Parution : 12 décembre 2015
COP 21 : Construire un monde juste, durable et solidaire
Par Golias

La pauvreté et les inégalités risquent de connaître une nouvelle aggravation, si rien n’est fait pour limiter la hausse moyenne de la température mondiale. Les ON G attachées à la justice et aux droits de l’homme entendent peser pour que la notion de sécurité
alimentaire soit inscrite dans l’accord qui sera signé à l’issue de la COP 21.

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Plus de 100 millions de personnes pourraient tomber sous le seuil de pauvreté à l’horizon 2030 en raison du changement climatique qui touchera l’agriculture. En se reportant à la fin du siècle, le nombre de ceux qui risquent de souffrir de la faim risque d’être multiplié par six. On ne peut plus ignorer les impacts des changements climatiques sur la lutte contre la faim, la pauvreté et les inégalités. Dans cette course contre la montre, les plus fragilisés seront les habitants des régions tropicales et des pays d’Asie du Sud, futurs réfugiés climatiques qui viendront frapper encore plus nombreux à la porte de l’Amérique et de l’Europe... premiers responsables des émissions de gaz à effet de serre. Et ce seront les plus démunis, les plus modestes qui seront les plus plus touchés par la flambée des prix alimentaires dans le monde.
Les Etats représentés à la COP 21 tergiversent, la France marque une proximité inquiétante avec des sponsors qui entendent continuer à polluer la planète, des multinationales s’avancent avec des « fausses solutions » de greenwashing pour que rien ne change vraiment...

Au milieu de ce cynisme, qui reprend tout simplement l’expression « après moi le déluge », il y a des éclaircies qui permettent de croire en l’homme. Des ONG se démènent pour que le principe de sécurité alimentaire entre dans l’accord qui sera signé à Paris, des hommes, des femmes se tendent les mains à travers les continents...

Face à une fièvre planétaire, des engagements contraignants et immédiats sont indispensables pour maintenir l’augmentation de la température globale en deçà de 1,5°C d’ici la fin du siècle. Laisser au moins 80 % des énergies fossiles dans le sol ou sous le plancher des océans est une autre condition. Il est temps de songer à abandonner les logiques extractivistes, en imposant des interdictions de toute nouvelle exploration et exploitation de pétrole, sables bitumineux, hydrocarbures de schistes, charbon, uranium, gaz naturel... Et il n’y a rien à attendre du nucléaire, trop dangereux, trop cher, trop polluant, malgré le discours mensonger d’EDF qui lui a valu d’être lauréat au prix Pinocchio 2015, et qui représente une entrave à une politique climatique ambitieuse et à un programme de développement des énergies renouvelables. Il s’agira aussi de promouvoir la production et la consommation de produits locaux pour éviter le transport de marchandises, de transformer les agricultures industrialisées orientées vers l’exportation, vers des productions basées sur la souveraineté alimentaire...

Toutes ces questions sont aux mains des citoyens, de plus en plus nombreux à se mobiliser dans le monde pour des solutions collectives ambitieuses. On est face aujourd’hui à un problème planétaire qui touche et touchera chacun d’entre nous. Le modèle économique basé sur l’argent et le court terme a fait les preuves de son caractère destructeur. Désormais, l’urgence est dans une prise de conscience et une
solidarité internationale, conditions de notre survie sur cette planète Terre.

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COP 21 : Construire un monde juste, durable et solidaire 15 décembre 2015 18:00, par Emanuel

