Parution : 21 mai 2015
Le Chapitre Général de la Communauté Saint Jean reconnaît l’existence de "frères prédateurs".

Le 9 Mars 2015, Golias révélait sur son site internet certains détails sur les abus sexuels commis par le père Marie-Dominique PHILIPPE sur de jeunes religieuses et religieux de la communauté St Jean, communauté dont il était le fondateur. Dans ce même article, Golias révélait également les abus sexuels commis au sein de la communauté de l’Arche par le père Thomas PHILIPPE, frère aîné de Marie-Dominique PHILIPPE, au prétexte là aussi de la théorie d’ « amour d’amitié ».
Sans surprise, ces révélations extrêmement graves ont laissé sans réaction officielle la hiérarchie de l’Eglise Catholique dont le silence cache un profond embarras devant l’étalage de faits dont les deux frères PHILIPPE n’ont malheureusement pas l’exclusivité.

69 commentaires
En pied de l'article.

Marie-Dominique PHILIPPE, le MACIEL français.

Les crimes de pédophilie et autres abus sexuels dont se rendent coupables des religieux catholiques à l’égard de laïcs salissent l’image et la réputation de l’Eglise depuis des décennies. Mais il existe un autre fléau moins évoqué mais tout aussi ignoble : les abus sexuels commis par des religieux « aînés » sur d’autres religieux plus jeunes placés sous leur autorité et donc leur emprise. Ce fut le cas du tristement célèbre père MACIEL, fondateur des Légionnaires du Christ dont le parcours comporte d’importantes analogies avec celui du fondateur de la communauté Saint Jean. Tous deux ont abusé sexuellement de jeunes novices de leur propre communauté. Tous deux ont pu poursuivre leurs méfaits pendant des décennies grâce à la loi du silence qu’ils ont imposée et au sentiment de honte ressenti par leurs victimes. Tous deux ont bénéficié de la complicité du Vatican en raison du grand nombre de vocations qu’ils avaient su susciter. L’astuce du père Marie-Dominique PHILIPPE, ce qui distingue son parcours de celui du père MACIEL est qu’il justifiait ses propres abus par une doctrine pernicieuse, l’ « amour d’amitié » qu’il avait mis en place dans sa communauté. Suivant son exemple, d’autres responsables de la communauté Saint Jean ont commis le même type d’abus.

C’est bien de cela dont témoigne le jeune frère de St Jean victime d’attouchements de la part du père Marie-Dominique PHILIPPE. Ce témoignage, repris dans un article que nous avions publié le 9 Mars 2015, emploie pour qualifier leur auteur le terme de prédateur sexuel. Ce témoignage se termine par cette interpellation terrible des autorités de l’Eglise : « J’ai l’espoir que les actions du P. Philippe soient rendues publiques, de façon identique à ce qui a été fait quant au P. Maciel. Une des meilleures façons de commencer à diminuer la prédation sexuelle dans l’Église est de reconnaître qu’elle a existé. Nous sommes tous pécheurs, mais quand un prêtre tire avantage de son pouvoir sur ses subalternes, de telles actions devraient être dénoncées. Si un frère de rang inférieur dans la Congrégation avait fait de telles choses, je me serais immédiatement plaint ; mais je ne l’ai pas fait parce que le P. Philippe était lui-même l’autorité la plus haute à laquelle j’aurais pu me plaindre. »

Le Chapitre Général de la Communauté Saint Jean reconnaît l’existence de "frères prédateurs".

Le Chapitre Général des frères de Saint Jean qui s’est tenu en Avril 2013 a été l’occasion d’acter à travers le vote d’une motion intitulée « Epreuves et Espérance » l’existence de graves abus sexuels de la part de membres de la communauté, qu’il s’agisse du fondateur en personne, mais également de frères ayant autorité de formation ainsi que d’autres frères.

Pour couper court à toute accusation de calomnie, nous joignons à cet article la reproduction inédite de ce texte.

Le paragraphe n°9 est à lire avec une particulière attention : « Des manquements à la chasteté avec des justifications doctrinales ont malheureusement concerné des frères. De tels manquements ont eu lieu entre des frères et des personnes adultes, notamment des personnes qu’ils accompagnaient ; et, dans le passé, entre des frères ayant autorité de formation et de jeunes frères ».

