Parution : 21 décembre 2015
Du catholicisme décomplexé au vote Front national

Quand bien même les sondages les avaient plus ou moins annoncés, les résultats du premier tour des élections régionales ont fait couler beaucoup d’encre pour de multiples causes : le taux d’abstention (50 %) bien sûr mais aussi le score du Front national, ceci dans un contexte politique bousculé par les attentats revendiqués par le Groupe Etat islamique, l’état d’urgence, la COP 21… Il faut noter également la contre-performance de l’ex-UMP - néo-Les Républicains - qui recule par rapport aux régionales de 2010 alors qu’elle était au pouvoir, et la déroute du PS qui peut toutefois tirer les marrons du feu à la faveur du rassemblement de la gauche au second tour là où c’est possible… Mais à Golias, d’autres chiffres nous inquiètent. Analyse.

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Dans la foulée des résultats de premier tour, Le Pèlerin diffusait en effet un sondage(1) réalisé par l’Ifop : 32 % des votants catholiques ont glissé dans l’urne, le 6 décembre, un bulletin FN, soit plus que la moyenne des Français (28 %). Pis ! Aux départementales de mars dernier, les catholiques pratiquants étaient 9 % à voter FN ; ici, ils sont… 24 % ! Il est certain que la hausse du chômage, la crise grecque, les attentats de novembre, le sentiment d’abandon…, ont pesé dans ces régionales. Mais comment expliquer que des chrétiens, pour qui l’espérance est une vertu théologale, en viennent à pareille extrémité ? La réponse vient de Jérôme Fourquet, directeur du département Opinions de l’Ifop, dans un article(2) de Libération (09/12). En moins d’une année, de plus en plus de catholiques seraient davantage sensibles à la « peur identitaire », au «  péril islamiste », ayant le sentiment d’être « minoritaires dans la société française ». Cette analyse sans appel jette une lumière crue sur les positions (souvent alambiquées) de l’épiscopat français depuis une dizaine d’années à l’endroit de l’extrême-droite.

En vérité, la « digue catholique » érigée dans les années 1980-90 vis-à-vis du parti lepéniste par les cardinaux Decourtray et Eyt, archevêques de Lyon (1981-1994) et de Bordeaux (1989-2001), NN.SS. Matagrin et de Berranger, évêques de Grenoble (1969-1989) et de Saint-Denis (1996-2009)… se fissura à mesure que Rome nommait des évêques marqués à droite pour remplacer la génération épiscopale issue du Concile. Le système Jean Paul II/Benoît XVI accompagna la droitisation de la société française – manifeste en 2002 – puis son extrême-droitisation à partir de 2007 – confirmée par les échéances de 2015 – avec l’élection présidentielle de Nicolas Sarkozy (UMP) permise grâce au siphonage des voix d’extrême-droite. Or, ces derniers résultats électoraux démontrent définitivement que parler le langage du FN ne fait que le renforcer. En recourant à la rhétorique lepéniste, en lui donnant des raisons, on permet la victoire idéologique du FN.

Il en est de même en matière ecclésiale. En donnant des gages à une minorité de catholiques, en lui faisant croire qu’elle avait raison contre la grande majorité des autres, il a été permis de renforcer le cléricalisme tant honni par François, mais aussi l’extrême droitisation des esprits. Ne revenons pas ici sur l’invitation de Marion Maréchal-Le Pen aux Universités d’été de la Sainte-Baume en août dernier organisées par l’Observatoire sociopolitique (OSP) installé par Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon depuis 2000 (cf. Golias Hebdo n° 397). En plein milieu de la polémique, le responsable de l’OSP, sommé de s’expliquer sur cette invitation, rétorqua : « Ce n’est pas notre rôle de juger le contenu politique de tel ou tel parti dès lors qu’il est conforme à la République et qu’il joue un rôle important dans le jeu démocratique (…). À mon avis, on a parfois manqué de courage dans l’Eglise en refusant d’inviter les élus FN. Notre rôle n’est-il pas plutôt de permettre le dialogue entre des gens qui ne se parlent pas ? » En une dizaine d’années, nous sommes donc passés du FN « antithèse de l’Evangile » et «  infréquentable  » à « ce n’est pas notre rôle de juger le contenu politique »…

