Parution : 7 mars 2016
L’amitié amoureuse de Jean Paul II et d’Anna Teresa

C’est du propre ! Un pape soi-disant exemplaire, un saint par-dessus le marché ! Le documentaire « Les lettres secrètes de Jean Paul II », diffusé1 par de nombreux médias à travers le monde, a de quoi décontenancer plus d’un téléspectateur, chrétien ou non. Car pendant une heure, on découvre que le pape polonais « entretenait une intense relation avec une jolie femme » (dixit Eamon Duffy, professeur émérite d’histoire du christianisme à Cambridge), ce qui ne cadre pas très bien avec son conservatisme par rapport aux femmes et au sexe, au célibat presbytéral, aux ordinations féminines... durant son pontificat. En vérité, elle modifie profondément notre vision de cet homme, béatifié puis canonisé en un temps record et visiblement de façon bien imprudente.

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Tout commence en 1973. Quatre ans auparavant, le cardinal-archevêque de Cracovie, Mgr Wojtyla, publie en Pologne Osoba i Czyn (Personne et Acte, 1983 pour l’édition française). Cet ouvrage attire l’attention d’une philosophe polonaise naturalisée américaine, fondatrice du World Phenomenology Institute et de la maison d’édition Analecta Husserliana : Anna-Teresa Tymieniecka (de trois ans sa cadette), laquelle lui écrit. Si elle souhaite assurer la traduction américaine de ce livre, lui voit un moyen de diffuser ses idées à l’Ouest ; l’un et l’autre ont donc chacun un intérêt à collaborer ensemble. Une première rencontre a lieu sur fond de relation épistolaire, basée au départ sur un échange d’idées mais qui va prendre rapidement une autre tournure.

