Parution : 20 août 2014
Mgr Marc Aillet : le croisé de Bayonne

« L’évêque ne doit pas être un manager ou partir en croisade pour mener les batailles de l’Eglise, mais un semeur humble et patient. » Nous qui éditons régulièrement le Trombinoscope des évêques de France (la prochaine édition sortira à l’automne prochain), nous trouvons cette définition du « bon évêque » plutôt juste. Elle fut énoncée en février dernier par François, « notre pape régnant », pour employer le langage de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron (bien connu des lecteurs de « Golias »). Définition d’autant plus juste qu’elle éclaire d’une lumière crue l’épiscopat de Mgr Aillet, justement « évêque croisé », artificiellement « humble », faussement « patient », qui brutalement « mène les batailles de l’Eglise ». Enquête.

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Mgr Aillet met son épiscopat au service d’idées qu’il fait passer pour bonnes et vraies, neuves et innovantes, mais qui, au vrai, sont reprises du passé et reconnues pour leur archaïsme ; des idées qui ont déjà été condamnées car non conformes à la Vérité comme à la Foi et mises à l’Index par l’Eglise en 1926 : celles de l’Action française, soit de l’idéologie maurassienne, de la droite extrême.

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Mgr Marc Aillet : le croisé de Bayonne 29 septembre 2014 17:21, par anne marie

ces princes ont la memoire courte et donneur de leçon,mais l’horreur que voici
il ne faut pas fermer les yeux,le silence est un "peché" grave - 29/09/2014 à 14:51 Enfance d’Irlande catholique : un des plus grands crimes de l’Eglise catholique n’a toujours pas été jugé !!! jeudi 19 juin 2014, par Robert Paris Travail forcé, cobayes humains, punitions corporelles, mauvais traitements, manque de nourriture et de soins : voilà la punition des enfants nés hors mariage pour la religion catholique irlandaise Enfance d’Irlande catholique : un des plus grands crimes de l’Eglise catholique n’a toujours pas été jugé !!! L’institution, gérée par les sœurs du Bon Secours entre 1925 et 1961, accueillait des filles-mères et leurs bébés. Les conditions de vie y étaient extrêmement difficiles. Les jeunes femmes, qui étaient placées là pour expier leurs péchés, se voyaient imposer des travaux pénibles et subissaient mauvais traitements et brimades. Leurs enfants connaissaient un sort similaire et les autorités en étaient tout à fait conscientes, puisqu’une inspection datant de 1944 décrit un établissement surpeuplé où sévissent maladies, malnutrition et maltraitance. Les enfants étaient scolarisés à l’école locale, mais étaient séparés des autres élèves jusqu’à ce qu’ils soient adoptés ou placés dans d’autres établissements où ils devaient travailler – sans rémunération – et étaient battus. Le charnier a révélé l’ampleur du crime : des milliers d’enfants ont été torturés par l’Eglise catholique d’Irlande et l’ont été au nom de la morale catholique réprouvant l’enfantement hors mariage. Des enfants ont été maltraités, rendus malades, refusés de soins, livrés aux expérimentations médicales, vendus pour être adoptés par de riches Américains. Des milliers de cadavres peuvent encore être exhumés à côté des institutions catholiques irlandaises. L’ampleur du scandale, qui a été couvert pendant des décennies par les plus hautes autorités de l’Eglise, morts de faim et de maladie, enfants torturés, mères obligées d’abandonner leurs enfants, de vivre terrées, etc.

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l’évêché, l’avocat, le curé et l’organiste 2 septembre 2014 16:37, par Françoise

Ou les fourberies de faux contrats de travail et de vrai licenciement abusif :

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/09/02/nay-l-organiste-et-le-cure-se-retrouvent-devant-le-tribunal,1208292.php#xtor=EPR-8-[Newsletter]-20140902-[Zone_info]

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Record battu ? 31 août 2014 18:06, par Louis 1

183 posts . Au moins il fait causer Mgr Aillet ! C’est presque autant que le pape François ... Débat riche et enrichissant, même s’il témoigne des clivages de plus en plus profonds entre chrétiens, voire d’animosités virulentes. L’avis des non-chrétiens étant d’un intérêt médiocre : il ne faut pas intervenir dans les querelles de famille dont on ne fait pas partie.