Certes, la grande majorité des évêques de France ne soutient pas l’extrême-droite ; mais parmi eux, la part des Le Pen-friendly a augmenté petit-à-petit, jusqu’à édulcorer une ligne pourtant claire voire s’en démarquer nettement. Le point de rencontre entre le FN et une partie de l’épiscopat s’est entre autre établi sur les lois sociétales (Pacs, mariage pour tous, fin de vie…), vivement dénoncées et combattues par la frange droite du catholicisme et par le FN traditionaliste. Et c’est ainsi que nous pûmes assister aux manifs pour tous et autres marches pour la vie, organisées par la droite et l’extrême-droite (quantité d’élus FN, dont Marion Maréchal-Le Pen, défilèrent aux côtés d’élus UMP) avec la bénédiction d’évêques parfois eux-mêmes manifestants ou sur les lignes de départ de manifestations. Cet activisme put se développer grâce au silence de la grande majorité de l’épiscopat, souvent impressionné par cette ardeur, à l’exception notable de Mgr Dagens, évêque d’Angoulême (1993-2015), lequel régulièrement pointa les dangers de telles prises de position (cf. Golias Magazine n° 159).

C’est que les scores du FN saisissent bien des évêques, comme les politiques, à court de projets. Pour beaucoup d’électeurs, la disparition des services publics est un des facteurs qui les incite à opter pour l’extrême-droite ; il y aurait sans doute une analogie à faire avec certains catholiques confrontés également au désert ecclésial… Toujours est-il que des évêques marchent sur des œufs, surtout dans les régions où l’extrême-droite est en passe de prendre le pouvoir (en 2015 ou plus tard). Ainsi, en Nord-Pas de Calais-Picardie avec Mgr Ulrich, archevêque de Lille, véritable « équilibriste » comme nous le notions (cf. Golias Hebdo n° 411) ; s’il refuse «  une sélection entre frères et [le] rejet [de] l’autre parce qu’il est autre », il juge néanmoins « respectables » les « craintes qui s’expriment » dans une région «  marquée, il est vrai, par des réels problèmes de sous-emploi, de santé, de trafics illicites  ». Cette position fut reprise peu ou prou par Mgr Garnier, archevêque de Cambrai, dans Le Pèlerin (3). Le successeur de Fénelon, homme réputé pour sa virulence à l’endroit de l’extrême-droite, explique les choses très franchement : « Ce n’est pas faire une grande confession que de dire que je ne voterai pas Front national aux élections régionales. Je n’envisage pas facilement que cette région que j’aime puisse se laisser berner par l’exploitation des peurs. Mais les choses ont changé depuis les années 1980. J’ai aujourd’hui des proches, des baptisés, des membres de ma famille qui sont tentés par le parti de Marine Le Pen. Si je pars en guerre contre le FN, je semble partir en guerre contre
eux (…). Ce qui me tient à cœur, c’est de garder le contact avec ces chrétiens qui ne sont pas majoritaires, mais ont désespéré des autres partis politiques ». Mgr Garnier note par ailleurs que « lorsque l’Église appelle à ne pas voter FN, elle fait paradoxalement de la publicité à ce parti ». Sans doute le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Pontier, archevêque de Marseille (capitale de la région PACA où la nièce de Marine Le Pen a pulvérisé ses adversaires de droite et de gauche), lui aussi écœuré par les positions lepénistes, n’est-il pourtant pas loin de partager cette dernière analyse de son confrère de Cambrai…
En vérité, ce qui étonne, c’est ce grand silence épiscopal ; « ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés »4, pour le dire comme le fabuliste. Les évêques des provinces de Reims et de Lyon, il y a quelques mois vent debout contre la possible fin de vie de Vincent Lambert et très prolixes sur ce sujet (cf. Golias Hebdo n° 396), ne trouvent rien à dire à présent que l’extrême-droite – avec qui ils s’allièrent objectivement dans cette affaire – menace de diriger des régions. Silence coupable ? Il est vrai qu’à force de jouer avec des allumettes, on finit par se brûler…

Un silence « terrifiant »...