Dans l’une des 343 lettres « éloquentes et personnelles » qu’il a rédigées, Karol Wojtyla mentionne « des sujets qu’il est trop difficile d’évoquer par écrit » ; ils obligent cet archevêque intimement surveillé par la police polonaise (laquelle intercepte son courrier, écoute son téléphone et connaît jusqu’à la marque de sa crème à raser) à poster certaines de ces missives à Rome « pour des raisons évidentes ». Le ton change en fonction des lieux d’expédition ; les lettres postées à Cracovie ou à Rome ont une différence : les polonaises font toujours mention du titre universitaire de la philosophe, jamais les romaines… C’est que Anna-Teresa Tymieniecka est tombée amoureuse du cardinal ; à Cracovie, en 1975, elle s’en est ouverte et lui a confié combien elle « désirait être toujours dans [ses] bras, y rester heureuse », tout en s’excusant « de ne pas parvenir encore à contrôler [ses] sentiments ». Loin de rompre, l’archevêque de Cracovie lui offrit un scapulaire qu’il tenait de son père, d’une grande valeur à ses yeux et aujourd’hui considéré comme une relique inestimable ; c’était une façon pour lui d’être avec elle. Mieux, il lui écrivit peu après afin de l’inviter en vacances à Rymanów (sud-est de la Pologne) – avec chauffeur de l’archevêché à disposition –, « le meilleur endroit pour nous retrouver, nous aurons beaucoup de temps (et personne ne nous dérangera) ». Pas même le secrétaire particulier du cardinal Wojtyla, le P. Dziwisz, qui connaît cette relation et en sera un des témoins privilégiés ; mais la discrétion était « impérative et omniprésente », selon les exécuteurs testamentaires de la philosophe, le couple Smith. Karol Wojtyla et Anna-Teresa Tymieniecka entretiennent alors des relations doubles qui se mélangeaient : « Intellectuelles et affectives et personnelles. »
Un souci demeure pourtant, et il est de taille : Anna-Teresa Tymieniecka est mariée à Hendrik Houthakker (de confession juive), professeur d’économie à Harvard et ancien conseiller (1969-1971) du président Nixon, avec qui elle a eu trois enfants. Le documentaire nous explique qu’elle les délaissait régulièrement pour rejoindre le cardinal Wojtyla et combien pour un prêtre, ce type de relation avec une femme mariée, est sans danger : jamais celle-ci ne songera en effet à demander le mariage et/ou le renoncement au célibat… Dans le cas de Karol Wojtyla, il est décrit une pression affective excessive exercée sur la philosophe et une injustice à l’endroit d’Hendrik Houthakker, lequel était certes conscient des liens amicaux qui unissaient son épouse au prélat mais ne pouvait imaginer leur ardeur… Comble du cynisme, en août 1976, le cardinal Wojtyla – à la tête de la délégation polonaise – se rendit au 41e Congrès eucharistique international de Philadelphie et profita du carnet d’adresses d’Hendrik Houthakker ; ainsi rencontra-t-il « tous les gens qui comptaient aux Etats-Unis » mais aussi des évêques et des cardinaux nord-américains qui se révéleront fort utiles en 1978, lors du second conclave… De fait, Karol Wojtyla accrut sa stature internationale grâce à ce voyage qui ne sera pas sans conséquence sur sa carrière. Mais avant de rejoindre la froide Cracovie, il fit un détour par la douce Pomfret (Vermont), dans la résidence des Houthakker-Tymieniecka où « il a marché, pris des bains de soleil, s’est détendu, a profité de la nature », selon les confidences de la philosophe à une radio locale, à l’époque… Lui-même gardera un souvenir impérissable de cette escapade et lui écrira au soir de sa vie : « Je pense à toi et dans mes pensées, je viens à Pomfret tous les jours. » Lors de ces quelques jours ensemble, elle n’avait pu taire qu’elle ne parvenait toujours pas à dominer ses sentiment et qu’elle « [se] sent[ait] déchirée ». Encore une fois, au lieu de rompre, le cardinal Wojtyla – dans une de ses lettres – la renvoya au scapulaire et lui avoua qu’elle était un « cadeau de Dieu », que cette « amitié [était] inscrite dans un dessein divin ». Il lui confessa également qu’il avait eu peur quand elle lui avait dit : « Je t’appartiens », mais il l’avait « accepté » comme « un don du Ciel ». Il ne rompit donc pas car il avait la « certitude morale d’une grâce », c’était même pour lui une « conviction ».

« Ma bien-aimée Teresa-Anna »