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Bonjour Christian TERRAS. 31 août 2014 07:55, par Agnès Gouinguenet

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Allons bon.
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Quand vous écrivez : "des idées qui ont déjà été condamnées car non conformes à la Vérité", vous considérez aussi qu’il n’y a qu’une seule "Vérité" ?
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Diable !
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Joli dimanche.
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Agnès G.

Voir en ligne : http://gouinguenetagnes.blogspot.fr/

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Mgr Marc Aillet : le croisé de Bayonne 30 août 2014 19:29, par Bruno ANEL

Mgr Marc Aillet vient de donner son "imprimatur" au catéchisme intitulé "Les 3 blancheurs", sous prétexte que des familles l’utilisent dans son diocèse. On peut consulter des pages de cet ouvrage sur internet, puisqu’il est aussi disponible sur le Web pour des enfants isolés. Déja le titre met mal à l’aise : les trois blancheurs, rappelons le, sont l’Eucharistie, la Vierge et le pape. Cette représentation imagée provient d’un rêve de St Jean Bosco qui avait vu un homme en blanc (le pape) menacé par différents dangers et qui devait pour cela chercher un soutien dans l’eucharistie et la prière à la Vierge. Une déformation pieuse des propos du saint de Turin a mis les trois éléments blancs sur le même plan : voila le pape mis au même niveau que l’eucharistie. Première idée fausse mise dans la tête des enfants.
Ce catéchisme reprend des schémas anciens qui donnent de Dieu une vision trop humaine. Passons sur le fait que le Père créant la Terre est représenté sous les traits d’un vieillard barbu. On apprend dés la première leçon que Dieu a toujours existé et existera toujours. S’il est exact que Dieu EST, il n’est pas dans le temps. et l’espace. C’est nous qui y sommes. Le seul moment ou Dieu partage notre temporalité, c’est lorsqu’il se fait homme en Jésus. Enfin, le récit de la création de la Genèse est présenté sans précaution comme une vérité historique : les enfants ne tarderont pas à se demander quel est le rapport entre Adam , Eve et les hommes préhistoriques préoccupés de leur seule survie dont on leur parle en classe et dont on visite les grottes... Ce n’est pas facile de faire de la catéchèse, j’en conviens. Mais il me semble que ce genre de facilités a fabriqué dans le passé des générations d’agnostiques pensant qu’on leur avait raconté des histoires.

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Mgr Marc Aillet : le croisé de Bayonne 27 août 2014 11:33, par Loïc

Merci Monseigneur pour votre apostolat et pour votre service du Christ et de l’Eglise. Ceux qui vous connaissent ou même ceux qui vous ont déjà rencontré savent combien votre Foi, votre humilité et votre amour de l’Eglise sont grands et vrais. Ce qui les gêne, c’est précisément que vous êtes un serviteur zélé, fidèle et aimant de Notre Seigneur et de la Foi catholique. Cela déplaît toujours à celui qui divise.

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Mgr Marc Aillet : le croisé de Bayonne 24 août 2014 12:14, par Alain

Je vois dans la démarche de ce Monsieur Aillet, comme chez ses confrères de Toulon-Fréjus ou d’Avignon, la même politique que le regretté Monsieur Copé a appliqué à la politique : la décomplexion. Nous avons une Eglise en soutane et col romain, moderne, et "décomplexée", celle "qui ne lâche rien", qui met des "noun" partout sur Internet, qui veut bien qu’on massacre à Gaza, mais pas les chrétiens d’Irak, qui veut prendre sa place en politique, interdire les prières de rue tout en en organisant, dire le Vrai et combattre les Erreurs.