En tout cas, leur mutisme n’est pas celui de Mgr Jaeger, évêque d’Arras-Boulogne-Saint-Omer, lequel – à maintes reprises depuis des années – s’engage en faveur des migrants de Calais. Au lendemain des attentats de Paris et Saint-Denis, il exhortait ses diocésains : « Dans la solidarité et la fraternité, nous nous engageons à défendre toutes les valeurs susceptibles de renforcer les relations entre les personnes et les peuples. »5 L’homme dut tomber de l’armoire quand il apprit, au premier tour des régionales, les 44 % de Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais (son meilleur score départemental) et ses 49,10 % à Calais même… Il semble que certains évêques soient atteints du même mal que celui des patrons du Nord, décrit par Le Monde (09/12) : le «  silence terrifiant  »(6) par peur des représailles. Ainsi, l’ancien PDG des conserves de légumes Bonduelle, engagé contre le FN, a vu des lettres de protestation de consommateurs et d’agriculteurs affluer au siège de son groupe menaçant de boycotter ses produits : « Ils ont déjà réussi à instaurer la terreur », note-t-il «  effondré  », en évoquant le FN. Alors, que faire ?

Devant ces peurs et ces replis sur soi, il faut au contraire que l’Eglise accueille et ouvre encore plus franchement ses portes. Il faut qu’elle réinvestisse les champs éducatif, culturel et associatif, abandonnés depuis des années souvent au profit d’adorations, de processions et autres pieuses actions – sans doute importantes pour certains – mais qui sont justement la preuve de ce repli identitaire et n’aident pas à la rencontre. François a raison : l’Eglise doit sortir d’elle-même. Par exemple en mettant l’accent sur le dialogue interreligieux, notamment avec les musulmans. Il est piquant qu’entre ces deux tours d’élections régionales Jésus et l’islam, série en sept épisodes diffusés sur Arte, ait battu des records d’audience(7) (1.156.000 téléspectateurs). Combien de catholiques – pratiquants ou non – ont-ils découvert à cette occasion que Jésus et Marie étaient davantage cités dans le Coran que le prophète Mohammed ? Combien de catholiques ont-ils découvert à cette occasion que les musulmans considèrent Jésus comme le Verbe de Dieu, le messie, l’oint du Seigneur – au sens hébreu de l’expression ? Le monde catholique doit donc reconsidérer son actuel dialogue religieux avec l’islam et aller plus loin sur le plan théologique avec les musulmans.

Face à la montée des extrémismes, il y a urgence à cheminer ensemble et instaurer un climat de paix. Le théologien musulman Ghaleb Bencheikh, président de Religions pour la paix France, ne disait pas autre chose, citant même Hans Küng, fondateur de Weltethos, lequel affirme qu’«  il ne peut y avoir de paix véritable entre les nations s’il n’y a pas de paix entre les religions » (cf. Golias Magazine n° 161). Le pape jésuite semble aller dans ce sens en commençant par le judaïsme. Par le biais de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme (rattachée au Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens), il a approuvé un texte – « Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables  » (Rm 11, 29)8 – publié le 10 décembre dernier à l’occasion du cinquantième anniversaire de la déclaration Nostra aetate dans lequel est demandée une «  réflexion théologique sur les rapports entre catholiques et juifs ».

Le besoin urgent de fraternité

Les évêques de France ont donc un bon exemple devant eux. Mais ils ne sont pas obligés d’aller jusqu’à Rome ; à Paris même, ils peuvent s’inspirer de « la femme de combat » Danielle Mérian, 77 ans, fidèle de la paroisse Saint-Merri (IVe arrondissement), ancienne avocate engagée auprès des exclus9. Danielle Mérian s’est fait connaître le 14 novembre en déclarant à la caméra de BFM TV, devant le Bataclan : « C’est très important d’apporter des fleurs à nos morts ; c’est très important de lire plusieurs fois le livre de Hemingway Paris est une fête. Parce que nous sommes une civilisation très ancienne et que nous porterons au plus haut nos valeurs. Nous fraterniserons avec les cinq millions de musulmans qui exercent leur religion librement et gentiment, et nous nous battrons contre les dix mille barbares qui tuent, soi-disant au nom d’Allah. » Ces vingt-huit secondes bouleversèrent les téléspectateurs et forcèrent l’admiration de beaucoup (une quête permit de récolter à son attention 16.000 euros en une semaine qu’elle va redistribuer dans ses associations). Il s’agissait du langage clair d’une catholique, loin de ménager la chèvre et le chou. Un peu ce que l’on attend des évêques de France.