Ce texte n’a été porté à la connaissance que des seuls frères capitulants, une cinquantaine, mais pas à l’ensemble de la communauté et encore moins divulgué à l’extérieur. C’est dire l’importance toujours présente de la loi du silence dans cette communauté.

Nous avons accumulé durant ses années d’enquête sur la communauté Saint Jean suffisamment d’éléments pour se permettre de commenter et de compléter ce paragraphe n°9 dont les termes pourtant lourds ne disent pas l’étendue de la réalité.

1) Quand le texte parle de justification doctrinale, il s’agit bien de la doctrine d’ « amour d’amitié » voulue par le fondateur afin de justifier ses propres perversions.

2) Le texte ne parle que de victimes adultes… C’est sans compter les victimes
mineures de frères pédophiles. Deux frères ont été condamnés par la justice. L’un en 1998 pour des faits commis à Murat est toujours prêtre dans la communauté. L’autre, le frère Luigi Gonzaga condamné à deux reprises en 2012 a tout de même été exclu de la communauté mais en raison des remous médiatiques provoqués par ces procès. La liste des frères qui s’en sont pris à des mineurs n’est pas close. Un frère doit être jugé à la fin du mois de Mai 2015 à Chalons/Saône pour des faits qu’il a reconnus remontant pour certains au début des années 90. L’attitude des responsables de la communauté à son égard n’a consisté que dans le fait de le déplacer de pays en pays tout en le maintenant diacre, avec pour conséquence la poursuite de ses agissements.

3) Le texte laisse entendre que les abus entre des frères ayant autorité de formation et de jeunes frères font partie du passé. Cela est faux. Certes les deux cas les plus graves qui sont arrivés à notre connaissance font partie du passé.
Il s’agit tout d’abord du cas d’un frère français, maître des études à St Jodard dans les années 90, sous le coup d’une condamnation récente par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pour « absolution du complice » suite à des abus sur plusieurs laïques majeures. A son propos, Mgr Rivière, à l’occasion d’échanges lors du Chapitre Général de 2013 a eu cette remarque révélatrice : « le père Marie-Dominique PHILIPPE a manqué de prudence, il aurait du le déplacer »… Ainsi, pour l’évêque d’Autun, un prêtre, maître des études, qui use de son autorité pour abuser sexuellement de jeunes novices doit être simplement déplacé.

Le deuxième cas concerne un frère mexicain, le frère Yvan, au début des années 2000. A cette époque, ce frère était maître des novices au prieuré de Saltillo au Mexique. Lui aussi, et cela était connu au sein de ce prieuré, a abusé de plusieurs novices. Le frère Jean-Pierre-Marie, prieur général de la communauté St Jean de 2001 à 2010 a géré l’affaire comme l’aurait fait son prédécesseur et fondateur, le père Marie-Dominique PHILIPPE. Le frère Yvan a été laissé en fonction. Un novice qui s’était permis de dénoncer le frère Yvan à sa hiérarchie a été renvoyé. Récemment, le frère Yvan a quitté la communauté Saint Jean, mais à sa demande. Il n’a pas été renvoyé mais a souhaité intégrer la communauté dissidente « Saint Jean le Théologien » toujours à Saltillo. A Saint Jean le Théologien, rebaptisé « Verbum Spei » pour ne pas froisser les consignes du Vatican, le frère Yvan s’occupe là aussi des jeunes recrues… On voit là toute la clairvoyance de Mgr Raul Vera, l’évêque de Saltillo, l’un des plus ardents défenseurs de la mémoire du père Marie-Dominique PHILIPPE.
Le frère Luigi-Gonzaga, frère de Saint Jean condamné à deux reprises en 2012 en France pour des agressions sexuelles sur laïcs dont l’une à caractère pédophile a séjourné au noviciat de Saltillo. Nous ignorons si le frère Luigi-Gonzaga figure parmi les victimes du frère Yvan. Toujours est-il que sa formation initiale à la vie religieuse s’est déroulée en un lieu où régnaient des pratiques sexuelles sous l’emprise et l’obéissance due au supérieur. Dans quelle mesure cette période de sa vie a-t-elle influencé le frère Luigi-Gonzaga, il est regrettable que les juges ayant eu à statuer sur les abus commis par Luigi-Gonzaga n’aient pas abordé la part de responsabilité liée à la dizaine d’années passées par cette homme dans une communauté particulièrement marquée par les dérives en matière sexuelle, et pas seulement à Saltillo.

