Parution : 6 octobre 2014
Synode pour la Famille : la parabole du bon arbitre

Il y eut de beaux fous rires chez les journalistes et traducteurs de KTO lors de l’ouverture du Synode sur la Famille, ce matin. Il faut dire que le secrétaire du Synode, le cardinal Baldisseri a dû expliquer quelques détails techniques à des prélats pas toujours branchés hype… Cela ne manquait pas de comique, c’est vrai. Même François – plus détendu qu’hier matin à la basilique Saint-Pierre – s’est laissé à rire. Quelque chose a l’air de changer avec ce Synode.

Le pape Bergoglio, dans son discours d’ouverture, a demandé aux Pères de tout mettre sur la table. « Après le dernier Consistoire, en février 2014, lors duquel nous avons parlé de la famille, un cardinal m’a dit : dommage que certains cardinaux n’aient pas eu le courage de dire certaines choses par peur du Pape, par peur que le Pape pense différemment. Cela ne va pas. » C’est pourquoi il faut parler avec liberté et franchise (« parresia ») et (s’)écouter avec humilité. Autre point que chacun doit garder en tête : les Pères ont la « grande responsabilité de porter les problématiques des Eglises locales pour cheminer sur la voie de l’Evangile de la famille  », il faut donc faire entendre les voix de celles-ci. Tout commence finalement avec ces quinze jours, la suite, c’est le travail des Conférences épiscopales. Qui devra adopter «  l’esprit du Synode », à savoir la «  parresia » et l’écoute humble de tous, pour proposer des solutions.

Dernier point, ils peuvent compter sur lui pour arbitrer, laisser la parole se libérer mais aussi prendre ses responsabilités, « la présence du Pape est une garantie pour tous ». Mais « le synode se vit cum Petro et sub Petro ». Si l’on voulait schématiser, on pourrait dire que le pape argentin a dit ce matin à ses «  collègues » : «  nous ne sortirons pas d’ici sans avoir avancé ni pris nos responsabilités – vous et moi  ».

Sont-ce les textes du jour qui l’ont inspiré ? Etrange clin d’œil en effet, l’Evangile du jour (Lc 10, 25-37) nous propose la parabole du bon Samaritain. Le docteur de la Loi pose à Jésus la question à laquelle les Pères synodaux doivent répondre – une des questions en tout cas : «  Qui est mon prochain ? » On connaît la suite. «  Le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits » est « celui qui a fait preuve de bonté envers lui ». C’est bien le défi que propose de relever François à ses collègues, en toute confiance : éviter (cesser ?) de se comporter comme le prêtre et le lévite de la parabole et, comme le Samaritain, de « verser l’huile et le vin » sur les plaies actuelles des chrétiens « descendus de Jérusalem à Jéricho »…

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