Notes :
1. http://www.pelerin.com/L-actualite-autrement/Elections-regionales-2015/Vote-FN-la-digue-catholique-s-ecroule
2. http://www.liberation.fr/france/2015/12/09/les-catholiques-aussi-votent-de-plus-en-plus-pour-le-fn_1419503
3. http://www.pelerin.com/L-actualite-autrement/Elections-regionales-2015/L-Eglise-de-France-doit-elle-appeler-a-ne-pas-voter-FN?xts=435366&xtor=EPR-13-[Newsdu09122015]&xtdt=24162779
4. J. de La Fontaine, Fables, livre VII, « Les Animaux malades de la peste ».
5. http://arras.catholique.fr/communique-suite-attentat-2015.html
6. http://www.lemonde.fr/elections-regionales-2015/article/2015/12/09/dans-le-nord-le-silence-terrifiant-des-patrons-face-au-fn_4827761_4640869.html
7. http://www.lexpress.fr/culture/tele/record-d-audience-sur-arte-pour-le-docu-consacre-a-jesus-et-l-islam_1744238.html
8 http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/relations-jews-docs/rc_pc_chrstuni_doc_20151210_ebraismo-nostra-aetate_fr.html
9. http://www.lemonde.fr/m-gens-portrait/article/2015/12/11/danielle-merian-la-dame-du-bataclan_4829897_4497229.html?xtmc=mamie_danielle&xtcr=1 (article payant).

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Du catholicisme décomplexé au vote Front national 16 janvier 2016 09:04, par Baron

Étonnant le titre de cet article.
Il existerait donc un catholicisme complexé....Quel est son vote à ce complexé ? A propos de ses lectures on sait. Ce complexé lit Golias

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Croire ou raisonner ou ne pas se faire avoir@agapé 11 janvier 2016 12:03, par famvict

Bonjour agapè, J’ai hésité avant de vous répondre : faire court ou non ? Mais votre pseudo, m’incite à être bien explicite. Je ‘’ remonte’’ donc pour avoir plus de place.
Vous avez écrit : << Je vais régulièrement prier avec l’Emmanuel, du mouvement charismatique. Que leur reprochez vous exactement ? N’est il pas dangereux de tous les mettre dans le même sac ? >>

Mais c’est que justement, ils sont tous dans le même sac. Même si ce dernier prend différentes ‘’couleurs et formes’’ pour ratisser large et attirer plus de monde. Comme dit une magistrate, ancienne juge spécialisée au sujet des départs de français : il s’agit de proposer des offres et un accueil diversifié afin de s’adapter aux différents profils psychologiques et des différentes sensibilités des ados en recherche, des personnes en souffrance, en doute, etc. …
Ce ‘’sac’’ contient les ctés des Béatitudes, du Chemin Neuf, du Verbe de Vie, La cté de l’Emmanuel, avec chacun leurs propre mots clés, références bibliques, etc. …., et chacun leurs groupes de prières. Ces derniers sont tous regroupés dans la << Fraternité Pentecôte >> française. Le tout étant les représentants - officiels - , et les séides d’une organisation internationale qui s’avère frauduleuse , l’ICCRS (International Catholic Charismatic Renewal Services ), d’origine canadienne anglophone, et le CCRC (Conseil Canadien du Renouveau Charismatique) francophone,.

