Parution : 28 août 2015
Le Pérou et la Bolivie à l’épreuve d’un accord européen

A quelques mois de la conférence sur le climat à Paris, un projet de loi de l’Assemblée nationale autorise la ratification d’un accord de libre-échange aux couleurs de l’ultralibéralisme. Celui-ci favorisera le modèle extractiviste et aura des conséquences sociales et environnementales graves pour les deux pays andins.

En septembre 2007, les gouvernements de la Colombie, de l’Equateur, du Pérou, de la Bolivie et l’Union européenne entamaient des négociations pour trouver un « accord d’association » portant sur la coopération et le commerce. La Bolivie et l’Equateur, membres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, quittaient rapidement les négociations, estimant que cet accord serait de la même eau que celui de l’Alena, l’Accord de libre échange nord-américain qui a permis aux Etats-Unis et au Canada de piller le Mexique. Un véritable forcing et un déni de démocratie de la part de l’Union européenne, puisque l’accord avec le Pérou est entré « provisoirement » en vigueur le 1er mars 2013 et le 1er août suivant avec la Colombie... avant même qu’il ne soit ratifié par les Parlements nationaux. C’est ce que la France s’apprête à faire, après avoir présenté le 15 avril 2015 en conseil des ministres, en procédure accélérée, un projet de loi (n° 2774) autorisant ladite ratification de l’accord commercial entre l’Union européenne, la Colombie et le Pérou. [Découvrez l’ensemble de notre article dans Golias Hebdo n° 396]

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