Les actes de prédation sexuelle sous emprise ne font pas partie du passé.

Le frère Thomas JOACHIM, l’actuel prieur général depuis 2010, y a été également confronté récemment. Les faits se sont déroulés en 2013 au prieuré de Salvador de Bahia. Un frère profès perpétuel brésilien, en charge des postulants a agressé un jeune frère. La décision du frère Thomas a été là aussi de renvoyer la victime. Pour éviter le scandale au Brésil, le fautif a été dans un premier temps muté à Rimont, la maison mère de la communauté Saint Jean. Il se trouve actuellement exilé à Taïwan, au prieuré de Tainan. Aucune sanction n’a manifestement été prise à son encontre. A quand la prochaine bavure de la part de ce prédateur ?

La communauté Saint Jean structurellement touchée par la prédation sexuelle.

Les abus sexuels commis par des religieux « aînés » sur d’autres religieux plus jeunes placés sous leur autorité est un des sujets les plus tabous de l’Eglise Catholique. Ce phénomène ne se limite pas à la seule communauté Saint Jean, mais pour des raisons historiques et doctrinales, il y est fréquent.

« Comment pourrais-je gouverner autrui qui moi-même gouverner ne saurait ? » Tel est le questionnement que Rabelais attribue au frère Jean des Entommeures dans son Gargantua. Autrement dit, comment prétendre à diriger une abbaye quand on est soi-même bien conscient de son incapacité à s’imposer des règles strictes. En 1975, à soixante ans passés, le frère Marie-Dominique PHILIPPE n’ignore rien de ses faiblesses humaines quand il devient le fondateur de la communauté Saint Jean. Cette communauté deviendra son utopie, une version sur mesure de l’abbaye de Thélème, qui lui permettra de justifier ses fantasmes en les rattachant à des bases doctrinales. C’est ainsi que la doctrine d’ « amour d’amitié » est devenue un pilier du fonctionnement des communautés masculines et féminines qui composent la « famille Saint Jean ». Dans ses conférences, dans ses enseignements, le fondateur aborde la question des relations amoureuses qui peuvent se lier entre frères ou entre frères et sœurs. En 2006, quelques mois avant sa mort, il donne une ultime conférence sur ce sujet à Rimont, en mélangeant comme à son habitude les termes d’amitié, d’amour et d’amour d’amitié. Il déclare ainsi : « Dans la vie de presque tous les saints, il y a quelqu’un de caché qu’ils ont aimé d’une façon toute particulière. Saint Dominique avait comme ça un amour spécial pour telle ou telle sœur en particulier. Il y avait un lien que Dieu avait réalisé »… « Aimer un frère, il est si merveilleux, on voit combien sa sensibilité nous est agréable ; son sourire nous est agréable ; c’est doux pour nous. »… « Il faut qu’ensemble on offre à Dieu la joie d’être ensemble, et de savoir que cette joie d’être ensemble, c’est très bien. Elle est toute offerte à Dieu. ». « C’est cette délicatesse merveilleuse qui doit exister dans un amour entre frères, entre frères et sœurs ».

Nulle part dans ses textes, le père Marie-Dominique PHILIPPE ne justifie l’acte sexuel entre religieux. Toujours, il prend la précaution d’indiquer que le sentiment amoureux doit être sublimé, « offert à Dieu ». Toutefois, cette proximité physique étroite voulue entre communautés masculines et féminines, cette valorisation des relations amoureuses entre religieux qui ne sont pas tous de futurs saints, tout cela ne peut conduire qu’à des dérapages et à des passages à l’acte. C’est bien ce qu’évoque le document « Epreuves et Espérances » et qu’il désigne comme des « manquements à la chasteté avec des justifications doctrinales ».

Avec un fondateur donnant l’exemple d’une bisexualité sous emprise assumée par le recours à des justifications doctrinales, il ne faut pas s’étonner que Mgr Séguy, évêque d’Autun, ait comptabilisé en 2001 une trentaine de « cas lourds, parfois très difficiles » parmi les frères de Saint Jean, avec « en outre des cas moins difficiles et plus ordinaires ».