Je leur reproche d’être des imposteurs en tout. Par leurs fraudes de plusieurs lois civiles nationales et internationales (ONU). Mais aussi des imposteurs de la religion catholique romaine car ils modifient et expliquent la bible et les paroles des apôtres à leur façon (beaucoup de preuves), comme le font d’autres extrémistes avec leur Livre .
Malheureusement , une partie gangrenée de l’église se sert d’eux comme d’un bras armé pour faire la sale besogne. C’est-à-dire lutter contre la désaffection des vocations , et donc de recruter, d’embrigader de force par des moyens frauduleux qu’ils appellent des outils, techniques et méthodes abaissant les défenses psychologiques et morales des personnes qui se laissent prendre à leurs discours, afin de les amener à ‘’se libérer’’ pour entrer… ‘’de leur plein gré’’, dans leurs mouvements et organisations, d’une façon, ou d’une autre par les différents statuts.
L’un de ces outils est justement les retraites Agapè, ex Agapèthérapie, ex Psychospiritualité, ex Psychogénéalogie, ex Christothérapie, qui comportent plusieurs étapes avec chacune des décorums spécifiques pour mettre dans l’ambiance et impressionner dont les quatre Roues de l’Intercession : le rôle de la prière personnelle, les sacrements, la Parole de Dieu et ‘’l’intercession’’ de la communauté.
La première partie, grand public, et ‘’acceptable’’ malgré l’illuminisme et le mysticisme, étant de déposer les lettres et demandes des retraitants au pied de la croix, comme on le fait au pied du sapin à Noel … pour << que Dieu prenne tout sur lui >> et les décharge de leurs soucis et fardeaux . Il semble y avoir une reprise en main par l’église, et Ils ont tenu compte des critiques, ce n’est plus les fiches à remplir et à remettre aux ‘’accompagnants intercesseurs ‘’…. Jusque là rien à dire, et, normalement, une prière suffit.
La face cachée où tout se corse vient après ce décorum ‘’religieux’’ .
Les demandes sont triées et les cas les plus ‘’intéressants’’ sont habilement, mais fortement invités à poursuivre ‘’s’ils le veulent’’ et contre finance, à aller plus loin dans la réconciliation et le pardon et accompagnés par des conseillés, intermédiaires, appelés intercesseurs.…. Les retraitants doivent alors détailler la vie et les problèmes de leur famille, depuis la conception dans l’utérus jusqu’ à la naissance, puis jusqu’au mariage, en passant même par la vie de leurs ancêtres. Tout est alors fait auprès des victimes pour instiller le doute puis la certitude que leurs soucis et mal être vient de leurs familles ou ancêtres selon des méthodes pseudo médicales ou autres bien connues mais trop longues à expliquer ici.
Vous pensez avoir affaire à une exception, alors que tout est élaboré, planifié, organisé et structuré pour le fonctionnement de toutes ces organisations et ces mouvements dangereux d’un point de vue, médical, social, et religieux. Car les familles des victimes parlent, se confient autour d’elles.
Et en définitive, le bouche à oreilles confirmé par les émissions TV et autres médias font se détourner de la religion catholique romaine plus de monde que ce renouveau charismatique est censé rapporter. Les bons fruits auxquels faisait allusion Jack Valim ne sont en réalité qu’une illusion. Le RC est l’un des fossoyeurs de cette église à la dérive à cause de gens arriérés qui n’ont rien compris. Je laisse de côté l’aspect financier des tromperies et fraudes pour faire court car les victimes sont souvent dépouillées de tous leurs biens au profit de ces mouvements, apportant ici et là… ce qu’on peut alors appeler …de très bons fruits.. !!!.. Dans ce sens là, Jack Valim a raison !
Et la Cté de l’Emmanuel sait très bien y faire, elle s’est même fait une spécialité, les legs et les donations, dont bien sûr le capital des assurances vies …..Elle y déploie des trésors d’ingéniosité et des fiches dédiées que ma formation de commercial apprécie.
Et ce par l’intermédiaire, je la cite : << … de conseillés spécialisés, discrets et respectueux … >> car << … La Communauté de l’ Emmanuel est habilitée à recevoir des donations et legs totalement exonérés de droits de succession, via la Fondation Internationale de la Communauté de l’ Emmanuel (FICE), siégeant à Fribourg (Suisse). En toute transparence, ses comptes sont certifiés chaque année par un organisme agréé. … >>.
D’où, aussi, l’intérêt de bien trier et cibler les participants aux ‘’parcours’’ proposés pour << Faire l’expérience du pardon qui est source d’espérance et de guérison >>…. On en revient toujours à cette famille diabolisée car source de notre mal être , qu’il faut pardonner, mais ne plus revoir … Afin de parfois, ne lui laisser que le minimum légal de notre héritage, et souvent nous dépouiller de leur héritage au profit de cette Cté ou d’une autre.… comme l’Opus Dei de Françoise qui en connait malheureusement plus que moi sur ce sujet !
Pour les uns, ce seront les retraites, pour d’autres, le parcours, etc….., mais l’objectif final reste de bien faire rentrer l’argent ou les immeubles , d’une façon ou d’une autre.
<< Soutenez la nouvelle évangélisation ! >> … dit-elle !

