Parution : 4 septembre 2014
Manger : une voie spirituelle et un acte sacré

L’été est une période privilégiée pour les repas festifs entre amis, en famille ou entre voisins.

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C’est le moment où se découvrent les spécialités culinaires des pays traversés. Le temps des repas, l’acte de manger en compagnie prennent une importance accrue. Depuis longtemps, les chroniques culinaires d’Eva Lacoste émoustillent, chaque semaine, les papilles des lecteurs de Golias, et ses conseils de sommelier font le bonheur des amateurs éclairés. Plus largement, les émissions « master-chief » des chaînes télévisées en viennent à saturer les écrans médiatiques. C’est que la nourriture est une part culturelle essentielle de l’humain. On peut ajouter : une voie spirituelle et un acte sacré. Deux ouvrages récents ont retenu l’attention et méritent grandement le détour.Philippe Baud publie Et Dieu dit : « Passons à table !  » (éd. Médiaspaul, 2014). L’auteur, prêtre-écrivain suisse, est connu entre autres, pour une remarquable biographie : Nicolas de Flue, Un silence qui fonde la Suisse (éd. Cerf, 1993). Il éclaire ainsi la figure mystique d’un solitaire aussi caché que fondateur, au XV° siècle.

Son dernier ouvrage, Et Dieu dit : «  Passons à table ! » a pour sous-titre Nourriture et repas dans la Bible. Il est éclairé d’un discret humour et s’avère être une mine de connaissances précises sur l’art du repas. Dans une langue savoureuse et fluide, il enracine une réflexion théologique sur le repas, dans la grande tradition de l’hospitalité qui transcende les générations.Le livre est constitué de vingt-quatre chapitres, comme autant de facettes éclairant les différents aspects du repas, nous entraînant dans les méandres de l’appropriation des nourritures. L’auteur semble tout connaître des rites aussi bien préhistoriques que de l’antiquité égyptienne, grecque ou romaine.

Le rite, c’est l’homme

Quelle histoire complexe que celle des repas ! Dès qu’il y a repas partagé, s’impose la présence d’un certain mystère. Le texte est assez concis, mais par ses mots érudits, par ses notes, l’auteur excelle à exprimer l’essentiel du repas. Il intègre toutes les données historiques afin de mieux comprendre la pratique chrétienne de l’eucharistie qui donne la dynamique de l’ouvrage. Anne Soupa, qui préface le livre, relève la cohérence du propos, valorisant ainsi la dimension spirituelle de tout repas : « La faim dit beaucoup plus que la faim. Dieu se révèle dans l’acte même de manger et du coup redresse des conceptions trop magiques ou trop individualistes de l’Eucharistie. »

Cet ouvrage de format modeste est sans doute l’un des meilleurs textes sur l’Eucharistie, parce qu’enraciné dans une tradition anthropologique du repas, lieu de l’humanisme «  partageant le pain et le sel  ». [découvrez l’ensemble de notre article dans Golias Hebdo n° 348]

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Manger : une voie spirituelle et un acte sacré 23 avril 2016 15:50, par Cyril

Moi qui ait une réelle importance sur les voies spirituelles, notamment dans les pierres naturelles, en portant des bracelets wrap ou autre. Manger peut l’être également et l’a longtemps été dans diverses religions. Aujourd’hui tant de choses peuvent nous amener à la spiritualité...

Voir en ligne : Cyril de http://www.braceletwrap.fr/

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Réfugiés contre sans abris cet hiver ? 2 novembre 2015 14:58, par mamie

Les bons sentiments à l’épreuve du froid. A suivre...

Voir en ligne : http://www.la-croix.com/Actualite/F...

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Manger : une voie spirituelle et un acte sacré 23 octobre 2014 23:32, par Fred

Tant que bouffer fast-food n’est pas encore un péché mortel, je continue...

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