L’omerta est bien en place, que ce soit au niveau de la communauté Saint Jean, des évêchés d’Autun (frères de Saint Jean et sœurs apostoliques de Saint Jean) et de Lyon (sœurs contemplatives de Saint Jean) ainsi que malheureusement du Vatican.
Seules quelques affaires ont pu échapper à l’omerta...

Quelles mesures pour l’avenir ?

En ce qui concerne l’avenir, le chapitre 12 du document « Epreuves et Espérances » de la communauté Saint Jean proclame que « les mesures nécessaires seront prises pour que les comportements répréhensibles ne se reproduisent plus ». Quelle belle promesse, digne d’un candidat à l’élection présidentielle ! (cf joint le document)

L’action la plus efficace serait l’abandon effectif de la doctrine d’amour d’amitié par la communauté Saint Jean mais le frère Thomas a déjà annoncé qu’il n’était pas question d’envisager cette hypothèse. Le Vatican qui doit nommer un commissaire pontifical prochainement aura-t-il la clairvoyance de l’imposer ?
Dans la mesure où une fin du vœu de chasteté décrétée par le Vatican ne semble toujours pas à l’ordre du jour, une autre mesure de bon sens consisterait à réduire à l’état laïc les clercs incapables d’assumer ce vœu et de renvoyer les frères non clercs. On voit mal la communauté Saint Jean, déjà confrontée à une crise des vocations, se lancer dans une telle épuration de ses rangs, elle qui a attendu deux condamnations en justice pour renvoyer le seul frère Luigi-Gonzaga en 2012. L’action du futur commissaire pontifical sera suivie de près dans ce domaine.
Le recours à la psychologie et aux thérapies psycho-spirituelles est devenu très à la mode dans la communauté Saint Jean. Marie-Dominique PHILIPPE doit s’en retourner dans sa tombe, lui qui affichait une opposition nette à tout ce qui, de près ou de loin, touchait à une approche psychologique. Nombre de frères de Saint Jean suivent des thérapies pour différentes raisons et pas seulement pour des difficultés par rapport au vœu de chasteté. Les thérapies les plus en vogue actuellement, comme dans d’autres communautés de la nouvelle évangélisation, sont de type psycho-spirituelle. Parmi celles-ci l’Agapéthérapie mais surtout les thérapies GEDE qui font appel en particulier à la psycho généalogie. Le moins que l’on puisse dire est que ces thérapies tardent à produire des effets dans la communauté Saint Jean. En tous cas, prétendre comme le pensent certains dans la communauté Saint Jean qu’il est possible de « guérir » de son homosexualité par des prises en charges psychologiques ou psycho-spirituelles en dit long sur la méconnaissance de la réalité au sein de cette communauté.

69 commentaires

La Conférence des Evêques (CEF) vient d’annoncer le nombre d’ordinations de prêtres diocésains pour la France en 2015 : 68 ordinations seulement ! C’est un nouveau record à la baisse ! Par ailleurs, il y aura aussi une cinquantaine d’ordinations chez les religieux membres de congrégations, de sociétés ou d’associations cléricales. Pour la congrégation de Saint-Jean, il y aura seulement 3 ordinations. Ce faible chiffre confirme le déclin des "Petits Gris". En effet, il y avait déjà eu seulement 3 ordinations en 2014, mais 6 ordinations en 2013, et 11 ordinations en 2012 ! Précisons qu’il s’agit bien des ordinations de prêtres français et non pas étrangers.

repondre message

Comment peut-on fermer les yeux sur d’ignobles faits et les cacher ?
Comment peut-on se dire serviteurs de Dieu ?
Comment peut-on faire la fête au lendemain du verdict du Frère JDL à Paray le Monial alors que des familles, des enfants victimes sont dans le désarroi et détruits ?
Comment peut-on rire et s’amuser alors qu’une jeune femme s’est suicidée ?
Comment peut-on être frères de StJean et être fiers de porter cet habit à ce jour ?
Comment peut-on dire "donner sa vie au Christ" et rester à moins d’être aveugle ?
Quand l’arbre est pourri, ils ne donnent que de mauvais fruits.
Les courageux ne sont pas ceux qui resteront mais ceux qui partiront.
St Jean est sali et son très Saint nom traîné dans la boue.
Je plains chaque petit gris le jour de son jugement.
Il faudra rendre des comptes et chacun sait que Dieu lit au plus profond de chacun.