Le rythme des lettres s’intensifia entre 1977 et 1978 ; ils s’écrivaient avant et après leurs rendez-vous. Ils se téléphonaient aussi parfois mais cela n’avait pas l’heur de plaire au cardinal Wojtyla : « Le téléphone a l’avantage de me faire entendre ta voix mais cela ne dure jamais aussi longtemps que je le voudrais et ça ne peut donc pas remplacer une lettre ou une conversation face-à-face. » Un point à noter : Karol Wojtyla n’appelait Anna-Teresa que « Teresa-Anna » voire « Teresa » (à la fin de sa vie, « ma très chère et bien-aimée Teresa-Anna »). Selon les intervenants de ce documentaire, le cardinal Wojtyla aurait transposé sa relation avec celle qu’entretenaient Jean de la Croix (1542-1591) et Thérèse d’Avila (1515-1582), qu’il connaissait bien pour les avoir étudiés. Du reste, chaque 15 octobre, jour de la fête de la mystique, la philosophe recevait une carte du cardinal. Sauf en 1978, il la posta quelques jours plus tôt, le 15 octobre correspondant au deuxième jour du second conclave qui l’élut le lendemain… La même année, le cardinal Wojtyla avait appris le décès de Paul VI alors qu’il était en vacances non loin de Cracovie avec Anna-Teresa Tymieniecka et les siens – qu’il quitta en hâte avec le P. Dziwisz pour élire Jean Paul Ier… Toujours est-il que devenu pape, Karol Wojtyla promit à Anna-Teresa Tymieniecka « de ne rien oublier. Tout ceci est inscrit bien trop profondément dans ma vie pour qu’il en soit autrement ». Pourtant, la relation se grippa. En effet, la version anglaise de Personne et Acte (The Acting Person) revue et corrigée par la philosophe fut retoquée par la Curie qui ne pouvait montrer combien elle influençait intellectuellement le nouveau pontife. Rome récupéra donc les droits du livre et exit Anna-Teresa qui se sentit trahie à plus forte raison que Jean Paul II ne bougea pas le petit doigt pour la soutenir. Certes, l’ouvrage parut bien en 1979 chez Analecta Husserliana mais il fut traduit par un tiers (et préalablement relu par un comité de théologiens polonais). A Carl Bernstein, journaliste à l’origine du Watergate, lequel l’interrogeait pour sa biographie co-écrite avec Marco Politi en 1996 : His Holiness : John Paul II & the History of Our Time, Anna-Teresa Tymieniecka confia plus tard : « Ils ne voulaient pas qu’on sache quel a été mon rôle, ils ne voulaient pas prendre mon rôle en compte et Karol Wojtyla m’a trahie (…). Selon moi, ce pontificat est gouverné par mes idées. La plupart des idées philosophiques de ce pontificat ont été sinon inspirées de moi, du moins en total accord avec les miennes. » Ses exécuteurs testamentaires abondent en ce sens, ajoutant qu’elle « estim[ait] que ce fiasco dévaluait sa carrière et la dévalorisait aux yeux de beaucoup de philosophes européens ». Bien qu’ayant rompu les liens avec Jean Paul II, ce dernier revint à la charge dès 1980, « motivé par la foi en ce qui a été ébauché et en celui qui suscite de bonnes choses en nous car s’il les suscite, c’est pour qu’elles s’accomplissent ». Il faudra l’attentat de mai 1981 pour totalement retourner Anna-Teresa Tymieniecka, laquelle – après avoir sauté dans le premier avion pour Rome – viendra à son chevet à l’hôpital Gemelli ; des années plus tard, il s’en souviendra dans une de ses lettres : « Je remercie Dieu pour la confiance qui a grandi entre nous à partir de ce moment en dépit de toutes les autres difficultés. » Dès lors, elle eut vraisemblablement accès à lui avec facilité et malgré les récriminations curiales, il réussit à l’imposer. Et ils continuèrent d’échanger et de se rencontrer durant tout le pontificat. Mais de plus en plus isolé à mesure qu’il vieillissait et souffrait de la maladie de Parkinson, son besoin d’elle sur le plan affectif se fit plus pressant. Les lettres manuscrites montraient l’irrégularité de plus en plus flagrante de son écriture mais grâce à l’ordinateur, il pouvait contourner les difficultés (il signait alors à la main de ses initiales : « KW ») et Anna-Teresa Tymieniecka multiplia ses voyages à Rome. Ainsi était-elle présente à son chevet la veille de son décès mais Jean Paul II disparu, l’attitude du Vatican à son endroit changea du tout au tout…