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Du catholicisme décomplexé au vote Front national 25 décembre 2015 22:46, par Françoise

Au plan ecclésiastique, les communautés religieuses comme les évêques, cardinaux ont toujours été beaucoup plus sur des idéologies réactionnaires que progressistes. Et plus du côté de pouvoirs autoritaires que démocratiques.
A partir de là, il n’est pas étonnant que le clergé fasse des ronds de jambe à l’extrême droite, au moins dans ses forts en gueule. C’est tout à fait logique.

Au plan laïque, toute la frange aisée à très aisée des catholiques, a repris des couleurs à partir du milieu des années 80, avec la politique religieuse pratiquée par JP2 : mise en avant de groupes intégristes (Opus Dei, Légion du Christ, Renouveau Charismatique, etc), mise en scène de la pratique religieuse beaucoup plus traditionnelle qu’auparavant dans différents diocèses, anticommunisme primaire à toutes les sauces, politique familiale tradi renouvelée et lutte via différentes officines contre les lois républicaines, au sein même des gouvernements successifs jusqu’à aujourd’hui. En plaçant des opusiens principalement comme ministres et secrétaires d’état, il devenait possible de disposer d’un moyen de blocage efficace, amenant une régression des droits sociaux, éducatifs. Rajoutez à cela depuis les années 60 une fédération de groupes intégristes schismatiques, de ligues anti-IVG sous la bannière opusienne, la reformation d’Ichtus et la perpétuation sous une (l’Office international des œuvres de formations civiques et d’action doctrinale selon le droit naturel et chrétien) puis deux autres appellations (Civitas et la FSSPX) de la Cité Catholique , le polissage de l’extrême droite par Georges Albertini et ses réseaux (ou comment toute la clique du groupe Occident et leurs amis sont devenus subitement fréquentables), la mise en avant de politiques chrétiens type Boutin, de Villiers très fortement liés à l’extrême droite et à l’intégrisme catho type Opus Dei, la mise en avant de la privatisation de l’enseignement scolaire et la destruction décidée de l’EN (voir l’excellent livre de Eddy Khaldy et Muriel Fitoussi "main basse sur l’école publique"), l’incitation aux retraites de type psycho-spirituelles du Renouveau Charismatique, l’apparition d’un groupe armé ultra catho Dies Irae et la floraison d’écoles intégristes hors contrat avec des enseignements réellement fachos, le martelage médiatique de la Manif pour Tous alias Alliance Vita, et son développement politique fédérant différents groupes d’extrême droite cathos appelé le Printemps Français qui reprend dans tous ses groupuscule l’idée de Maurras de la Contre Révolution Catholique...tout ça ne favorise pas un vote progressiste mais au contraire un vote extrême droite au sein du catholicisme.

Autre phénomène qui pèse un poids certain : Avez-vous remarqué Gino, la disparition médiatique des cathos de gauche en dehors de Golias ?
Ce n’est pas un hasard mais une volonté politique réelle de destruction. Le catho de base prolo doit disparaître pour ne montrer que le catho bourgeois.
L’opération avait déjà démarré à l’époque du journal Panorama et s’est poursuivie les décennies suivantes sur d’autres revues type la Vie, Témoignage Chrétien. L’ouverture d’internet a encore accentué la situation, sachant que les sites qui ont fleuri le plus sont des sites cathos intégristes.
Et se ne sont pas les radios et chaînes TV catholiques qui ont arrangé les choses. Les deux secteurs ont été dès le départ vampirisés par les intégristes et les plus réacs. Ce qui rend difficile une parole catho non intégriste.

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Du catholicisme décomplexé au vote Front national 25 décembre 2015 16:53, par PrNIC

citation de Mgr Garnier : J’ai aujourd’hui J’ai aujourd’hui des proches, des baptisés, des membres de ma famille qui sont tentés par le parti de Marine Le Pen. Si je pars en guerre contre le FN, je semble partir en guerre contre
euxqui sont tentés par le parti de Marine Le Pen. Si jeJ’ai aujourd’hui des proches, des baptisés, des membres de ma famille qui sont tentés par le parti de Marine Le Pen. Si je pars en guerre contre le FN, je semble partir en guerre contre
eux

J’ai du mal lire ...Mais si " proches, baptisés, et membres de ma famille " me font douter de la nocivité du FN , il me parait urgent de les inviter à ouvrir les yeux sur les fausses solutions de ce parti raciste , réactionnaire et pro capitaliste .