Pour ma part je suis très sceptique sur l’impact des activités humaines dans le réchauffement climatique. Que je sache ces phénomènes ont déjà eu lieu par le passé sans que l’homme y soit pour rien alors que les dinosaures pétaient autant sinon plus que nos modernes ruminants. Dans ma région nous gardons les traces de montagnes submergées par la fonte des glaces et de glaciations carabinées (précision j’habite à plus de 600 mètres au dessus du niveau de la mer). Et l’habitat humain s’est déplacé au gré des variations du niveau des eaux ou de l’avance des glaces.
Le problème de la faim dans le monde à, à mon sens, peu à voir, sauf localement, avec cette histoire de climat. Il a au contraire beaucoup à voir ave le fait qu’un petit nombre d’humains concentre le plus gros des richesses et fait tout pour accumuler encore plus quitte à générer guerres, conflits, délocalisations... etc
Ce n’est donc qu’en s’attaquant à ce scandale planétaire qu’on commencera de résoudre ce problème. Comment se fait-il qu’on puisse débloquer des milliards d’euros et de dollars pour soutenir des banques en faillite et pas un pour réorienter les politiques économiques en vue d’une production "humaniste" centrée sur les vrais besoins et non sur ceux des ventres pleins ? Alors qu’on sait que le prélèvement d’1% sur l’ensemble des budgets militaires du monde suffirait à régler les problèmes les plus urgents (famine et défaut d’instruction)... Par ailleurs je trouve scandaleux que l’église romaine en soit encore à condamner la contraception sous toutes ses formes alors qu’il est évident qu’il faut ralentir, voire stopper pour un temps, l’évolution démographique du monde...

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COP 21 : Construire un monde juste, durable et solidaire 15 décembre 2015 11:34, par famvict

Bravo à l’accord signé à Paris.
Mais, pour faire court, ce n’est qu’une ’’loi cadre’’ destinée à évoluer et à s’ajuster constamment en fonction des particularités locales ou de secteurs. Mais comme on dit, il fallait le faire !

<< .... de transformer les agricultures industrialisées orientées vers l’exportation, vers des productions basées sur la souveraineté alimentaire... >>
C’est de cela que je discutais il y a 19 ans avec une direction départementale de l’Agriculture où, lors de ma modeste installation suite à un chômage économique, on voulait me forcer à emprunter pour construire d’immenses serres cathédrales pour produire, produire, et encore produire pour exporter.
Je faisais remarquer que, ayant déjà une expérience commerciale et de gestion, produire est une chose, mais vendre en ai une autre...(voir les nombreux cas d’agriculteurs ou d’éleveurs se suicidant, ne pouvant pas faire face aux emprunts et à l’effondrement des cours).
Et que s’il faut des producteurs importants pour exporter, nous ne sommes plus en 1950 dans la période d’après guerre où il fallait nourrir la France.
En ce qui me concerne, je m’orientais vers un marché local, une niche bien spécifique desservie par une vente directe, qui ne nécessitait pas d’investissements massifs, de frais fixes grevant les revenus, et donc me suffisant pour créer et vivre de mon propre emploi.
Ce que je discutais et écrivais à ce moment là est enfin arrivé avec l’émergence de plus en plus importante de producteurs locaux vendant seuls ou se groupant, pour écouler leurs produits directement ou en circuit court.

Mais l’écologie est une chose sérieuse et grave qui ne peut pas être laissée aux seuls écologistes !!!
Car malheureusement, l’écologie est malade de ses écologistes qui ont été débordés par leurs idéologies politiques sans doute respectables, mais irréalistes sur de nombreux points.... comme le désastre écologiste et humain en Allemagne où on a détruit des villages entiers pour les reconstruire plus loin et laisser la place à une industrialisation à outrance et à ciel ouvert du charbon, comparable aux désastres écologiques de l’Alberta du Canada avec le pétrole et gaz de schiste.
Si, en France, nous avons aussi déplacés des villages pour construire nos barrages, au moins, nous les avons remplacés par une énergie propre, l’énergie hydraulique. Même si elle est arrivée au bout de son développement sur terre, l’énergie hydraulique va connaître un nouvel essor avec les hydroliennes en mer et autres vis sans fin aussi en mer ou sur terre dans de nombreux petits canaux ou courts d’eau.

Avec l’accord de Paris, beaucoup d’entreprises innovantes liées aux nouvelles énergies vont être crées par de petites ou grandes entreprises qui y voient plus clair sur l’engagement politique.... et donc l’investissement financier à faire pour se lancer dans l’aventure. ...Cela va créer des emplois nouveaux.
Mais, malgré tous ses défauts, nous avons encore besoin du nucléaire pour assurer la transition.

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