très présent. Et les gens la plupart du temps trouvaient ces maltraitances tout à fait normales. Pour les bonnes gens, riches ou pauvres, ces enfants placés en couvents prisons n’étaient pas des enfants, juste des bêtes malfaisantes, incontrôlables qu’il fallait mettre hors d’état de nuire. Et les religieux qui s’en occupaient, avaient déjà bien du mérite de récupérer ces gosses étiquetés comme des criminels, même s’ils n’avaient rien fait de répréhensible.
On trouve en France une seule indignation publique vis à vis de ces établissements, des méthodes qui y sont pratiquées et c’est Emile Zola qui dénonce cette mise en esclavage et cette violence religieuse envers les enfants. Après lui, la critique se restreint à quelques poèmes (Prévert entre autre)...mais sans critique réelle du système. Si bien que les états sont tout à fait complices de ces établissements et ont aussi une responsabilité importante dans les tortures, abus, violences qui ont été faites sur ces enfants. L’Eglise aussi bien sûr, qui savait et qui a soutenu, vanté ces établissements et leurs méthodes.
La critique arrive après la fermeture de ces établissements : en France, quelques femmes osent parler de ce qu’elles ont subi. Se sont d’abord Denise Fabre, Bernadette Lafont qui ont vécu jeunes filles cet enfermement qui vont dire ce qui s’y passent et dénoncer les méthodes pratiquées par les religieuses. Puis viendront les films : Claude Miller dans "la Petite Voleuse" sera un des premiers à dévoiler les horreurs de ces établissements dans les années 50-60.

Certaines familles plaçaient leurs enfants dans ces congrégations dès qu’ayant des difficultés d’éducation ou simplement d’argent. Et si ce n’était sur demande des familles, c’était à la demande d’un prêtre, d’un évêque, sur demande d’un tribunal suite à un vol, une fugue, une affaire de viol, d’inceste...

Ne pas perdre de vue que la violence envers les enfants existait partout et que les droits de l’enfant sont très récents (1989).
L’enfant devait être rentable très vite pour ses parents et pour la société, même si légitime et vivant dans un foyer uni, classique.
Elisabeth Badinter décrit très bien dans son livre "l’Amour en plus" ce qui se passait pour les enfants dans les familles.

Donc vous imaginez sans peine ce qu’il en était pour les enfants illégitimes...

Si vous prenez contact avec les anciennes pensionnaires du Bon Pasteur ou d’autres congrégations religieuses ayant servi de couvents-prisons pour enfants, ados en difficulté sociale comme on disait pudiquement autrefois, elles vous raconteront la déshumanisation qui était leur quotidien au moins jusqu’à la fin des années 60, les violences, les humiliations, les séparations d’avec leurs enfants lorsqu’elles étaient toutes jeunes mères. Leurs récits, témoignages montrent parfois une terrible ressemblance de leur vécu avec l’univers concentrationnaire vécu par les déportés.

http://bonpasteurnotreenfance.vraiforum.com/index.php

C’est la prise de contrôle de ces établissements par des éducateurs et éducatrices diplômés d’état et l’avènement de Vatican 2 qui vont changer la donne de ces établissements après mai 68 en France. Les religieuses peu à peu s’humanisent parce qu’elles sont contrôlées par l’état de plus en plus souvent et par surprise, puis sont remplacées par des éducateurs laïcs qui font un vrai travail d’éducation auprès des jeunes enfermés, proposent une vraie formation scolaire aux enfants et finalement, l’état récupère ces enfants pour qu’ils puissent être éduqués comme tous les autres et de façon respectueuse.
On sort d’une conception éducative où la rétorsion, l’enfermement, la violence sont le lot commun des enfants, riches ou pauvres, pour entrer dans une ère éducative où l’enfant devient une personne à part entière que l’on doit respecter et former de façon douce.

Les religieuses du Bon Secours, du Bon Pasteur, les Dames Blanches, les Réparatrices, etc, ont évolué comme la société a évolué. Tant qu’elles ont gardé le contrôle absolu de ces établissements prisons, que l’état s’est déchargé de la prise en charge sociale des enfants en difficulté sur les congrégations religieuses, elles ont abusé du pouvoir absolu dont elle disposaient sur leurs pensionnaires. Et elles ont touché sur le dos de ces enfants, des fortunes considérables. Car elles n’éduquaient pas scolairement ces enfants qui travaillaient 12 à 14H par jour dans des conditions de travail plus que dures.
Qu’il s’agisse de laver le linge des hôtels, de membres du clergé, de fabriquer des objets, des douceurs vendus aux plus riches ensuite, les bébés nés dans ces établissements vendus à de riches familles, ou placés contre argent pour devenir domestiques dans des exploitations agricoles, le pactole engrangé servait à acheter des terrains, propriétés immobilières pour l’Eglise et à assurer un bon train de vie aux religieux, religieuses.
Quand vous savez que ces établissements voient le jour pour la plupart d’entre eux en 1840-50, qu’ils ferment pour la plupart d’entre eux fin des années 70, vous imaginez sans peine les millions engrangés par ces congrégations sur le dos de millions d’enfants dont un nombre considérable mourra dans ces établissements (de malnutrition, de mauvais traitements, de désespoir allant parfois jusqu’au suicide, meurtres).