Stop la confusion : partir en guerre contre le FN, n’est pas partir en guerre contre des citoyens

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Emanuel@ Du catholicisme décomplexé au vote Front national 22 décembre 2015 15:28, par Emanuel

Vous posez la question de savoir "que faire ?"
D’abord commencer par affirmer haut et clair que non le FN n’est pas le premier parti de France.
Il suffit pour s’en convaincre de rapporter son score en voix (maxi 6 millions de votants à différentes élections) au corps électoral (entre 45 et 46 millions de Français capables de voter) pour voir que ce score stagne et même régresse.
Le premier parti de France est donc celui qui regroupe tous ceux qui ne votent pas FN (soit environ 87% du corps électoral) soit qu’ils votent pour d’autres partis, soit qu’ils s’abstiennent ou votent blanc ou nul. On ne sait évidemment pas ce qu’aurait été le vote abstentionniste s’il s’était exprimé ... sauf qu’à l’évidence ce vote n’a pas été en faveur du FN.
Ensuite cesser de mettre en avant (télés, radios, journaux, internet) les fantoches de ce parti lepenniste qui n’a qu’un seul vrai but : faire venir au pouvoir un membre du clan Le Pen et rien d’autre. Fantoches qui n’ont rien d’autre à dire qu’alimenter les peurs, les facteurs de division.... en surfant sur l’actualité qui est en effet peu réjouissante.
Quant au vote catholique... allez vous étonner après ça qu’une organisation comme le GODF, génétiquement et viscéralement anti clérical, se radicalise lui aussi après des années d’apaisement ??? En ce moment on nous ressort l’affaire des fiches en oubliant bien sûr de préciser que les promoteurs de cette affaire contre le capitaine Dreyffus étaient tous liés à la mouvance la plus radicale de l’église romaine alliée à l’extrême droite elle aussi la plus radicale. Heureusement que quelques dizaines d’années plus tard des membres de ces sectes catholicos-droitières (cagoule, croix de feux...) s’illustrèrent dans la Résistance.... alors que JM Le Pen fut éditeur de revues vantant l’Allemagne nazie et ses armées.
Je ne sais pas si ce parti est "le diable" cher à François, pape de son état, mais à coup sur il sent le souffre et même l’hydrogène sulfuré.

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Bonjour GOLIAS. 22 décembre 2015 08:24, par Agnès GOUINGUENET

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Face à la corruption de leur gente politique, la France "laïque" (qui a déjà tué son Roi puis s’est offert un Empereur, un comble !) vote "à droite toute", et l’Espagne non laïque (qui a toujours son Roi catholique, mais a supporté le franquisme) vote "à gauche toute" (encore que ...).
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Comment voulez-vous que le FN ne continue pas son ascension en France, quand on voit que Monsieur Tapie se présente à la télévision hexagonale en "Monsieur Propre" ?
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On ne nage pas en plein canulard-nanard, on coule en pleine irresponsabilité paranoïaque dangereuse.
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De là à choisir le parti qui n’a pas encore eu la possibilité de vraiment se salir aux affaires, puisque n’y ayant encore jamais été, il n’y a qu’un pas.
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Pensez-vous vraiment que les jeunes Français connaissent le nom "Bastien-Thiry" ? Non, ils connaissent le nom Platini au pays des qataris.
Alors, forcément ...
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Charles de Gaulle était catholique aussi. Cela n’a rien à voir. Ceux qui crient le plus fort ne sont pas forcément majoritaires. Il y a les grands discours et il y a les actes. Cela n’a rien à voir (pardon je me répète encore). :)
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A bientôt.
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Agnès G.