Rien à voir avec un retour antéconciliaire : c’est une nouvelle croisade, sainte et sacrée, contre l’Islam, les assistés, les LGBT, les divorcés, la pilule, les chômeurs et "Taubira la guenon" (sic) en prime. Ils exigent la démission de Hollande, ont réclamé et obtenu la canonisation de JPII. Ils sont au grand jour ce que l’OD est dans l’ombre.

"Je suis chrétien, voila ma gloire, mon espérance et mon soutien". Ils en sont fiers, et vous méprisent.

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Mgr Marc Aillet : le croisé de Bayonne 23 août 2014 18:35, par d'passage

La réaction du Pape argentin fait écho aux différents discours dans lesquels il a insisté sur la lutte contre les « mondanités » dans l’Église et aux paroles prononcées jeudi sur la place Saint-Pierre lors des célébrations de Pâques. À cette occasion, il a dénoncé les prêtres « onctueux, imposants et présomptueux », comme le rappelle Le Monde.
http://www.lefigaro.fr/international/2014/04/22/01003-20140422ARTFIG00079-grosse-colere-du-pape-contre-le-cardinal-bertone-et-son-appartement-de-700m2.php
Je suis de ce diocèse. En effet, cet évêque est « onctueux, imposant et présomptueux ». Il ne rassemble qu’une petite clique, comme lui ,de "bien pensants" qui se cirent le nombril comme des boudas bien gros et gras. La clique des élus !!!
On trouvera toujours et partout des personnes qui courent après ce style de personnage imbu de lui-même comme un gourou de secte.L’avantage des sectes, c’est de restreindre votre champ de vision à vous mêmes et aux vôtres et de vous faire croire qu’une hirondelle fait le printemps.

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Mgr Marc Aillet : le croisé de Bayonne 23 août 2014 09:45, par tai_gong_wang

Se recroqueviller sur le passé, ressortir la beauté du sacré et se remettre à parler le latin, ne permettra pas de remplir à nouveau les églises, car ce message ne concerne qu’une minorité de catholiques, pas le public visé par l’Église les pauvres. Cela ne leur parle pas. Ce dont a besoin l’Église c’est de prendre des risques et d’être audacieuse. Ressasser les vielles méthodes ne permettra pas d’endiguer la baisse de la pratique et des vocations sacerdotales. Ce n’est pas non plus les nouvelles méthodes d’évangélisation des nouveaux mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles qui attireront à nouveau vers l’Église, car elles utilisent des outils modernes sans avoir un discours qui colle avec ceux-ci. Comme le montre Jésus, il faut se dépouiller, ne plus rafistoler, recoudre et réajuster, donc pour cela il faut se débarrasser de tout pour construire de l’inédit et bousculer les règles élémentaires de prudence. Le message du Christ n’a pas besoin de luxe et de beauté. Si on a la foi, même une hutte fait l’affaire pour une messe.
Merci !

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Mgr Marc Aillet : le croisé de Bayonne 23 août 2014 08:34, par pons

A Signo , attention à la manipulation des chiffres , certes quand on passe de 1 à 2 on double et quand on passe de 1000000000 à. 1100000000 on n’augmente que de 10 pour 100 mais il n’y a rien à comparer entre ces deux quantités . Les minorités auront toujours beau jeu de montrer qu’elles augmentent , mais tant qu’elles seront une infime minorité elles ne démontreront jamais rien.