400 lettres et 343 réponses

Ces lettres furent authentifiées, et la totalité de la correspondance Wojtyla-Tymieniecka est aujourd’hui en possession de la Bibliothèque nationale de Pologne. C’est que sur la fin de sa vie, la philosophe (décédée en 2014) voulut protéger financièrement ses enfants et son Institut. Elle décida alors de mettre en vente sa correspondance – qu’elle gardait en double –, soit ses 400 lettres et les 343 réponses de Karol Wojtyla. Elle contraria Rome et reçut un « appel très déstabilisant d’un des plus ardents et des plus proches défenseurs de Jean Paul II » (Mgr Dziwisz, à présent cardinal-archevêque de Cracovie, NDLR), selon le couple Smith. Nous étions alors en plein processus de béatification/canonisation du pape polonais (l’enquête du diocèse de Cracovie fut bâclée en cinq mois), les enjeux étaient de fait colossaux. Mais la Bibliothèque nationale de Pologne se porta acquéreur de ces lettres et les garda secrètes. Sans nul doute, le plus étonnant est que cette correspondance – non plus que cette amitié – ne fut pas portée à la connaissance de la Congrégation pour la cause des saints ; la philosophe fut purement et simplement effacée de l’histoire officielle de Jean Paul II, son nom n’apparaissant même pas sur la liste des dernières personnes lui ayant rendu visite. De même, Mgr Dziwisz, pourtant bien placé par son statut de secrétaire particulier, ne la cita nulle part dans ses hagiographies2 du pape polonais. Anna-Teresa Tymieniecka fut effacée à la soviétique tendance Staline, si l’on peut dire car cette correspondance n’aurait peut-être pas empêché le processus de béatification bien sûr, mais elle l’aurait cependant freiné sérieusement… Ce n’était pas dans les plans du parti wojtylien à Rome et en Pologne. Jean Paul II canonisé, la Bibliothèque nationale de Pologne ouvrit une partie de ses archives : les seules lettres de Jean Paul II, gardant par-devers elle celles d’Anna-Teresa Tymieniecka et menaçant de poursuites quiconque les citeraient dans le texte. C’est fort dommage, car elles permettraient d’avoir assurément des éléments permettant de reconstituer totalement le personnage de Jean Paul II. Ce dernier lui-même y faisait maintes fois référence dans ses lettres à sa « Teresa », dans lesquelles il ne manquait jamais de la complimenter pour ses idées : « Je ne sais pas encore comment conserver ni faire connaître ces textes mais je dois trouver un moyen de les protéger. » Il caressa même le projet de compulser certains passages dans un ouvrage… Grâce aux réponses de Karol Wojtyla et aux confidences faites à ses exécuteurs testamentaires, nous avons néanmoins une petite idée de ce qu’elles recèlent quand bien même Anna-Teresa Tymieniecka confia au mitan des années 1990 à Carl Bernstein n’avoir jamais été amoureuse de cet « ecclésiastique d’âge moyen (…).
Question stupide ! »

Y a-t-il eu relations sexuelles ? La question est finalement sans importance. D’après les témoins de ce document, rien ne prouverait que Karol Wojtyla eût rompu son vœu de chasteté même s’il y eut sans doute « lutte pour rester dans les limites du comportement chrétien convenable ». Un ancien séminariste estime par ailleurs que le plus difficile pour un prêtre est la solitude, de n’aimer personne, et non l’absence de relations sexuelles (surtout chez les personnes les plus âgées) – ce qui reste à prouver. Le même se remémore ce qui était alors enseigné dans les séminaires, à savoir « la chasteté des yeux : en présence d’une femme, on baisse le regard » pour éviter toute « occasion de pécher aussi grave que le péché lui-même ». Mais Karol Wojtyla n’a jamais eu peur des femmes et il eut de nombreuses amies. C’est en tout cas ainsi que le Vatican et certains médias catholiques et profanes répondirent, d’une certaine façon, à ce documentaire, minimisant presque ces liens avec Anna-Teresa Tymieniecka. Comme il n’y a apparemment pas eu de consommation de cet amour, il n’y aurait plus qu’à circuler : il n’y a rien à voir !

Ils se sont tant aimés...