Voir en ligne : http://gouinguenetagnes.blogspot.fr/

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Une analyse fausse et une juste 21 décembre 2015 19:41, par Jack Valim

L’article contient à mon sens une analyse fausse et une juste...et une conclusion fausse.
L’analyse fausse est celle qui lie le vote Front National au chômage. C’est une solution de facilité que de superposer les deux cartes comme on le voit dans bien des journaux : il s’agit plus d’une coïncidence que d’une corrélation, et même s’il s’agissait d’une corrélation, tous les statisticiens savent que deux phénomènes corrélés ne sont pas nécessairement dans une relation de cause à effet l’un avec l’autre (ils peuvent aussi être simplement tous les deux conséquence d’une cause tierce). Notons simplement à ce stade qu’il y a moins de chômage et tout autant ou plus de votes d’extrême-droite au Danemark, Suède ou Finlande qu’en France, et certes plus de chômage en Espagne, Italie ou Grèce qu’en France, mais moins de vote d’extrême-droite dans ces pays. Faire croire que le chômage est la cause du vote FN est surtout un truc habile pour ne pas reconnaître la cause du vote d’extrême-droite qui est la fameuse "insécurité culturelle", que l’article évoque ensuite sans la citer et qui est son analyse juste.
De fait, les catholiques de France en ont marrre, dans l’ensemble d’être sans arrêt villipendés par les médias, marginalisés dans un pays que leur religion a façonné. La Manif pour Tous a pris des allures de "catho pride" a la grande surprise d’un certain nombre d’observateurs qui ne s’y attendaient pas parce qu’ils ne pouvaient pas ou ne voulaient pas comprendre l’agression formidable que représentait le mariage gay pour de gens qui, même si leur foi n’est plus que sociologiques, restent profondément attachés à une valeur essentiellement chrétienne comme la famille traditionnelle. Bien entendu, la pression de plus en plus forte de l’islam et de la laïcité qui n’ont en commun que d’être toutes deux des cultures hostiles au catholicisme n’ont rien arrangé. Croire qu’un renouveau du dialogue entre catholicisme et islam serait une solution est une vue de l’esprit ; pour dialoguer, il faut être deux, et l’islam n’est pas intéressé par le dialogue mais par sa propre affirmation identitaire : le recteur de la mosquée de Paris est plus intéressé à dire qu’il faudrait transformer les églises vides ou insuffisamment occupées en mosquées qu’à soutenir la cause de la liberté de culte pour les chrétiens dans les pays musulmans, ou même simplement à dénoncer les persécutions dont les chrétiens font l’objet en Irak, en Turquie et autres pays musulmans.
Enfin il y a quelque paradoxe à se revendiquer de la laïcité d’un côté, et de dire de l’autre que les évêques devraient donner des consignes électorales aux laïcs chrétiens. Certes ils peuvent rappeler des valeurs (par exemple : l’accueil de l’étranger, immigré ou réfugié, ce qui milite en pratique contre le vote FN). Mais ils doivent affirmer alors toutes les valeurs chrétiennes (y compris le respect de la vie -contre l’avortement- ou de sa dignité -contre la PMA et la GPA- ce qui milite contre le vote à gauche). Au clergé le rappel des valeurs, au peuple chrétien de choisir en son âme et conscience le parti qui les incarne le mieux ou de voter contre le parti qui en est le plus éloigné. L’appel au cléricalisme politique qui est la conclusion de l’article que publie ici Golias est tout à fait surprenant, pour dire le moins.

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Du catholicisme décomplexé au vote Front national 21 décembre 2015 18:51, par Louis 1

Combien de catholiques ont-ils découvert à cette occasion que les musulmans considèrent Jésus comme le Verbe de Dieu, le messie, l’oint du Seigneur – au sens hébreu de l’expression ?
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Grossière erreur ... Pour les musulmans, Jésus est un prophète et rien d’autre. Dire que Jésus est le fils de Dieu, ou parler d’un Dieu trinitaire, c’est le pire des blasphèmes pour un musulman. D’ailleurs, pour qu’il n’y ait pas de confusion, le coran nomme Jésus "Issa", ce qui est sans rapport avec l’étymologie (Yeshoua = Dieu sauve). Les points de convergence avec les chrétiens résulte du fait que le coran a intégralement pompé l’évangile de saint Luc, non sans commettre une bourde monumentale en confondant Marie mère de Jésus avec Marie soeur de Moïse et d’Aaron.

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