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Mgr Marc Aillet : le croisé de Bayonne 22 août 2014 17:27, par Jack Valim

Cher Golias, je vous serais obligé de préciser votre pensée, car ce que vous écrivez n’a aucun sens que je puisse comprendre. Et pour commencer, il est assez clair que plusieurs de vos affirmations sont matériellement erronées.
1) ainsi il n’y a jamais eu de thèses ou d’"erreurs" de l’Action Française condamnées par Pie XI en 1926, comme par exemple il y a eu des thèses modernistes condamnées par Saint Pie X : le Saint-Office avait alors énoncé un certain nombre de propositions condamnées ("erreurs") tirées des ouvrages de Loisy qui étaient mis en conséquence à l’index. En 1926, le Saint-Office a seulement condamné quelques ouvrages de Maurras (Anthinéa, les amants de Venise notamment) et surtout le journal "l’Action Française", censure curieuse c’était une censure "a priori" : même le pape ne pouvait évidemment pas savoir ce que je ce journal publierait le lendemain. Cependant aucune "erreur" particulière n’était imputée à l’Action Française, et aucun motif particulier n’était énoncé précisément pour cette condamnation sauf en termes très généraux ("dévier le véritable esprit catholique", mais le texte du pape ne disait pas en quoi ni à propos de quoi). Ce qui lui était reproché, on le sait à présent que les archives du pontificat de Pie XI ont été ouvertes et surtout que les témoins du temps ont écrit leurs Mémoires, était le "politique d’abord" de l’AF, qui l’amenait à instrumentaliser la religion pour faire l’appui d’une cause politique particulière à savoir le royalisme. Evidemment, le pape tenait, dans la ligne thomiste la plus traditionnelle, à réaffirmer le primat du spirituel qui doit inspirer le politique (et non l’inverse). Soit dit en passant, c’est exactement le même motif qui amènera Pie XII à ordonner la fin de l’expérience des "prêtres ouvriers" qui étaient devenus des militants syndicaux ou politiques avant d’être les pasteurs d’âmes qu’ils auraient dû être.
2) Ajoutons qu’à ce motif fondamental, il y avait deux motifs circonstanciels : la guerre de 1914 et l’Union Sacrée avaient mis fin à l’hostilité entre l’Eglise et la République qui avait abouti à la politique anticléricale et à la Séparation de 1904. En 1924 le pape et la République avaient signé un traité en forme simplifiée (les accords Ceretti/Poincaré) qui permettaient la création des associations diocésaines, qui sont des associations cultuelles non-démocratiques (le président est de droit l’évêque nommé par Rome, c’est lui seul qui décide qui fait partie de l’association et qui doit en être exclu), ce qui annulait la cause de la condamnation de ces associations par Saint Pie X qui leur reprochait de ruiner la constitution hiérarchique de l’Eglise. Pie XI voulait que les catholiques réintègrent la vie politique et opèrent ce "Ralliement" que Léon XIII avait voulu mais qui n’avait pu se faire. A cette fin il promouvait les mouvements laïcs sous la direction des évêques (les mouvements dits d’"Action Catholique"). Or l’Action Française détournait une partie importante des catholiques de ce ralliement en les confinant dans l’opposition stérile et systématique à la République. Il y avait aussi une raison de politique étrangère : Pie XI entendait favoriser la politique de rapprochement franco-allemand initiée par Briand (accords de Locarno, 1925), car il y avait aussi une importance catholicité en Allemagne et que le pape voulait favoriser la paix, la guerre ayant largement détruit le continent qui était alors le plus important pour l’Eglise catholique.
3) Ajoutons que la condamnation de Pie XI en 1926 fut levée en 1939 par Pie XII, et ce alors que l’Action Française n’avait pas modifié d’un iota ses doctrines, ce qui montre bien que le problème n’était absolument pas causé par des "erreurs" doctrinales.
Ces rappels étant faits, j’aimerais bien savoir ce que vous reprochez à Mgr Aillet. Serait-il monarchiste ? (ça ne serait d’ailleurs pas un péché : l’Eglise a condamné bien des doctrines politiques dont le libéralisme, le nazisme, le communisme, mais jamais la monarchie). Essaierait-il d’instrumentaliser la religion au profit d’une cause politique ? serait-il antisémite ? (l’Action Française l’était, mais comme vous savez ce n’est pas pour ça qu’elle a été condamnée). J’aimerais comprendre.

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