Cela nous semble pourtant difficile à soutenir. A juste titre, comme le prétend dans ce film le Pr. Eamon Duffy, l’amour est complexe, il ne peut être uniquement circonscrit au sexe ; il s’agit bien d’une clef pour comprendre la relation Wojtyla-Tymieniecka mais s’il n’y a aucune preuve que ces deux-là aient eu des relations sexuelles ensemble, tout concorde en revanche sur le fait qu’ils se soient aimés profondément. Et c’est bien là le problème, car Anna-Teresa Tymieniecka était mariée, mère de famille et amoureuse d’un autre homme que son mari, lequel homme était cardinal puis pape de l’Eglise catholique, lui aussi amoureux d’elle (« Je te sens près de moi dans toutes sortes de situations, lorsque tu es loin et lorsque tu es proche », écrivait-il en 1976) ! Cela n’a d’ailleurs pas échappé à François qui, comme à son habitude, s’est montré fort habile dans sa réponse3 – qu’il fallait lire entre les lignes – aux journalistes lors de son retour du Mexique : « Je connaissais ce rapport d’amitié entre saint Jean-Paul II et cette philosophe, quand j’étais à Buenos Aires : c’est une chose que l’on savait, ses livres à elle sont aussi connus, et Jean-Paul II était un homme tourmenté... (…). Une amitié avec une femme n’est pas un péché, une amitié. Une relation amoureuse avec une femme qui n’est pas ton épouse est un péché. Le Pape est un homme, le Pape a aussi besoin de la pensée des femmes. Et le Pape aussi a un cœur qui peut avoir une amitié saine, sainte avec une femme. Il y a tant de saints amis : François et Claire, Thérèse et Jean de la Croix... » Cela semble assez clair : « Une relation amoureuse avec une femme qui n’est pas ton épouse est un péché. » Jean Paul II, « homme tourmenté », était dans ce cas de figure. L’évocation de la relation Thérèse d’Avila et Jean de la Croix – « saints amis » –, que le pape polonais croyait revivre avec Anna-Teresa Tymieniecka, montre aussi que le pape argentin souhaite réparer cette erreur d’interprétation de son « vénéré prédécesseur ». Enfin, ces lettres révèlent surtout une certaine bipolarité chez Karol Wojtyla, capable en privé d’entretenir une relation assez poussée avec une femme mais en public d’adopter des positions rétrogrades sur tous les sujets, entre autres ceux liées aux femmes. Il est clair, en tout cas, que ce pape a été canonisé bien trop rapidement, démontrant ainsi les sérieuses carences du système curial et de la fabrique des saints, à réformer, car ne correspondant plus à ces que les chrétiens formés attendent (songeons que c’est Jean Paul II qui a supprimé en 1983 le fameux « avocat du diable » pour le remplacer par le « promoteur de la foi »). Certaines décisions de la Congrégation pour la cause des saints décrédibilisent l’action de l’Eglise, surtout quand certains des modèles qu’elle donne à vénérer – et ils sont légion – ont un rapport à la sainteté fort singulier ; ces Lettres secrètes de Jean Paul II le confirment de manière éclatante.

1. https://www.youtube.com/watch?v=7S2qkvrSYnk
2. Laissez-moi m’en aller. Jean-Paul II : la force dans la faiblesse, Parole et Silence, 2006 ; Une vie avec Karol, entretien avec Gian Franco Svidercoschi, DDB, 2007.
3. http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2016/february/documents/papa-francesco_20160217_messico-conferenza-stampa.html

82 commentaires

amusant de voir ces donneurs de leçon qui .....font pire une fois caché !
ça arrive meme au plus haut niveau du clergé comme avec ce Pape, qui devait avoir lui aussi comme adage :
faites ce que je dis, mais pas ce que je fais !!!

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L’amitié de Jean Paul II et d’Anna Teresa 17 mars 2016 11:13, par eme

C’est la première fois que je commente vos articles !
j’ai beaucoup de peine à cause du mal que vous faites sur ce site internet. je suis catholique, et juger sans connaître, sans savoir... espérons que ceux que vous humiliez sans cesse seront miséricordieux.