Enfin, la notion d’oeuvre charitable n’était pas reliée à du respect et de la considération. Cela, nous avons tendance à l’oublier. Nous avons tendance à croire, avec notre vision d’aujourd’hui, que ces établissements ne pouvaient qu’offrir un espace de protection et de douceur alors que c’était un espace de non droit, de violence quotidienne. C’était le cas pour ces couvents prisons, comme ça pouvait l’être pour les asiles/hospices de vieillards, qu’on appelait les mouroirs.
Rares, très rares étaient les établissements à dimension humaine. Et cette inhumanité ne choquait absolument personne. Elle était normale...

Un article de Courrier International, datant de 2011 parle bien de tout ça :

http://www.courrierinternational.com/article/2011/07/07/laver-enfin-la-memoire-des-blanchisseuses-esclaves

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Même s’il prend des formes diverses, l’aveuglement est général :
Il en est ainsi des pratiques sous le général Franco en Espagne, avec la participation de l’Eglise catholique locale dans un réseau de vol et de vente de bébés des années 1930 à 1990 découvert en 2011, où même pendant quelques années après la démocratie en 1975, le trafic d’enfants, environ 300 000, s’est poursuivi, dont la vente de bébés, parfois dans des cliniques gérées par des institutions catholiques. Lorsque ces faits ont été révélés, les autorités espagnoles ont pris des mesures pour faciliter les recherches des familles.
Mais comme aujourd’hui en France, de nombreuses plaintes ont été classées sans suite par la justice car l’Eglise fait systématiquement obstruction et des associations dénoncent "l’opposition claire, manifeste, constante et déterminée des institutions ecclésiastiques espagnole de fournir des informations’’. Leur avocat Enrique Vila Torres écrit que « le Vatican a ignoré les demandes répétées d’aide aux victimes de l’Espagne, et ce qui est pire, le refus continu de la part de l’Eglise catholique, y compris face aux demandes des autorités judiciaires, de remettre des informations biologiques de mères et d’enfants qui désirent se retrouver ».
Sous le franquisme, ces bébés étaient enlevés à leurs mères républicaines en vertu d’un décret de 1940 qui permettait au régime de s’emparer des nouveau-nés s’il estimait que leur future « éducation morale » était en danger.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/01/09/97001-20140109FILWWW00705-bebes-voles-en-espagne-l-eglise-critiquee.php
http://fr.euronews.com/2014/03/27/espagne-la-justice-se-replonge-dans-le-scandale-des-bebes-voles/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_enfants_vol%C3%A9s_du_franquisme

Mais aujourd’hui en France, c’est au nom d’une politique instaurée et gérée par une organisation étatique étrangère, l’ICCRS, dépendant directement d’un Etat, le Vatican, qui ‘’efface’’ carrément l’histoire d’une famille en la diabolisant et en la détruisant, pour la remplacer par une autre conforme à la façon de vivre d’une communauté religieuse et d’un Etat étranger pour ensuite élever les enfants issus de ces ‘’nouvelles familles’’, d’une manière et selon les idées et façons de vivre de cet Etat et en faire des enfants communautaires … en utilisant un mélange de dérives protestantes pentecôtistes dont certaines analogues à certaines hystéries collectives de guérison souvent animées par des complices comme celles qui sont filmées en Afrique et dont on a déjà eu l’occasion de discuter dans plusieurs articles de Golias dont :
http://golias-news.fr/article5996.html

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Bonjour Christian Terras. 12 juin 2014 20:47, par Agnès Gouinguenet

- 
Pour tenter de répondre à votre dernière question, il serait peut-être souhaitable de s’intéresser au vécu "petite enfance" de ces religieuses "indignes".
- 
Souvent folie rime avec anosognosie.
- 
Les victimes se font parfois bourreaux ...
- 
Bonne soirée.
- 
AG.

Voir en ligne : http://gouinguenetagnes.blogspot.fr/

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Nouveau scandale en Irlande : le couvent de l’horreur 12 juin 2014 20:32, par anne marie

mon dieu quelle horreur quand des dominicain brulé les cathare cet eglise nous donne des leçons de fraternité
quelle duplicité
je suis dehors et j’y suis bien

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