repondre message

Je répète encore ma question que vous semblez toujours oublier puisque vous ne la publiez pas.
Pouvez vous nous dire concrètement en quoi consiste cette fameuse "théorie de l’amour d’’amitié" et en quoi elle conduirait ses "adeptes" à la rupture de leurs vœux de chasteté , à la prédation sexuelle ?

repondre message

Appel à la démission de l’évêque d’Autun 23 mai 2015 23:05, par Jean MIGUEL

Grâce à l’AVREF et aux articles et aux documents confidentiels publiés par Golias, nous en savons plus sur la responsabilité de l’évêché d’Autun dans les dérives graves de la communauté St Jean.
Pour ma part, l’évêché d’Autun doit être sanctionné par la démission de l’évêque actuel Benoit Rivière, même si ce dernier n’a fait que poursuivre la ligne de son prédecesseur Raymond Seguy, ce dernier portant une responsabilité encore plus grande.
Pour mémoire, je rappelle que la communauté St Jean n’est qu’une communauté de droit diocésain et qu’à ce titre il revient à l’évêque d’Autun de contrôler son fonctionnement et d’en être le garant.
Les évêques d’Autun sont parfaitement au courant et depuis les années 80 des abus sexuels du fondateur sur ses propres religieuses et religieux.
De même pour les abus sexuels sur des novices commis par d’autres responsables de la communauté. Que Mgr Rivière, comme le révèle cet article ait pu déclarer en privé que le frère Marie-Dominique G aurait du être simplement déplacé et non réduit à l’état laïc est inadmissible de la part d’un haut responsable religieux.
Par leur laxisme ces évêques portent une lourde part de responsabilité dans les dizaines de "cas lourds et parfois très difficiles" que recensait Mgr Seguy en 2001.
Les premiers jours du procès d’assises de Chalons sur Saone où est jugé depuis le 21 Mai 2015 le frère de St Jean Jean-Dominique-Marie-Thérèse nous ont appris que Mgr Brincard, évêque du Puy, avait été mis au courant assez rapidement des premiers délits de ce frère commis à la Chaise Dieu en 1991 et qu’il ne l’a pas dénoncé aux autorités judiciaires. J’affirme que l’évêché d’Autun connait parfaitement aussi le cas Jean-Dominique-Marie-Thérèse et que le silence de Mgr Rivière avant et depuis le début de ce procès est une honte. Sans l’omerta des évêchés du Puy et d’Autun, la liste des victimes de Jean-Dominique-Marie-Thérèse ne serait pas aussi longue. Je rappelle que la dernière victime de ce frère de St Jean a fini par se suicider en 2007.
En se taisant et en n’agissant pas contre tout ce que comporte de sectaire le fonctionnement de la communauté St Jean, l’évêché d’Autun a trompé ces centaines de jeunes gens généreux qui se sont lancés en toute confiance dans ce miroir aux alouettes, cette illusion de communauté religieuse.
Pour toutes ces raisons, j’estime que le Vatican doit sanctionner nettement l’évêque d’Autun, si difficile que soit une décision reconnaissant ipso facto la grande complaisance de l’institution catholique depuis 40 ans à l’égard de Marie-Dominique PHILIPPE et de ses clones.
J’invite les lecteurs de cet article à prendre position par rapport à cet appel à sanction en n’hésitant pas à développer leurs arguments dans un sens ou d’en un autre.

repondre message

Pendant le procès aux Assises à Chalon sur Saône du frère Jean Dominique de la communauté de Saint Jean à Rimont ,au 3e jour il avoue le viol d’une jeune femme roumaine, puis se rétracte !

http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2015/05/23/et-soudain-il-avoue-le-viol

Document de l’Avref : le livre noir de la Fraternité de Saint Jean

http://avref.fr/fichier/ST%20JEAN%20-%20LE%20LIVRE%20NOIR.pdf

repondre message

| © Le site officiel de GOLIAS pour les informations d’actualité 2009-2017 | Fait avec : SPIP et Thélia plugin thelia |

| Courriel à la Rédaction | RSS RSS | Adresses Postale et bancaire | Mentions légales | à propos de Golias |

article jeune