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L’amitié amoureuse de Jean Paul II et d’Anna Teresa 15 mars 2016 21:56, par Sisinio Orsin

Et alors, ça pose un problème pour le clergé homo, ils sont jaloux les frangins ?Il y avait-il des viols ?
C’est juste une anecdote, mais du vécu, ça date un peu,
j’ai souvenir qu’un prêtre responsable des vocations dans un diocèse français...chut, lors de notre entretien me présenta son alter-ego (féminin)selon ses propos, ce n’était pas sa bonne, plus équilibré que ça la chose, du respect voyons !
Dans ma tête, deux réflexions,
le sujet sur ma potentielle vocation
et en ce qui le concernait ce jeune couple d’à peine 40 ans (et j’espère toujours),il n’y a pas de soucis de mon côté.
Ce qui m’inquiète chez vous "golias", parfois vous faites dans les "vamps", style commérage au lieu d’aller au fond des problèmes où des âmes sont marquées à vie dans le mauvais sens !

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https://www.youtube.com/watch?v=7S2qkvrSYnk

Document vidéo ( Arte) exceptionnel et émouvant qui explique les relations complexes de la politique de l’époque mêlées avec l’importance des sentiments de sa liaison avec Maria Théresa.

Il y a des passages très intimes de la vie de Jean Paul II, entre autre celui qui montre son attachement au scapulaire qu’il portait sur lui et qui appartenait à son père. Il l’ a offert à Maria Théresa pour signifier leur communion en Dieu.
Fallait-il lever le voile sur cette relation secrète et qui aurait dû le rester ?

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On ne tire ni sur les corbillards ni sur les morts.
Je n’ai pas de sympathie particulière pour ce pape mais qu’il ait été un homme ordinaire ayant une relation ordinaire avec une femme ordinaire ne me choque ni ne m’émeut en rien. Me choque beaucoup plus qu’il ait été canonisé alors qu’il a au moins 5 millions de morts sur la conscience pour avoir seulement laissé entendre que le préservatif doit se mettre à l’index et non là où il est utile. En fait plus rien de cette église dont je me suis retiré ne m’étonne.

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Si F1 fait de la communication sur le sujet, c’est pour tenter de justifier son choix de JP2 pour la canonisation. C’est avant tout un renvoi d’ascenseur politique puisque c’est JP2 qui l’a nommé cardinal. Et c’est une canonisation qui justifie aussi l’Opus Dei dans la démarche de prélature personnelle. Et cela justifie aussi l’ensemble des communautés cathos déviantes mises en avant par JP2.
En fait, faire de JP2 un saint était important pour un tas d’intégristes au sein du catholicisme romain qui tirent argent, profits, soutien logistique, épiscopal, diocésain depuis l’ère JP2.
Après des affaires comme celles des Béatitudes, des Légionnaires du Christ, les scandales pédophiles, il fallait redorer le blason à tous prix.
L’affaire de la liaison amoureuse amicale de JP2 fait sourire.
Et est utilisée pour faire dire aux cathos dans leur ensemble : voyez, il n’était pas si conservateur et réactionnaire que ça...Comme chantait Mary Poppins, c’est le morceau de sucre qui aide la médecine institutionnelle à couler...
Maintenant, c’est pas cet amour qui change les orientations politiques et idéologiques intégristes de JP2. Ni qui change ses amitiés douteuses, et ses soutiens à des manipulateurs comme Maciel et quelques autres.

JP2 a trahi complètement les catholiques romains qui pensaient qu’il irait consolider Vatican 2 quand il n’a cherché qu’à le détruire et à le remplacer par des groupes et des idéologies fondamentalistes.

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Et bien je trouve cette amitié magnifique ! Et illustrant si bien la théorie de l’amour d’amitié chère à la communauté saint jean. Zut zut zut doivent se dire certains.
Et tant mieux si elle était jolie. Et tant mieux si leur amitié n’a pas amené d’infidélité ni au célibat ni au mariage. Et tant mieux si cette amitié dérange ceux qui n’ont encore pas été touché autant que lui par l’amour divin. Et tant mieux si même un pape à besoin d’amitié humaine pour s’accomplir lui même, renouveler sa réflexion philosophique, prêcher avec ferveur. J’attends avec impatience tous les reflux acides des familiers de ce site. Et je remercie ce grand pape d’avoir affermi ma foi.

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