Parution : 4 septembre 2014
L’Eglise de France et la crémation

La Conférence des évêques de France vient de publier un document visant à accueillir et accompagner la crémation.

54 commentaires
En pied de l'article.

Une adaptation et une nécessité de communiquer puisque la pratique funéraire est passé de 0,5 % à 30 % en trente ans. Si l’Eglise n’occupe que le terrain de l’inhumation, sa présence lors du deuil pourrait être quasi nulle d’ici quelques dizaines d’années. Ce document, véritable ligne de conduite pour le développement de cet accompagnement particulier au sein de l’Eglise, est aussi l’occasion de rappeler que si l’Eglise ne condamne plus la crémation depuis 1963, elle accorde une importance forte à la destination des cendres puisque le texte précise « ni dispersion ni conservation à domicile mais dépôt dans un lieu de mémoire ».

54 commentaires
L’Eglise de France et la crémation 9 septembre 2014 17:42, par Ventadour

La crémation est ringarde sur le plan écologique. Une crémation produit trois ou quatre fois plus de CO2 qu’une inhumation. En ces temps où l’on très attentif au bilan carbone des activités humaines, c’est l’inhumation qui est la plus écologique et donc la plus moderne.

repondre message

L’Eglise de France et la crémation 9 septembre 2014 15:19, par Alain

Oui, elle a raison, et ce rappel est nécessaire.

Mais l’Eglise pourrait utiliser avec profit le "temps d’attente" lors de la crémation. Au Père Lachaise, on se trouve dans un temple maçonnique, réunis en famille, où rien n’évoque la résurrection. Il y a bien eu la messe de funérailles, et puis rien, alors que pour une inhumation, il y a des prières autour de la tombe.

Je crois savoir - quelqu’un peut-il confirmer ?- que la dispersion est maintenant interdite par la loi, de même que la conservation à domicile. parce qu’il y a eu des abus. Notamment des disputes familiales sur la dévolution par héritage de l’urne du grand-père qui trônait sur la commode de la grand-mère.

Je comprends que la dispersion soit contrôlée, mais je m’étonne qu’elle soit interdite par les évêques. D’abord, du fait de la crémation, 99% ou presque, du corps est "dispersé" dans l’atmosphère. Qu’on nous en donne acte.

Ensuite, la dispersion en mer par exemple, ne me paraît pas poser de problèmes étiques. Ce devrait être une possibilité par rapport au dépôt dans un lieu "mémoriel". Mais effectivement je n’ai pas envie d’aller dans un jardin chez des amis où on me dirait que des cendres ont servi d’engrais à la pelouse.....

Enfin, la crémation attaque notre imaginaire. Mais nous ne pouvons revendiquer pour nous 2 m² de notre planète pour l’éternité.

repondre message

L’Eglise de France et la crémation 9 septembre 2014 13:15, par famvict

Je pense qu’elle a raison.
Il y a quelques années, la crémation était souvent une nécessité pour des familles ne pouvant s’offrir un caveau ou une place dans des cathédrales du silence.
Aujourd’hui, ce n’est plus tellement vrai car les prix de la crémation ont augmentés... peut être à cause du prix du pétrole et donc du gaz ou du fioul pour d’abord brûler le bois des cercueils en bois tendre, puis après son retrait et ramassage par une ’’pelle’’ automatique, s’attaquer à brûler le corps.
Vient ensuite le nettoyage et la mise en urne des cendres par les employés qui, d’après mes interrogations sur la pénibilité de ce travail, m’ont répondu qu’ils avaient régulièrement recours à des suivis psychologiques.
Si l’actualité nous montre parfois la dispersion des cendres de personnalités diverses dans des cyclones ou en mer, la plupart des cendres sont dispersées de toutes les façons.
Pour avoir accompagné de bout en bout une crémation et avoir vu tout le monde s’éclipser après l’oraison et la crémation un 31 décembre, je me suis dévoué pour venir disperser les cendres un 3 janvier car pouvant facilement me rendre libre.
Je pris d’abord l’urne, mais l’employé me dit que c’était son travail et, en l’accompagnant vers le lieu de dispersion, je me suis étonné de la quantité d’engrais que les jardiniers mettaient au pied des rosiers... Je venais à peine de terminer ma phrase que j’avais compris...Et l’employé de me dire qu’effectivement, nous avions atteint le ’’jardin du silence’’.
Dur, très dur et émouvant devant ces dizaines de centimètre de hauteur de cendres, et parfois plus, qui s’étalaient le long des allées au pied des plantations de ce cimetière très connu d’une grande ville du sud de la France..
On me dit qu’à partir de là, je pouvais disperser les cendres comme je le voulais et où je voulais.
Il me fallait prendre une décision, mais que faire pour mettre de l’humanité et de la solennité dans ce geste ?
Plutôt qu’une plate bande de rosiers, j’avisais un olivier de 10 à 15 ans, c’est ce lieu que je choisi.
Il s’appelait Uziel ... Et pour cet ultime hommage à ce grand oncle de ma famille, je versais ses cendres en formant la lettre U au pied de cet olivier.

Que l’on soit croyant ou pas, il faut toujours se rappeler qu’un jour très, très lointain, des êtres ont compris qu’ils n’étaient pas des animaux comme les autres.
Ils ont commencés à établir des règles et à rendre hommage à leurs morts en les enterrant pour les dissimuler ou les protéger.

repondre message

- Dans la rubrique: ECCLESIA
Alexandre Ballario
Parution : 2 septembre 2016
Parution : 5 décembre 2014
Parution : 17 juillet 2014
Parution : 19 mai 2014
Parution : 14 mars 2014
Parution : 14 février 2014
Parution : 29 janvier 2014
| © Le site officiel de GOLIAS pour les informations d’actualité 2009-2017 | Fait avec : SPIP et Thélia plugin thelia |

| Courriel à la Rédaction | RSS RSS | Adresses Postale et bancaire | Mentions légales | à propos de Golias |

article jeune